Réagissez ici à l'info pratique sur les Engrais Verts : http://onpeutlefaire.com/les-engrais-verts
Les engrais verts
#1
Posté 02 février 2005 - 14:22
#2
Posté 03 février 2005 - 10:18
C'est un très joli spatiphyllum à qui il ne manque que la parole.

Comme je suis aussi un amateur d'infusion de thym, comme peut être un certain nombre d'entre vous, je préfère que ma plante profite du thym infusé plutôt que cela soit ma poubelle. Ca semble beaucoup lui plaire (elle n'arrête pas de fleurir) alors je continue. Cela marche aussi avec le contenu d'un sachet de thé.
Je ne suis pas près de réutiliser les batons d'engrais que vendent nos amis les industriels.
De façon générale, moins j'en donne à ma plante et mieux elle se porte. Je suis à l'écoute de ses besoins avant d'agir et avec de cette façon on est tous les deux gagnants.
#5
Posté 13 février 2007 - 13:39
=====
Bonjour,
Je voulais juste savoir s'il est encore temps de planter des engrais verts (moutarde, vesce, trefle ... ) avant les plantations de printemps.
Ceux ci auront-ils le temps de pousser et d'être assimilés après enfouissement dans le sol avant de pouvoir planter tomates et autres légumes ?
Merci pour vos réponses
#6
Posté 14 février 2007 - 10:47
Trop tard! à l'heure qu' il est il est temps de les casser pour les laisser sur le sol et bientot, bêchage. Par contre, du fumier (cheval c' est mieux si tu peux) ce n' est pas trop tard.
#7
_ophildelo_
Posté 14 février 2007 - 11:31
Il est trop tard pour les trois que tu cites .Bonjour,
Je voulais juste savoir s'il est encore temps de planter des engrais verts (moutarde, vesce, trefle ... ) avant les plantations de printemps.
Ceux ci auront-ils le temps de pousser et d'être assimilés après enfouissement dans le sol avant de pouvoir planter tomates et autres légumes ?
Merci pour vos réponses
La moutarde est plus un engrais de la fin de l'été ...à planter par exemple aprés les pommes de terre
Dans les parcelles que tu compte ensemencer tardivement tu pourras essayer de la phacélie ou de l'orge...mais il faut quand même attendre que la terre soit suffisamment réchauffée , et en tout cas que les gelées ne soient plus a craindre .
#8
Posté 16 août 2010 - 17:30
Semis : Semer de Mars à Mai et d'Août à Septembre dans tous types de sol à raison de 1,5 g au m² puis recouvrir légèrement avec de la terre. Entretien : Cette plante est peu exigeante. Opérer un arrosage régulier mais peu abondant. Production : Avant la montée à graines, couper à l'aide d''une cisaille ou d'une tondeuse. Laisser en surface deux à trois semaines. Puis enfouir pour nourrir le sols.
source Caillard
Prix de la semence variable selon fournisseurs et quantités. Quelques euros au kilo, un poil moins cher que la semence de phacélie.
A raison de 1,5 g/m2, soit 1,5 kg/1000 m2, le budget à prévoir n'est pas excessif pour un potager de 100 m2!
#9
_cerisette_
Posté 16 août 2010 - 20:42
j'aime quand même la phacélie... bon c'est vrai que j'en utilise très peu. Je tenterai la moutarde.
RDV dans un an
#10
Posté 21 septembre 2010 - 10:09
je voudrai savoir le plus entre les engrais en granulé et les engrais en liquide quel est le mieux et pourquoi
#11
Posté 21 septembre 2010 - 12:33
Tu as raison, il faut toujours repartir des "fondamentaux".
- Redire d'abord que les engrais verts ne sont pas des … engrais, juste des cultures dérobées destinées à protéger le sol, à l'ouvrir grâce à l'action du système racinaire, à l'amender d'un peu de matière organique fraiche, à fixer une part de l'azote de l'air lorsqu'il s'agit de légumineuses.
- Les engrais liquides sont totalement solubles dans l'eau. Ils sont vendus sous une forme liquide mais également en poudre. Dans les deux cas, ils seront dilués selon les besoins et les prescriptions d'usage. Ils sont précisément dosés et mis en œuvre par arrosage, pulvérisation, goutte à goutte, hydroponie.
- les engrais granulés (ammonitrate) , les engrais en poudre (scories), les engrais en grain (potasse) sont plus ou moins solubles. Présentés sous ces formes solides ils sont faciles à stocker, manipuler, épandre.
Liquides ou solides, dans les deux cas il peut s'agir du résultat d'un mélange de plusieurs molécules.
Ces molécules ont plusieurs origines possibles: extraction de mine ( potasse, phosphates) récolte (guano, sang) synthèse (ammonitrate) transformation (chaux)
On le voit ces molécules sont souvent minérales, parfois organiques.
- Souligner enfin que les engrais solubles sont utilisés pour nourrir directement la plante;
On leur fait grief de nombreux maux: mal dosés ou sur-dosés ces engrais conduisent à des déboires. Ils sont facilement lessivés par l'eau de pluie ou d'arrosage et contribuent à polluer les nappes phréatiques et plans d'eau.
On trouve dans le commerce des engrais qui sont à la fois organiques, liquides et bio…
En outre l'urée, issue de l'urine, est de ceux là !
#12
Posté 12 novembre 2010 - 18:30
Je m'explique. Lorsque j'utilise du fumier, la paille de litière qui a permis d'obtenir ce fumier n'était généralement pas bio. Peut-on dire que ce fumier soit un fertilisant bio ?
Non pas qu'il puisse être "toxique" pour ma terre, mais plus précisément, peut-on ignorer qu'un agriculteur quelque part a utilisé un bon vieil engrais NPK qu'on dit "chimique" pour produire la dite paille et que de ce fait si je veux bien remonter un peu à la source, je dois reconnaître que mon fumier est, si non chimique, au moins d'origine chimique.
Et poussant ce raisonnement un peu plus loin je me dis que je suis quand même un peu dégueulasse de laisser un pauvre paysan faire ce sale boulot à ma place et que si j'avais un peu de courage je produirais moi même ma paille, avec un engrais NPK dit "chimique" pour la mettre en litière à mes chèvres et que ça me ferait un bon fumier....
Mais voilà , le simple fait d'imaginer que j'achète un sac de cet engrais est insupportable. Et l'idée de l'étendre sur ma terre.... Inconcevable.
Et pourtant.
La quasi totalité du compost bio est obtenu à partir de résidus de l'agriculture industrielle, trés souvent pas bio du tout...
Des organismes animent des stages de jardinage bio au cour desquels ils font pratiquer la fabrication de compost avec de la paille... celle qu'ils trouvent....de la non bio très généralement. Personne ne trouve rien à redire. Personne ne pose de question, personne ne se pose de question.
Que ces organismes cultivent eux même leur paille sur des terres fertilisées avec les mêmes engrais que ceux que les agriculteurs qui fournissent la paille ont utilisés, ce n'est même pas imaginable. Et leurs stages n'auraient sans doute plus beaucoup de succés....
Qu'en pensez- vous ?
#13
Posté 12 novembre 2010 - 20:15
Ce que tu dis est vrai pour le label AB, le plus utilisé mais Nature et Progrès ne permet pas d'utiliser du conventionnel pour faire son compost (ou quoi que ce soit d'autre d'ailleurs), de plus NetP exige que le compost soit fait en tas et retourné au moins deux fois. Bien sùr c'est beaucoup plus compliqué notamment en terme d'approvisionnement et peut devenir un non sens quand on doit le faire venir de loin. Pour autant, je connais des paysans NEP qui le font par exemple en faisant une rotation de terre avec des éleveurs bovins et en prenant donc leur fumier chez eux.
Ta question est au coeur de la problématique bio et du cahier des charges européen (light), ce n'est pas le seul et le moindre des paradoxes du bio.
Faire son compost représente beaucoup de travail ou d'équipement. de rares CUMA ont des machines qui retournent le compost rendant ce travail bien moins fastidieux. Je connais un maraicher qui utilise un vieil épandeur à compost qu'il avance de dix mètres en dix mètres et laisse tourner le temps de travailler au champs, il fait des aller et retour et utilise bien sur deux tracteurs (celui qui entraine l'épandeur et celui sur lequel il travail, c'est aussi beaucoup d'nrj dépensé.
Rien que pour mon potager de mille mètres carré je galère avec mon compost, le mettre en tas, le retourner puis l'épandre c'est du taff, alors sur de grandes surfaces c'est forcément galère.
Au moins ceux qui ont choisi NetP ne débarrassent pas les agri-pollueurs de leurs cochonneries. La filière étant ce qu'elle est aujourd'hui, le bio est devenu un réel débouché pour les effluents pollués, c'est une triste réalité. Sur les sacs d'engrais ou d'amendement labellisés bio, il est souvent difficile de savoir l'origine réelle des produits et ce sont les moins cher et ceux à action rapide qui ont la préférence des paysans labellisés AB (particulièrement des maraichers)
#14
Posté 12 novembre 2010 - 22:31
Je ne connais pas le cahier des charges de Nature et Progrés, mais il me semble difficile que la paille employée par les adhérents soit toujours d'origine bio. L'approvisionnement est difficile car les producteurs de céréales en bio n'ont pas la possibilité d'exporter une trop grande partie de leur paille. Sauf si eux même utilisent des résidus d'agriculture conventionnelle (labellisés bio aprés compostage) pour compenser les exportations. Je ne sais pas si c'est clair, mais je découvre que cette pratique se met progressivement en place.
Pas simple. Sauf à miser sur des exploitations en policulture comme il a pas mal de temps. Mais peut-on revenir en arrière ?
Dans le contexte actuel, je ne crois pas qu'on puisse passer à coté des engrais d'origine non bio à un moment ou à un autre de la filière. Ce qui me parrait dommage c'est qu'on ne puisse pas regarder cette difficulté en face. Ca limiterait peut-être les prétentions de certains commerces bio et ça nous obligerait à réfléchir un peu plus.
#15
Posté 13 novembre 2010 - 11:28
Le cahier des charges N&P interdit formellement les pailles non bio, c'est le plus vieux cahier des charges en bio et le plus strict. Pour ce qui est des engrais, il n'est pas formellement interdit d'utiliser les effluents des agri-pollueurs ou leurs produits labellisés bio mais il y a obligation de faire des analyses particulières selon le type de produits, à la charge de l'utilisateur ce qui réduit considérablement l'utilisation de ceux-ci. De fait hormis la jeune génération qui par facilité utilise les produits du commerce, est qui est formée par les chambres d'agriculture (je connais plus particulièrement les maraichers), il est rare que chez N&P les paysans fassent du compost à partir de produits issus de l'industrie. Généralement il y a association entre différentes productions tel que céréalier/éleveur rotations des productions et échange grain/fourrage contre fumier.
La thématique que tu soulève est au cœur des préoccupations de N&P qui prône la diversification des productions et l'association des paysans. L'agriculture bio est comme tu le souligne à une croisée des chemins avec la voie productiviste, le capitalisme vert comme en Allemagne ou des maraichers cultivent 800 hectares avec mille ouvriers Polonais intérimaires vivant dans des conditions déplorables et avec des salaires de misère, recyclant les cochonneries industrielles et une voie alternative que prône N&P, incluant la biodiversité, la localisation des productions et ventes et un volet social très important.
Cette dernière voie est possible et existe depuis les débuts du bio, c'est un choix de société et de nombreux paysans l'ont choisi, c'est certes plus compliqué mais aussi plus durable tant en terme de durabilité écologique que économique. En effet, dans les années à venir les mono-producteurs bio en filière longue auront les mêmes déboires que les agri-pollueurs, cela commence d'ailleurs déjà pour les productions laitières de volailles, d'ovins... mais aussi pour les Jeunes Agriculteurs bio sur-endettés. Ils ne s'en sortent pas car les prix stagnent ou baissent du fait de la main mise des filières longues et de la conversion de plus en plus importante d'agri-pollueurs au bio, comme par exemple les gros des productions légumières de Bretagne. Je connais nombre de JA endettés à moins de 100% (c à d à plus de 95%) qui galèrent grave, de la même façon que les JA conventionnels. Ils sont pieds et mains liés avec les banques et ne travaillent dès les premières années que pour rembourser des crédits.
#16
Posté 13 novembre 2010 - 15:04
C'est ce que fait, plusieurs fois par an, un de mes voisins éleveur de vaches limousines.
#17
Posté 14 novembre 2010 - 16:38
Nature et progrès est très regardant sur l'origine des matières premières entrant dans la composition des fumiers et composts, mais pas au point d'interdire l'utilisation de paille non bio. Ni d'interdire des sous produits de l'industrie agricole. Ce ne serait tout simplement pas viable à un certain niveau de volume de production. Ils sont seulement un peu plus regardant sur l'origine des matières premières, sur les conditions de compostage et sur les analyses en bout de chaîne. On peut leur faire confiance sur la qualité des produits obtenant le label. Et c'est là qu'on peut peut-être entreprendre une interrogation vraiment troublante sur le miracle que représente une production clean à partir de produits "traités" ou "chimiques". On arriverait quasiment à prouver que l'agriculture conventionnelle permet ce miracle.
Modifié par christian ardèche, 14 novembre 2010 - 16:39 .
#18
Posté 14 novembre 2010 - 19:26
ceux qui n'ont pas assez de paille bio est de compléter avec de la sciure
cette pratique est courante dans notre région , car il y a encore quelques scieries en activité , et elles sont "bien aise" de se débarrasser de la sciure à bon prix . mais il n'est pas dit que le fumier soit de si bonne qualité , bien que ce soit plus sur en qualité biologique . toutes les pailles produites actuellement , meme non traitées subissent et subiront encore pendant plusieurs années les effets des engrais qui ont été utilisés les decennies antérieures
#19
Posté 15 juillet 2011 - 07:07
Je passe le lien de Ekopedia suite à celui donné par Stychnine
pour rappel, le calendrier du jardinage mentionne aussi les périodes de semis des engrais verts.
Pour ma part, j'ai récolté des graines de Phacélie sur pieds dans la prairie mellifère qui borde mon potager, et vais faire une planche (environ 1,50mX5m)
Un lien aussi vers le site d'un Agradeur
Bon semis!
#20
Posté 15 juillet 2011 - 08:25


