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Des médicaments dans l'eau potable


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10 réponses à ce sujet

#1 milka

milka
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Posté 09 janvier 2005 - 03:14

Du prozac dans l'eau de consommation domestique en Grande-Bretagne

LONDRES (AFP) - La consommation de prozac est tellement élevée en Grande-Bretagne que l'on en trouve à présent dans l'eau de consommation domestique, a révélé l'Agence britannique de l'environnement citée par The Observer dimanche.

La "pilule du bonheur" est présente en quantité croissante dans les rivières et l'eau de consommation domestique, indique l'Agence, à tel point que des réunions ont eu lieu avec des responsables de l'industrie pharmaceutique afin d'étudier les éventuelles répercussions que cela peut avoir sur les consommateurs et l'environnement, précise le journal.

Rejeté dans les urines des Britanniques qui en consomment, :) ce médicament passe d'abord dans le réseau des eaux usées puis c'est après son passage dans les usines de traitement des eaux qu'il termine sa route, en quantité infinitésimale, dans les rivières ou le réseau d'eau potable, estiment les experts.

L'Agence de l'eau britannique estime de son côté que le prozac est tellement dilué dans l'eau à la suite du retraitement des eaux usées qu'il y a peu de risques pour la santé.

"Il est extrêmement peu probable qu'il y ait un risque car ce type de drogue est distillé en très faibles quantités", a affirmé un porte-parole de l'agence cité par le journal.

La prescription trop fréquente de la molécule par les médecins généralistes serait à l'origine du phénomène, avec 24 millions d'ordonnances prescrites en 2001 contre neuf millions il y a dix ans, souligne le journal.

http://fr.news.yahoo.../202/402l3.html

une internaute ajoute :

"Pour info, ce n'est pas le premier médicament à être détecté dans les eaux usées. On y détecte depuis longtemps les résidus de pilule contraceptive, avec peut-être des conséquences sur la faune".

#2 chico

chico

    né pour survivre

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Posté 09 janvier 2005 - 06:22

Rassure toi tite Milka :)

On doit pouvoir retrouver par le même "canal" :) , la "participation" de ceux qui prennent des exitants(coca, café, tabac et drogues) sans compter ceux qui bouffent du gingembre et autres placebos....voire les fertilisants(conséquence sur la faune ?)

ahh,... le miracle des prescriptions médicales !
..l'investissement des laboratoires, l'abnégation de certains toubibs, des prescriptions qui triplent, au fait, qui c'est le consommateur numéro un de médocs et autres antidéppresseurs en europe ?

C'est-y-pas un français ?

#3 _mirza_

_mirza_

Posté 09 janvier 2005 - 12:56

Dites voir, quantités infinitésimales, mémoire de l'eau tout ça... ça donnerait quoi du prozac en 250CH en traitement de fond?

PS: milka, excellente ta signature!!

#4 chico

chico

    né pour survivre

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Posté 10 janvier 2005 - 12:39

j'en suis a un stade de conscience (ou d'inconscience) où je préfère penser que c'est la dose qui fait le poison. Réflexion que j'applique à beaucoup de choses et qui fait que j'ose encore boire manger et respirer
Heureusement que, comme notre AFFSA nationale, les services "compétents" surveillent un peu flore et faune afin d'avertir du danger...avec trois ans de retard bien sûr (cf:vache folle). Leurs "scientifiques" ne doivent pas manger comme nous?

avec tout ce que j'apprends ici, vous me rendez philosophe...ou révolutionnaire, ça dépend des jour :calin: s

#5 _mirza_

_mirza_

Posté 10 janvier 2005 - 13:12

Leurs "scientifiques" ne doivent pas manger comme nous?


Soit ils le savent avant et n'en informent le public que plus tard,
soit ils ne le savent vraiment que très tard et alors ils sont inconscients de ne pas sévir plusse (mais ne le peuvent sans doute pas pcq pieds et poings liés),
soit ils savent que ce n'est pas dangereux (ou que c'est une fausse rumeur) mais ils laissent courir le bruit pour qu'il y ait un minimum vital de contestation (impératif pour l'équilibre du système).
Ça doit être un peu des trois.

#6 Bleunienn

Bleunienn

Posté 24 juillet 2005 - 23:28

[Nexus : Science et Alternative, juillet-août 2005.]

UNE MEDICATION DE MASSE A NOTRE INSU !

Vous êtes-vous déjà demandé ce qu'il advient des centaines de millions de doses de médicaments avalées chaque jour dans le monde entier ? De ces tonnes d'antibiotiques, d'anti-inflammatoires, d'hormones, mais aussi de toutes ces crèmes, parfums et autres shampoings utilisés quotidiennement ? Ils empoisonnent l'eau de la Terre, celle que nous buvons avec des conséquences sanitaires que l'on commence à évaluer.

Jusqu'à 90% de tout médicament absorbé quitte intact l'organisme, ou bien se décompose en une métabolite active, avant de descendre dans les toilettes et dans le réseau d'égouts, pour finir dans les réservers en eau. Mais ce processus a une suite : ce pot-pourri chimique nous revient plus tard chaque fois que nous ouvrons le robinet de la cuisine.

Outre les produits pharmaceutiques, une autre catégorie de molécules industrielles s'immisce dans les réserves en eau. Plus de 10500 ingrédients chimiques sont utilisés pour fabriquer ce que l'on regroupe sous le nom de produits de soins personnels. Hydratants, nettoyants, bains moussants, shampoings, parfums, déodorants, bains de bouche, écrans solaires, etc. : nous n'imaginons pas pouvoir nous en passer. Il est désormais prouvé que bon nombre de ces produits de l'industrie chimique perturbent nos systèmes endocrinien, neurologique, respiratoire et immunitaire.

Aujourdh'ui on désigne officiellement par PPSP les produits polluants pharmaceutiques et de soins personnels consommés à des fins thérapeuthiques, hygiéniques ou cosmétiques. [...] Les hôpitaux, les cabinets médicaux, les cliniques vétérinaires, les exploitations agricoles et même le foyer moyen contribuent à l'excédent de PPSP. [...] Cela pousse à prendre conscience que nos habitudes d'hygiène personnelle ainsi que notre dépendance à l'égard des produits pharmaceutiques peuvent, à notre insu, contribuer à un problème de PPSP mondial.

[...] Le fait est que personne ne sait vraiment comment ces mélanges chimiques altèrent notre santé. Mais les indices ne manquent pas. Bon nombre de produits chimiques sont conçus pour affecter profondément la physiologie humaine. [...] Cependant, contrairement aux pesticides, ces médicaments -ainsi que shampoings, écrans solaires et produits cosmétiques- ne subissent pas d'examens concernant leur impact sur l'environnement avant d'être commercialisés.

[...] Aucune usine municipale de traitement des eaux usées n'est conçue pour les éliminer. Les risques que cela comporte pour les organismes aquatiques (par une exposition continuelle tout au long de leur vie) et pour l'homme (par une absorption sur une longue durée de minuscules quantités dans l'eau potable et l'eau du bain) sont fondamentalement inconnus.

Jusqu'à ce jour on s'est surtout préoccupé de l'antibiorésistance des pathogènes et du déréglement des systèmes endocriniens par les stéroïdes sexuels naturels et synthétiques, cependant les conséquences de nombreux autres PPSP restent inconnues. [...]

Une enquête réalisée en Allemagne, au premier rang de ces recherches, a révélé des PPSP dans les effluents d'eaux usées traités et non-traités, dans les eaux de surface, les eaux souterraines et l'eau potable. Les plus fréquents étaient les anti-inflammatoires et les anti-douleurs, les hypocholestérolémiants, les anticonvulsifs et les hormones provenant de contraceptifs oraux.

[...]Des millions de femmes dans le monde prennent des oestrogènes synthétiques en guise de contraceptif oral ou d'hormonothérapie substitutive. [...] Les oestrogènes, naturels ou synthétiques, entrent en grande quantités dans les usines de traitement des eaux usées -de même que les modulateurs endocriniens issus de la dégradation des agents de surface et des plastifiants. Les hormones stéroïdes peuvent-elles perturber les récepteurs hormonaux vulnérables des créatures vivantes ? Le jury délibère... Et la réponse est : "Oui."

Les résultats d'une étude canadienne ont fourni des preuves concrètes des implications d'une exposition à ces produits chimiques. Pendant trois ans, des scientifiques canadiens ont ajouté des pilules contraceptives dans un lac sain d'un coin reculé de l'Ontario, choisi pour mesurer cet impact. Résultat : tous les poissons mâles du lac -depuis les minuscules têtards jsuqu'aux grosses truites- ont été "féminisés". Autrement dit, des ovules se sont anormalement développés dans leur corps, un signe indéniable de perturbation hormonale. Des poissons mâles féminisés ont, depuis, été découverts dans des fleuves et des cours d'eau du monde entier.

[...] L'industrie du bétail constitue une autre source de contamination hormonale. Les 30 millions de bêtes des parcs d'engraissement américains libèrent des hormones dans des cours d'eau et des nappes phréatiques. L'effluent perturbateur endocrinien a provoqué des "altérations significatives dans la biologie reproductive" des poissons en aval immédiat d'un grand parc d'engraissement du Nebraska. Les poissons mâles présentaient un tiers de testostérone de moins et pesaient deux fois moins que les poissons en amont non exposés. [...]

Theo Colborn, grand scientifique du Fonds Mondial pour la Nature (FMN) et co-auteur de Our Stolen Future, s'inquiète fort de voir les oestrogènes synthétiques se mélanger aux produits chimiques déjà présents dans les cours d'eau. "On peut comparer cela aux effets secondaires d'un médicament vendu sur ordonnance, on ne sait pas comment il va interagir avec les médicaments snas ordonnance que l'on consomme. [...]"

Des preuves de l'impact des modulateurs endocriniens sur l'homme commencent déjà à s'accumuler. [...] La quantité moyenne de sperme des hommes a baissé de plus de moitié au cours des cinquante dernières années. [...] L'eau regorgeant d'oestrogènes a t-elle pu contribuer à réduire sévérement la production de sperme chez l'homme ? En Europe, des chercheurs ont établi un lien entre le déclin de la production de sperme et les taux d'hormones oestrogènes contenus dans l'environnement.

Que dire des effets sur les femmes et les enfants ? Malheureusement, le nombre croissant de cas de cancer du sein et de l'utérus, de puperté précoce et d'hypospadias (anomalie congénitale de l'urètre et du pénis) est révélateur d'une situation des plus préoccupantes. [...]

La détection d'antibiotiques dans l'eau potable est préoccupante. Elle peut entraîner le développement de souches de bactéries résistantes, contribuant à une antibiorésistance. Certains des antibiotiques détectés étaient des médicaments de classe 1 (le type utilisé quand les autres antibiotiques ont échoué). Comment se fait-il que certains antibiotiques soient moins efficaces que d'autres ? Il n'y a pas matière à débat ici : c'est à cause de la prescription et de la distribution excessives d'antibiotiques par les médecins et les agriculteurs.

Aujourd'hui des millions de tonnes de triclosan, un agent antimicrobien à large spectre, sont utilisées par un public devenu bactériophobe. Le triclosan est un dérivé de l'herbicide 2,4-D. C'est l'ingrédient actif que l'on trouve dans des milliers de produits tels que les savons antibactériens, les déodorants, les bains de bouche, les éponges et les produits de nettoyage domestiques. La popularité du triclosan a contribué au problème de l'antibiorésistance.

Comme si l'antibiorésistance due au triclosan ne suffisait pas, les chercheurs de l'université du Minnesota ont découvert que lorsque cet élément est exposé à la lumière du soleil, il se transforme en dioxine, molécule très toxique. Le problème se pose au contac du chlore dans des usines de traitement de l'eau : il se décompose alors en un élément encore plus puissant. Fait particulièrement ironique, il n'a jamais été démontré que le triclosan soit plus efficace que de l'eau et du savon ordinaire.

On estime à 157 millions le nombre d'ordonnances d'antidépresseurs délivrées en 2002 aux Etats-Unis. Cela représente une masse énorme de pilules du bonheur. La catégorie la plus populaire est celle des inhibiteurs spécifiques du recaptage de la sérotonine (ISRS). [...] En août 2004, les journaux britanniques annonçaient en gros titre que l'on avait trouvé du Prozac dnas l'eau potable au Royaume-Uni. les écologistes ont dépeint la situation comme "une médication de masse à l'insu d'u pblic qui ne se doute de rien".

[...] Des chercheurs ont trouvé des traces de Prozac et autres anti-dépresseurs dans le foie, les muscles et le cerveau des crapauds arlequins au Texas, ainsi que chez des personnes qui ne prennent pas de Prozac mais mangent du poisson.

Une faible exposition à la fluoxétine, la molécule active du Prozac, retarde à la fois le développement des poissons et la métamorphose des grenouilles. Les chercheurs ont le sentiment que ces résultats traduisent un déréglement de la fonction thyroïdienne. [...]

Personne ne connaît vraiment l'impact de l'arbsorption par des populations entières (dont des femmes enceintes et des enfants), de résidus d'antidépresseurs par le biais de leurs reserves en eau. Nous savons pourtant parfaitement que, parmi les effets secondaires graves des ISRS, figurent les troubles suivants : dépression, insomnie, hallucinations, tendance à l'automutilation et violence.

Alors, que faire ?

[...] L'un des réflexes les plus judicieux serait de choisir des produits de soins personnels non toxiques. Ils sont meilleurs pour votre corps et pour l'environnement. Réduire sa dépendance à l'égard des produits pharmaceutiques en utilisant des thérapies naturelles est une autre étape évidente à franchir. Par ailleurs, utilisez le processus politique pour faire connaître votre opinion au niveau local. Soutenez les organisations environnementales.

L'avenir nous promet un nombre croissant de produits pharmaceutiques. Actuellement, les laboratoires pharmaceutiques ciblent près de cinq cents récepteurs biochimiques connus dans le corps humain. [...] "L'immense gamme des produits pharmaceutiques va continuer à se diversifier et à s'étendre au fur et à mesure du mappage du génome humain. [...]"

Que dire des usines de traitement des eaux usées ? Selon Bill Turner, l'administrateur des ressources naturelles du Nouveau-Mexique : "Tout le monde sait que les technologies conventionnelles de traitement des eaux usées n'éliminent pas totalement les résidus de médicaments et de produits chimiques. [...]"

Par conséquent, si l'on ne peut pas compter sur les systèmes municipaux de traitement des eaux, c'est à chacun de trouver des solutions. Il est évident que les foyers, les restaurants, les hôpitaux, les écoles et les entreprises doivent prendre conscience de l'importance de fournir de l'eau qui soit non seulement exempte de pesticides e de métaux lourds mais également de PPSP.

Il s'est avéré que le système de purification d'eau le plus efficace pour éliminer tous ces contaminants, y compris les PPSP, était le système de filtration sur charbon actif. Il existe des systèmes à installer sur le robinet, mais il serait bien plus judicieux de le faire en amont pour la maison tout entière. Puisque les produits chimiques s'absorbent six cents fois plus facilement par la peau que par ingestion, l'eau du bain et l'eau potable devraient être filtrées de façon adéquate.

Un jour peut-être, les laboratoires pharmaceutiques et chimiques assumeront la responsabilité du cycle de vie de leurs produits, et les gouvernements adopteront des règlementations protectrices concernant les PPSP et adopteront de nouvelles technologies de traitement des eaux usées... Mais pour l'instant, il semble que ce soit à chacun d'agir.


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"Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, alors seulement vous vous apercevrez que l'argent ne se mange pas." Prophétie d'un Indien Cree
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#7 moimaime

moimaime
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Posté 25 juillet 2005 - 10:48

rien ne se perd,rie ne se créé,tout se transforme.

Ben oui on peut pas fair en'importe quoi et s'en tirer comme ça.Il y a plein de merde dans l'eau,dans l'air dans les legumles les plus bio soient il(je ne parle meme pas des autres,c'est plus des legumes ça)

#8 Tis

Tis

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Posté 19 aot 2005 - 07:03

Oui, et les médicaments ne sont qu'une petite part de ce qu'on trouve dans l'eau :

Italie : le fleuve Pô contrôlé pour usage de stupéfiants
Par Eric Jozsef / Libération
Le mardi 16 août 2005.

Santé. Des scientifiques ont évalué la consommation locale de drogue à partir des urines présentes dans le cours d'eau.
Sous les ponts du Pô coule la cocaïne... Jusqu'à présent, les chercheurs de l'institut pharmacologique Mario-Negri de Milan contrôlaient uniquement la présence de pesticides et de produits pharmaceutiques dans les eaux du grand fleuve italien. Mais depuis quelques mois ils ont mis au point une technique originale pour évaluer la consommation quotidienne de stupéfiants dans la région. Grâce à des prélèvements d'échantillons liquides réguliers, les scientifiques sont en effet en mesure de calculer le volume de drogue absorbé quotidiennement dans une région donnée, et ainsi d'évaluer le nombre de toxicomanes. Avec des résultats aussi surprenants que préoccupants.

Stations d'épuration. Alors que les autorités sanitaires locales estimaient qu'entre Turin et Pavie ¬ soit un bassin de population de 5 millions de personnes ¬ environ 15 000 jeunes adultes faisaient usage de cocaïne au moins une fois par mois, les chercheurs ont calculé, de leur côté, que le chiffre s'élèverait en réalité à 40 000.

« Depuis longtemps, nous analysons régulièrement l'eau du Pô pour étudier l'aspect polluant des substances chimiques utilisées dans l'agriculture, explique Ettore Zuccato, responsable du projet. Puis, il y a quelques années, nous avons commencé à nous intéresser à linfluence sur la faune et la flore des médicaments, antibiotiques ou antidépresseurs entre autres, qui sont rejetés dans le fleuve à travers les urines des malades et qui peuvent, par exemple, avoir des effets sur la reproduction des poissons. »

De là, les experts de l'institut ont eu l'idée d'étendre leurs analyses aux drogues et en particulier à la cocaïne. « La procédure est assez simple, poursuit Ettore Zuccato. Dans l'organisme, la cocaïne entraîne la production d'un métabolite, la benzoylecgonine, qui est particulièrement stable et, par conséquent, très facile à identifier. » Dans les urines, on retrouve 5 à 6 % de cocaïne pure et 50 % de la dose sous forme de benzoylecgonine. A partir de prélèvements effectués dans les stations d'épuration, mais aussi directement dans les eaux du Pô, les scientifiques du centre Mario-Negri ont ainsi calculé qu'entre Turin et Pavie 4 kilos de cocaïne seraient consommés chaque jour, ce qui représenterait un chiffre d'affaires estimé à 150 millions de dollars par an (120 millions d'euros). « Le nombre de 40 000 usagers n'est qu'une extrapolation sur la base d'une estimation de la consommation moyenne de chaque usager, précise Ettore Zuccato. Mais, en termes de quantité globale de cocaïne consommée, nos analyses sont très fiables. »

Expérience étendue. Au-delà des enquêtes réalisées par les services sanitaires et les saisies de drogue effectuées par les forces de l'ordre, ces données ¬ dont les résultats seront publiés dans la revue Environmental Health ¬ devraient permettre une meilleure connaissance des comportements sociaux et culturels selon les régions. Déjà, des analyses similaires ont été menées dans la ville sarde de Cagliari, à Varese dans le nord du pays et à Latina, dans le Mezzogiorno. L'institut Mario-Negri envisage d'étendre l'expérience à d'autres types de stupéfiants, notamment aux amphétamines, facilement repérables, contrairement à l'héroïne ou à la morphine.

« En revanche, nous ne sommes pas encore en mesure d'évaluer si la présence de résidus de cocaïne dans le Pô peut produire des effets sur l'environnement », indique Ettore Zuccato, qui souligne que les stations d'épuration éliminent la cocaïne de l'eau potable. A la différence de certains antidépresseurs ou antibiotiques à usage vétérinaire qui ont laissé des traces dans l'eau du robinet des villes comme Lodi ou Varese.

Modifié par Tis, 28 mai 2014 - 14:25 .


#9 Tis

Tis

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Posté 18 juillet 2018 - 08:04

Étonnamment quand on cherche on trouve :
 

Rivières: Des résidus de cocaïne empoisonnent les anguilles dans les cours d'eau européens
Publié le 25/06/18

Métaux lourds, antibiotiques, pesticides mais aussi résidus de stupéfiants : les cours d’eau européens sont dangereux pour les espèces qui les peuplent, notamment les anguilles.

Ces dernières passent entre 15 et 20 ans dans les rivières du Vieux Continent avant de traverser l’Atlantique pour se reproduire. Mais les traces de cocaïne retrouvées dans leur organisme pourraient les empêcher de faire le voyage, révèle une étude publiée le 5 juin dans la revue Science of the Total Environment.

Les chercheurs ont expérimenté pendant cinquante jours les effets de la cocaïne sur des anguilles. Ils ont constaté que la drogue s’accumulait dans les organes et les tissus des poissons et augmentait leurs niveaux de cortisol, une hormone de stress qui induit une consommation de graisse. Or, sans graisse, les anguilles sont dans l’incapacité de faire leur migration de 6.000 km.

Ces résidus toxiques pourraient menacer, à terme, leur existence entière. La drogue s’accumule aussi dans le cerveau, la peau et les muscles des poissons et les rend hyperactifs. La cocaïne par altérer « les fonctions principales des anguilles », explique Anna Capaldo, auteure principale de l’étude.

La cocaïne, les métaux lourds, les antibiotiques et pesticides se retrouvent dans les eaux fluviales via les eaux usées. En Europe, on relève des concentrations particulièrement élevées dans la Tamise à Londres (Royaume-Uni) et dans l’Amo, près de Pise (Italie).

L’espèce, déjà menacée par les changements climatiques et la surpêche, pourrait bien ne pas survivre à ce nouveau fléau. Selon Anna Capaldo, le problème pourrait être résolu par un traitement des eaux usées plus efficace.

https://www.20minute...s-eau-europeens



#10 _Bill Imbi_

_Bill Imbi_

Posté 18 juillet 2018 - 11:37

Ces dernières passent entre 15 et 20 ans dans les rivières du Vieux Continent avant de traverser l’Atlantique pour se reproduire. Mais les traces de cocaïne retrouvées dans leur organisme pourraient les empêcher de faire le voyage, révèle une étude publiée le 5 juin dans la revue Science of the Total Environment.

En effet, le choix de la cocaïne pour un trip n'est pas judicieux... Y'a mieux, faudrait les informer...

 

Les chercheurs ont expérimenté pendant cinquante jours les effets de la cocaïne sur des anguilles. Ils ont constaté que la drogue s’accumulait dans les organes et les tissus des poissons et augmentait leurs niveaux de cortisol, une hormone de stress qui induit une consommation de graisse.

Par contre ça c'est bon pour leur ligne... Je pense monter un centre d’amincissement en bord de Seine, ça devrait marcher du tonnerre...

 

La drogue s’accumule aussi dans le cerveau, la peau et les muscles des poissons et les rend hyperactifs.

Faudrait pas qu'elles se plaigne non plus, y'en a qui paye cher pour ce résultat...


Modifié par Bill Imbi, 18 juillet 2018 - 11:38 .


#11 Tis

Tis

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Posté 25 septembre 2019 - 15:01

On ne trouve que ce que l’on cherche

9 septembre 2019 -Nathalie Chèvre 

 

Régulièrement, de nouvelles problématiques liées aux substances chimiques apparaissent. C’est le cas du chlorothalonil, un fongicide appliqué sur les champs de céréales et qui a défrayé la chronique au début de l’été. Son autorisation n’a pas été renouvellée en 2019 par l’Union européenne, mais il est encore autorisé en Suisse.

 

Dans le cas de ce fongicide, le problème vient surtout de ses produits de dégradation. En effet, le chlorothalonil est classé comme cancérigène potentiel. Mais ce sont ses métabolites que l’on trouve dans des concentrations dépassant la norme de 0.1 ug/l dans les eaux souterraines. Or comme la substance parente est cancérigène potentielle et que la preuve n’est pas faite que ses métabolites ne le sont pas, elles sont considérées comme problématiques (vous suivez?).

 

Suite à cette nouvelle classification, des eaux souterraines sont devenues impropres à la production d’eau potable. Pourtant le chlorothalonil est utilisé depuis 50 ans, alors pourquoi maintenant?

 

En premier lieu, cela s’explique par l’évolution des méthodes d’analyses chimiques.

 

Si vous devez surveiller la qualité des eaux, vous allez prélever un échantillon d’eau (si possible représentatif) et y rechercher les substances d’intérêt. Or il n’est pas possible de faire une recherche “au hasard”. Vous devez choisir un certain nombre de substances connues, pour lesquelles les méthodes d’analyse existent, que vous pourrez comparer avec ce qui est présent dans votre échantillon. Donc au final vous ne pourrez trouver que ce que vous cherchez.

 

Je vous donne deux exemples.

 

Prenons le cas du glyphosate. La méthode d’analyse au laboratoire est assez complexe et cette molécule ne pouvait pendant longtemps pas être analysées en même temps que d’autres pesticides. Peu de laboratoires étaient donc capables de le rechercher. Malgré le fait qu’il était l’herbicide le plus vendu en Suisse, on ne le trouvait pas dans les eaux de surface car il était absent des programmes de surveillance. Or lorsqu’il a été inclus dans ces mêmes programmes, au milieu des années 2000, il s’est avéré qu’on le trouvait aussi bien dans les eaux de surface que dans les eaux souterraines.

 

Un autre exemple est donné par les médicaments dans les eaux. Il y a entre 2000 et 3000 substances médicamenteuses sur le marché en Suisse. Or depuis le début des années 2000, nous en cherchons entre 50 et 100. Soit maximum 5%. C’est peu. Ce pourquoi les laboratoires cherchent à toujours plus étayer leurs analyses. C’est donc un peu par hasard que la metformine, un anti-diabétique, a été rajoutée à la liste des substances cherchées à la fin des années 2000. Et qu’on s’est rendu compte qu’on la trouvait partout. Presque 20 tonnes dans le Léman par exemple.

 

Tout cela pourrait laisser penser que les recherches se font “au petit bonheur la chance”. Or ce n’est pas le cas. Les organismes de surveillance et les chercheurs travaillent de concert pour dresser des listes de substances “à rechercher”. Par exemple, en cherchant à connaître celles qui sont le plus utilisées.

 

Mais la tâche est colossale. D’une part parce qu’il y a plus 100’000 substances sur le marché en Europe, et 10 à 20 fois plus si on compte les produits de dégradation. Mais surtout parce que nous n’avons pas accès aux données de composition des produits, ni aux quantités vendues. Donc, dans la plupart des cas, impossible de faire des pronostics sur les substances à rechercher.

 

Il y a donc fort à parier que dans le futur, il y aura de plus en plus d’actualité sur des pollutions qui ne seront nouvelles que par leur mise en évidence.

 

Mais revenons au chlorothalonil et au problème qu’il pose actuellement alors que ce n’était pas le cas il y a encore une année.

 

La deuxième explication est liée à l’évolution des données sur la toxicité humaine et environnementale.

 

Reprenons le cas des métabolites du chlorothalonil. La question des produits de dégradation est très complexe, mais cependant très importante. En effet, la structure d’une substance chimique, dans l’environnement, va changer sous l’action du soleil, des bactéries, etc…. Généralement cette évolution est plutôt positive car la toxicité de la substance va diminuer. Mais ce n’est pas toujours le cas. C’est un phénomène d’ailleurs bien connu pour les médicaments. Certains d’entre eux sont plus actifs une fois transformés par le foie chez l’être humain. Comme exemple, le tamoxifen, un anti-cancéreux utilisé dans le traitement des cancers du sein. Dans son cas, c’est l’endoxifen, sa métabolite, qui est 100 fois plus active contre le cancer.

 

Dans le cas du chlorothalonil, 6 métabolites ont été déclarées comme pertinentes (à risque) et 3 comme non-pertinente dans un rapport de l’Office Fédérale de l’Agriculture du 6 août 2019. Avant cette date, le chlorothalonil ne posait pas vraiment de problèmes. Notons que dans le rapport cité ci-dessus, 19 métabolites sont déclarées comme pertinentes, alors qu’elles ne font de loin pas toutes, pour l’instant, l’objet de recherche dans les eaux.

 

Ici également il y a fort à parier que le nombre d’études augmentant, le nombre de substances devenant à risque va augmenter aussi.

 

Un bon exemple de changement d’interprétation de la qualité de l’environnement est donné par les PCBs. Cette famille de composés chlorés a été largement utilisée jusque dans les années 80 et même s’ils sont maintenant interdits, ils sont encore présents dans l’air et relargués par certains matériaux de construction comme les joints ou encore par les décharges.

 

Jusqu’au début des années 2000, on mesurait les quantité de PCBs sur la base des 6 congénères que l’on trouve en majorité dans les eaux. Ces valeurs étaient en dessous des normes et tout allait bien.

 

Mais soudain, des chercheurs mettent en évidence que certains membres de la familles sont beaucoup plus toxiques que prévus. On les appelle dioxines-like car aussi toxiques que les dioxines. De nouvelles normes entrent en vigueur et la Suisse découvre ses eaux beaucoup plus polluées que précédemment, entrainant la fermeture de la pêche dans certaines rivières telle la Sarine.

 

On le voit, la surveillance de la qualité de l’eau est complexe. De nouvelles méthodes d’analyses, de nouvelles données de toxicité ou d’écotoxicité font régulièrement leur apparition et mettent en lumière de nouveaux problèmes.

 

Il paraît donc important de prendre des mesures non pas seulement lorsque le problème est détecté, mais également pro-activement, pour réduire de manière générale les substances chimiques qui entrent dans les eaux. A titre d’exemple, l’amélioration des traitements des effluents des stations d’épuration voulu en Suisse, ceci pour réduire les substances chimiques rejetées, va dans ce sens.

https://blogs.letemp...ue-lon-cherche/


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