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Fruitiers: taille & conservation fruits


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45 réponses à ce sujet

#1 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 22 fvrier 2005 - 11:03

Edit : Topic renommé et déplacé pour élargir le sujet.


=====


 

 

DU FRUITIER et de la CONSERVATION DES FRUITS

Constitution du fruitier.

Le fruitier est ordinairement au rez-de-chaussée, voûté, garni d'armoires ou de tablettes placées à 25 ou à 30 centimètres l'une de l'autre, larges de 70 centimètres, avec une pente d'environ 5 centimètres en devant, pour mieux voir les fruits. La mousse du pied des arbres bien séchée au soleil et bien battue est ce qu'il y a de mieux pour poser les fruits, qui n'y prennent pas de mauvais goût, comme sur la paille, ou sur du sable qui s'imprègne d'humidité. On n'observe guère cette précaution que pour les poires de bon-chrétien d'hiver, qui se tachent toujours aux endroits qui portent sur le bois. Pour les autres, on les met sur des planches propres, mais toutes nues; quelques personnes mettent des feuilles de papier dessous et dessus pour préserver les fruits de toute humidité et de la poussière. Les poires et les pommes se posent sur l'oeil, la queue en haut; d'autres les mettent dans de grandes boîtes plates, ou dans des corbeilles couvertes et fermées, posées sur les planches et garnies de papier.

Une cave, quand elle est saine, c'est-à-dire sans humidité, est la meilleure serre qu'on puisse employer. Les gens de campagne conservent leurs fruits pendant tout l'hiver : ils les mettent sur de la paille, dans des tonneaux, des caisses ou des paniers, quelquefois même à terre, et bouchent les soupiraux pendant les fortes gelées.

Tout souterrain équivaut à une cave : le meilleur serait un caveau très sec, voûté, dont les murs seraient épais, à double porte, à l'abri du nord et du midi, et où il n'entrerait que le moins d'air possible. La situation dans une cour enfermée de bâtiments tout autour serait la plus favorable pour une fruiterie. Les pommes s'y conservent d'une année à l'autre, c'est-à-dire jusqu'aux nouvelles. Quelques personnes conseillent de donner de l'air à la fruiterie, toutes les fois que le temps est beau. Cette méthode n'est pas ce quil y a de plus sûr. En effet, on conserve des pommes des années entières, quelquefois même deux ans dans les caves et souterrains, où l'air, moins sec qu'au dehors, au lieu de pomper le suc des fruits, les entretient dans leur fraîcheur naturelle. Il suffit d'avoir la précaution de ne pas les approcher trop près les uns des autres, et de les ranger sur des tables couvertes d'une mousse fine et tendre qu'on a soin de battre au soleil à chaque nouveau remplacement; chaque pomme, placée à distance, s'enfonce doucement dans cette mousse qui se relève tout autour; en sorte que si la première vient à se gâter, elle n'attaque pas du moins sa voisine. Il n'est pas besoin de paille, de foin, ni de couverture de lit pour couvrir les fruits dans ces souterrains, comme dans les fruitiers ordinaires.

Si l'on est assez heureux pour avoir un caveau ou souterrain tel qu'il vient d'être décrit, on peut, sans y mettre de tablettes, ni revêtir les murs de planches, y placer une ou deux échelles doubles, suivant qu'il est plus ou moins spacieux.

On pose les planches bordées de lattes, d'un échelon à lautre, par étages, de sorte que la plus grande largeur des planches de chaque échelle se trouve en bas pour les fruits les plus communs et en plus grande quantité, et la moindre largeur en haut pour les fruits les plus délicats. Si ce sont des raisins par exemple, on les attache par grappes deux à deux avec un fil qu'on passe sur les échelons.

On peut, au lieu de planches, mettre, dans les ouvertures des échelles, d'autres petites échelles horizontales ou transversales, aux échelons desquelles on suspend les raisins : les fruits ne se touchent point, on peut circuler librement autour. On ôte les fruits à mesure qu'ils pourrissent, et on emporte ceux qui sont mûrs.

Les habitants des campagnes, qui ont quelquefois beaucoup de pommes, les conservent sur la paille dans des caves sèches, ou sur du regain dans les greniers de leurs chaumières, qui sont moins aérés et moins pénétrables au chaud et au froid que nos combles en tuiles ou en ardoises. Ils ont seulement la précaution, aux approches des fortes gelées, de les couvrir d'une bonne enveloppe de regain, qui n'a pas la même odeur que le foin; ils les laissent dans cet état jusqu'après les grandes gelées; ils les découvrent alors, et les changent de place afin d'ôter celles qui sont pourries. Au reste, toutes les pièces closes et bien exposées au soleil du midi pour l'hiver, et au nord pour l'été, peuvent servir de fruitier : mais comme c'est l'humidité ou l'impression de l'air qui gâtent les fruits, il faut avoir soin que celle qu'on consacre à cet objet soit sèche et admette le moins d'air possible. Elle doit être même armée de doubles portes qu'on garnit de peaux, afin d'intercepter l'air, l'humidité, et qu'on puisse fermer la première porte avant d'ouvrir la seconde. Il ne faut qu'une seule fenêtre pour donner du jour, avec de doubles châssis bien calfeutrés. On la boise, ou du moins on la planchéie, on met des planches tout autour et sur les tréteaux à plusieurs étages détachés des murs, ou des échelles doubles avec des planches; ou mieux encore on pratique des tiroirs ou des armoires autour de la boiserie.


La suite tout aussi passionnante tirée du manuscrit d'un curé de campagne lorrain (1861) : http://web.archive.o...cos.fr/gwquark/


Modifié par Tis, 13 mai 2014 - 13:22 .


#2 nomade

nomade

    Rongeur de frein, rongeur de chaîne, dormeur en réveil

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Posté 22 fvrier 2005 - 11:33

Allez zou, ça c'est un site qui va finir dans mes favoris, merci Tis :)

Pour les pommes je confirme que ça marche même en ville dans un grenier puisque ça a été fait une année chez moi (les pommes avaient tendance à se rider mais à se sucrer aussi).

#3 Raffa

Raffa

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Posté 22 fvrier 2005 - 11:37

Génial ce site/manuscrit !! Félicitation à GwQuark. Ce truc + le Larousse ménager de 1926 + les catalogues manufrance et on est bon pour l'autonomie :) !

Merci Tis

Modifié par Raffa, 22 fvrier 2005 - 11:37 .


#4 Tis

Tis

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Posté 22 fvrier 2005 - 11:54

Les pommes ridées ont en général été cueillies trop tôt, pas assez mûres, pour supporter le temps du stockage.

#5 nomade

nomade

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Posté 22 fvrier 2005 - 12:04

C'est vrai que (si mes souvenirs sont bons, ça remonte à loin quand même, facilement une quinzaine d'années), elles avaient été cueuillies "plus tot pour pas les avoir trop mures et les conserver mieux"

#6 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 22 fvrier 2005 - 13:39

En cherchant une photo de fruitier j'ai trouvé un dossier très détaillé sur les "murs à pêches" de Montreuil.
Je vous conseille en particulier l'historique de cette culture et la technique de construction des murs pour installer des espaliers.
http://mursapeches.w...toire-des-murs/

 

1477319219.jpg



#7 Johan de Dina

Johan de Dina
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Posté 22 fvrier 2005 - 15:11

Super génial.
Si tu en as d'autre dans le genre.....
Il y a de quoi faire une Encyclopédie des savoirs vernaculaires......
A les curés et les bonnes de curé du 19 ieme siécle beaucoup plus utile que les animateurs de radio ou de TV.
Tiens avant les années 1970; il y avait à la communale et au collége: "Economie domestique" pour les filles et "traveaux manuels " pour les garçons.
Je suis sûr qu'en fouillant dans les archives de vieux instits décédé dans les années 60; on doit retrouver des trésors.
Allez msieur, dame; on déballe, on déballe, on fouine.....

#8 laotzu75

laotzu75
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Posté 22 fvrier 2005 - 15:33

D'autres "recettes de grand-mere" sur ces sites :

http://trucsmame.chez.tiscali.fr/
http://lgrillot.club.fr/page14.html
http://membres.lycos.fr/vbrault/

Les vieux metiers :
http://metiers.free.fr/

les remedes d'antan
http://www.naturamedic.com/remedes.htm

#9 Tis

Tis

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Posté 22 fvrier 2005 - 16:53

Laotzu pourrais-tu nous expliquer plus précisément ce que tu as trouvé dans ces sites qui complète le sujet dont on parle, c'est à dire la conservation des fruits pendant l'hiver ?

#10 laotzu75

laotzu75
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Posté 22 fvrier 2005 - 17:11

Laotzu pourrais-tu nous expliquer plus précisément ce que tu as trouvé dans ces sites qui complète le sujet dont on parle, c'est à dire la conservation des fruits pendant l'hiver ?


Je répondais plus précisement au post de Johan

Super génial.
Si tu en as d'autre dans le genre.....
Il y a de quoi faire une Encyclopédie des savoirs vernaculaires......
A les curés et les bonnes de curé du 19 ieme siécle beaucoup plus utile que les animateurs de radio ou de TV.
Tiens avant les années 1970; il y avait à la communale et au collége: "Economie domestique" pour les filles et "traveaux manuels " pour les garçons.
Je suis sûr qu'en fouillant dans les archives de vieux instits décédé dans les années 60; on doit retrouver des trésors.
Allez msieur, dame; on déballe, on déballe, on fouine.....


Au sujet de ton post
http://perso.wanadoo...le/Legendre.htm

L’ŒUVRE DE L’ABBE LEGENDRE REMISE EN QUESTION !

Les Hénouvillais ne sont pas sans savoir que leur village compta un curé célèbre en la personne de l’abbé Legendre.

Né en 1590 au Vaudreuil, Antoine Legendre, aumônier du roi Louis XIII, contrôleur des jardins fruitiers de sa Majesté, fut en effet curé d'Hénouville de 1622 à 1659.

Il est connu pour avoir été le premier, au moins en Normandie, à indiquer la manière de cultiver les arbres fruitiers en espalier. C'est lui qui mis en vogue également la façon de greffer les poiriers sur les cognassiers. On sait également qu’il se lia d’amitié avec un des Corneille (cf. Hénouville Contact, n°24, janvier 1998).


Modifié par laotzu75, 22 fvrier 2005 - 17:15 .


#11 Tis

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Posté 23 fvrier 2005 - 10:51

Pour ceux qui souhaitent accéder à un ouvrage de référence passionnant, la BNF a mis en ligne le Traité de la taille des arbres fruitiers de Julien-Alexandre Hardy (éd. 1884) illustré de 140 dessins.
Je vous conseille en particulier le chapitre intitulé "de la récolte et de la conservation des fruits" (p. 372 à 384) qui explique comment cueillir les fruits pour les garder et décrit "le fruitier portatif de Mathieu de Dombasle" qui permet de conserver les fruits à l'abri des animaux et des courants d'air dans un espace restreint.

http://visualiseur.b...ca&O=NUMM-28683

PS: Laotzu, avant de déballer, je fouine et je potasse de nombreux sites (souvent pendant plusieurs heures) afin de ne vous transmettre que la substantifique moëlle.
Balancer n'importe où des liens trouvés en 5mn sur gougle me semble sans intérêt!

#12 Tis

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Posté 27 fvrier 2005 - 13:50

Le raisin de Noël ou chasselas de Thomery 

Le village de Thomery, en Seine et Marne, est situé sur le bord de la Seine à l'orée de la forêt de Fontainebleau.

L'origine de ce raisin nommé "chasselas" demeure énigmatique. Les spécialistes donnent des indications variées et signent ainsi leur désaccord sur la question. Les plants auraient été importés de Suisse en 1531 sous François 1er. Pour d'autres, les plants seraient  venus d'Asie et lui auraient été offerts... ou encore, ce raisin viendrait de la commune de Chasselas...

Une origine imprécise pour ce délicieux raisin de table qui a des origines lointaines, perdues dans le temps mais dont certains Anciens se souviennent et dont quelques Thomeryons veulent garder la tradition. Il suffit de se promener dans le village pour y découvrir encore les longs murs construits en pierre de pays d'une hauteur de 2m30 à 3 mètres. Les pierres venant d'une carrière voisine à Veneux les Sablons. Le faîtage du mur était recouvert de tuiles plates et rondes pour protéger le mur mais aussi servant à la pose de haut vent pour la protection du raisin et de la pluie.
L'exposition des murs permettaient à la vigne de recevoir le soleil du matin au soir et la chaleur emmagasinée pendant la jour par la pierre, était ainsi restituée pendant la nuit .

La Saint-Vincent, le 22 janvier, marque le début de l'année du vigneron.
Un dicton briard en dit long sur la pratique et la conservation du fameux chasselas de Thomery.
"s'il pleut à la Saint-Vincent, la grappe monte au sarment".

La célébrité du chasselas de Thomery était liée à sa conservation car l'on pouvait s'en procurer jusqu'en avril de l'année suivant sa cueillette. A l'origine, les grappes cueillies sans sarment étaient conservées, soit sur des claies garnies de fougères sèches ou de paille de seigle, soit suspendues à des cadres. Les raisins se fripaient par manque d'eau. En 1848, un nommé Monsieur Larpenteur, eut l'idée de plonger des sarments dans une coupe d'eau. Quelques mois plus tard, le raisin était toujours aussi frais. Après plusieurs recherches pour remplir des récipients en gré, en 1865, des bouteilles de verre dont la forme fut améliorée furent crées et la forme améliorée au fil du temps. Les résultats furent excellents. En 1877, Rose Charmeux prit un brevet sur le procédé de conservation. A noter qu'un vigneron ayant 5 hectares de vignes, utilisait 20 à 40 000 bouteilles placées dans des chambres dites à raisin.


Pour améliorer encore la conservation des grappes une astuce consiste à plonger dans la cire chaude l'extrémité du sarment qui ne sera pas plongée dans l'eau.

Cette méthode est d'ailleurs toujours employée aussi pour conserver les poires "Passe-Crassane".

Pour voir les photos : http://perso.wanadoo...s/chasselas.htm

#13 Tis

Tis

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Posté 28 fvrier 2005 - 09:56

Toujours sur la conservation du raisin en hiver à Thommery voici un article illustré passionnant de la revue Nature mise en ligne par le CNAM (eh oui encore !). Vous y trouverez tous les détails pour réussir à garder votre chasselas tout l'hiver. (p. 346 à 350)

http://cnum.cnam.fr/...350/100/536/0/0

#14 Tis

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    Curieuse palmée

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Posté 17 mars 2005 - 22:12

Un très beau dossier sur les "poiriers de façade dans le patrimoine rural vosgien" avec de très belles photos et des conseils judicieux à été mis en ligne par l'association des Croqueurs de pommes.
Ils ont recensé 449 poiriers sur 288 façades dans les 275 villages visités... Qui dit mieux ?

http://poirierdefacade.free.fr

#15 Tis

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Posté 01 novembre 2005 - 12:27


SOS

PETITS FRUITS rares et de plus en plus oubliés

Groseilles, Cassis, Groseilles à maquereaux, Fraises et Framboises.



Leur culture en Ile de France est ancienne, un des premiers auteurs ayant traité des ribes est  Claude-Antoine THORY (ouvrage paru en 1829 après sa mort). Culture à la fois décorative sous le règne de LOUIS XIV un peu comme notre actuel pyracantha, ils ornaient le potager du roy .Des qualités médicinales leur étaient attribuées enfin certaines variétés étaient utilisées comme condiment et en cuisine .Par exemple la rousse de CROISSY était vendue dans les estaminets du pont de NEUILLY au début du 19ème . A l'époque de Thory ce dernier en décrit une cinquantaine . De nombreuses variétés ont été créées en Ile de France à partir du milieu du 19ème .

Depuis longtemps les anglais étaient de grands amateurs de ces fruits et le sont restés à ce jour.

Au 20ème siècle, deux chercheurs vont étudier les ribes et essayer de les décrire et de les classer :

          JANCZEWSKI en 1903 puis en 1907 rédige à Genève une « Monographie du genre ribes » il y décrit 138 variétés puis 162 vers 1930

          L'allemand Louis MAURER en 1913 remet à jour un précédent ouvrage illustré constituant une véritable monographie du groseillier à maquereaux qu'il différencie par couleur (rouge, verte, jaune, blanche), il avoisine 150 variétés.

          EIVREINOFF décrit 210 variétés ( y compris étrangères ) en 1945.

Ces documents sont introuvables. Des articles sont parus sur la taille et sur la culture dans les annales de la Société Nationale d'Horticulture.

Il existe actuellement des collections, en Angleterre à BROAGDALE ( qui contrairement aux autres variétés n'a pas édité de catalogue descriptif ni d'index ) et à CORVALLIS aux USA (182 variétés y compris caseilles et botaniques ), où les variétés hexagonales sont peu représentées, en France une collection privée gérée par les frères LANTIN ( société Ribanjou 151 cassissiers, 57 groseilliers à maquereaux, 35 groseilliers, 20 non déterminés, 29 botaniques), cette dernière a été endommagée il y a quelques années par des conditions atmosphériques qui ont détruit plusieurs plants,.l'INRA d'ANGERS ( 108 cassissiers, 40 groseilliers ) et surtout la superbe collection du Conservatoire Botanique du Massif Central.

D'autres collections situées dans des pays nordiques sont également mentionnées (en attente d'informations complémentaires).

Le catalogue officiel des anciennes variétés de petits fruits autorisés à la commercialisation ne cite que 7 ribes qui ont été réinscrits en 1991 et 6 framboisiers en 1991 et 1994..

Si nous nous donnons comme limite les années 50 avant lesquelles nous considérons les variétés comme anciennes ( celles-ci font l'objet des descriptions de l'ouvrage de1945), je m'aperçois que le patrimoine français et donc francilien est en totale perdition et peut-être perdu à jamais pour bon nombre de variétés :

                        - Actuellement et à ma connaissance , il n'existe pas d'ouvrage permettant leur identification

                        - Les variétés mentionnées dans les ouvrages et catalogues de l'époque sont introuvables, cas des variétés signalées dans « Les plus beaux fruits  » de G. DELBARD, les ouvrages de VERCIER.

Cependant de nombreux jardins d'amateurs conservent, anonymes, des pieds isolés plantés depuis plus de 50 ans.

Il serait intéressant que les lecteurs disposant de plants déterminés ou anciens et anonymes ou disposant de documentations écrites ou orales se fassent connaître. L'objectif serait d'établir un inventaire des anciennes variétés existantes et un état des lieux des cultures et traditions liées à ces cultures et usages.

Ph. TRINIOLLES



http://perso.wanadoo...kakis/index.htm

Modifié par Tis, 12 mai 2014 - 18:27 .


#16 sni

sni
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Posté 15 octobre 2006 - 14:58

Edit : Débat rattaché au topic préexistant.


=====


bonjour,

Nous habitons dans le doubs vers Montbeliard (360 m d'altitude) sur des terrains argileux.
J'aimerais savoir quels arbres fruitiers sont succeptibles de pousser ?

Y'a-t-il quelqu'un qui sait comment tailler des rosiers pour l'hiver. ils ont été mis en terre au printemps et sont de petite taille.

Merci d'avance

#17 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 15 octobre 2006 - 17:35

Pour les arbres fruitiers, tu peux déjà voir avec tes voisins quels sont ceux qui poussent bien chez eux car il existe tant de microclimats qu'il est difficile de te répondre autre chose que des généralités.

Si tu souhaites planter des variétés anciennes tu peux contacter le groupe local des "Croqueurs de pommes" qui, malgré leurs nom, s'intéressent souvent à préserver toutes sortes de fruitiers : http://www.croqueurs-de-pommes.asso.fr


PS : Tu peux aussi te renseigner auprès d'Yves Boutet, le "jardinier philosophe" du jardin pédagogique de Roset Fluans (clos médiévaux avec légumes anciens, arbres fruitiers oubliés et plantes médicinales)

#18 juskiame

juskiame

Posté 15 octobre 2006 - 19:51

Salut,

Y'a-t-il quelqu'un qui sait comment tailler des rosiers pour l'hiver. ils ont été mis en terre au printemps et sont de petite taille.

je te conseille de les tailler à la fin de l'hiver voir au printemps apres les gelées. Quant à la taille, que celle ci corresponde à la varieté mais toujours en biseau à l'opposé de l'oeil.

#19 _mirza_

_mirza_

Posté 16 octobre 2006 - 09:22

Pour les fruitiers dans une terre argileuse: bien sûr que oui, en plus il paraît que les fruits et légumes qui y poussent ont plus de goût ! :euh: (moi je ne sais pas, j'ai toujours travaillé des terres argileuses...)

Pour la taille des rosiers ça me fait penser à un copain l'autre fois qui me racontait son expérience de la taille des vignes. Il devait aider le métayer de sa tante à faire l'exercice, et il ne l'avait jamais fait. Le métayer lui a dit: "Tu t'asseois devant la plante et tu l'observes. Là, tu sauras comment tailler." Ça a marché. :oops:

#20 sni

sni
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Posté 26 octobre 2006 - 19:35

merci à tous
je vous apporterai des fruits si ça marche !!!
slts