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L'agriculture


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749 réponses à ce sujet

#21 nomade

nomade

    Rongeur de frein, rongeur de chaîne, dormeur en réveil

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Posté 11 janvier 2005 - 17:12

Si quelqu'un passe un jour par Jansiac et que je lui apprends ce que m'on appris gratuitement et sans recherche d'échange équivalent, les génération précédentes ( Entretenir un terrain, garder un troupeau, construire en pierre séche, fabriquer des piéges, ramasser les champignons, monter un mur à la chaux, soigner les bêtes, couper du bois, tracer le gibier et la sauvagine, comprendre l'histoire culturelle d'un paysage etc...) et de plus si cette personne reste plusieurs jours ou plusieurs semaine: c'est moi qui lui suis redevable. Si tu m'aide à construire quelque chose dont je vais jouir de l'usage durant trente ans: je te serais redevable de l'hospitalité ( une assiette de soupe et un coin pour dormir) durant la même période- et plus si affinité. ( Le partage).
Maintenant, il ne me viendrais pas à l'idées de vivre des savoirs et des connaissances que je transmets aux autres puisque ceux qui me les ont enseignés ou appris n'en vivaient pas eux-même. Ils vivaient tous simplement de la sueur versé à la glèbe d'un terroir, ou aux blessures faites sur le coin d'un établit.
J'ai beaucoups de mal à accepter les "valeurs" de la modernité.
Je mêne certainement un combat d'arriére garde .
Mais faire en sorte d'empêcher qu'une idée généreuse ne se transforme en un produit, me reconforte chaque jour.


Amen johann!

tu viens de résumer en quelques lignes les grandes lignes de ce que devrait etre selon moi une relation entre deux personnes.

Maintenant,

Si quelqu'un passe un jour par Jansiac et que je lui apprends ce que m'on appris gratuitement

sois pas si tentant, tu risques de voir débarquer une horde de touristes par le train, avec un nomade devant retanant les fous les de son ptit corps musclé en s'exclamant "moi d'abord, moi d'abord!" :calin:

Sans dec, malgré le fait que tu aies une certaine tendance a donner envie de manger un clavier (certaines vérités font mal quand on les lit lol... et certaines attitudes tranchées aussi :D) dans les années a venir, les gens avec un vrai savoir faire, qu'ils soient paysans comme toi, ou menuisiers, etc... seront a mon avis les seules personnes utiles... nous autres "intellectuels", que nous soyons programmeurs, avocats (ah non ca sert deja a pas grand chose ces betes la), chercheurs... c'est pas nos machines qu'on va bouffer.

Alors pour l'attitude "j'ai 20 berges, je bosses gratos contre un apprentissage et un plat de nouilles bio"... pour moi c'est valable pour peu qu'il y aie apprentissage et non comme on voit souvent une explication d'une demi heure sur comment faire un bon mortier et appliquer des pierres sur un mur et basta. Le savoir vient en le pratiquant, ok mais y a des limites.

Nul n'accepte la contrainte s'il n'y trouve son intérêt


lol
viens dire ca a des gens que je connais ca va beaucoup faire marrer. Parfois on n'a pas le choix, parfois aussi on n'a aucune idée de ou on tombe
  • attikelve et ronnykingfew aiment ceci

#22 Johan de Dina

Johan de Dina
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Posté 11 janvier 2005 - 18:28

D'autre part, plusieurs fabricants de photovoltaïque produisent eux-même... par des cellules photovoltaïques tout ou partie de l'énergie qu'ils consomment.

Fondre, couller ou pulvériser du silicium en ambiance neutre et en salle propre ISO , sans de grande quantité d'eau pure et en utilisant comme énergie primaire des cellules photovoltaique.

Là , il faut absolument que tu me donne les références.

Je tiens à visiter l'usine, ou à alerter une association de conso. pour publicité mensongère.

#23 Johan de Dina

Johan de Dina
  • Localisation:Comtat de Nissa
  • Intérêts:Oeuvre du phylosophe Inuit : Apert SooN

Posté 11 janvier 2005 - 19:28

Bonjour à tous,

Johan,

Si quelqu'un passe un jour par Jansiac et que je lui apprends ce que m'on appris gratuitement et sans recherche d'échange équivalent, les génération précédentes ( Entretenir un terrain, garder un troupeau, construire en pierre séche, fabriquer des piéges, ramasser les champignons, monter un mur à la chaux, soigner les bêtes, couper du bois, tracer le gibier et la sauvagine, comprendre l'histoire culturelle d'un paysage etc...) et de plus si cette personne reste plusieurs jours ou plusieurs semaine: c'est moi qui lui suis redevable. Si tu m'aide à construire quelque chose dont je vais jouir de l'usage durant trente ans: je te serais redevable de l'hospitalité ( une assiette de soupe et un coin pour dormir) durant la même période- et plus si affinité. ( Le partage).
Maintenant, il ne me viendrais pas à l'idées de vivre des savoirs et des connaissances que je transmets aux autres puisque ceux qui me les ont enseignés ou appris n'en vivaient pas eux-même. Ils vivaient tous simplement de la sueur versé à la glèbe d'un terroir, ou aux blessures faites sur le coin d'un établit.
J'ai beaucoups de mal à accepter les "valeurs" de la modernité.
Je mêne certainement un combat d'arriére garde .
Mais faire en sorte d'empêcher qu'une idée généreuse ne se transforme en un produit, me reconforte chaque jour.


Je trouve cela superbe. Dans ce cas, tu ne transmets pas seulement des savoirs et des connaissances, mais aussi un état d'esprit qui en quelque sorte, pris sous forme d'un combat contre un autre style de vie (moderne) fait partie du réconfort que tu ressents ?

Comment en arriver là ? c'est la question que je me pose.

Du haut de mes 30 ans de conditionnement pour être un bon citoyen consommateur et surtout sensible à ce que tu viens de dire, as tu des conseils (dans le combat que tu mènes) à me (nous) donner à ce sujet ?


A bientôt,

Dans la vie; il y a des questions terribles.
Par exemple quand un amis vous dit: "j'aurais un grand service à te demander".
Mais il y a pire: "j'aurai un conseil à te demander".
C'est une des plus grandes angoisses en terme de responsabilité humaine.
J'ai pas la vocation à être guide spirituel ou leader.
Si j'ai une bonne idée, elle est propriété de toute l'humanité; et si je dis une connerie c'est la mienne.
Quand le mur de ton destin t'empêche de voir le soleil , passe à travers.

#24 chico

chico

    né pour survivre

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Posté 11 janvier 2005 - 20:55

Hello tout l'monde
hello Nomade,

Pour arriver à te comprendre, je vais changer ma phrase "Nul n'accepte la contrainte s'il n'y trouve son intérêt" en :
" un gars(/une fille) subit une situation qui lui est nuisible (sur n'importe quel plan) tout ça sans aucune contrepartie d'aucune sorte.....et il (/elle) reste dans cette situation injuste, désagréable, inégalitaire, frustrante....sans chercher à la renverser ou à défaut la changer pour rendre les choses moins pénibles ? :D

SI en plus tu me précises que "ça les fait marrer"...
je ne vois qu'une seule hypothèse :
LE MASOCHISME

Parfois on n'a pas le choix,


100% d'accord et je suis bien placé pour l'avoir vécu (chantage à l'emploi), mais à moins d'aimer vivre le purgatoire au quotidien, il faut immédiatement trouver une solution pour abréger les situations défarorables à moins d'aimer être un éternel pigeon

Si je cite un de mes anciens patrons "dans toute mauvaise situation, essaie de trouver ton avantage", j'ajouterai "si tu ne t'en sort pas tout seul, personne ne viendra t'aider"

parfois aussi on n'a aucune idée de ou on tombe

là aussi 100% raison, mais même s'il te faut du temps pour percuter ce qui t'entoure, une fois la conscience revenue : faut pas rester, faut s'tailler !
(je rajouterai avec le double des clefs s'il y a eu préjudice :calin: )

...à moins que, comme beaucoup de gens faibles (dont je suis encore aujourd'hui) le besoin de pognon soit plus fort que la fierté
pour en avoir déjà discuté avec ma femme (1er prix de fierté :D ) Je pense que la fierté est le luxe des riches, la preuve :
- si demain je te fais venir un "bogota" des favellas, pour moins de 100 balles il sera mon garde du corps et se fera planter pour moi
- comment expliques-tu que des gosses en soient réduits à se prostituer dans des pays ensolleillés ? ce n'est surement pas par vice !
- beaucoup de collègues ont des places bidons chez des boss qui les exploitent, ce qu'ils n'ont pas en salaire, ils le sortent par la toiture...le soir!

J'espère qu'au moins, "les gens que tu connais", savent eux "passer à travers les murs" fussent ceux de leur destin

#25 Frido

Frido
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Posté 11 janvier 2005 - 21:48

Salut Makelovenotwar

Concernant l'énergie intrinsèque des cellules photovoltaïques il faut évidement calculer tout le processus mis en branle pour pouvoir les produire. Ce n'est donc pas que l'énergie utilisée lors de la fabrication, mais aussi l'énergie utilisée pour la construction de l'usine , l'énergie consommée par les travailleurs et l'énergie utilisée pour acheminer le produit jusqu'à moi.
Dans les fait, il n'y à pas grand chose qui est fabriqué aujourd'hui qui est réellement rentable au niveau énergétique. Il y à certains produits moins pire que d'autres et c'est dans ce sens que j'ai utilisé l'exemple, comme Johan l'à fait pour la personne qui utilise un camion une fois la semaine versus une autre qui utilise une voiture hybride tous les jours.

Pour en revenir au sujet principal qui est l'agriculture, le label Bio est ici au Québec utilisé de façons très libérale et je sais que c'est le cas dans la plupart des pays industrialisés. Des produits Bio qui se retrouvent sur les étals des grandes surfaces voient leur empreinte augmenter considérablement au point ou l'impact sur l'environnement n'est guère mieux qu'un produit industriel quant aux émanations de gaz à effet de serre. Ainsi la consommation de produits locaux issus de l'industrie agricole chimique devient quelquefois moins dommageable pour l'environnement que la consommation d'un produit qui est passé par toutes les étapes nécessaires à sa présence loin du lieu de production malgré qu'il soit Bio.

Bouffer Bio c'est bien, mais bouffer local et bio c'est encore mieux. Dans ce sens vaut mieux habiter près des producteurs.

Rares sont les producteurs qui utilisent des intrants locaux pour fertiliser les sols. Ils sont souvent dépendants des surplus de fumiers venant de producteurs industriels qui préfèrent utiliser des engrais chimique parce qu'ils croient que c'est plus rentable. L'histoire nous apprend que c'est une rentabilité à court terme qui ne tient pas compte de l'environnement qui lentement s'intoxique. Les solutions existent mais les infrastructures en place empêchent qu'elles soient mise en place. Le supposé confort des cités modernes, en particulier le gaspillage des fumiers humains est un non sens au point de vue de la nature. Tôt ou tard il faudra réintroduire ce que nous enlevons de la terre pour qu'elle retrouve sa fertilité, parce qu'elle est présentement maintenue en vie artificiellement par le mirage pétrolier qui lentement s'estompe.

Ici au Québec ils tentent de valoriser les boues des usines d'épuration, mais le fait que les égouts mélangent tout sans distinction en font des engrais toxiques aux fortes concentrations de métaux lourds et autre molécule synthétisés qui passe dans les urines de ceux qui consomme des médicaments.

Oublier les alternatives pour transformer les villes et quittez pendant qu'il est encore temps. Un tsunami s'approche.



#26 Johan de Dina

Johan de Dina
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Posté 11 janvier 2005 - 22:35

Le supposé confort des cités modernes, en particulier le gaspillage des fumiers humains est un non sens au point de vue de la nature. Tôt ou tard il faudra réintroduire ce que nous enlevons de la terre pour qu'elle retrouve sa fertilité, parce qu'elle est présentement maintenue en vie artificiellement par le mirage pétrolier qui lentement s'estompe.

Durant des années de 1950 à1965, nous arosions le pied des tomates, des courges et des haricots avec le contenu de la fausse septique.(voire les patattes et les carottes)
Nous faisions çà, le soir pour éviter la chaleur , aprés on mettait une couche de terre et de débris végétaux, et le surlendemain on filait un coup d'arosoir.
J'ai jamais vu d'aussi beau légumes qu'a cette époque.
Je racontais celà lors d'une assemblées informelle de jardinier altrnatifs bio et la réaction a été pire que si je venais d'arracher le sac d'une petite vieille.
On m'a opposé des questions d'hygienne alimentaire, de polution par les anti-biotique, de risque de maladie, opposition des déchets carné avec l'équilibre végétal etc...
Etant donné que j'ai été élevé tout petit avec des bouillons et des jus de légume issu de ce mode de culture; j'ai du mal à comprendre...



#27 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 11 janvier 2005 - 23:20

Et si c'était simplement parce que certains humains sont tellement en désamour avec l'espèce humaine qu'ils ne supportent plus ni leur corps ni ce qui en provient ?

#28 MakeLoveNotWar

MakeLoveNotWar
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Posté 12 janvier 2005 - 10:44



D'autre part, plusieurs fabricants de photovoltaïque produisent eux-même... par des cellules photovoltaïques tout ou partie de l'énergie qu'ils consomment.

Fondre, couller ou pulvériser du silicium en ambiance neutre et en salle propre ISO , sans de grande quantité d'eau pure et en utilisant comme énergie primaire des cellules photovoltaique.

Là , il faut absolument que tu me donne les références.

Je tiens à visiter l'usine, où à alerter une association de conso. pour publicité mensongère.

Source

#29 MakeLoveNotWar

MakeLoveNotWar
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Posté 12 janvier 2005 - 10:53

Concernant l'énergie intrinsèque des cellules photovoltaïques il faut évidement calculer tout le processus mis en branle pour pouvoir les produire. Ce n'est donc pas que l'énergie utilisée lors de la fabrication, mais aussi l'énergie utilisée pour la construction de l'usine , l'énergie consommée par les travailleurs et l'énergie utilisée pour acheminer le produit jusqu'à moi.
Dans les fait, il n'y à pas grand chose qui est fabriqué aujourd'hui qui est réellement rentable au niveau énergétique. Il y à certains produits moins pire que d'autres et c'est dans ce sens que j'ai utilisé l'exemple, comme Johan l'à fait pour la personne qui utilise un camion une fois la semaine versus une autre qui utilise une voiture hybride tous les jours.

Pour en revenir au sujet principal qui est l'agriculture, le label Bio est ici au Québec utilisé de façons très libérale et je sais que c'est le cas dans la plupart des pays industrialisés. Des produits Bio qui se retrouvent sur les étals des grandes surfaces voient leur empreinte augmenter considérablement au point ou l'impact sur l'environnement n'est guère mieux qu'un produit industriel quant aux émanations de gaz à effet de serre. Ainsi la consommation de produits locaux issus de l'industrie agricole chimique devient quelquefois moins dommageable pour l'environnement que la consommation d'un produit qui est passé par toutes les étapes nécessaires à sa présence loin du lieu de production malgré qu'il soit Bio.

Bouffer Bio c'est bien, mais bouffer local et bio c'est encore mieux. Dans ce sens vaut mieux habiter près des producteurs.

Rares sont les producteurs qui utilisent des intrants locaux pour fertiliser les sols. Ils sont souvent dépendants des surplus de fumiers venant de producteurs industriels qui préfèrent utiliser des engrais chimique parce qu'ils croient que c'est plus rentable. L'histoire nous apprend que c'est une rentabilité à court terme qui ne tient pas compte de l'environnement qui lentement s'intoxique. Les solutions existent mais les infrastructures en place empêchent qu'elles soient mise en place. Le supposé confort des cités modernes, en particulier le gaspillage des fumiers humains est un non sens au point de vue de la nature. Tôt ou tard il faudra réintroduire ce que nous enlevons de la terre pour qu'elle retrouve sa fertilité, parce qu'elle est présentement maintenue en vie artificiellement par le mirage pétrolier qui lentement s'estompe.

Ici au Québec ils tentent de valoriser les boues des usines d'épuration, mais le fait que les égouts mélangent tout sans distinction en font des engrais toxiques aux fortes concentrations de métaux lourds et autre molécule synthétisés qui passe dans les urines de ceux qui consomme des médicaments.

Photovoltaïque : voir mon post ci-dessus. Je ne sais pas comment cela a été calculé...

Label bio : en France on en a au moins 3 :
- AB (Agriculture Biologique) : label gouvernemental qui est très permissif (par exemple au moins tant de % des constituants d'un produit doit être d'origine bio, pourquoi pas 100%???, etc...),
- Nature & Progrès : fait par et pour les producteurs bio réellement convaincus, beaucoup plus restrictif (par exemple un éleveur doit produire lui-même la totalité de la nourriture de ses bêtes),
- Demeter : bio-dynamique.

Boues des stations d'épuration : nous avons les mêmes soucis en France, avec épandage sur les cultures et même... utilisation directe dans la nourriture des animaux élevés en batterie (volailles, notamment).



#30 chico

chico

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Posté 12 janvier 2005 - 20:36

Bonsoir tout l'monde

Je me recentre sur le sujet principal qui est "l'agriculture", j'espère au passage n'avoir froissé personne avec le post précedent, à la relecture ça manquait peut-être de fioritures mais ceux qui m'aiment(et me relisent aussi) me qualifient d'impulsif...bref ! bonne analyse de Tis d'ailleurs (t'es psy ? :calin: )

Je viens de lire une expérience vécue/astuce de paysan concernant les tomates, courges et haricots (merci l'Jojo pour les infos :D )
l'occasion pour moi de vous balancer ce que j'ai appris ce week-end avec le beau-père, concernant la protection naturelle des cultures, la technique portugaise de l'époque en quelque sorte, par un gamin l'ayant vécue :
- pour éviter que des escargots ou autres limaces viennent bouffer les salades et les cultures "ras du sol", ils "paillaient" avec des ramilles (à Paris on dit des "aiguilles de pin") =>pas d'insecticide, pas de grillage enterré...
- les patates n'étaient pas plantées dans un sillon de 10cm de fond, mais simplement recouvertes d'un petit tallus afin que les feuilles puissent plus facilement percer (parait que les racines poussent horizontalement)

Ces deux infos ont pour moi autant d'importance qu'un numéro de loto, rajoutées aux quelques détails que j'ai appris parmi vous, au détour d'une phrase parfois.

Le retour à la terre transparait souvent en filigrane des désirs des uns, des autres, et c'est personnellement un objectif depuis qq mois.
Serait-il envisageable de lancer une rubrique "trucs & astuce" où les gens d'expérience balanceraient leur technique perso pour résoudre les problèmes "potagers"
Par exemple, mon citronnier avait des trous sur les feuilles, je l'ai traité à la bouillie bordellaise (sulfate ou oxyde de cuivre...c'est bleu/vert!), personne n'a su me dire si un moyen moins chimique existait, pareil pour les livres ouverts à cette occasion.
Bien sûr, vous pouvez me répondre "va t'acheter un bouquin" mais personne ne profiterai alors de la diffusion du savoir

Je laisse notre hôte webmestre d'Astérix :D décider de l'utilité de cette nouvelle strate à son millefeuille de connaissances.
En clair Ecliptux, on la met où c'te rubrique ?

#31 EcliptuX

EcliptuX
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Posté 12 janvier 2005 - 21:37

Par exemple, mon citronnier avait des trous sur les feuilles, je l'ai traité à la bouillie bordellaise (sulfate ou oxyde de cuivre...c'est bleu/vert!), personne n'a su me dire si un moyen moins chimique existait, pareil pour les livres ouverts à cette occasion.
Bien sûr, vous pouvez me répondre "va t'acheter un bouquin" mais personne ne profiterai alors de la diffusion du savoir

Je laisse notre hôte webmestre d'Astérix :calin: décider de l'utilité de cette nouvelle strate à son millefeuille de connaissances.
En clair Ecliptux, on la met où c'te rubrique ?

Vi vi je sais que cette rubrique Trucs & Astuces manque :D
Mais j'ai tjrs pas eu le courage de me replonger dans l'organisation du forum que j'avais un peu développée ici : http://www.onpeutlef...pic.php?p=42746

En attendant, peut-être pourrais-tu poster tes astuces dans le Forum Nature et l'Environnement ? On y aborde souvent des astuces de jardinage :D

#32 chico

chico

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Posté 13 janvier 2005 - 07:31

autant pour moi ! :D
chuis une taupe les infos étaient juste dessous
Merci pour tes lumières Mégalux ! :calin:

#33 korrotx

korrotx
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Posté 24 janvier 2005 - 22:39

Dans la série "ils l'ont fait" :

Le Pays Basque se dote d'une Chambre d'Agriculture alternative

jeudi 20 janvier 2005

Le samedi 15 janvier la chambre d'agriculture alternative du Pays basque a été constituée à Ainhize Monjolose (50 km de Bayonne). Portée depuis sa création en 1982 par ELB, le syndicat agricole basque affilié à la Confédération paysanne, la revendication d'une Chambre d'Agriculture pour le Pays basque répondait aux besoins spécifiques de l'agriculture en Pays basque (zone de montagne, petites exploitations) et à la volonté d'impulser une agriculture paysanne de qualité à l'opposé du modèle productiviste industriel défendu par la FNSEA et la Chambre officielle des Pyrénnées Atlantiques.

Ces 10 dernières années le syndicat ELB devenu majoritaire lors des élections syndicales de 2001 en Pays basque a mené une large campagne d'explication et de mobilisation obtenant le soutien de larges secteurs de la population et des élus locaux. Pourtant le refus répété du gouvernement français et le mépris des structures agricoles départementales face aux revendications des petits paysans basques ont amené le syndicat ELB à faire un pari audacieux, véritable exercice pratique de désobéissance citoyenne, annoncé en début 2004 : créer dans l'année une chambre d'agriculture alternative en faisant appel au soutien populaire. Le projet a été affiné, la collecte de fonds amorcée.

Un puissant syndicat du Pays basque Sud a acheté et mis à disposition d'ELB un ancien hôtel dans le village d'Ainhize Monjolose. Au fur et à mesure qu'approchait l'échéance la tension est montée et les menaces se sont faites plus précises. Le préfet des PA a ainsi envoyé un fax à tous les maires dont une majorité soutient le projet pour leur rappeler que le projet était illégal, qu'il utiliserait toutes les ressources de la loi contre lui et qu'aucune subvention publique ne saurait lui être versée. Les caciques locaux de la droite opinent du chef. La fédération des PA du PS est en ébullition et veut interdire à ses élus de participer à l'inauguration.

Le samedi 15 janvier la chambre d'agriculture alternative est pourtant créée devant un millier de personnes, plusieurs délégations de syndicats ouvriers, une cinquantaine de maires, six conseillers généraux et deux conseillers régionaux.

La structure se veut différente des Chambres officielles et son conseil d'administration est ouvert aux associations de consommateurs et aux défenseurs de l'environnement.

La politique qu'elle compte mener est déjà bien réfléchie et définie :
-  impulser une agriculture paysanne et durable,
-  favoriser le maintien et l'installation des petits agriculteurs,
-  promouvoir une agriculture de qualité,
-  favoriser les circuits courts et le développement local, mettre en place un fonctionnement démocratique transparent et participatif.


Face à l'interdiction explicite du préfet d'utiliser le terme "Chambre d'agriculture" le syndicat ELB réplique avec malice : l'association créée s'appellera "Laborantxa Ganbara", traduction de "Chambre d'agriculture" en basque, langue à laquelle l'Etat français n'accorde aucune reconnaissance ou valeur juridique quelconque...

A l'issue de l'AG de fondation le président fraîchement élu remarquait : "...en Pays basque nous avons des armes de construction massive que personne ne peut détruire...". Il existe en effet au Pays basque une tradition de construction d'alternative concrètes face aux problèmes rencontrés : création de structures pour revitaliser la langue basque (écoles en langue basque, radios, cours pour adultes) de coopératives, structures d'animation en milieu rural, collecte et utilisation locale de l'épargne populaire...

Ce 15 janvier 2005 en Pays basque fait aussi écho à la construction d'une bergerie illégale il y une trentaine d'années sur le plateau du Larzac par un groupe de paysans résolus ainsi qu'à l'action de centaines d'hommes et de femmes de tous horizons, faucheurs et faucheuses volontaires d'OGM.

Par : Jakes Bortayrou, membre du comité d'organisation du Forum social Pays basque.

Pour plus d'infos sur le projet :
compte-rendu d'un atelier animé par ELB lors du dernier Forum social du Pays basque. Cet article présente : ce qu'est une Chambre d'Agriculture, leur composition, rôle et financement, il explique aussi comment leur fonctionnement actuel est dévoyé et inadapté, et les choix de la Chambre d'Agriculture Alternative.
-  Articles de presse sur le site du Journal du Pays basque : http://www.lejpb.com

Pour soutenir le projet ou demander des renseignements : syndicat.elb[at]wanadoo.fr


source : http://www.passerell...hp3?id_breve=91



#34 Tis

Tis

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Posté 24 janvier 2005 - 22:49

Face à l'interdiction explicite du préfet d'utiliser le terme "Chambre d'agriculture" le syndicat ELB réplique avec malice : l'association créée s'appellera "Laborantxa Ganbara", traduction de "Chambre d'agriculture" en basque, langue à laquelle l'Etat français n'accorde aucune reconnaissance ou valeur juridique quelconque...


Génial !

A quand la même création en Bretagne, Alsace (là ce sera plus difficile !) ou dans le fief de Johan ?



#35 Miette

Miette

    Terrienne en période d'essai

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Posté 07 fvrier 2005 - 09:23

le problème qui m'a sauté à la tête en parlant avec ces agriculteurs (traditionels d'ile de france), c'est que dans un premier temps la machinisation les a coupé du contact avec la terre, et dans un deuxième temps a permis l'installation des grosses multinationales de la graines et des pesticides.
il semblerait que chez les personnes avec qui j'ai discuté hier (des agri entre 25 et 35 ans) bcp de choses se banalise. On icorpore déjà des pesticides dans les graines, alors pourquoi pas un gène...
ils semblent deconnecter, trop affairé à faire du rendement, à remplir papier, declaration, demande de subvention, montent dans leur tracteur, moissonneuse bateuse, reparte dans la paperasse...
à 2 pour 220 hectares, ils commencent à ne plus être suffisament concurrentiels d'avec les pays de l'est.
ils mettent moins d'insecticides pesticides et compagnie pour des raisons finacières et non réellement ecologiques, bien qu'ils en parlent.

ils perçoivent un filon s'ouvrir pour eux (tous des cerealiers) : le biocarburant.

la convention europénne va bientôt obligé que les carburants comme le diesel soit à 30 % de biocarburant. Il y a déjà une obligation à 5%.

aucun, d'eux, et pourtant certians des ingénieurs en leur domaine, n'avaient entendu parler de la permaculture !

#36 charlyvale

charlyvale

    Relayeur de la vie

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Posté 07 fvrier 2005 - 12:15

Oups, j'ai loupé ta réponse Johan,

Je me permets une parenthèse.

Dans la vie; il y a des questions terribles.
Par exemple quand un amis vous dit: "j'aurais un grand service à te demander".
Mais il y a pire: "j'aurai un conseil à te demander".
C'est une des plus grandes angoisses en terme de responsabilité humaine.
J'ai pas la vocation à être guide spirituel ou leader.
Si j'ai une bonne idée, elle est propriété de toute l'humanité; et si je dis une connerie c'est la mienne.
Quand le mur de ton destin t'empêche de voir le soleil , passe à travers.


Ben quoi, un diffuseur de conseils (d'informations) n'a pour ma part rien à voir avec la position de guide spirituel ou leader.

Par contre, oui je tiens à profiter de l'expérience et du recul de personnes que je rencontres autour de moi et qui ont des attitudes ou qui font des choses ou qui se comportent d'une manière qui colle avec ce que pense, souhaite ou ai comme objectif...et espère bien pouvoir le faire de la même manière et autour de moi sans retenu, et sans aucunes arrières pensées que ce soit. Si, peut être pour faire en sorte que ce monde alle un peu mieux !

Si j'ai une bonne idée, elle est propriété de toute l'humanité; et si je dis une connerie c'est la mienne.


Quoi tu brevettes pas tes idées :cpasmafaute: . En fait je comprends pas.

Quand le mur de ton destin t'empêche de voir le soleil , passe à travers


Ben, ouaih, ça veux dire quoi, va y fonce ? A ma façon, après avoir taté le terrain en profitant de l'expérience d'autres qui y ont déjà goutté !

A plus.

#37 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 01 juillet 2005 - 08:42

le problème qui m'a sauté à la tête en parlant avec ces agriculteurs (traditionels d'ile de france), c'est que dans un premier temps la machinisation les a coupé du contact avec la terre, et dans un deuxième temps a permis l'installation des grosses multinationales de la graines et des pesticides.
il semblerait que chez les personnes avec qui j'ai discuté hier (des agri entre 25 et 35 ans) bcp de choses se banalise. On icorpore déjà des pesticides dans les graines, alors pourquoi pas un gène...

"Au jour d'aujourd'hui, 5 compagnies semencières contrôlent 75 % de la semence potagère au niveau mondial."

http://www.kokopelli....cgi?id_news=51

#38 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 10 novembre 2005 - 20:57

Coup de projecteur sur les aides agricoles en France

Le gouvernement français doit faire face depuis plusieurs semaines à la médiatisation croissante des subventions agricoles touchées en France dans le cadre de la Politique agricole commune (PAC). Le sujet semble frappé d'omerta à plusieurs égards, le dispositif d'allocation des aides agricoles complètement opaque renforçant cette perception. Le recueil de données est compliqué et aujourd'hui, seuls des chiffres agrégés et des bribes éparses permettent de commencer à éclaircir cette question.

Agir ici - membre observateur d'Oxfam International et la Confédération paysanne ont réalisé à ce sujet un travail de terrain. Ils lancent aujourdhui un rapport, faisant suite aux récentes publications sur le sujet, dont l'objet est de mettre en lumière certaines données sur le mode de répartition des subventions agricoles en France.

"Au regard des données, il apparaît clairement que la répartition des aides de la PAC en France est non seulement opaque mais aussi profondément inégale selon la taille des exploitations et les cultures pratiquées. On peut aisément voir que les aides sont concentrées sur les plus gros" explique ainsi Céline Trublin, directrice des campagnes à Agir ici.

Ainsi, sur les 9,4 milliards d'euros reçus par la France au titre des aides directes de la PAC en 2004 : 4,5 milliards d'euros ont été affectés à la production de céréales ; soit 15 fois plus que pour les productions de fruits et légumes avec 0,3 milliards d'euros chacune.

"Les aides en France sont d'autant plus inéquitables qu'elles sont également concentrées sur un petit nombre d'exploitations" complète Gérard Durand, porte-parole à la Confédération paysanne. "A la lecture des chiffres, on peut ainsi voir que 30 exploitations, soit 0,01% des exploitations aidées, perçoivent des aides de plus de 300 000 euros par an, soit plus de 35 fois la moyenne des aides reçues par exploitation."

Face à cela, les perdants de la PAC sont bien plus nombreux que les heureux bénéficiaires : les petits fermiers européens qui ont du mal à survivre - en France, 25000 à 30000 exploitations ferment par an, les citoyens européens privés d'un droit de regard sur une politique européenne fondamentale et l'environnement qui subit les conséquences d'un modèle agricole intensif. La PAC a également un impact dévastateur sur les paysans du Sud (baisse des prix sur les marchés mondiaux, développement d'une concurrence déloyale sur les marchés locaux et mondiaux).

A l'heure où le débat oppose trop souvent les pro-PAC et les anti-PAC, ce rapport appelle à débattre de la politique agricole européenne et à réorienter le modèle agricole européen vers la durabilité écologique, la justice sociale, le maintien de l'emploi agricole et rural, et la solidarité internationale.

Celle-ci doit en effet répondre aux priorités politiques et sociales des citoyens européens et promouvoir un modèle agricole durable au Nord comme au Sud. A cet effet, la transparence des données sur la répartition des aides est un préalable. L'opportunité doit être aujourd'hui saisie d'ouvrir un véritable débat avec les citoyens sur les finalités de la PAC.

Notes aux éditeurs :

- Le budget de la Politique agricole commune (PAC) d'un montant de 44 milliards d'euros représente 40% du budget de l'Union européenne. La France recueille à elle seule 9,4 milliards d'euros, soit 21% des aides allouées par la PAC. à La France a perçu 9,4 milliards d'euros au titre de la PAC reversés à quelques 460 000 exploitations bénéficiaires. Ces montants pourtant importants ne sont pas débattus par le parlement français.

- La distribution des aides directes à la production se révèle être très inégalitaire selon le type de culture. Ainsi, 50% des aides de la PAC sont affectées à la production de céréales, contre à peine 3% pour la production de fruits et légumes.

- L'élevage à l'herbe est 10 fois moins soutenu que l'élevage intensif à base de maïs : entre 50 et 60 euros par hectare d'aides pour l'herbe contre 430 à 560 euros par hectare pour le maïs irrigué.

- Les 10 exploitations les plus aidées reçoivent plus de 11000 euros (11322 exactement) par jour. Dans le même temps, 2,8 milliards de personnes vivent avec moins de deux dollars par jour.

- L'an dernier, le plus gros bénéficiaire de la PAC a reçu plus de 866 000 euros ; 2500 exploitants français ont perçu plus de 100 000 euros de subventions chacun, tandis que 182 270 exploitants ont eu moins de 5000 euros chacun.

- ¼ des montants de la PAC va à seulement 5% des exploitations. 5% des montants de la PAC vont aux 2/5 des exploitations.

- Une ferme disparaît toutes les 15 minutes dans l'Union européenne à 15. En France, une exploitation disparaît toutes les 20 minutes.

- Avec 287 308 euros de subventions agricoles reçues de l'UE, le prince Albert de Monaco gagne plus par jour qu'un couple avec enfant bénéficiaire du RMI ne perçoit par mois. Documents complémentaires à disposition : > le document rédigé par Agir ici et la Confédération paysanne "Aides agricoles : autopsie d'un système inégalitaire" > le dossier de presse "Les aides à l'agriculture. Autopsie d'un scandale" de la Confédération paysanne > les rapports d'Oxfam International sur les subventions agricoles en Espagne "Goliath contre David" et en Grande-Bretagne "Spotlights on subisdies".

Rapport téléchargeable sur http://www.confedera...?id_rubrique=97

10 novembre 2005
Par Karine Chebli

Modifié par Tis, 13 mai 2014 - 19:16 .


#39 Miette

Miette

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Posté 15 novembre 2005 - 19:41

ce soir un thema sur arte à partir de 20h40
 

main basse sur la nature

Les récentes tentatives de brevetage du vivant mettent en péril non seulement la survie des paysans du monde entier mais aussi la diversité des espèces. "Thema" enquête sur ces nouveaux prédateurs que sont les biopirates et montre comment s'organise la résistance.


Le blé : chronique d'une mort annoncée ?

Le blé est consommé sur les cinq continents ; il y occupe 20 % des terres cultivées et constitue la nourriture de base pour un homme sur trois. Son histoire est intimement liée à celle des hommes. Ceux-ci ont commencé à le cultiver il y a des dizaines de milliers d'années dans les steppes du Moyen-Orient. Au fil de leurs migrations, à travers l'Asie, l'Europe et l'Égypte, ils l'ont transporté et adapté à des environnements très différents ; si bien que le blé a développé une extraordinaire diversité et compte jusqu'à 200 000 variétés. Mais cette richesse biologique est aujourd'hui menacée par les pratiques de l'agriculture industrielle. Au cours des cinquante dernières années, des milliers de variétés de blé ont disparu et les champs se sont uniformisés. À terme, cette évolution pourrait être très dangereuse : si une épidémie venait à toucher une espèce de blé devenue hégémonique dans le monde, c'est la sécurité alimentaire de la planète qui serait mise en péril. Mais ici ou là, face à la puissance des multinationales qui veulent tout placer sous leur emprise, des paysans commencent à protester et à organiser leur résistance. Dans leur intérêt et celui de l'humanité.


suivi d'un débat où les invité sont un deputé vert européen et une doc en droit, membre du CNRS.... ça manque de gens de la terre, d'agri, et du populos, pt'être by aura til pas que eux....



#40 Miette

Miette

    Terrienne en période d'essai

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Posté 15 novembre 2005 - 23:03

débat bref et court mais documentaires très instructifs sur le pouvoir ahurrissant de monsantos et sur le manque abhérant de solidarité en occident.

un haricot jaune atterri dans le sac d'un agriculteur américain, venu cherché des semences au mexique et le simple fait qu'il les selectionne et les reproduise lui a donné le droit de deposer un brevet sur cette semence appelé "ebola".

une variété de blé appelé "roundup ready", ayant la capacité de résister à un produit pulvérisé tuant toutes autres plantes autour d'elle, et ce "roundup ready" lui pouvant s'essemer sur un rayon de 2 km 5 en 1 an.

ces indiens, et ces réunions, prévenant de la venue de ces commerciaux de la graine dans leur région...

ce "mexicain" ayant replanté 50 hectares de plantes diverses et variées, une centaine d'espèces de fruits, du poivre vert... en demandant aux personnes qui protègent lenvironnement de s'occuper de leur terre et de leur santé, pour que cela face echo sur la terre.

cet homme cultivant 200 espèces de blé ancien....(où ? quelqu'un a til retenu ?)

ce resumé est en mes mots je précise. joublies tant et tant de vous communiquer...

il nous faut aller parler aux agriculteurs.

si ils commencent OGM ils ne peuvent revenir en arrière ! dans le sens où cest très difficile, les graines dorment en sol sur 5 ans ! C'est peu pour un plante, mais trop pour une fabrication de laboratoire destructeur de la diversité !

boycottons toutes les produits bruts et transformés issus de MONSANTOS et BAYER !et qui d'autres ????

c'est une catastrophe

plantons, plantons des espèces anciennes et adaptées à la region !