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Eau : techniques ancestrales


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76 réponses à ce sujet

#21 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 28 juin 2005 - 23:00

Bonne idée aussi ça! Tu n'as pas une photo de la tienne ?

Pour la question de Mag ce ne sont pas les enduits de chaux qui me préoccupent (on en avait déjà parlé là il y a quelques temps : http://www.onpeutlef...?showtopic=3591 ) mais de comprendre s'il s'agit réellement de puits en pierres sèches ou de citernes verticales.
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#22 Mag

Mag

    Jardinière d'UN possible...

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Posté 29 juin 2005 - 10:52

:love: Merci de vos réponses,
intéressant,
mais je me suis mal exprimée avec le mot "puit"
en fait il sagit de long, tas de pierre : +12 m environ en forme de meules de foin comme on faisait avant dans les champs, hauteur environ 2m, largeur environ 5 m,
(l'"environ" c'est que j'ai vu cela une fois il y a plus de 15 ans dans la région de Forcalquier, près d'un groupe de Bories et donc c'est de mémoire...)
le principe que l'on m'a expliqué, c'est :
la différence de température entre le jour et la nuit crée de la condensation au sein du tas de pierres, cette condensation descend se rassembler dans une petite rigole en pente légère, au ras de la terre sous le tas, elle sort à un bout du tas et c'est là que l'on récupère l'eau...
j'avais trouvé celà génial parcequ'effectivement le problème là bas c'est la sêcheresse.
Voili voilou :calin:

#23 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 29 juin 2005 - 12:14

Le principe des condenseurs de rosée étant farouchement combattus par certains "scientifiques", persuadés de détenir "LA" vérité, il est très difficile de trouver des renseignements fiables à ce sujet.
Un article de 2 auteurs du CEA donne quelques éléments de réponse, mais sont-ils objectifs ?
http://www.john-libb...2/C6/article.md

#24 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 03 juillet 2005 - 06:52

Mag tu peux regarder le site de l'association OPUR (Organisation Pour l'Utilisation de la Rosée) qui semble vraiment très complet sur ce sujet.
https://web.archive....fr/index_fr.htm


======
Edition : le débat ayant dévié vers les constructions en pierres sèches, les messages suivants ont été déplacés ici : http://www.onpeutlef...pic.php?p=52873


Modifié par Tis, 28 mai 2014 - 09:53 .


#25 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 10 juillet 2005 - 10:56

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Le Baobab, une citerne vivante

 

En botanique, l'espèce est rattachée à la famille des bombacacées. Son tronc énorme est unique dans le règne végétal, il est courant de l'observer avec un tronc aussi large que haut (10m). Certains dépassent ces dimensions, par exemple le baobab de Fissel, à l'est de Mbour, dont le tronc mesure 22,09 m de circonférence.
Le baobab jeune ressemble à une bouteille élancée avec quelques rameaux plantés dans le bouchon. L'arbre adulte présente un tronc fort et trapu, très souvent creux, ses branches sont tortueuses, généralement étalées.

Le baobab se rencontre en Afrique tropicale, spécialement dans les régions sub-humides et semi-arides au sud du Sahara. Il ne pousse pas en forêt tropicale humide. Le genre se rencontre en Australie et à Madagascar qui serait le berceau de l'arbre avec 7 espèces différentes recensées.
Il prospère avec des précipitations entre 250 et 1000 à 1500 mm, il n'a pas d'exigences particulières quant au sol, mais pousse apparemment mieux sur un substrat calcaire ou sur des sols profonds un peu humides. Il est fréquent près des habitations ou comme témoin d'anciens établissements, car il est semé et protégé par les populations. En Afrique orientale, il peut atteindre 1500 m d'altitude.

C'est une essence de lumière comme la plupart des espèces de ce type d'habitat [...]
Le tronc étant succulent, il a une grande résistance au feu et à la sécheresse.
Les graines, il y en a 2 à 3000 par kg, peuvent rester viables pendant des années. Si on veut les semer (plutôt en février-mars), il est au préalable recommandé de les faire cuire environ 5 à 7 mn ; dans la nature cette levée de dormance se fait dans le tube digestif des gros mammifères.

http://www.senegalai...gal/baobab.html
 

Aux Comores
Son tronc est utilisé comme citerne. L'intérieur du tronc est creusé à l'herminette puis on flamme l'intérieur de la cavité avec des feuilles de cocotier pour durcir et stériliser la paroi intérieure.

On obtient ainsi de la citerne d'une capacité de 500 à 800 litres dans laquelle l'eau de pluie, recueillie et guidée par des sillons le long des branches, se conserve fraîche et limpide. Tous les cinq ans on procède à un nettoyage complet de la citerne.


http://www.fao.org/d...6F/X6736F04.htm
 

Au Soudan, dans la savane arborée
Un jour dans le village de Ghubeish, un vieil homme nous à parler de ces arbres citernes dans lesquels ils stockaient de l'eau. Sans plus attendre, accompagnés des anciens du village, nous sommes partis dans la brousse à la recherche de spécimens creux et remplis d'eau.
      

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Mohammed nous présente l'arbre réserve d'eau. Par ce trou on remplit l'arbre avec de l'eau récupérée sur le sol pendant la saison des pluies (2000 L). Une porte dont on voit encore là une pièce sur la gauche, permettait de protéger l'eau des animaux.
Ali mime la récolte de l'eau. Il écope sur le sol à l'aide d'un récipient en Inox et rempli un bidon que Mohammed monte avec la corde.
 

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D'ailleurs celui-ci n'a pas été rempli cette année et un couple de chouette l'habite.*
 

161028012636515447.gif


Cet autre spécimen beaucoup plus gros (4000 L) est plein d'eau

 

http://www.hydrotour...tiatives_14.htm

* Il me semble que l'intérieur du tronc a ici été enduit d'une couche d'argile.

PS : Il ne s'agit bien sûr pas d'abîmer ces arbres qui sont en voie de disparition mais de profiter d'une de leur particularité naturelle. En effet, en vieillissant, les troncs des baobabs deviennent creux car le bois se décompose.
Il serait d'ailleurs intéressant d'essayer de savoir si les arbres utilisés comme citerne ne sont pas mieux protégés des dégradations, d'une part grâce au traitement du tronc qui le protège peut-être du pourrissement, à l'augmentation de l'humidité ambiante dont il profite sans doute, à la masse d'eau qui l'aide à lutter contre le déracinement par le vent, et enfin une éventuelle protection par les hommes qui ont intérêt à préserver ces arbres-citernes ?



#26 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 19 juillet 2005 - 22:58

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Les chicanes de l'aqueduc de Cumbe Mayo




Situé à près de 3500 m d'alt. près de Cajamarca, dans le Nord du Pérou, ce canal, parfois creusé en tunnel, est l'un des plus remarquables ouvrages d'art hydraulique précolombiens de l'aire andine. Il fut probablement construit pendant le 1er millénaire avant J.-C. Mis à jour par Ernesto de la Puente en 1937, Julio C. Tello entreprit la même année le dégagement et l'étude de ce site qui comprend également un sanctuaire et des abris rupestres ornés de pétroglyphes.
 

1477653326.jpg


L'acqueduc, dont la longueur (actuellement reconnue) atteint 9 km, est un canal creusé dans la roche volcanique (canteria ), mesurant entre 35 et 50 cm de large. Il recueillait les eaux de ruissellement du versant oriental de la Cordillière et les amenaient vers un réservoir situé au pied du Cerro Santa Apolonia, avant de servir à l'irrigation des terres arables du bassin de Cajamarca. Le travail de la pierre, comme le tracé, en est très élaboré : on y relève des grecques et des angles droits, sans doute destinés à ralentir la vitesse des eaux. Sur les parois, sont gravés de nombreux pétroglyphes dont on ignore la signification.

 

http://dduguay.club.fr/dico_incas.htm
 

 

1477653236.jpg
http://www.vagamundo...ina.php?id=1093



Cumbe Mayo ( qui signifie dans la langue Quechua "le bon fleuve")... site archéologique qui appartient à la culture de Caxamarca (XIème siècle av. JC), est la plus grande construction mégalithique en Amérique... Là existent une forteresse, des sanctuaires et des cavernes avec les gravures sur les rochers. Les canaux, exceptionnels, sont considérés comme l'expression maximum de la technologie hydraulique.

http://www.go2peru.c...sp?cod=19988111


1477653418.jpg 1477653465.jpg

 

1477653518.jpg
http://www.geocities...tas/Cumbe2.html



#27 _mirza_

_mirza_

Posté 20 juillet 2005 - 10:41

La brêche du Troncas



 

 

1441539135.jpg



Cet itinéraire débute à 250m du pas de Magnan, sur le plateau. Un chemin de terre part de la route D56c vers l'est en s'engageant dans la cuesta. La promenade s'achève, un kilomètre plus loin, à l'étang du Troncas et à la brêche du même nom. La caractéristique de cette brêche est qu'elle fût taillée par les templiers au moyen-âge.
 

Image disparue de l'hébergeur


Le chemin longe une zone occupée par des champs et qui ne fut autrefois qu'un marais. Cette partie du plateau est en effet un poljé, c'est-à-dire une cuvette entourée d'un relief qui empêche toute évacuation des eaux de pluie. La vue porte en permanence sur Sainte-Victoire, dont on voit ici le Baù des Vespres. Il règne une formidable intensité des couleurs avec le vert vif des champs, le rouge ocre de la terre, le bleu azur du ciel et le blanc des calcaires de Sainte-Victoire.
 

1441539433.jpg


L'étang du Troncas est alimenté par l'eau d'un système de drainage conçu par les Templiers. En effet, les Templiers prirent possession des lieux en 1146 et y bâtirent l'une des premières commanderies de l'ordre de Provence (*). Le plateau n'était alors qu'un immense marais que le templiers entamèrent d'assêcher afin d'en faire un terrain agricole. Des forêts du Devançon aux falaises de la barre rocheuse, les terres devenues arables servirent à la culture dont la production était destinée à alimenter les pélerins et les croisés partis en Terre Sainte.
 

1441539625.jpg


Le trop plein d'eau de l'étang est, après un bref parcours, évacué du haut de la falaise, créant une petite cascade haute de huit mètres. La brêche du Troncas, ainsi nommée, a été taillée de la main des Templiers au 12e siècle. L'eau rejoint l'Aigue Vive (Aigue signifiant eau en provençal), un rau qui s'écoule ensuite dans le cours de l'Arc.
 

Image disparue de l'hébergeur



Au fond de la brêche, l'eau déversée maintient une végétation dense, ainsi épargnée de la sêcheresse de l'été, malgré son exposition permanente aux rayons ardents du soleil.

 



Source: http://www.lemidi.co...CENGLE/TRONCAS/

Ce qui est dommage c'est qu'ils ne mettent pas de photo de la brèche à proprement parler, i.e. le passage qui fait à peu près 1m de large sur entre 3m et 5m de haut, creusé à la main dans la pierre, et qui va de l'étang au bord du plateau... bah je vais être obligée d'aller la prendre en photo alors! :)

(*) C'est là où j'habitais avant... (si si c'est vrai, mais moi j'étais pas dans la commanderie, j'étais dans la bergerie!)



#28 Tis

Tis

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Posté 02 novembre 2005 - 17:53

Les Puquios
 

 

Canal d'irrigation semi-souterrain, récupérant les eaux affleurant de la nappe phréatique pour irriguer les terres arides. Cet ingénieux système hydraulique fut inventé et mis au point par la culture côtière de Nazca, avant l'arrivée des incas.
 
 

1477654506.jpg



Les hommes de Nazca avaient creusé tout un réseau de canaux très profonds, parfois même souterrains pour amener les eaux dans des réservoirs lorsque les rivières de surfaces étaient asséchées. Certains de ces tunnels - forés entre 5 et 10 m de profondeur - étaient percés à intervalles réguliers de regards qui permettaient de s'y glisser pour effectuer des travaux de nettoyage. Ces ouvrages étaient maçonnés pour diminuer l'infiltration de l'eau : ils sont encore pour la plupart en service aujourd'hui et permirent à la population de Nazca d'être approvisionnée en eau potable lors du tremblement de terre de 1986, alors que le réseau de surface moderne était hors d'usage.

 

http://dduguay.club....ico_incas_P.htm

 

 

1477654675.jpg


Juste à l'extérieur de Nasca on peut visiter les puquios âgés de 1500 ans -- aqueducs souterrains, ici en vue aérienne -- qui ont permis à cette civilisation de survivre dans cette vallée, et continuent à le faire aujourd'hui. On peut accéder aux aqueducs  par des bouches d'air en spirale, ou des trous de reniflard. Les fermiers indigènes pensent que l'eau souterraine amenée par les aqueducs provient d'une montagne de sable appelée Cerro Blanco, mais également connue des fermiers de vallée de Nasca comme le "volcan de l'eau".

 

http://www.rutahsa.com/peru-04.html.
 

 

1477654730.jpg
http://www.go2peru.com/gal_nazca03.htm.

 

[Ces] puquios de la culture de Nasca sont  très importants. Dans le désert de la côte sèche de Nasca les précipitations sont très faibles, rendant l'irrigation pour des récoltes très difficile (...) Les habitants de Nasca ont trouvé une manière très innovatrice de brancher sur la source d'eaux souterraines avec des galeries de filtration appelées les puquios (Silverman et Proulx 2002). Un puquio est essentiellement un puits horizontal. "un fossé ouvert et/ou une galerie souterraine qui relie un point sur la surface avec de l'eau à fleur de terre" (Schreiber et Lancho 2003). La profondeur des puquios a été déterminée par la profondeur de l'eau de subsurface. Schreiber et Rojas ont trouvé la raison qui suggère que la construction initiale des puquios ait été faite pendant la période transitoire de Nasca ( 400 av. JC et 500 ap. JC) (Schreiber et Lancho 2003). Ceci se corrèle avec le moment où EL Niño était sur la côte du Pérou. Cet EL Niño a été suivi d'une sécheresse encore plus grande que le climat sec habituel. Ces puquios ont donné aux personnes de Nasca une ressource d'eau pour toute l'année pour les besoins domestiques et d'irrigation. C'est ainsi que les personnes de Nasca ont pu survivre et prospérer dans un environnement extrêmement aride. Avant cette construction, les gens utilisaient l'eau des vallées supérieures (Schreiber et Lancho 2003). Selon Katharina Schreiber il y a approximativement 36 puquios fonctionnant toujours dans les vallées de Nasca, de Taruga, et de Las Trancas.

http://www.plu.edu/~...kmga/page4.html.



#29 Muros

Muros

    Aquaticien passionné !

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Posté 20 dcembre 2005 - 21:29

hoo là...un sujet qui m'interpelle beaucoup, alors je me permet de vous interpeller aussi gentes dames (TIS et MAG) concernant ces fameux CONDENSEURS de rosée...!! ENFIN je trouve quelqu'un qui connait ce sujet... En effet j'ai parcouru le site d'OPUR , je les ai contacté à 3 reprises, mais je n'ai jamais eu de réponse de leur part et je n'ai jamais pu trouvé les coordonnées exactes de leur éventuel bureau de Bordeaux... J'ai trouvé un seul article sur condenseurs (assez bien mais trop court...) dans le mag. NEXUS N°25, à part ça je cherche désespérément, j'avais même abandonné...!
pour le lien du site des 2 personnes du CEA, je n'ai pas encore lu .
ALORS mes p'tites dames, SVP si vous avez des infos à me communiquer.... WAOUWWW c'est le moment c'est l'instant, ainsi je pourrai dire...... que ça vous fera une grosse bise à la nouvelle année !! >>> hélas vous êtes un peu loin pour que cela puisse se réaliser...sniff...mais bon..... :tss:
à part ça TIS ...chapeau bas madame !!! :calin: excellent travail documentaire et sujets rarement exploités... je vous salue et vous dis : merci, au revoir et RESPECT !!
salutations

#30 RogerDub

RogerDub

    BluesyRockFolkeux

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Posté 23 dcembre 2005 - 16:42

Pfff ! ce topic est une bible. Merci tjs et les autres.

Remarque pour le modérateur : ce serait possible d'éditer de façon que les cadres des quotes soient pluus réguliers : la lecture de cette encyclopédie en serait facilitée :-)

Roger

#31 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 14 mars 2006 - 16:08

Les jardins dogons

 

Sur le plateau Dogon il existe un riche héritage de techniques traditionnelles de conservation du sol et de l'eau.
Certaines de ces techniques sont très populaires mais d'autres sont moins employées de nos jours. Quelques unes sont même des innovations assez récentes. Ces systèmes ne sont pas parfaits et il y a un certain nombre d'améliorations qui pourraient être suggérées.
Mais il demeure que ces techniques sont remarquablement ingénieuses - quoique rarement étudiées par les gens qui donnent leur avis sur la préservation du Sahel. Il y a des leçons qui attendent d'être apprises sur le plateau Dogon.
La conservation du sol et de l'eau ont été par convention considérées comme necessitant une série de structures - construire des terrasses ou faire des digues de pierre par exemple - mises en place pour conserver une certaine surface de terre.
En fait une préservation efficace doit être beaucoup plus que cela. Face aux problèmes de la dégradation de la terre qu'il faut résoudre, il faut avoir une approche plus large et plus "globale". Ce type d'approche est quelque fois appelée la gestion d'utilisation du territoire d'un village.

 

Les petits bassins de terre sont prévus pour garder toute l'eau de pluie qui tombe, afin de permettre la conservation complète de l'eau et du sol dans le champ.
Ils sont faits dans les terrains où les sols sont relativement profonds.
La construction  des bassins a lieu pendant la saison sèche, et ils sont rehaussés plus tard quand les récoltes sont sarclées.
 

1477654789.gif


Ces bassins sont construits en forme de carrés dont les côtés mesurent entre un et deux mètres de longueur, dont les dimensions varient en fonction du terrain : les bassins sont plus grands sur une terre plate et plus petits sur un terrain en pente.
Chaque bassin est entouré par une petite butte de terre, d'environ 15 centimètres de hauteur, faite avec une houe.
Cette technique nécessite beaucoup de travail, mais aucune évaluation précise des besoins de main-d'oeuvre n'est disponible.

 

http://www.fao.org/d...1E/x5301e0b.htm
(Traduction perso de 2 petits extraits du livre "Looking after our land" de Will Critchley trouvé en anglais sur le site de la FAO)



#32 dridders

dridders

Posté 25 mars 2006 - 21:20

"À Chungungo, au Chili, petit village situé dans une des régions les plus arides du monde, l'eau est une denrée précieuse. Transportée par camion en provenance de puits éloignés, il a longtemps été normal de l'utiliser au compte-gouttes. D'un coût très élevé, l'eau, souvent contaminée, était responsable des piètres conditions hygiéniques, de la prolifération de maladies et de l'insuffisance de la production alimentaire. Aujourd'hui, grâce à une technique toute simple, on peut recueillir l'eau contenue dans le brouillard et fournir aux villageois deux ou trois fois plus d'eau qu'ils n'en utilisaient auparavant et ce, à meilleur marché. L'épais brouillard (camanchaca), qui s'étend presque en permanence le long de la côte du Chili et crée des nappes de brumes tenaces quand les vents dominants soufflent de la mer et franchissent les montagnes, rend possible le recours à cette technique."



1441543022.jpg

http://www.msc-smc.e.../armp/fog_f.cfm


Ahh les capteurs de brouillard !!!

Pas trés ancestral comme technique ,mais elle vallait bien un petit coup d'oeil :arf:

Application trés spécifique a une région donné bien sur .

Decidement ,ces humains, ils peuvent pas s'empecher d'etre ingénieux des fois .... :cogite: :cogite:



#33 Isis OUI

Isis OUI
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Posté 27 mars 2006 - 12:44

Bravo pour cette recherche documentaire.

J'ai pu voir d'ingénieux dispositifs à Petra, en plein désert jordanien, permettant de capter et irriguer les cultures, mais qui, hélas, ne sont plus actif (exepté chez un cafetier au placé qui arrose ainsi ces arbres).
Je n'ai pas grand chose en documentation excepté ce lien :
 

Pétra, la cité de l'eau

L'eau était partout présente à Pétra malgré un environnement semi-désertique. Les rares mais fortes pluies de l'automne et du printemps sont recueillies et acheminées par des canalisations vers des réservoirs chaque fois que la montagne a permis de tels aménagements. D'ailleurs, la plus haute falaise de Pétra s'appelle "Umm el Biyarah", ce qui signifie, en arabe, la "mère des citernes". La configuration physique de Pétra a facilité la tâche de ses habitants : le site constitue une cuvette où viennent s'accumuler les eaux de pluie tombées sur les montagnes environnantes. D'où la nécessité ancienne de maîtriser le cours du Wadi Musa pour éviter des inondations catastrophiques.

source
 


Les travaux qui ont été entrepris à différentes périodes sont considérables. Il traduise une réelle maîtrise technique et l'existence dune volonté durable d'installation. Selon Strabon, le mot "nabatéen" signifie spécialiste de l'eau, mais ces travaux hydrauliques étaient déjà pratiqués par les Edomites. Des canaux creusés dans la roche ou des conduites en terre cuite dirigent les eaux découlement vers des citernes. De toute taille, de toute forme, les bassins permettent l'irrigation de jardins. De véritables barrages barrent le fonds des petits wadis (Wadi es Siyagh, Wasi Abu Ullayqa, Wadi Farasa).

Le Wadi Musa lui-même, dont l'ancien lit correspond au Siq, est détourné par un barrage conduisant les eaux vers un tunnel : il contourne le massif de la Khubta pour venir alimenter un nymphée au coeur de la cité. Ce tunnel constitue en lui-même un très bel exemple de la qualité des aménagements accomplis par les Nabatéens : 88 mètres de long sur 6 mètres de haut creusés dans la roche.

source
 


Le Siq correspond à l'ancien lit du Wadi Moussa. C'est un canyon étroit, de quelques mètres de large (3 à 11 mètres), et profond, atteignant par endroit cent mètres de haut qui entaille cette muraille naturelle sur 1200 mètres avant de déboucher face au Khazneh. Cette véritable tranchée n'est pas dû uniquement à l'érosion du wadi. Au contraire, c'est principalement l'érosion éolienne qui a accentué une fracture orientée est-ouest dans une roche gréseuse particulièrement friable. Or à Pétra, les vents dominants sont orientés à l'ouest. C'est le choc des grains de sable, transportés par le vent, qui petit à petit a érodé les parois : phénomène dit de corrasion bien connu au Sahara.

Ce phénomène de corrasion constitue d'ailleurs une menace discrète mais irrévocable pour les monuments de Pétra : autrefois, une arcade marquait l'entrée du site, elle s'est depuis effondrée.
 

 1477654914.jpg
Pétra : dallage et canalisation dans le Siq.© Jean Savaton



Seule voie d'accès aisée pour les piétons et seule voie praticable pour les caravanes, le Siq a été entièrement dallé à l'époque romaine. De part et d'autre de la voie, à hauteur d'homme, d'étroites canalisations ont été creusées dans la paroi pour recueillir les eaux de ruissellement et les diriger vers des citernes.

 

source


;) isis


Edit : Suite à une rupture du lien initialement cité, ce message a été modifié selon les instructions d'Isis.



#34 Tis

Tis

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Posté 06 avril 2006 - 18:32

C'est vrai Dridders que c'est une technique intéressante ! :-D
Et elle a tout à fait sa place ici car elle est plus ancienne qu'on ne l'imagine habituellement :
 

 

Si la capture de l'eau du brouillard par des filets à nuages est une technologie récente, l'idée n'est pas nouvelle. Depuis longtemps, de nombreuses populations nomades d'Afrique, ainsi que des villageois andins, capturent l'eau en utilisant la végétation. La récolte de rosée ou de l'eau piégée par les forêts existait bien avant que les scientifiques ne se penchent sur la question.

Dans certains endroits, principalement en altitude, le captage des gouttes de brouillard par la végétation contribue même à alimenter les aquifères* souterrains, et ceci, en l'absence de précipitations. Dans les régions tropicales humides, on appelle ces zones "forêts de nuages", car le brouillard y est constitué de nuages qui se déplacent juste au-dessus du sol.

http://www.esj-lille.../js/js00/a4.htm
 


L'arbre-fontaine

L'île d'El Hierro, ou île de Fer, la plus petite des îles canariennes, fût longtemps considérée comme la terre la plus à l'ouest du monde avant la découverte des Amériques. L'histoire d'El Hierro a été déterminée par le manque d'eau et la sécheresse. La pluie fait défaut malgré la présence de nuages sur les zones de mi-pente de l'île. Les caractéristiques géologiques de l'île ajoutent une contrainte supplémentaire pour la gestion de la ressource en eau.

Avant les conquêtes espagnoles du XVème siècle se développait sur les hauts sommets volcaniques le Garoé[2], un arbre vu comme une affabulation à une époque où la religion s'attaquait aux mythes et aux superstitions. Selon la légende, l'eau du brouillard se condensait sur les feuilles du Garoé et coulait jusqu'aux racines. Elle était ensuite collectée et acheminée vers des citernes et garantissait la survie des Bimbaches (ou Guanches), peuple pré-ispanique envahi par la suite par les castillans.

 

1477655010.jpg



[...]Les plus anciennes descriptions du Garoé sont celles du gentilhomme normand Jean De Bethencourt : « Et au plus hault du pais sont arbres qui tousiours degoutent yaue belle et clere qui chiet en foces au près des arbres, la miller pour boire que len sauroit trouver. » (De Bethencourt, 1402).

Le dominicain Barthélemy De Las Casas, lors d'une escale sur la route des Amériques, confirme l'existence de cet arbre et des Herreños qui vivaient à proximité : « l'arbre saint, le Garoé [...] Il y a toujours au sommet de cet arbre un petit nuage et le Garoé laisse tomber des goutelettes d'eau que les hommes acheminent vers une modeste fontaine grâce à laquelle humains et animaux vivent pendant les périodes d'extrême sécheresse. ».


http://aphgreunion.f...alternative.htm



#35 Tis

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Posté 10 avril 2006 - 12:20

.

le shadouf




En Egypte, depuis la préhistoire, l'agriculture dépend des eaux du Nil et de sa régulière inondation annuelle des terres égyptiennes, source d'eau et de vase. Ainsi, la terre était irriguée annuellement d'une façon appelée l'irrigation des "lits", qui est un système divisant la terre agricole en lits par des barrières de boue. L'eau s'écoule dans les lits via des canaux. Chaque canal transporte de l'eau vers environ huit lits, l'un après l'autre. De cette façon, les terres les plus proches des rives du fleuve recevaient une part plus importante d'eau que les terres plus éloignées. Finalement, les Egyptiens progressèrent et passèrent à l'irrigation. Elle avait pour objectif de conserver l'eau non utilisée laissée après la crue dans les lits près des rives du fleuve afin de s'en servir pour alimenter les lits plus éloignés que l'eau de la crue n'atteignait pas. On procédait à cela en creusant un ensemble de canaux et de ponts. L'irrigation artificielle était considérée comme une réalisation égyptienne requérant la coopération et la persistance du peuple et du gouvernement.
[...] Le système d'irrigation par lit permettait de cultiver une récolte d'hiver, alors qu'en été les seules terres pouvant être cultivées étaient les terres élevées à l'écart de la crue. Ainsi, lorsque les Egyptiens inventèrent des outils pour soulever l'eau, comme le shadouf, ils purent cultiver deux récoltes par an, ce qui était considéré comme une grande avancée dans le domaine de l'irrigation. Le shadouf fut inventé à l'époque d'Amarna et est un outil simple requérant la présence de deux à quatre hommes. Le shadouf se compose d'une longue perche suspendue maintenue par un poids à une extrémité et dotée d'un seau attaché à l'autre extrémité.
Ce seau est conçu pour soulever près de deux mètres d'eau. Il peut soulever près de 100 mètres cubiques (100 000 litres) en 12 heures, ce qui est suffisant pour irriguer un peu plus d'un tiers d'acre).
http://www.eternaleg...tem_id=10000189

 

1477655104.jpg
http://www.montpelli...f/emergence.htm



La perche est placée, sur le pivot, de telle manière que le contrepoids est équilibré avec le seau quand il est rempli d'eau. Ce système permet d'élever, à 3 m. de hauteur, un seau d'eau sans fatigue.
On trouve une représentation du shadouf, déjà, sur un cylindre de Mésopotamie de la première moitié de IIIe millénaire conservé au Louvre. Il pénètrera en Afrique du Nord et en Europe dès le 6e siècle ACN. En Europe, on en trouve encore en Flandre, en Europe centrale, en Hongrie, et au-delà de l'Atlantique dans des fermes au Canada et aux Etats-Unis.
En Afrique, les Touaregs les auraient disséminés à travers le Sahara.
Le principe du shadouf a été aussi appliqué aux barrières des passages à niveau sur les lignes de chemin de fer.
http://www.chez.com/...e/tecappro.html

On attribue à cet instrument une origine Égyptienne, où l'on situe son introduction pendant le Nouvel Empire vers 1.570-1080 avant J.C. ; cependant il est déjà représenté dans des reliefs et cylindres de Mesopotamie datés entre 2.500 et 3.000 avant J.C et sur le site Mohenjo-Daro de la civilisation Harappan (Inde), qui date de 2.500 avant J.C

http://www.geocities.com/bimbaletes/


PS : Comme tous les outils anciens il a de très nombreux patronymes; il se nomme ainsi écheïlal en Mauritanie, picottah en Inde, bimbalete au Mexique, guimbalete en Castille, brimbale au Québec, callèbo en Provence, cigounho en Limousin, balancier, bascule...

#36 Miette

Miette

    Terrienne en période d'essai

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Posté 21 avril 2006 - 00:46

ah ah... vous pensez qu'il est possible de créer des canalisation en bambous sur au moins 200m ?
avec quoi les colmater ? de l'argile ? allez tis sors moi un truc de ton chapeau magique à source intarissable ! :D ;) :love:

#37 3payts

3payts

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Posté 21 avril 2006 - 12:30

tout est possible miette!

maintenant je suis pas spécialiste du bambou, mais il y a 3 critères qui vont rentré en jeu:
ressource et besoin (en m3/jour et en débit max)
le terrain (topo, dénivelé,etc...)
le bambou disponible: quantité, taille, qualité...

si il n'ya pas trop de pente entre la source et l'arrivée de ta canalisation il "pourrait" être possible d'emmancher les bambous évidés les uns dans les autres (joints avec fibres végétales type rafia+ argile). On peut aussi imaginé des canalisation de ce type de courte longueure entrecoupée de bassin tampon à l'air libre...


sinon ce serait plus du type canalisation ouverte (bambou fendus en 2) avec une petite chute d'eau entre chaque tronçon...

#38 charlyvale

charlyvale

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Posté 21 avril 2006 - 12:51

Tiens, cela me fait penser à ça :

Les salines de Salin-les-Bains 
 
En 2000, les salines de Salins-les-Bains ont reçu 56 929 visiteurs. Ce score qui les a placées sur la plus haute marche du podium des monuments historiques de Franche-Comté est à la hauteur de l’intérêt de ce témoignage d’un très riche passé industriel. Au centre de la ville, le porche des salines, robuste porte de pierre, rappelle que l’endroit était le cœur d’une forteresse bien surveillée. Des gardes, des fortifications, une prison et une potence pour décourager et punir toute convoitise, tel était ce lieu au Moyen Age. Si la matière première était banale et fort répandue sous le sol du Jura, sa valeur était décuplée par la gabelle, un impôt qui variait d’une région à l’autre... une manière idéale d’inciter à la contrebande. La visite des salines est en grande partie souterraine, (la température de 14 °C incite à prévoir une petite laine sur le dos), et l’on découvre tout d’abord la salle du Puits d’Amont qui amorce ce parcours sous les voûtes étonnantes. Formée de longues poutres, une pompe hydraulique, toujours en fonctionnement (elle est actionnée par la rivière la Furieuse) avait remplacé la force des chevaux au XVIIIe siècle. L’eau qu’elle remonte, venue d’une profondeur de 240 m, est proche de la saturation (330 grammes par litre). Une fontaine, face à l’escalier, permet de goûter à ce breuvage imbuvable. La passerelle permet de poursuivre vers les fouilles montrant l’existence d’une deuxième pompe avant d’accéder à la salle du Puits à Grès où se trouvait également un système équivalent. La suite des opérations est dévoilée dans le bâtiment des évaporations. La saumure était chauffée dans un poêle par des ouvriers qui moulaient ensuite le sel sous forme de pains que beaucoup considéraient comme des lingots d’or... blanc. L’évaporation consommait des quantités phénoménales de bois et les forêts des environs de Salins ont été rasées. Alors, il fallut se résoudre à construire une deuxième saline, à Arc-et-Senans, à l’orée de l’immense forêt de Chaux, dans les années 1770. En effet, il paraissait plus simple de transporter la saumure que les grumes. Entre Salins et Arc-et-Senans, des conduites de bois se chargeaient du transport de ce liquide et, aujourd’hui, le chemin des gabelous remémore ce parcours entre les deux cités. Commencée un siècle avant J.-C., l’exploitation du sel pour sa commercialisation s’est terminée en 1962, mais ce minéral est toujours utilisé pour apporter ses bienfaits aux eaux thermales. 


Source : http://www.petitfute...es immanquables

Le débit de cette exploitation étant très supérieur aux anciennes roues à godets, une nouvelle saline fut construite en 1770. Elle alimentait en saumure, via une canalisation de 21 kilomètres les chaudières de la célèbre Saline Royale d’Arc-et-Senans, universellement connue pour sa magnifique architecture utopiste, due à Charles-Nicolas Ledoux, architecte des Lumières.


Source : http://www.h2o.net/m...s/salines_1.htm

Bonne lecture...

#39 Tis

Tis

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Posté 21 avril 2006 - 17:21

Pour Miette :calin: :

 

 

Tuyaux en bambou

[...] Utilisez des tiges de bambou bien droites, fraîchement coupées pour qu'elles aient moins tendance à se fendre et que les noeuds puissent se retirer facilement. Elles devraient faire au moins 7cm de diamètre à leur extrémité la plus mince.

Comment retirer les noeuds

Il faudra pour cela fabriquer un outil spécial pour détruire les petites partitions situées à chaque noeud du bambou. Utilisez plusieurs tuyaux droits en métal de 3m de long au moins et de différents diamètres (épaisseurs). Le plus petit devrait faire 1,5cm de diamètre. Affûtez le bout de chaque tuyau métallique à l'aide d'une scie à métaux ou d'une meule. Utilisez ensuite le tuyau de métal le plus petit et poussez-le dans le bambou à travers chaque noeud: il se peut que vous ayez besoin d'un marteau. Utilisez ensuite le tuyau de métal de taille supérieure et continuez à retirer tous les noeuds.

A l'aide d'un tuyau de métal de 3m de long vous pourrez obtenir une tuyauterie en bambou de 6m de long en poussant les tuyaux des deux bouts.

Une fois les noeuds retirés et avant de vous servir de la tuyauterie en bambou, il est important de retirer la sève et l'amidon. Il faut pour cela laisser tremper les bambous préparés dans l'eau courante pendant quatre semaines. Attachez les bambous en paquets et maintenez-les sous l'eau à l'aide de gros cailloux.

Comment conserver le bambou

Les tuyauteries de bambou peuvent durer cinq ans si les termites ou les champignons ne les attaquent pas. Vous pouvez les conserver plus longtemps en faisant d'abord tremper les tiges dans une solution composée d'un volume d'acide borique: un volume de borax et 40 volumes deau pendant une heure. Si vous faites circuler de l'eau légèrement chlorée de temps en temps dans les bambous, ils dureront plus longtemps.

Evitez toujours le contact direct avec le sol en plaçant les tuyaux sur des supports. Badigeonnez les supports avec une huile de vidange usée ou enduisez-les de goudron pour les protéger efficacement. Si les tuyaux ne transportent pas d'eau potable, enduisez-les aussi.

Ces idées permettent à l'eau d'un puits, d'une pompe ou d'une source d'eau d'être transportée sur une distance considérable, jusqu'à la maison ou le jardin.

Assembler les tuyaux

Il y a différentes façons de mettre les tuyaux bout à bout:

    * Poussez simplement une tige à l'intérieur d'une autre plus large.
    * Raclez et lissez une extrémité très soigneusement pour pouvoir l'emboîter dans une autre tige.
    * Utilisez une petite longueur d'un plus gros bambou (comme une prise) et faites-y entrer les deux tuyaux à joindre.
    * Utilisez un morceau de bambou étroit et emboîtez deux autres tiges par-dessus. (Cette méthode ralentit cependant le débit de l'eau.
    * Enroulez, en serrant bien, un morceau de chambre à air par-dessus le joint et attachez-le bien avec de la corde ou du fil métallique pour le maintenir en place.
    * Faites un bandage avec des morceaux de vieux sac et utilisez de la poix ou du goudron pour le rendre étanche.


Source et croquis : http://tilz.tearfund...x en bambou.htm


Personnellement j'éviterais d'utiliser les produits toxiques qui sont conseillés dans cet article (chlore, huile de vidange, goudron ) si l'eau doit être utilisée pour boire ou pour le jardin potager.
Pour le borax (sel de bore) je ne sais pas quelles conséquences cela peut avoir dans ce cas. :???:

PS : Merci IsisOui et Charlyvale pour vos infos passionnantes ! :-D


Modifié par Tis, 28 mai 2014 - 10:33 .


#40 Miette

Miette

    Terrienne en période d'essai

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Posté 21 avril 2006 - 20:17

transfert réponse au problème précis de ce cas, car pas forcément en techniques ancestrales : http://www.onpeutlef...pic.php?p=73945