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Pesticides


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287 réponses à ce sujet

#41 Calypso

Calypso
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Posté 26 novembre 2011 - 21:06

un film sympa à voire-- "La belle Verte"(96)-->quelque part dans l'univers existe une planeèe dont les habitants évolués et heureux vivent en parfaite harmonie. De temps en temps quelques-uns d'entre eux partent en excursion sur d'autres planètes. Curieusement, depuis deux cents ans plus personne ne veut aller sur la planète Terre. Or un jour, pour des raisons personnelles, une jeune femme décide de se porter volontaire. Et c'est ainsi que les Terriens la voient atterrir en plein Paris.
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#42 flanar l'ancien

flanar l'ancien

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    Éventuellement, on en discute.

Posté 01 dcembre 2011 - 20:38

Chlordécone, le poison autorisé

Le Point.fr - Publié le 01/12/2011 à 18:21 - Modifié le 01/12/2011 à 18:22

Scandale. Les planteurs ont obtenu des dérogations pour utiliser ce pesticide interdit.

Les Guadeloupéens n'en finissent pas de découvrir l'ampleur des dégâts : de l'eau de source jusqu'à la patate douce, des crustacés aux bovins, le chlordécone s'est introduit dans leurs assiettes et leurs organismes. En juin 2011, le groupe régional d'études sur les produits sanitaires révélait que de nouvelles espèces de poissons, du gibier et 8 % des carcasses de bovins étaient contaminés par le pesticide. Un polluant organique persistant, extrêmement rémanent dans l'environnement et très toxique. "Nous sommes les victimes de l'incurie des pouvoirs publics, s'emporte Harry Durimel, avocat et conseiller général des Verts. On nous empoisonne depuis longtemps."

Depuis 1972 ! Les États-Unis ont interdit le chlordécone dès 1976. L'OMS avait déclaré le pesticide " possiblement cancérogène pour l'homme et perturbateur endocrinien " en 1979. Mais voilà : après les cyclones Allen et David qui sont passés sur les bananeraies des Antilles, les planteurs ont réclamé du chlordécone pour lutter contre le charançon. En 1981, le ministère de l'Agriculture acceptait de le remettre sur le marché et la société Laurent de Laguarigue, grosse plantation béké martiniquaise, rachetait le brevet aux États-Unis. Finalement, à la suite de nouvelles études alarmantes, la France interdisait le pesticide en 1990. Les planteurs obtiendront pourtant encore deux dérogations pour pouvoir écouler leurs stocks.

La suite de l'article : http://www.lepoint.f...-1402828_23.php (C'est pas de gaieté de coeur que je renvoie vers ce catalogue publicitaire se revendiquant comme un magazine d'info, mais on est sur OPLF et donc on ne confond pas contenu et contenant)


#43 _strychnine_

_strychnine_

Posté 02 juillet 2012 - 14:21

Du marché noir dans l'agriculture! Les pesticides interdits à prix bradés envahissent les campagnes! http://www.neo-plane...cides-illegaux/






Les pesticides illégaux envahissent nos cultures

La France est victime d’un nouveau genre de trafic : celui des pesticides ! Un business juteux bien rodé dont les agriculteurs ne soupçonnent par toujours l’existence.


La France championne d’Europe… dans l’utilisation de produits phytosanitaires ! Pas étonnant donc qu’elle soit le lieu idéal d’installation d’un trafic de pesticides, un business criminel estimé entre 100 et 200 milliards par an. Les agriculteurs seraient attirés par des prix alléchants (5 à 10% moins chers), sans systématiquement connaitre la provenance et des caractéristiques des produits.

Dans l’Hexagone, le taux de pesticides illégaux est estimé entre 5% et 10% du marché européen, mais Jean-Charles Bocquet, directeur général de l’UIPP (Union des industries de la protection des plantes), explique au Parisien que « dans certaines régions comme le Sud-Est, le taux de fraude peut atteindre 20 à 25% ! Ce phénomène touche les cultures maraîchères, l’arboriculture et les vignes. »

Des risques sanitaires et écologiques

Les composés toxiques comme le métolachlore (désherbant), la simazine (herbicide), et autres oxadixyl (insecticide), sont de véritables poisons pour l’environnement, les cultures, et le consommateur. L’Agence de l’eau Rhône-Méditerranée et Corse a ainsi établi dans son rapport sur la qualité des eaux que 60% des rivières et 45% des nappes phréatiques du quart sud-est de la France sont polluées par 6 pesticides interdits depuis 2003 !

Comme souvent, c’est par manque de réelle sanction pénale que ces trafics se développent. La contrefaçon n’est punie que de 3 ans d’emprisonnement et de 300 000 € d’amende, alors que, parallèlement, l’Oclaesp* a récemment saisir 80 tonnes de pesticides non homologués d’une valeur marchande de 3 millions d’euros.


* Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique



#44 Tis

Tis

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Posté 24 janvier 2013 - 21:16

Comment les forêts du Plateau servent de terrain d’expérimentation pour un pesticide non homologué

 

Le n°41 d’IPNS (décembre 2012) révèle comment le Plateau de Millevaches a servi depuis 2007 de terrain d’expérimentation pour un pesticide forestier, le Suxon Forest, à ce jour toujours pas homologué.

Ce pesticide, utilisé à la plantation (les granulés sont déposés dans les trous de plantation), sert à lutter contre l’hylobe, un charançon causant des dégâts importants sur les plantations de résineux, et dont le développement est directement lié à la gestion en coupes rases et à la succession de résineux sur les parcelles. Cette pratique est confirmée par le témoignage d’un planteur du Plateau. Ce produit contient la même matière active que le Gaucho, incriminé dans la mortalité des abeilles. Les impacts écologiques de ce produit, notamment sur les milieux aquatiques, sont très importants.

Ceci montre que l’industrialisation de la production de bois ne peut se faire, à l’instar de l’agriculture, que grâce à des « béquilles technologiques ». Et que la ligniculture est une activité dont l’impact sur les milieux est dans certains cas bien plus dommageable que connu des habitants.

 

http://www.naturesur...teau.com/?p=123



#45 _strychnine_

_strychnine_

Posté 26 mars 2013 - 09:48

Semaine pour les alternatives aux pesticides http://www.semaine-s...pesticides.com/

Il y a une carte des évènements sur le site, les initiatives diverses, des informations...



#46 FLOYD

FLOYD

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Posté 26 mars 2013 - 16:28

D'année en année cette initiative, sensibilise les citoyens-consommateurs qui peuvent ainsi aller dans les petites fermes et les amap s'enquérir des progrès dans l'utilisation des alternatives.

On posera utilement la question du cuivre et de la roténone, voire du BT, qui sont à compter au nombre des pesticides.

Concernant les molécules à effet éliciteur, on devrait les voir mises en avant tout comme les pièges à phéromones.
L'occasion également de voir les herses étrilles anti-dicot et les rouleaux faca en grandes cultures.

Bonnes visites!

#47 _Philbill_

_Philbill_

Posté 24 avril 2013 - 10:09

Encore un exemple de la puissance de l'argent, d'une part, et de la complicité des pouvoirs publics...

Ces gens sont des criminels couverts par l'administration!

 

Pesticides : une gestion inacceptable de dizaines d’Autorisations de Mise sur le Marché (AMM) des pesticides … preuves à l’appui !

 

 

pestos086-300x200.jpg

 

 

Générations Futures dénonce, sur la base de données tangibles, des irrégularités graves qui  ont permis le maintien au marché de plus de 40 pesticides dangereux qui devraient être interdits ou avoir des usages restreints ! Notre association va déposer plainte pour mise en danger de la vie d’autrui, elle demandera au ministère de l’Agriculture le retrait des AMM problématique et fera un recours pour carence fautive de l’Etat.

Rappel des faits. Générations Futures a reçu récemment copie d’une lettre de l’ANSES signée par son Directeur, Monsieur Marc Mortureux, adressée à la Direction Générale de l’Alimentation, à l’attention de Monsieur Patrick Dehaumont, Directeur de ce service du Ministère de l’Agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt. Dans cette lettre, datée du 27 aout 2012,  le Directeur de l’ANSES, réitère à l’attention de la DGAL certaines remarques déjà faites dans un précédent courrier envoyé en 2009 et attire particulièrement l’attention de la DGAL sur certaines « anomalies » concernant un grand nombre  d’Autorisations de mise sur le marché (AMM) de pesticides (la liste présentée n’étant pas exhaustive).

Des irrégularités graves ! Après une vérification minutieuse des éléments contenus dans les tableaux annexés au courrier, nous remarquons, et ce pour de nombreux pesticides, que  la DGAL (1) a très rarement tenu compte des remarques faites par l’ANSES et notamment de ses avis défavorables ou favorables sous conditions concernant de nombreux pesticides(2).  Autrement dit : de très nombreux pesticides, ou usages de pesticides, restent autorisés alors qu’ils devraient, selon l’ANSES même, être interdits car non conformes aux exigences de la législation en vigueur !

Questions ? A la vue de tous ces éléments, et sans préjuger des conclusions de la Commission d’enquête parlementaire demandée, notre association attend naturellement des clarifications de la part du  Ministère de l’Agriculture en charge des décisions d’AMM des pesticides et lui pose les questions suivantes :

  • Pourquoi la DGAL maintient des AMM pour des produits pesticides ayant obtenus un avis défavorable de l’ANSES ?
  • De même, pourquoi la DGAL maintient-elle des AMMM sans modification alors que de nouveaux avis de l’ANSES ont été rendus ?
  • Pourquoi la DGAL met-elle autant de temps à répondre aux questionnements majeurs soulevés par l’ANSES, voire ne donne aucune réponse ?

« Face à cette situation scandaleuse, nous exhortons le Ministre à prendre les mesures qui s’imposent à savoir : la suspension ou le retrait immédiat de toute AMM pour laquelle une irrégularité ou une non-conformité, la publication  intégrale de l’état des situations de non-conformité avec les exigences légales, la  mise en place urgente d’une commission d’enquête parlementaire sur ce sujet précis des AMM de pesticides. De même, nous demandons que les futures décisions soient données non plus uniquement par la ministre de l’Agriculture mais également par celui de l’Environnement et de la santé.» déclare F. Veillerette, porte-parole de Générations Futures.  « Il est temps aujourd’hui de faire la transparence sur la gestion de ce dossier des AMM. Il en va de la protection des citoyens, des consommateurs, des agriculteurs et de notre environnement. Dans l’attente de mesures concrètes, notre association a décidé de porter plainte contre X pour mise en danger de la vie d’autrui. D’autre recours seront aussi déposés pour carence fautive de l’Etat ainsi que des demandes de retraits d’AMM ». conclut-il.

 

Source: http://www.generatio...ptable-des-amm/


Modifié par Philbill, 24 avril 2013 - 10:10 .


#48 davidvincent

davidvincent
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Posté 28 avril 2013 - 23:13

Combien pèsent vos choux?

Trois kilos? Une misère!

Avec Don Carmen ils pèseraient jusqu'à 45 kgs!

 

Des légumes géants et sains.... - Art de Vivre Sain



#49 ambre

ambre

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Posté 29 avril 2013 - 05:42

Suite du post de Philphil;

l'ONG Générations futures porte plainte pour "mise en danger de la vie d'autrui"

 

http://www.sudouest....036066-4720.php



#50 _strychnine_

_strychnine_

Posté 15 novembre 2013 - 21:09

Désastre écologique en Bretagne http://www.informact...ronnement-santé

 

 

Un champ de salades, un pesticide ultra puissant, un agriculteur imprudent, des pluies un peu fortes. Il n’en fallait pas plus, ce 23 octobre dernier, pour éradiquer toute vie aquatique sur 12 kilomètres d’un cours d’eau du Finistère, près de Roscoff. Une affaire qui remet en lumière le rôle néfaste des pesticides : en France, 96% des rivières contiennent ces produits chimiques.

 
Cela pourrait entrer dans le livre des records : 130 tonnes de truites décimées en un petit quart d’heure, dans une pisciculture bretonne. L’hécatombe a permis de détecter une nouvelle catastrophe écologique, le 23 octobre dernier. Le cours d’eau Le Guillec, dans le Finistère, près de Roscoff, a été pollué sur plus de 12 kilomètres. Tous les poissons d’eau douce sont morts, jusqu’à l’estuaire. En cause : le traitement d’une parcelle agricole, où poussent des salades, par un produit chimique, le Trimaton extra (il porte bien son nom...), à proximité de cette rivière du Haut-Léon. Que s’est-il passé ? A priori pas de surdosage dans l’utilisation du pesticide par l’agriculteur. Mais les fortes pluies qui ont suivi l’épandage du produit phytosanitaire semblent avoir aggravé la situation. L’association Eau & Rivières de Bretagne et trois communes voisines ont décidé de porter plainte pour éviter que cette affaire ne soit classée sans suite.
 
« Cette pollution n’est pas une fatalité. Elle est le résultat de pratiques imprudentes dans l’utilisation de produits chimiques extrêmement dangereux pour l’eau, pour les sols, et pour tous les organismes vivants », s’indigne Eau et rivières. « Au-delà de la négligence de l’agriculteur qui n’a pas pris garde à la météo, ce n’est pas possible qu’on puisse homologuer un produit, si la moindre pluie provoque ce genre de situation », ajoute Arnaud Clugery, délégué départemental de l’association. L’utilisation du pesticide demande d’inonder auparavant le terrain sur une profondeur de 10 cm, avec un système de drains qui a, dans ce cas, été installé dans le sens de la pente. « On ajoute un facteur de danger : le sol est en condition d’érosion maximum avant l’épandage du pesticide. »
 
Un pesticide reconnu comme cancérigène
 
Le collectif « Les amis du Guillec et de la baie de Sieck » a lancé une pétition : « Au delà de la pollution du Guillec, arrêtons la stérilisation des sols !!! ». Objectif : relancer le débat sur l’interdiction des pesticides. Pour le collectif, les finalités du traitement de cette parcelle agricole sont inquiétantes, puisqu’il s’agit de stériliser totalement le sol sur une épaisseur de quelques dizaines de centimètres, « afin qu’il n’y ait plus aucune mauvaise herbe, plus aucun insecte, plus aucun champignon, plus aucun ver de terre qui vienne nuire à la production ». Et cela avant semer de la mâche. Le collectif s’insurge contre ce type de méthode, de plus en plus utilisée, où l’on détruit toute vie du sol, « ce dernier ne servant plus que de substrat inerte. »
 
Le pesticide en cause, le Trimaton extra, est commercialisé par la société Cerexagri, vendue en 2007 par Arkema - ancienne filiale de Total - à l’entreprise indienne United Phosphorus Limited (UPL), un des plus gros producteurs indiens de produits phytosanitaires. Fongicides, insecticides, herbicides sont notamment produits sur quatre sites français [1]. Le Trimaton extra contient du dimethyl dithiocarbamate de sodium (ou Metam sodium). C’est l’un des pesticides les plus utilisés aux États-Unis (25.000 tonnes par an). Pourtant la substance active fait partie de la liste des cancérigènes « probables » recensés par l’Agence de protection de l’environnement (EPA) états-unienne.
 
Un produit néfaste pour l’environnement aquatique
 
L’État de Californie va plus loin et considère le metam sodium comme toxique d’un point de vue du développement. Le produit est également inscrit sur la liste des cancérigènes avérés, « California Prop 65 Known Carcinogens », et sur celle des « perturbateurs de la reproduction ». L’inscription sur cette liste par l’Agence de protection environnementale de Californie est « basée sur une identification formelle par les autorités publiques que la substance chimique entraîne une toxicité reproductive ».
 
Côté français, les choses sont moins claires : le site Agritox de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) fait état d’un « effet cancérigène suspecté » et de « preuves insuffisantes chez l’homme ».

Le produit est cependant considéré comme « dangereux pour l’environnement », « très toxique pour les organismes aquatiques », et pouvant « entrainer des effets néfastes à long terme pour l’environnement aquatique »…
 
Des cancers au bout d’un mois d’exposition
 
Les études de toxicité sont inquiétantes. Sur le développement des lapins par exemple : à forte dose, la substance chimique provoque des malformations congénitales - méningocèle (malformation congénitale avec absence de fermeture de la colonne vertébrale) et anophtalmie (absence d’un ou des deux yeux à la naissance) - et une ossification incomplète. De quoi décourager toute envie de pêcher des poissons à proximité des zones d’épandage du pesticide ou de manger les productions végétales qui ont subi ce traitement.
 
L’agence de protection de l’environnement états-unienne précise qu’en raison de la volatilité du metam sodium dans l’air, « aucun résidu n’est attendu dans l’alimentation » ou dans l’eau. Dans les usages agricoles, le metam sodium devient un gaz volatile (le methyl isothycyanate, ou MITC) peu après son application. Ce gaz est considéré par l’EPA comme « extrêmement toxique pour les mammifères, les oiseaux, les invertébrés aquatiques et les poissons ». Unrapport du Bureau du programme des pesticides de l’EPA décrit le gaz MITC comme pouvant « migrer des champs vers des lieux où le public vit, travaille, joue ». Or une « métaplasie des tissus de l’appareil respiratoire, une lésion souvent associée au cancer, a été observée après seulement 28 jours d’exposition de rats au MITC ».
 
Des pesticides dans l’eau de pluie
 
D’après l’Institut français de l’environnement (IFEN), 96% des eaux de surface (rivières, étangs...) et 61% des eaux souterraines analysées en France contiennent des résidus de pesticides. Même les eaux de pluie sont touchées : des stations de mesure installées par l’INRA de Rennes ont révélé que presque tous les échantillons contenaient des pesticides. 60% d’entre eux dépassent même les 0,1µg/l, la Concentration maximale admissible (CMA) pour l’eau de distribution.
 
Ces mesures montrent une dispersion importante des pesticides dans les milieux aquatiques. Le désastre écologique du 23 octobre sur les bords du Guillec a permis de mesurer l’ampleur de la toxicité du pesticide concerné. Combien d’accidents de ce type ont lieu chaque année en France ? Et combien de pollutions invisibles mais tout aussi dangereuses sont provoquées par les pesticides ?
 
Agnès Rousseaux

 

Notes :

[1] Bassens (Gironde), Le Canet (Bouches-du-Rhône), Mourenx (Pyrénées-Atlantiques) et Vaas (Sarthe)

 

 

 

C'est un produit homologué, légal...

Ça me tue... :poing:  :gi:



#51 FLOYD

FLOYD

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Posté 15 novembre 2013 - 21:54

Sur le site e-phy donné en lien dans l'article, on apprend que la molécule incriminée est un fongicide doté en outre d'une efficacité contre les nématodes, petites bestioles microscopiques en forme de ver.
Cela fait généralement deux bonnes raisons pour un cultivateur de salades en climat "humide", de l'utiliser.

On ne va pas à nouveau lancer le menhir sur les habitants du far-ouest français, mais une fois encore on les voit s'enferrer dans un système qui les dépasse et ne leur permet plus de gérer en bon père de famille, ni leurs parcelles ni le territoire dont ils ont la charge.

Une mise en jachère pour une année aurait pu déjà réduire le stock de spores des maladies de la salade et éliminer largement les nématodes si tant est qu'ils étaient présents et gênants.
Mais voilà, une année à cultiver de la moutarde comme engrais vert cela ne paye pas l'annuité…

Peut-être l'enquête montrera que le cultivateur avait posé un diagnostic sérieux, après l'avoir conforté par des avis des techniciens et des ingénieurs des coopératives (il n'en manque pas…)
Après s'il a agit par routine, dans l'urgence d'une commande de mâches pour les fêtes de Noël, sur les conseils de son fournisseur de pesticides, alors là, oui on est pas près de sauver la planète.

Si vous avez un peu de temps pour ouvrir quelques pages du site gouvernemental e-phy, vous pourrez aussi voir le nombre de spécialités commerciales qui n'ont plus d'autorisation de mise sur le marché.
Cela veut dire, que les instances responsables retirent chaque année de nombreux pesticides de la liste des produits autorisés.

Un truc marrant; pour lutter contre les nématodes phytophages on connaît et on sait utiliser aujourd'hui d'autres nématodes "carnivores" qui croquent les premiers!
Par contre un bon coup de nématicides et tous crèvent. Si les nématodes phytophages reviennent en premier, ils ont le champ libre (c'est le cas de le dire) pour proliférer.

#52 trx

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Posté 16 novembre 2013 - 08:02

Pas d'autorisation de mise sur le marché avant d'avoir la certitude que le produit n'est pas néfaste pour la nature.

 

Avec cette façon de faire il y a qui auraient du souci à se faire pour la merde qu'ils vendent.


Modifié par trx, 16 novembre 2013 - 08:03 .


#53 FLOYD

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Posté 16 novembre 2013 - 13:40

Je comprends cette affirmation très tranchée. Questions: qui fait les tests et pendant combien de temps?

#54 Bruno72

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Posté 16 novembre 2013 - 13:45

Je comprends cette affirmation très tranchée. Questions: qui fait les tests et pendant combien de temps?

 

Arf, la réponse est énorme !!!



#55 trx

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Posté 16 novembre 2013 - 13:47

Ca ferait une bonne occasion de rendre les services de l'état utiles tiens, ça nous changerait : un service public par exemple mais attention :

 

- copinage avec les lobbys = prison ferme

- trafic d'influence = prison ferme



#56 FLOYD

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Posté 16 novembre 2013 - 13:57

Plus et mieux, mais un Etat fort.
Sans alourdir taxes et impôts bien entendu. ;)

Reste la moitié de la question; pendant combien de temps mener les tests pour être sûr à 100% ?

#57 Bruno72

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Posté 16 novembre 2013 - 17:14

Reste la moitié de la question; pendant combien de temps mener les tests pour être sûr à 100% ?

 

Tout dépend de l'étendue des tests, et c'est bien une grosse partie du problème aujourd'hui.

Dans tous les cas, il faut se mettre dans la tête que même si les tests se sont fait dans des dizaines de configurations possibles, il restera toujours des cas où le produit n'aura pas été testé. Il faut donc être capable d'intégrer des nouvelles données pendant le cycle de vie d'un produit et accepter de nouvelles limites en cours d'utilisation.



#58 trx

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Posté 16 novembre 2013 - 17:50

Je n'en sais pas suffisament sur la question pour dire combien de temps devraient durer ces tests. Si ça ne tenait qu'à moi ce serait la suppression pure et simple de tous les produits chimiques autres que le sulfate de cuivre et le souffre, qu'il faut déjà utiliser avec raison.

 

Autre chose : le problème de la PAC, à revoir entièrement.



#59 FLOYD

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Posté 16 novembre 2013 - 19:14

Tout dépend de l'étendue des tests, et c'est bien une grosse partie du problème aujourd'hui.
Dans tous les cas, il faut se mettre dans la tête que même si les tests se sont fait dans des dizaines de configurations possibles, il restera toujours des cas où le produit n'aura pas été testé. Il faut donc être capable d'intégrer des nouvelles données pendant le cycle de vie d'un produit et accepter de nouvelles limites en cours d'utilisation.

On peut toujours améliorer des procédures puisqu'elles existent, et veiller à ce qu'elles puissent être mises en œuvre. Par contre je ne sais pas s'il existe des instances où les citoyens et leurs assos sont présents.

#60 FLOYD

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Posté 16 novembre 2013 - 19:22

… Si ça ne tenait qu'à moi ce serait la suppression pure et simple de tous les produits chimiques autres que le sulfate de cuivre et le souffre, qu'il faut déjà utiliser avec raison.

Nous sommes d'accord là dessus.
Les spécialités à base de cuivre, sont soumises à des précautions de mise en œuvre très strictes.
Certains pays européens souhaitent l'interdiction du cuivre en tant que fongicide.

Du côté des bio, ils tiennent fortement à la bouillie bordelaise ou BB. Les Préparations Naturelles Peu Préoccupantes (PNPP), purins et autres, sont hélas d'un emploi moins facile et d'une efficacité parfois relative.