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Pesticides


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287 réponses à ce sujet

#21 _sicnarfa_

_sicnarfa_

Posté 10 septembre 2006 - 11:43

C'est exact , on peut dire que les "petits" ravageurs s'attaquent en général aux plantes affaiblies par des cultures antinaturelles , et que les "gros" ravageurs ont tendances à préférer les plantes saines .

Mais dans quelle catégorie sommes nous ....nous les "hyper-gros" ravageurs ?

#22 vegan73

vegan73
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Posté 10 septembre 2006 - 12:38

Le meiux est eput être de laisser des petites parcelles en friches avec des plantes a graines ou d'autres qui les attirent.
Car s'ils mangent les cultures ils sont souvent très utiles egalement.
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#23 Cassandre

Cassandre

    cagaira professionala

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Posté 10 septembre 2006 - 23:40

s'il a d'autres methodes le moins onereuses possible.

J'avais lu : les laver dans de l'eau additionnée de bicarbonate.
Me demande pas pourquoi ! D'ailleurs si quelqu'un a une explication…

#24 YannouWeb

YannouWeb
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Posté 11 septembre 2006 - 01:29

J'ai déjà raconté les problémes que je rencontrais avec les céréales bio....les oiseaux ravagés complétement mes cultures...

As-tu essayé le chat ou l'épouvantail ? :oops:
Voire offrir le gîte pour un éventuel couple de faucons ou une belette.

#25 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 11 septembre 2006 - 07:01

Dans le même ordre d'idées, tu attire les buses et les chouettes en plantant en lisière de ton champ un grand poteau qui puisse leur servir de poste d'observation.

Elles te débarrasseront des passereaux et des rongeurs qui dévorent tes grains avant la moisson.

#26 _sicnarfa_

_sicnarfa_

Posté 11 septembre 2006 - 11:27

Je ne crois pas...j'habite en lisiére de forêt...il y a déjà tous les prédateurs qu'il faut .

Le probléme n'est pas lié à une surpopulation de ravageurs , mais bien plus au fait que ceux ci sélectionnent leur nourriture.....et que dans ce cas ils préférent les plantes "bio".

De plus tous les gens de la campagne savent qu'un épouvantail ne sert à rien ...quant à la chouette , c'est un rapace nocturne .....et les oiseaux mangent le jour et dorment la nuit .

Merci quand-même !

#27 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 11 septembre 2006 - 11:27

J'avais lu : les laver dans de l'eau additionnée de bicarbonate.
Me demande pas pourquoi ! D'ailleurs si quelqu'un a une explication…

J'ai de gros doutes concernant les informations données par Emiliemf sur le bicarbonate dans le forum. D'une part, elle ne cessait de faire de la pub pour la plus grosse multinationale fabriquant ce produit et, d'autre part, on retrouve ses messages dans une multitude de forums, écolos ou non.

#28 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 11 septembre 2006 - 11:32

Sicnarfa, si tu relis mon message tu verras que j'ai évoqué les rapaces nocturnes pour limiter les rongeurs qui font souvent très discrètement des ravages bien plus importants que les oiseaux. :D

#29 _sicnarfa_

_sicnarfa_

Posté 11 septembre 2006 - 12:19

C'est à la fois vrai et faux .

Les rongeurs n'ont pas la même capacité que les oiseaux de se rassembler en trés grand nombre , en un endroit précis , de la taille d'un champs , dans le laps de temps correspondant au murissement du grain .

Ce qui ne les empêches pas de participer bien sur , à leur niveau , au pillage !

#30 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 25 janvier 2007 - 12:37

La Déclaration de Berne, organisation citoyenne forte de 18000 membres, a lancé une importante et passionnante action de protestation contre Syngenta: la société civile est invitée à donner son avis, pour déterminer si ce géant suisse de l'agrochimie est coupable de pratiques commerciales immorales.


Voici l'affaire:

Le pesticide PARAQUAT, commercialisé par l'entreprise suisse Syngenta, intoxique chaque année des dizaines de milliers de personnes. Dans de nombreux pays européens, l'utilisation du PARAQUAT n'est pas autorisée. Par contre, dans la plupart des pays en développement, des employées de plantations et des petits cultivateurs s'en servent pour éliminer les mauvaises herbes. Par suite d'accidents ou de suicides, des milliers de personnes meurent chaque annee dans de terribles souffrances.

Vous pouvez contribuer à changer cela.

Soutenez l'action de la Déclaration de Berne sur le site :

http://www.tribunal.paraquat.ch 


Le temps presse: d'ici fin janvier 2007, nous avons besoin du soutien d'au moins 50 000 personnes. Il faut que chacun-e participe et transmette ce message, afin que Syngenta cède à la pression de l'opinion publique et accepte d'arrêter la production du PARAQUAT.

Merci beaucoup!

François Meienberg Déclaration de Berne
Alain Uguen Association Cyber @cteurs


Source : http://www.cyberacteurs.org

#31 Tis

Tis

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Posté 07 mars 2007 - 11:52

Il vient de sortir et sa lecture est chaudement recommandée par toutes les associations écologistes (ou presque) :

« Pesticides, révélations sur un scandale français » de Fabrice Nicolino et François Veillerette (éd. Fayard)

Les pesticides font peur, mais paraissent de toute façon lointains. Or ils sont partout, jusque dans la rosée du matin. Et dans la pluie des villes, bien sûr, de toutes les villes de France.Pour cette raison et quelques autres que vous découvrirez, les conséquences sanitaires de l’exposition aux pesticides sont d’ores et déjà massives. Des centaines d’études de niveau international montrent que ces produits de la chimie de synthèse agissent, même à des doses infimes, sur notre équilibre le plus intime. Le cordon ombilical des fœtus, le système endocrinien, la fabrication du sperme son atteints. Les cancers et maladies neurologiques se multiplient.

Ce n’est pas drôle ? Non. Mais les auteurs de ce livre ont pris un parti : celui de raconter des histoires avec de vraies gens. Vivantes, parfois extravagantes. Les pesticides ne tombent pas du ciel. Ils appartiennent à un système, lequel repose sur un formidable lobby. Tout a commencé vers 1945, avec le DDT et un certain Fernand Willaume, injustement oublié. Des professeurs réputés, le prestigieux Inra, le ministère de l’Agriculture, des grands corps de l’État, certaine presse ont accepté de faire de la propagande, purement et simplement.
L’industrie des pesticides a pris le pouvoir en France, sans que personne ne s’en doute. Ce livre sans précédent donne des noms, livre des dates, fouille les archives. Oui, on a truqué des congrès soi-disant scientifiques, avec l’aide par exemple du lobbyiste Marcel Valtat, l’homme de l’amiante. Oui, les industriels ont infiltré jusqu’à aujourd’hui les commissions officielles chargées du contrôle des pesticides. Oui, l’Agriculture raisonnée, que la France officielle présente comme la solution de l’avenir, est une farce, une incroyable manipulation.

Si vous lisez ce livre, vous saurez. Vous découvrirez qui est Thierry Klinger, président du Cemagref, patron de l’Inspection générale de l’administration, et grand défenseur de produits dangereux, ici comme aux Antilles. Le paraquat et le chlordécone sont des armes de destruction massive, mais chut ! Vous découvrirez le rôle scandaleux de la haute administration française dans la mort de milliards d’abeilles. Vous découvrirez comment l’on dissimule l’existence de milliers de malades.

Vous découvrirez une vérité que personne ne pouvait soupçonner.

http://www.pesticides-lelivre.com/

#32 Tis

Tis

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Posté 24 mai 2007 - 12:08

Syngenta viole de manière répétée le code de conduite de la FAO

Lausanne-Zurich, 01.05.2007  - Diverses organisations d’Asie, d’Amérique latine et d’Europe ont déposé des plaintes contre Syngenta auprès de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). Motif: l'entreprise bâloise ne respecte pas les engagements pris dans le cadre du code de conduite de la FAO. Une fois encore, la commercialisation et la vente du très contesté pesticide paraquat pose problème. Les organisations exigent que la multinationale suisse retire son herbicide.

Suite : http://www.evb.ch/fr/p25012605.html

#33 _shivaya_

_shivaya_

Posté 24 juin 2007 - 18:09

Interview dans le Télégramme de Brest : l’herbicide le plus répandu en Occident est hautement cancérigène.

À l’occasion de la visite du président de la Société française de biologie à la station biologique de Roscoff, le professeur Robert Bellé a livré les résultats de plusieurs années de recherches. Ses travaux sur les cellules des oursins démontrent que l’herbicide le plus répandu en Occident est hautement cancérigène.

Les travaux que vous menez depuis des années prouvent que l’herbicide le plus commercialisé en Europe et aux États-Unis peut provoquer le cancer. En quoi ce produit, utilisé par des millions de personnes, est-il cancérigène ?
- En termes scientifiques, nous pouvons aujourd’hui affirmer que ce produit est cancérigène parce qu’il engendre un dysfonctionnement du point de surveillance de l’ADN. Le composant actif qu’il contient, dénommé glyphosate, n’est pas le seul élément toxique de cet herbicide. Ce sont les produits de formulation l’accompagnant qui rendent l’ensemble particulièrement dangereux pour la santé. Pour être efficace, le glyphosate doit pénétrer dans les cellules des plantes. L’herbicide, dont nous parlons, est composé d’une formule qui le permet, affectant l’ADN par la même occasion.

Quel est le rapport avec les risques de cancer chez l’homme ?
- Ce rapport n’est autre que l’oursin. Les travaux que nous menons, mon équipe et moi-même, ont démontré que le gène de l’oursin est le plus proche de celui de l’homme. Sur un embryon d’oursin, l’herbicide en question est, tout simplement, dévastateur. Ses composants, le glyphosate et les produits de formulation, affectent alors l’ADN de l’oursin, jusqu’à inhiber le point de surveillance.
Du coup, certaines cellules échappent à la surveillance de l’ADN, conduisant ainsi aux tumeurs et aux cancers (parfois trois à quatre décennies, après le stress initial). Chez l’homme, le processus et les conséquences sont identiques.

Il suffirait donc d’être en contact avec une goutte de cet herbicide pour être atteint par le cancer ?
- Dès qu’elles seront possibles, les études épidémiologiques permettront de démontrer l’incidence de ce produit sur les différents types de cancer. En particulier sur les cancers des voies respiratoires puisque le produit pulvérisé contient la formulation à des concentrations très supérieures (500 à 2.500 fois plus) à celles qui engendrent le dysfonctionnement du point de surveillance de l’ADN. Des études anglaises tendent ainsi à prouver que cet herbicide présente un danger pour la santé par voie d’inhalation. Le mieux est encore d’éviter de pulvériser ce produit ou tout autre pesticide. Au pire, il est vivement recommandé de se couvrir entièrement en utilisant cet herbicide, que l’on trouve un peu partout.

Propos recueillis par Boris Ivanoff pour le Télégramme de Brest.
Source : www.mdrgf.org

#34 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 21 juillet 2007 - 14:25

Reçu par courriel :

La Cour de Justice européenne annonce la fin programmée du paraquat de Syngenta

Le Tribunal de première instance des Communautés européennes  a annulé mercredi 10 juillet 2007 la directive de l'Union européenne autorisant l'herbicide paraquat de Syngenta. La Cour a considéré que la décision d'autorisation du paraquat en 2003 n'a pas suffisamment tenu compte du lien entre le paraquat et la maladie de Parkinson, ainsi que d'autres effets de la substance sur la santé des travailleurs et des animaux sauvages. La Déclaration de Berne, qui dénonce depuis longtemps la nocivité de ce produit, est confortée dans son action contre le paraquat et demande à Syngenta qu’il le retire du marché mondial.

A noter que cet herbicide est utilisé en très grandes quantités dans les plantations de bananes, de cacao, de café, de coton, d'huile de palme, d'ananas, de caoutchouc et de sucre de canne et sur de multiples petites parcelles de cultures vivrières.

#35 _shivaya_

_shivaya_

Posté 17 septembre 2007 - 15:10

On vient de nous sortir un rapport qui "innocenterait" quasiment les pesticides dans les causes de cancer... soit on se fout de notre gueule soit les chiffres de la MSA sur les taux de cancers spécifiques chez les agriculteurs n'est pas arrivé jusqu'aux auteurs du rapport...

Cancer : un rapport de propagande ?

Le rapport Cancer des Académies de Médecine et des Sciences, et du Centre International de recherche contre le Cancer (CIRC) : un document qui occulte la relation environnement -santé !

Paris le 14 septembre 2007 : Un Comité composé de membres du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), des Académies nationales des sciences et de médecine et de la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer a rendu public, jeudi 13 septembre, un nouveau rapport sur le cancer et ses causes. Ce rapport fait porter une très grande responsabilité aux facteurs de risque individuels ( alcoolisme, tabagisme, sédentarité…) et minimise outrageusement les causes environnementales de la maladie, qui ne seraient responsables que de 0,5% des cas de cancer !

« L’Alliance pour la Planète s’insurge contre cette sous estimation des causes environnementales des cancers. Malgré les affirmations du CIRC l'épidémie de cancer est là et elle est vécue dramatiquement par la population. Le cancer touche aujourd’hui 1 homme sur 2 et une femme sur 3 et il n’y a pas d’autres solutions pour arrêter cette épidémie que d’éliminer de notre environnement les facteurs de risque cancérogènes. Ce sont ces mesures de préventions que l’Alliance pour la Planète défendra avec force dans le cadre du Grenelle de l’Environnement » s’indigne François Veillerette, Président du MDRGF et coordinateur groupe de travail ‘Santé Environnement’ de l’Alliance pour la Planète.

Un rapport partial et partiel. Ce rapport est d’avantage un rapport de propagande qu’un rapport scientifique car :

- il repose sur des études épidémiologiques sélectionnées. Oser affirmer que l'incinération n'a pas d'effet cancérogène alors que 2 études épidémiologiques sur 3 concluent à un lien est une malhonnêteté scientifique. Nier un lien entre pesticides et cancer procède de la même logique alors que des pesticides et non des moindres comme l’atrazine sont classés cancérogènes et ont été interdits à ce titre. Comment un rapport signé par le CIRC peut-il ne pas tenir compte d’une étude émanant de ses propres équipes, celle de Stellarova en 2004 montrant que les cancers de l'enfant et de l’adolescent progressent respectivement de 1% et 1,5 % par an en Europe depuis 30 ans. Cette progression, par principe, ne peut être un effet du vieillissement ou un effet du tabagisme et de l’alcoolisme. De fait, le facteur environnemental le plus mis en évidence est celui des pesticides.
- le rapport ne tient pas compte des études sur les registres de jumeaux nordiques montrant que 2 cancers sur 3 sont liés à l’environnement au sens global du terme.
- quant au tabagisme et à l’alcoolisme, ils sont en diminution régulière depuis 30 ans pour le premier et 60 ans pour le second, ce qui se traduit par une diminution des cancers qui leur sont associés (cancer du poumon et cancer de l’œsophage chez l’homme). Comment peut-on expliquer un croissance des cancers par des facteurs d’environnement décroissants ?
- le rapport ne tient que très peu compte des études toxicologiques chez l’animal au point même que le mot « perturbateurs endocriniens » n’est pas employé une seule fois..... Il n’est pas sérieux aujourd’hui de ne même pas discuter cette hypothèse formulée depuis une dizaine d’années, alors que des milliers de publications la valident et qu’elle explique vraisemblablement pourquoi les cancers qui progressent le plus (sein, prostate, testicule) sont des cancers hormonodépendants.

« La mise en place d’une Haute Autorité de l’expertise, également demandée par l’Alliance, permettrait de critiquer ce type de rapport biaisé et permettrait à toutes les opinions de s’exprimer sur un sujet comme celui-ci, y compris celles des experts et des lanceurs d’alertes qui, nombreux, dénoncent le lien entre la dégradation de notre environnement et les épidémies de pathologies constatées actuellement comme les cancers, certaines maladies neurodégénératives ou autres troubles de la reproduction et de développement. » ajoute François Veillerrette.
Source : http:///www.MDRGF.org

Puis dans la meme veine, on "découvre" la catastrophe sanitaire des Antilles françaises, dont les sols sont pourris par les pesticides pour plusieurs générations... après la pollution du Rhone, on dirait qu'il devient de plus en plus difficile de camoufler les effets secondaires de notre industrie chimique "rayonnante" et propre sur elle :D

Pesticides aux Antilles : la situation est grave
 
Le ministre de l’Agriculture admet que la Martinique et la Guadeloupe ont été véritablement empoisonnées par des pesticides toxiques, alors qu’un rapport explosif sur le sujet sera publié demain.

La situation est «très grave» aux Antilles. Sur Europe 1 lundi matin, le ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, n’a pas cherché à cacher son inquiétude quant aux risques sanitaires provoqués par l’usage intensif de pesticides en Martinique et en Guadeloupe.

Le professeur Dominique Belpomme, cancérologue réputé, rendra public demain un rapport explosif sur le désastre provoqué par le recours massif au chlordécone, un pesticide fortement toxique, dans les Antilles. Dans Le Parisien, le médecin parle notamment d’un «véritable empoisonnement» du sol et de l’eau, et estime que cette affaire se révèle beaucoup plus grave que celle du sang contaminé».

Pour preuve des effets du chlordécone, mais aussi d’autres pesticides comme le paraquat et «plusieurs dizaines d’autres», employés dans «des conditions très opaques», le cancérologue cite notamment le taux «majeur» (le second mondial) de cancers de la prostate aux Antilles.

«Toutes les femmes enceintes et tous les enfants» contaminés

S’il reconnaît que les scientifiques n'ont «pas encore la preuve épidémiologique» que ces cancers sont «liés au chlordécone», il explique aussi qu’on a en revanche «pu démontrer scientifiquement que toutes les femmes enceintes et tous les enfants qui naissaient» en Guadeloupe étaient «contaminés au chlordécone».

Or, explique Dominique Belpomme, la France a interdit ce pesticide, pourtant signalé comme dangereux depuis 1972, seulement en «1990 sur son territoire». A l’exception des Antilles, où il a fallu attendre 1993, et où le produit a continué d’être utilisé jusqu’en 2002 de manière clandestine. Résultat : en Martinique, la plupart des sources d’eau sont polluées, de même que les fruits et légumes racines et certaines viandes.

Face au scandale qui se profile, Michel Barnier a martelé sur Europe 1 que l’agriculture locale était «dans un nouvel état d’esprit». Pour le ministre, il faut «gérer le passé», avec «rigueur» et «le souci de connaître la vérité». Et d’insister sur l’opportunité «de faire autrement» puisque «les bananeraies ont été détruites par le cyclone» en août dernier. «Au moment où l'on va replanter, on a l'occasion d'utiliser peu ou pas de pesticides», insiste le ministre de l’Agriculture.

source : le Figaro.fr avec AFP
------------------
A vos télévisions : Le MDRGF a été interpellé sur cette question par de nombreux journalistes et s'exprimera dans le JTde 13h00 ce lundi 17 09 07

Pour en savoir plus sur les pesticides aux Antilles lire le livre 'Pesticides, révélations sur un scandale français' (chapitre sur la Guadeloupe diso sur http://www.mdrgf.org...-documents.html



#36 verdeter

verdeter

Posté 17 septembre 2007 - 20:01

C'est peu être qu'il n'ya pas de preuves du lien de cause à effet, ..... car il n'y a pas eu d'études de faites. :D :)
Le lobby des pesticides est un des plus puissants en France, en Europe et dans le monde.
Si tu veux te renseigner: "A midi le 12 septembre 2007, les eurodéputé ont voté en commission ENVI le réglement concernant la mise sur le marché des pesticides." http://www.mdrgf.org...ion_europe.html
Tu as aussi PAN http://www.pan-belgi...ir/sommaire.htm
Mais vu ce qu'il a fallu batailler pour ne gagner que la suppression de la pub sur le round up, y a du boulot.

Au fait vous savez que la toxine Bt produite par le mais OGM Mon 810 n'a jamais été testée car il ya eu équivalence, en gros une plante transgénique est semblable à une autre plante normale, donc, c'est la même, donc pas de test. Et quand on vous dit, la toxine de bacillus thurengensis est la même que dans le mais Bt, c'est faux.
La bacterie employée en AB produit une pro toxine qui est transformée en toxine par une enzyme de l'estomac des larves de papillons alors que le Mon 810, et autres Bt produit directement la toxine :D qui tue tout .

Un petit exemple, histoire de rire ;) , le glyphosate ou plutot le round up desherban systématique et systématiquement utilisé, vous savez la pub du chien qui enterre son nonos http://www.pan-belgi..._innocent_1.htm

Modifié par verdeter, 17 septembre 2007 - 20:05 .


#37 _shivaya_

_shivaya_

Posté 22 septembre 2007 - 10:38

En parlant d'études...

Guerre du Golfe : la piste des pesticides

Le Figaro Magazine 22 09 07 par AZIZ ZEMOURI

La justice française, qui enquête sur les maladies de militaires envoyés dans le golfe Persique, s'intéresse aux travaux d'un médecin qui met en cause l'utilisation de produits toxiques.
Alors que des experts s'interrogent sur le rôle des pesticides dans le développement de certains cancers et d'affections nerveuses, en examinant particulièrement le cas de malades antillais, le fameux syndrome de la guerre du Golfe fait l'objet d'expertises comparables.

On se souvient que plusieurs années après l'opération «Tempête du désert» de 1991, des vétérans américains, anglais et français avaient demandé des comptes à leur hiérarchie en raison des multiples symptômes dont ils souffraient. Principalement en cause, leur exposition prolongée à la poussière d'uranium appauvri.

Jusqu'à présent, le ministère de la Défense française continue de douter que les maladies contractées - des cancers et des déficiences du système immunitaire - soient la conséquence de leur mission dans le golfe Persique en 1991. Dès 2004, pourtant, les autorités américaines, puis la justice britannique un an plus tard, avaient reconnu ces pathologies qui affectent leurs boys. Troubles cognitifs, de la mémoire ou de la concentration et troubles de l'humeur, maladies musculo-squelettiques (arthralgies, myalgies et raideurs articulaires), voire troubles neurotoxiques.

En France, le pôle santé du TGI de Paris, dirigé par la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy, instruit, depuis 2003, une quarantaine de plaintes recueillies parmi le millier de militaires victimes de troubles et ayant servi au sein de la division Daguet.

Alors que les auditions de la hiérarchie militaire se poursuivent, le pôle santé s'intéresse aux travaux du Dr Gérard Pello, qui étudie depuis douze ans les effets des pesticides sur le corps humain. En dehors des conséquences sur la santé de l'exposition des soldats aux rayons et aux inhalations d'uranium qui auraient pu déclencher un certain nombre de pathologies, le terrain des pesticides n'a été que peu défriché. Le rapport de l'Inserm de juillet 2004 évoque néanmoins «un consensus scientifique sur leurs effets toxiques aigus, en dépit d'une incertitude et des controverses sur les possibles effets à long terme des expositions prolongées à faible dose, surtout lorsque d'autres facteurs y sont associés (stress ou chaleur)».

Dès 1995, le Dr Gérard Pello, spécialisé en gériatrie, constate que ses patients, principalement des agriculteurs dans la force de l'âge, se plaignent de fatigue chronique, de douleurs musculaires ou de troubles de la mémoire. Les symptômes décrits sont les mêmes que ceux observés, selon lui, chez les vétérans du Golfe soumis eux aussi à des doses massives d'«organo-phosphorés», une des trois classes de pesticides. Il affirme aujourd'hui que l'usage des pesticides est à l'origine de l'altération du système nerveux d'un certain nombre de ces vétérans. «Leur système nerveux autonome, qui régule et coordonne les fonctions vitales de l'organisme, présente des anomalies», explicite le praticien. C'est en auscultant, à sa demande, un ancien de la division Daguet que le Dr Pello a pu faire le lien avec ses propres patients. Tous ont été en contact avec des pesticides.

Selon l'instruction judiciaire, l'épandage massif de produits nocifs durant les opérations de prépositionnement, en octobre 1990, avant l'offensive terrestre menée en janvier 1991, a déclenché l'intoxication quasi immédiate d'une centaine de soldats. Dans le cadre du dossier judiciaire, la piste des pesticides est évoquée parmi d'autres. «Pour déterminer la validité de mon hypothèse, il faudrait utiliser un marqueur de la maladie : c'est grâce au dosage des enzymes qu'on saura si les vétérans de la guerre du Golfe ont bien contracté leurs maladies au contact des organo-phosphorés.» Cela n'a rien de révolutionnaire en soi, c'est exactement le protocole utilisé pour déterminer par exemple une anémie : il faut réaliser le dosage des globules rouges.

Une étude américaine parue en mai 2007, citée par l'agence Science-Presse, a d'ores et déjà établi un lien entre les pesticides et le syndrome de la guerre du Golfe : «Des chercheurs de l'université de Boston ont examiné le cerveau de 36 vétérans, dont la moitié se plaignaient d'au moins six symptômes différents parmi les suivants : fatigue, céphalées, douleurs articulaires, nausées, pertes de mémoire et démangeaisons. L'examen radiologique du cerveau des vétérans souffrant de nombreux symptômes révéla aux scientifiques que leur cortex cérébral (leur matière grise) était réduit de 5% comparativement à celui des autres. Leur habileté à répondre à des tests d'apprentissage et de mémoire était aussi inférieure par rapport aux sujets sains.» La neurologue Roberta White, qui a dirigé l'équipe de chercheurs, a indiqué que ces phénomènes pourraient être reliés «à l'exposition à des substances dangereuses durant la première guerre du Golfe». Aux Etats-Unis, la recherche continue, alors qu'en France c'est la justice qui mène l'enquête.

:)

#38 ghân-buri-ghân

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Posté 25 aot 2010 - 22:46

Une étude scientifique argentine montre que les herbicides à base de glyphosate (catégorie à laquelle appartient le fameux Round Up) ont des effets tératogènes sur les vertébrés.
Alertés par des rapports sur des cas de malformations de nouveaux nés (malformations neurales et craniofaciales) dans des régions où des herbicides à base de glyphosate sont largement utilisés sur des cultures OGM, les scientifiques argentins ont décidés d’évaluer les effets de faibles doses de glyphosate sur le développement en étudiant des embryons de vertébrés.
Pour ce faire, ils ont étudiés les effets de dilution à 1/5000 d’herbicide à base de glyphosate sur des larves de grenouille Xenopus laevis. Les résultats de cette étude sont publiés dans la dernière livraison de la très sérieuse revue scientifique Chemical Research in Toxicology.
Résultats : les embryons traités étaient hautement anormaux, avec des altérations marquées du développement céphalique et de la crête neurale.
Pour vérifier si de tels effets avaient lieu avec d’autres vertébrés que des amphibiens, les chercheurs ont ensuite réalisé une manipulation similaire avec des embryons de poulets. Là aussi les résultats étaient similaires, avec notamment une réduction des vésicules optiques et une microcéphalie.
De plus les chercheurs pointent le mode d’action supposé de ces herbicides responsables de ces malformations : les herbicides à base de glyphosate augmenteraient l’activité de l’acide rétinoïque endogène. Cette activité serait causée par le glyphosate lui-même et non par les adjuvants selon les scientifiques argentins.
Enfin, à la lumière de ces découvertes sur la morphogénèse de ces concentrations faibles d’herbicides à base de glyphosate , les chercheurs s’alarment des cas de malformations cliniquement constatés chez des enfants dans des régions où la population est exposée à ces herbicides dans les champs où ils sont utilisés sur des cultures d’OGM tolérants au glyphosate.
« Cette nouvelle étude nous montre que l’utilisation d’énormes quantités d’herbicides à base de glyphosate notamment sur les cultures d’OGM là où elles sont permises, mais aussi dans d’autres domaines de l’agriculture ou même chez les particuliers, est irresponsable. A la lumière des résultats de cette étude nous demandons l’application du principe de précaution et le retrait de l’homologation de ces herbicides à base de glyphosate du marché français et européen, dans une logique de prévention des malformations congénitales dans les populations exposées » précise François Veillerette, porte parole du MDRGF.

Lire l’article original en anglais :
Glyphosate-Based Herbicides Produce Teratogenic Effects on Vertebrates by Impairing Retinoic Acid Signaling. Alejandra Paganelli, Victoria Gnazzo, Helena Acosta, Silvia L. Lopez, and Andres E. Carrasco. Chem. Res. Toxicol , online August 9, 2010

#39 flanar l'ancien

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Posté 12 aot 2011 - 21:56


Controverse autour d'un nouveau mode moins polluant de culture des légumes
Les autorités françaises veulent interdire l’emploi de produits naturels pour traiter les salades, radis ou concombres alors qu'ils sont plus efficaces et moins polluants.




Colère de producteurs de légumes: les autorités veulent leur interdire l’emploi de produits naturels pour traiter leurs salades, radis ou concombres, en lieu et place de substances phytosanitaires chimiques plus polluantes.

«Avec ces produits, je n’ai plus de problèmes de mildiou. Et voilà qu’on nous les interdit, à cause des complexités de la réglementation», déplore Denis Digel, qui produit quelque 600.000 salades par an à Sélestat, dans le centre de l’Alsace.

Pendant des années, le maraîcher protégeait ses salades à l’aide de produits chimiques, qu’il appliquait à trois reprises. Depuis deux ans, il se contente d’une seule pulvérisation de Sémafort, un produit dit «phyto-stimulant», à base d’algues, d’extraits végétaux et de phosphites. La substance, fabriquée en Allemagne, est censée renforcer les défenses naturelles de la plante.

«C’est trois fois moins cher à l’hectare, et nettement plus efficace. Les rendements sont supérieurs. Et en plus, cela permet de réduire l’impact négatif sur la nature», énumère-t-il. Il souligne que le gouvernement a justement demandé aux agriculteurs, dans le cadre du Grenelle de l’environnement, de diviser par deux d’ici 2018 leur consommation de produits phytosanitaires.

En France, ces produits alternatifs - dont le Sémafort - sont encore peu répandus, sauf dans l’Est où un regroupement de 460 producteurs les teste avec succès depuis 2007 au sein d’une «station d’expérimentation» dénommée «Planète légumes», soutenue par la Chambre d’agriculture d’Alsace.

Procédure longue et coûteuse Or, le ministère de l’Agriculture a adressé en juin aux producteurs concernés une mise en garde sur l’emploi des phosphites. Il souligne que les produits contenant ces substances ne peuvent être commercialisés qu’en tant que «produits phytopharmaceutiques». S’ils le sont en tant qu’engrais - c’est le cas du Sémafort -, ils doivent être «retirés du marché sans délai».


Les phosphites de la discorde
«Nous n’avons aucune opposition de fond à l’usage des phosphites, qui sont d’ailleurs autorisées au niveau européen. Simplement, tout produit à base de phosphite ne peut être commercialisé que s’il a obtenu une autorisation de mise sur le marché» (AMM), précise à l’AFP un expert du ministère.

Or obtenir une AMM, en France, relève d’une procédure longue et coûteuse, souvent hors de portée des petites ou moyennes entreprises qui commercialisent les phyto-stimulants. «Pour le Sémafort, cela coûterait quatre millions d’euros, c’est hors de portée de son fabricant», calcule Fabien Digel, directeur de «Planète légumes» et frère du producteur de Sélestat.

Les maraîchers réunis au sein de «Planète légumes» sont d’autant plus en colère que leurs voisins et concurrents allemands vendent en toute légalité en France des légumes traités aux phosphites: outre-Rhin, ces produits sont homologués pour une somme modique. Et ils ne le sont ni en tant que phytosanitaire, ni en tant qu’engrais, mais bien en tant que «phyto-stimulants».

L’ancien ministre et actuel député (UMP) du Bas-Rhin François Loos a pris fait et cause pour les maraîchers, et a écrit au ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire pour lui demander de les rencontrer.

«Je pense qu’il y a une campagne en France pour empêcher l’arrivée de ces produits sur le marché», dit à l’AFP M. Loos. «Je ne sais pas si c’est un lobby, mais en tout cas je demande au ministre d’avancer».




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#40 Noëlmh

Noëlmh
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Posté 13 aot 2011 - 12:59

j'ai vu aussi, c'est dans la lignée du purin d'ortie.

juste une anecdote. Nous cherchions une remorque pour utiliser comme estrade lors d'une fête. Refus de l'agriculteur, à cause des risques, s'il arrive quelque chose.
S'il pouvait penser comme moi : refus des pesticides, à cause des risques, s'il arrive quelque chose... (majorés dans ce cas)

je n'ai pas encore osé le lui dire mais ça viendra.
Pourquoi sont-ce toujours les agriculteurs bio et les personnes qui vivent sainement qui doivent faire des efforts et subir cet empoisonnement de masse.