Aller au contenu


Photo

Eau : techniques ancestrales


  • Veuillez vous connecter pour répondre
76 réponses à ce sujet

#41 charlyvale

charlyvale

    Relayeur de la vie

  • Membres
  • 602 messages
  • Localisation:Territoire de Belfort

Posté 24 avril 2006 - 14:30

Coinsidence,

Dimanche, nous sommes allez visitez un musée forge. La visite c'est terminer sur le passage en revue avec explication des outils fabriqués par le forgeron.

Surprise, le forgeron fabriquait aussi des vrilles à bois qui servaient justement à percer les troncs de part en part pour réaliser les canalisations dont je fais référence plus haut. La vrille qui eu été exposée faisait 2,5 mètres de long pour percer des troncs jusqu'a 4 bons mètres. Le guide n'a pas pu nous montrer la vrille en question, juste le copeau résultant ! C'est bien dommage.

Par contre, il y avait d'exposé un tronc percé dans sa longueur par ce type de vrille. Tronc de 3 mètre environ allant de 15 à 20 centimètres de diamètre avec un trou de 5 cm de diamètre environ. Le guide à fait référence à la canalisation de saumure entre Salins et Arc et Senans dont le tronc était une reproduction !!

Voila, j'ai été un peu surpris de la petitesse du trou de la conduite qui était employée à l'époque, peut être car j'étais tous simplement déformé par l'image que je me faisais par rapport aux concepts de conduites actuelles !

http://forge.etueffont.free.fr/

#42 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7 450 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 04 juin 2006 - 19:30

N'est-ce pas lié aussi au fait que l'eau courante va user la canalisation en bois et l'agrandir petit à petit ?

#43 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7 450 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 08 juin 2006 - 09:27

Un article de Wikipédia consacré à la Saline royale d'Arc-et-Senans évoque un débit de 135 000 l de saumure envoyée grâce à cette double canalisation en bois, soit 5 625 l/h (avec un dénivelé de 143 m sur 16 km).
Même avec des fuites importantes ce système ingénieux et économique pourrait encore être utilisé pour alimenter certains jardins : http://fr.wikipedia....ans#Le_saumoduc


Pour calculer facilement le débit d'une canalisation voir ici :
http://web.archive.o...php3?id_breve=1

Modifié par Tis, 05 juin 2014 - 18:41 .


#44 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7 450 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 14 juin 2006 - 09:47

Ce problème de fuites me tarabustant je me demande si on ne pourrait pas utiliser l'antique méthode chinoise d'étanchéité, à base de chaux hydraulique et de riz gluant, pour faire des joints entre les bambous ou autres canalisations en bois, terre cuite, grès...

#45 3payts

3payts

    sur la voie...

  • Membres
  • 816 messages
  • Localisation:on ze road

Posté 14 juin 2006 - 10:07

j'ai l'impression que ce sytème sera toujours sujet aux fuites et que ça peut devenir un problème (à la fin y'en a ptet marre de colmater).
donc pourquoi ne pas voir ces fuites comme une irrigation localisée, il suffit alors de valoriser l'eau tomber avec des cultures (un potager tout en longueur ça peut être marrant, non?)
  • Tis aime ceci

#46 dridders

dridders

Posté 15 juin 2006 - 08:19

donc pourquoi ne pas voir ces fuites comme une irrigation localisée, il suffit alors de valoriser l'eau tomber avec des cultures


Un procédé ingénieux qui a déja été utilisé dans les pays ou la ressource en eau doit etre preservé,et ce depuis longtemps semble t'il ... :D

http://www.fao.org/d...4F/w3094f05.htm

irrigation en tuyau poreux ou jarre ,ainsi que d'autre technique plus complexe .

Trés trés interressant ...
  • Tis aime ceci

#47 jeandb

jeandb
  • Localisation:St Chamond

Posté 26 juin 2006 - 21:15

Merci à Tis pour son appréciation du site des biefs du Pilat.

Il y a des jours où je me demande si je m'exprime clairement mais je constate que le site des biefs est compréhensible puisque que certains y trouve un intérêt génial..

Cela compense avec ceux qui trouve que c'est farfelu.....

:D

#48 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7 450 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 27 juin 2006 - 13:37

Pour ma part, Jeandb, j'ai vraiment trouvé votre site passionnant  et le travail effectué par votre association remarquable.

Vos déboires avec les institutionnels et industriels ne m'étonnent guère car ce que vous proposez est trop simple et trop peu coûteux pour qu'ils s'y intéressent... (Pas de travaux gigantesques pour construire un grand barrage prestigieux ni de dessous de table à se mettre dans la poche !)

Mais votre action a sans doute beaucoup plus d'impact que vous ne l'imaginez auprès des internautes qui peuvent se réapproprier cette technique sans toujours penser à vous en faire part.

Pourrais-tu nous dire si vous êtes en contact avec d'autres associations poursuivant le même but, en France et dans d'autres pays ?

Enfin, pour votre site internet, ce qui pourrait être utile, ce serait de mettre une page "agenda" afin que l'on puisse vous rejoindre quand vous organisez des conférences, des stages et des chantiers.



#49 jeandb

jeandb
  • Localisation:St Chamond

Posté 26 juillet 2006 - 19:05

Pardon Tis de ne pas venir assez souvent sur ce site pour répondre à ton message.

Quand on trouve un idée comme les biefs, d'abord on se dit pourquoi moi?
Je vous assure c'est pas simple de savoir comment transmettre une idée qui en fait pour moi n'est que du "savoir vivre collectif" que l'humanité aurait du transmettre à travers les ages .


Toutes les civilisations qui ont un peu duré avaient su répartir l'eau dans le temps et l'espace de façon gravitaire.
En fait l'invention de l'énergie qui conduit à mettre des pompes dans le fond des puits de plus en plus profond et à surexploiter les nappes phréatiques jusqu'à dérègler les climats , c'est vraiment pas le progrès.....et on a pas encore fait le constat de cette erreur la.

Mais pour l'instant j'observe que j'ai vraiment un longueur d'avance car les scientifiques, avec leur oeillières , leur épées de Damoclès ou leur siège éjectable ils ont vraiment du mal à avoir une vue globale et à long terme sur le problème: "eau, énergie, développement, climat".

Personnellement je trouve que le sujet n'est pas suffisament mis en avant, je veux parler de la place de l'eau et de l'incidence des modifications du cycle de l'eau sur le climat.

Si il y a des internautes qui partagent le concept de la gestion globale d el'eau il seraient bon qu'il se fassent connaitre ....

Seul je ne peux pas faire plus que de maintenir une petite vitrine de biefs sur le terrain que je met dans un site internet. Et déjà là cà coûte.Une association a besoin d'un petit budget pour communiquer un message. J'ai de moins en moins d'adhérents....

Sur le site j'avais un forum. En six mois, aucun visiteur.

Malgrè tout je continue.

#50 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7 450 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 30 novembre 2006 - 11:11

les qhuthanas

 

 

La production agricole du peuple Aymara de la Bolivie* - qui vit à 4.000 mètres au dessus du niveau de la mer - dépend essentiellement des eaux de pluie, et sa subsistance repose sur le savoir ancestral. Si les précipitations avaient atteint 400 mm par an il y a 50 ans, elles sont de seulement de l'ordre de 250-300 mm aujourd'hui. Ceci est dû à la déforestation occasionnée par la croissance démographique, la déforestation qui a entraîné la disparition de beaucoup d'espèces végétales et animales, et mené à un processus graduel de désertification accrue.

En tout cas, pour la prévention et la mitigation des catastrophes provoquées par les sécheresses, les Aymara ont construit des petits barrages appelés qhuthanas. Ces barrages captent et emmagasinent les eaux de pluie en provenance de divers endroits tels que les montagnes ou les pampa. L'eau emmagasinée dans les qhuthanas constitue une ressource précieuse destinée, en période de sécheresse, à la consommation humaine et à celle des animaux domestiques et sauvages.

Ces " corps d'eau " ou " miroirs " servent également de régulateurs thermiques de l'humidité relative de l'air. Ils permettent en effet de neutraliser l'ensoleillement excessif qui est à l'origine du cancer de la peau. [...]

Culture traditionnelle Aymara
Les yatiris (sages ou conseillers) des Aymara sont capables de prédire la gravité des sécheresses à venir en observant la nature. Ils scrutent, par exemple, à l'aube, le comportement de la nature sur une période allant du 21 juin (nouvel an aymara) au 1er août. Ils observent également les nuages, le brouillard, la brume, le comportement du vent, et sont à l'écoute de tous les bruits émis par la nature. Ensuite, ils établissent des rapports entre tous ceux-ci et la gelée que l'on trouve sur les rochers et sur le sol. Ils peuvent également en déduire le degré d'humidité du sol. A partir de ces simples observations, ils sont en mesure de prédire l'éventualité d'une sécheresse.
Ensuite pour parvenir à un consensus sur ces prédictions, ils vont annoncer les résultats de leurs observations aux yatiris des autres régions - par le biais d'une méthode de communication interpersonnelle. Les messages finaux qui en émergent permettent aux populations de prendre les mesures nécessaires de mitigation de l'impact des sécheresses.[...]

 

161028025752276772.gif
http://www.antenna.nl/shi/download.htm

 

Construction de qhuthanas
Avant de procéder à la construction de qhuthanas, il est important d'identifier des emplacements appropriés et profonds tels que des dépressions dans les montagnes ou dans les pampa, ce qui permet de drainer les eaux à partir de plusieurs directions - à la manière de petits chenaux. Les dimensions d'un qhuthana dépendent, en grande partie, du nombre de personnes et d'animaux que l'on désire voir y accéder, en tenant compte tout particulièrement de la rotation des activités liées aux pâturages et de celle du travail devant être accompli durant les mois où le niveau de l'eau est très bas.
Certains outils, comme les brouettes, les pelles et autres outils de forage, sont nécessaires pour construire un qhuthana, de même que de la maind'oeuvre - pour creuser un grand trou.
Pour prévenir les filtrations, le fond de ce trou doit être rendu étanche à l'eau avec de la terre argileuse. De nos jours, les gens qui ont les moyens creusent ces trous à l'aide de tracteurs, d'excavateurs ou d'autres engins, mais ceux dont les ressources sont limitées continuent à le faire à la main.
Les dimensions de ces qhuthanas déterminent également leurs capacités d'emmagasinage des eaux de pluies, capacités allant de 50 à 10.000 mètres cubes.

Source des textes : http://www.unisdr.or...BOLIVIA_fre.pdf

* Le peuple Aymara vit en fait sur l'Altiplano transfrontalier, commun à la Bolivie, au Pérou et au Chili : http://fr.wikipedia.org/wiki/Aymara



#51 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7 450 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 18 fvrier 2007 - 18:30

Le peigne



Cette invention géniale se perd, suivant l'expression usuelle, dans la nuit des temps puisqu'elle était déjà utilisée en Mésopotamie et au Yémen il y a plus de 3 millénaires.

Probablement destinée au départ à approvisionner différemment les champs en fonction de leurs besoins (surface, type de cultures, capacité d'absorption, vitesse d'évaporation, etc), elle a malheureusement assez tôt été utilisée moyennant finances (et oui, l'humanité ne cesse de retomber toujours dans les mêmes travers !)
 

 

Pour se répartir l'eau issue de la foggara, les oasiens du Gourara ont mis au point un système aussi efficace qu'esthétique: les peignes ( kesria ).
Un spécialiste, le kiel el ma, mesure le débit qui passe entre chaque dent et refait l'opération chaque fois que la foggara est recreusée ou entretenue ou quand un propriétaire terrien achète le droit à l'eau d'un autre.
L'eau circule ensuite dans des canaux, les seguia, qui l'emmènent jusqu'au bassin, le majen, où elle s'accumule jusqu'à ce que le cultivateur irrigue ses cultures.
 

1477659095.jpg

Source et autres magnifiques photos de Frédéric Malher : http://ourworld.comp...her/page39.html

Le peigne est un instrument simplissime, utilisé dans le monde entier, pour distribuer régulièrement l'eau dans une même proportion quel que soit son débit :

 

Jadis, lorsque les humains faisaient la découverte fortuite d'une belle et bonne petite source, il l'attrapaient et la domestiquaient sur le champ. Celle de Melay n'est pas de celles qu'on inféode si facilement. Le projet a été longuement mûri avant d'être appliqué. L'enjeu de Melay, et il est à peine croyable lorsqu'on l'entend, fut d'alimenter deux villages en même temps, Moissey et Montmirey-le-Château.
Pour Moissey, il n'y avait rien d'autre à faire que suivre la pente sur 400 mètres, mais pour l'autre duettiste, qui se trouve à 5 km à vol d'oiseau (on ne nous a jamais dit de quel oiseau il s'agissait) et sur une éminence, l'ambition était bien celle des bâtisseurs [...]
Enfin, les mireymontois avaient signé pour 1/3 - 2/3. Ils n'étaient pas à l'aise en matière d'eau et les deux communes ont trouvé cet arrangement qui arrangea tout le monde, tant en volume d'eau qu'en frais d'entretien. Pour les frais d'installations, ce fut chacun ses cantonniers, son tuyau et son eau.

Comment donne-t-on 33 % à Pierre et 66 % à Paul ? A la sortie du gros réservoir commun (1,20 m de diamètre, et échelle intérieure), on permet à l'eau de franchir une belle dalle de béton, installée bien verticalement pour continuer sa route au travers de trois échancrures (de 1 décimètre-carré chacune) vers deux fûts de pierres de 80 cm de diamètre et d'un mètre de hauteur. Deux échancrures sont pour Paul, une sera pour Pierre... A la sortie de ces deux fûts, un tuyau de grès de 20 cm de diamètre, celui de l'est, pour Montmirey et celui de l'ouest, pour Moissey et à partir de là, chacun pour soi.

http://www.moissey.com/Melay.htm



#52 Fleur de Diamant

Fleur de Diamant

    ARTISTE TALENTUEUSE

  • Membres
  • 506 messages
  • Localisation:66

Posté 18 fvrier 2007 - 19:48

Tis,

Cette photo me laisse à penser qu'elle ressemble aux divers barrages construits pour EDF. Je viens de voir le site de jeandb, et j'ai eu la même impression. Je ne suis pas agricultrice, mais je communiquerai à qui de droit. On ne sait jamais... avec toutes les taxes qui sont prélevées ici sur les canaux d'irigations.

#53 jeandb

jeandb
  • Localisation:St Chamond

Posté 18 fvrier 2007 - 22:56

Bonjour les amis,

A quoi cela sert-il à certains de crier au "secours le climat" si ils refusent les discussions pour qui pourraient aider à donner des solutions.
Actuellement on met en avant que les émissions de CO2 comme étant le facteur des dérèglements climatiques à cause de l'effet de serre.
On dit même que ces modifications de climat modifient le cycle de l'eau, que cela modifie la pluviosité et les régimes des cours d'eau.
Cette attitude scientifique est scandaleuse et elle arrange les batailles des industries des énergies du futur.
Le fait de passer sous silence, de minimiser, marginaliser et même comme victime l'assèchement des sols de la planète est un mensonge d'autant plus grave que l'eau est la clé des problèmes climatiques.
L'activité humaine agit sur le sol et le sous-sol pour réduire la recharge de l'eau souterraine alors que la surexploitation profonde de l'eau augmente.
L'assèchement de masses de l'écorce terrestre croissantes permet leur échauffement croissant et donc transmet à l'atmosphère une élévation des températures qui s'ajoute à l'effet de serre alors que pour l'instant cet échauffement est imputé à l'effet de serre.
Cet assèchement direct par l'action humaine du sous-sol, est responsable de la décroissance végétale globale qui ne peut plus recycler le co2 qui s'accumule en plus des émissions. Autrement dit le co2 augmente par les deux bouts : émission et non recyclage.
Il est urgent de faire en sorte que l'eau de la planète soit soustraite aux mains des commerçants de l'eau afin de stopper les effets pervers d'une "gestion par le besoin" des consommateurs qui considère que la ressource est infinie et de développer une gestion de la ressource globale qui tiendra compte des potentialités de l'eau à long terme et au-delà des frontières en aidant le cycle de l'eau à moins ruisseler et d'avantage s'infiltrer.
L'eau est le fer de lance du développement de la vie. L'argent n'est qu'un moyen d'échange qui peut tuer la vie sur terre.
http://www.dailymoti...-biefs-du-pilat

#54 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7 450 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 22 fvrier 2007 - 16:43

L'irrigation de crue de l'âge de bronze*


L'irrigation de crue était la spécialité de l'Arabie du Sud. Les eaux de crue, produites par les violentes pluies de printemps et d'été, étaient conduites directement dans les champs qui étaient submergés par environ un demi-mètre d'eau. Chaque année plus d'un centimètre de fins sédiments était déposé. A Marib, on trouve aujourd'hui de monotones dépôts de limons de plus de 30 m de haut. Après l'abandon de l'irrigation, ces sédiments clairs furent érodés par l'eau et le vent le long des canaux et des murets des champs, de sorte qu'apparaît aujourd'hui un schéma d'érosion en quadrillage. Les dépôts sédimentaires antiques dus à l'irrigation sont désormais l'élément géographique le plus frappant des grands wadis du Yémen.

http://cy.revues.org/document108.html

Le cours supérieur du wâdî /Durâ' se situe dans l'environnement très particulier d'un ensemble métamorphique complexe, plissé et constitué pour l'essentiel de granits inclusifs de gneiss et de schistes alignés selon de grandes failles structurales. Ces roches cristallines donnent de vigoureuses crêtes dissymétriques, très disséquées, aux versants parfois découpés en chevrons. Les crues du wâdî /Durâ' ont profondément entaillé ces massifs ; leurs versants totalement dénudés favorisent une érosion rapide et induisent de forts coefficients d'écoulement des eaux.

Ce milieu naturel montagneux, compris entre 1050 et 1200 m d'altitude, a été soumis, très tôt dans l'Antiquité, à une utilisation raisonnée des eaux de pluies. En raison de la force et de la vitesse des crues, l'utilisation de ces eaux à des fins agricoles répond à des principes bien précis. C'est ainsi que la totalité du wâdî a été régulée par des ouvrages hydrauliques (déversoirs, barrages, murs déflecteurs, môles partiteurs) classés ici d'amont en aval, c'est-à-dire du sud au nord [...]

a- Des déversoirs de crue :

Installés en bordure d'un canal, ils servent à évacuer un trop-plein d'eau lors du passage d'une partie de la crue dans le chenal. L'un d'eux, situé non loin d'al-Huwaydar (structure 2) et construit parallèlement au lit du wâdî, comporte deux seuils pavés de largeur inégale, séparés par des dalles posées de chant, en pierres de couleurs différentes. La particularité de cet ouvrage réside dans l'utilisation de pierres de couleur blanche et grise, absentes de l'environnement immédiat, importées, et témoignant par conséquent du prestige de son constructeur.

b- Des barrages :

Construits perpendiculairement au lit du wâdî, ils brisent la force des crues. L'un d'eux, le barrage inférieur d'al-Huwaydar (structure 1), s'appuie à l'une de ses extrémité contre la colline ; son extrémité opposée a été détruite par les crues successives. Il a été reconnu sur 12 m de long. Il se compose d'un parement aval de gros blocs assisés maintenant en amont un blocage de pierres. Un pavage protège la base de l'édifice en aval.

c- Des murs déflecteurs :

Construits de préférence parallèlement au cours du wâdî lorsque celui-ci est rectiligne, ils orientent les eaux dans la direction voulue.

Au lieu-dit al-Marbûn, en aval d'al-Huwaydar, le mur déflecteur n° 3, reconnu sur une longueur de 42 m, a été dégagé sur une hauteur approximative de 1,5 m. A la base, les deux premières rangées se composent de gros blocs plantés verticalement formant un plan incliné d'environ 45°-50° ; le sommet, plat, comporte trois rangées parallèles de blocs posés verticalement dans le sens longitudinal de l'ouvrage. [...]

Dans le bassin de Hajar am-/Daybiyya, dans le périmètre P. 13, un mur déflecteur d'une longueur totale de 147,70 m protégeait dans l'antiquité des champs dont il n'est distant que d'une dizaine de mètres. Composé de deux tronçons aux axes décalés de 1,20 m, il était, comme le précédent, monté en blocs posés verticalement en panneresse (c.-à-d. disposés de manière à laisser apparaître dans le parement soit une face si la section est carrée, soit un chant si la section est rectangulaire). [...]

Plus au nord, à 4 km en aval d'am-/Daybiyya, face à la colline de Safât al-Marjalâ, des murs déflecteurs très originaux se terminent par des queues circulaires. C'est ainsi que le déflecteur n° 1 d'al-Mukayl, orienté à 45° par rapport au lit actuel du wâdî, présente dans sa partie aval une forme courbe qui permet à son extrémité circulaire de se retrouver parallèle au lit du wâdî. Cette extrémité aval, d'une longueur de près de 32 m et d'une largeur moyenne de 3,80 m présente un rétrécissement important (largeur : 1,40 m), suivi d'une queue à l'arrondi parfait d'un diamètre de 3,80 m (fig. 2). En amont, cet ouvrage se poursuit sur plus d'une vingtaine de mètres. Un autre mur déflecteur, le n° 2, repéré sur une distance de 134,50 m, est situé en aval du précédent. Il fonctionnait en association étroite avec celui-ci ; son talus présente un profil très prononcé, de l'ordre de 70°.

Il convient également de mentionner des murs déflecteurs orientés à l'oblique par rapport au lit du wâdî : ils détournent le flux vers un point précis où se situe en général une prise d'eau.

d- Des môles arrondis :

Ces ouvrages en pierre sont les plus originaux de cet ensemble architectural. De forme circulaire, situés dans l'axe du lit, ces môles dévient les eaux dans un canal tout proche ; ils servent ainsi de têtes de prise d'eau.

Les ouvrages les plus nombreux et les mieux conservés, parce qu'enfouis sous les galets des alluvions, se situent non loin du village d'al-Mukayl. Ils sont tous situés légèrement en amont de longs murs déflecteurs.

L'une de ces importantes constructions, d'un diamètre de 6 m, présente un talus oblique ­ entre 35° et 40° ­ composé de neuf rangées de pierre disposées verticalement en panneresse.

e- Des ouvrages percés dans le rocher :

Tous les ouvrages hydrauliques, aménagés dans le rocher, supposent des moyens techniques importants et méritent d'être mentionnés. On en compte deux principaux : la tête du canal du Jabal al-/Gayra, en face de Qarn al-`Amla, haute de 3 m et large de 5 m (cf. infra), et le percement d'un éperon rocheux à /Hinwâ, haut de 25 m et large de 1,20 m à la base. Ce dernier représente une réalisation de grande ampleur, surtout si l'on considère le périmètre irrigué qui en dépend (n° P. 3), d'une superficie inférieure à 2 km2. Cette structure doit par ailleurs être associée avec la construction de véritables aqueducs ­ des canaux latéraux d'approvisionnement construits à flanc de pente, à plusieurs mètres au-dessus du lit du torrent ­  en aval de cet ouvrage.

f- Des partiteurs :

Ces ouvrages, installés en aval du système, là où la pente est plus faible, comportent plusieurs canaux munis de seuils de pierre qui permettaient de réduire la vitesse d'écoulement des eaux. Ainsi, dans le secteur de Razima, toute une série de partiteurs ont été installés juste en arrière d'un éperon rocheux (fig. 3). Trois de ces ouvrages sur quatre identifiés ont été fouillés en 1996. Le mieux conservé d'entre eux, le partiteur n° 2, visible sur une longueur de 17 m, comprend deux canaux latéraux munis de seuils (larges de 4,50 m pour le canal droit, dans le sens de l'eau, et de 3,40 m pour le canal gauche) et un canal central étroit. Cet ouvrage a fait l'objet de nombreuses réfections - preuve d'une longue utilisation ­ dont la principale serait la subdivision du chenal central en deux canaux étroits. A 25 m en aval se trouve encore un autre partiteur, le n° 3, composé de trois canaux parallèles et d'un chenal central tardivement subdivisé en deux.

L'étude complète passionnante se trouve sur http://cy.revues.org/document128.html

*L'irrigation aurait commencé dans ce secteur vers les XVIIe-XVe siècles av. J.-C. et aurait été définitivement abandonnée vers les Ve/VIe siècles ap. J.-C.

#55 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7 450 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 09 mars 2007 - 23:14

Les barrages filtrants


 

Les ravins se sont formés là où l'eau a trouvé le sol le plus faible, qu’elle a pu éroder avec une plus grande facilité.
La régénération se fait en restaurant le sol dans les endroits que l'eau a excavés, en construisant des terrasses au moyen de barrages filtrants et en les bordant de levées de terre, en suivant les courbes de niveau dans les terrains adjacents.
Pour cela on identifie chacun des bras du ravin qui fournissent les plus grands débits et on choisit l’un d'eux pour commencer. Ce bras est suivi en remontant le courant pour détecter les multiples lieux où commencent les écoulements, et là initialiser le traitement.
Dans chacun de ces points où le courant n'est pas fort, on obstrue le passage de l'eau en construisant de petits barrages filtrants ou des terrasses, divers modèles et techniques pouvant être utilisés en fonctions des conditions du terrain et des matériaux disponibles.
Les barrages filtrants retiennent en altitude les matériaux solides transportés par les eaux et permettent une filtration du liquide plus lente, permettant son contrôle et en allongeant le temps d'écoulement.
Un barrage simple consiste en une paroi perpendiculaire à la direction du courant, construit simplement en plaçant et en superposant des pierres brutes sans utiliser de liant ou de mortier pour les lier, afin qu’il reste des fentes entre elles par où l'eau peut filtrer, en veillant à ce qu’elles soient bien calées pour ne pas être entraînées par le flot.
Du côté du barrage face au courant on amoncelle des branches, de la terre ou les déchets végétaux disponibles qui empêchent que l'eau ne soit rapidement filtrée, en obtenant une stagnation temporaire [...]
 

1477659285.jpg


 
Une fois terminé un barrage filtrant en altitude, on descend le courant pour identifier le lieu suivant où on peut en construire un autre semblable avec ses terrasses correspondantes, afin d’arrêter l'eau à différents niveaux comme l'exige le profil du terrain, en continuant jusqu'à arriver au lit principal.
Ce système d'échelonnement de barrages est effectué dans chacun des bras ou branches du ravin.
En diminuant la vitesse et la force du torrent initial à travers la stagnation provisoire de l'eau dans divers points, on obtient le contrôle des deux ressources naturelles qui y sont insérées : le sol et l'eau.
- la terre entraînée par le courant est stabilisée dans les terrasses en haut de la montagne, là où elle doit être, pour former d’excellents terrains de culture au lieu d'être entraînée vers le bas;
- on obtient un lac temporaire qui peut servir à abreuver le bétail, tandis qu'une partie s’infiltre lentement à travers les failles du barrage vers les parties plus basses du ravin, et qu’une autre s'infiltre dans le sol, en rechargeant les nappes phréatiques.
À travers le temps, ces deux phénomènes produiront un double effet bénéfique :
- l'accumulation de terre fertile dans les dépressions produira une sorte de cicatrisation, en fermant la blessure du ravin, qui peu à peu se couvrira d’une végétation naturelle favorisée par les conditions d'humidité qu’elle y trouvera, et
- l'accumulation de sédiments fonctionnera comme une éponge qui recueillera une grande quantité d'eau et la libérera lentement à travers le barrage filtrant, en régulant un flux réduit qui se prolongera plusieurs jours ou semaines, en se transformant en un courant semi-permanent, au lieu du torrent stérile qui courait précédemment pendant quelques heures.
Dans un bassin versant étendu, où il est possible de construire de multiples barrages et terrasses, le courant qui est obtenu peut arriver à être permanent, et son flux augmenter au fur et à mesure qu'on complète la régénération jusqu'aux montagnes les plus hautes de ce bassin.
Quand il y aura une épaisseur de sol suffisante dans toute l'extension d'un ravin nivelé grâce à la déposition des alluvions, on pourra l’ensemencer d’arbres fruitiers et de plantes vivaces diverses qui, en plus de produire des fruits pour la population, aideront les barrages à retenir la terre fixée, et réduiront avec leur ombre l'évaporation du précieux liquide.

 


http://www.alternati...ara Siempre.pdf (trad. perso d'un extrait du document mexicain passionnant intitulé Agua para siempre)
 


1477659412.jpg
http://www.fao.org/d...5F/t1765f1n.jpg


Pour approfondir ce sujet on peut lire aussi l'Introduction à la gestion conservatoire de l'eau, de la biomasse et de la fertilité des sols (GCES) : http://www.fao.org/d...5F/t1765f00.HTM



#56 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7 450 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 18 mars 2007 - 14:30

Le Zaï



Un excellent exemple de restauration rapide de la productivité des terres dégradées (Zipellé en Moore) est donné par la méthode traditionnelle mossi qu'on appelle le Zaï et ses variantes comme le zaï forestier. En saison sèche, le paysan creuse dans les parcelles dégradées (zipellé) des cuvettes (40 cm de diamètre, 15 cm de profondeur) tous les 80 cm en rejetant la terre vers l'aval. Le vent sec du désert (Harmattan) y pousse divers résidus organiques qui seront bientôt attaqués par les termites. Ces termites (Trinervitermes) creusent des galeries qui percent la surface encroûtée du sol et permettent aux premières pluies de s'infiltrer en profondeur hors d'atteinte de l'évaporation directe.

Deux semaines avant le début des pluies (15 mai à 15 juin), le paysan répand une à deux poignées de poudrette (1 à 2,5 t/ha de fumier sec) au fond des cuvettes et les recouvre de terre pour empêcher les matières organiques sèches de flotter et d'être emportées par le ruissellement.
Certains sèment en poquet avant les pluies, d'autres après la première averse une douzaine de graines de mil si le sol est léger, ou de sorgho si le sol est limono-argileux (environ 8 kg/ha de semence).

Les premières averses ruissellent abondamment sur les surfaces encroûtées (2/3 du terrain): les cuvettes captent ce ruissellement (de quoi mouiller une poche de sol sur un mètre de profondeur). Les graines germent ensemble, bousculent la croûte de battance et envoient des racines en profondeur où elles trouvent à la fois les réserves d'eau et les nutriments redistribués par les termites. Grâce à la concentration en eau et en nutriments autour du poquet, les rendements peuvent atteindre 800 kg/ha dès la première année et augmenter progressivement durant 30 ans à mesure que l'ensemble du champ s'améliore.

A la récolte, il laisse sur place les tiges coupées vers un mètre de haut: elles vont réduire la vitesse du vent et piéger les matières organiques poussées par le vent.
La deuxième année, ou bien le paysan trouve le temps de creuser de nouvelles cuvettes entre les premières et d'y apporter du fumier, ou bien il arrache la souche et resème dans la même cuvette. Les souches posées entre les cuvettes vont être à leur tour attaquées par les termites. Au bout de cinq ans, toute la surface a été remuée et fumée de telle sorte que le sol est assez souple pour être labouré normalement. Selon certains paysans, les terrains restaurés par le zaï peuvent être cultivés pendant plus de 30 ans.
 

151227025218147217.gif

 

Une variante, le "zaï forestier", semble particulièrement intéressante. Dans la poudrette (fecès non fermenté séché), subsistent quantité de graines forestières prêtes à germer après le passage dans le tube digestif des chèvres. Certains paysans astucieux ont remarqué que, dans les cuvettes, poussent des arbustes fourragers, légumineuses à gousses pour la plupart: lors du sarclage, ils conservent deux plantules forestières tous les trois mètres, lesquelles vont profiter de l'eau et de la fumure destinées aux céréales. A la récolte, les tiges de sorgho sont coupées vers un mètre et protègent ainsi le sol de l'érosion éolienne et les jeunes tiges forestières de la vue des chèvres (voir figure). La culture de céréales se renouvelle chaque année, mais tous les cinq ans, les plants forestiers sont taillés pour fournir des perches et du bois de chauffe. Ainsi sans grillage, il se met en place une association agroforestière susceptible de reconstituer les parcs à Acacia albida et autres légumineuses capables de maintenir la production de céréales tout en fournissant du fourrage, de la litière et du bois. Ce zaï forestier peut aussi être utilisé pour implanter des haies vives.

Pour en savoir plus : http://www.fao.org/d...5F/t1765f07.htm

 

1477659487.jpg
http://www.dmpafrica...vdbvisitWCA.htm




Le zaï est encore une autre pratique qui était déjà familière sur le plateau Dogon. Le but des zaïs est de créer des poches d'eau pour augmenter son infiltration. C'est une dépression circulaire, avec un bord en croissant sur un côté et une ouverture de l'autre. Des plantes sont cultivées à l'intérieur du zaï. L'amélioration principale de la conception traditionnelle tient au positionnement des zaïs les uns par rapport aux autres. Traditionnellement, les zaïs sont alignés dans le sens de la pente. Une disposition en quinconce a été adoptée qui permet la captation optimale de l'eau. Les fermiers ont également fait des expérimentations sur les dimensions et l'orientation des zaïs. On a constaté que, plus un zaï est grand, plus les conditions sont favorables aux plantes. En outre, des zaïs avec une ouverture ascendante se sont avérés utiles pour maximiser la captation de l'eau quoique parfois des remous se forment à l'intérieur qui enlèvent le compost et la semence. Ceci ne se produit pas dans un zaï ascendant si une certaine quantité deau peut être collectée à l'intérieur quand l'eau de pluie fournie est suffisante.

http://nature.berkel...graph/MALIi.htm



#57 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7 450 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 19 fvrier 2008 - 16:29

Le gabion



Connu depuis l'antiquité et utilisé principalement comme système défensif, le gabion, dont le nom provient de l'italien gabbione, qui signifie « grosse cage », se composait à l'origine d'un panier en osier rempli de terre et de gravats, destinés à amortir les projectiles.
Léonard de Vinci l'a utilisé pour réaliser les travaux de soutènement du château San Marco de Milan.(voir ici).

Très utilisé depuis un siècle pour lutter contre l'érosion des terrains et des cours d'eau, il est actuellement le plus souvent composé d'une armature de grillage remplie de pierres, mais peut aussi être confectionné avec un filet. (voir ici )
Toutes sortes de formes sont utilisées : "boudin" protégeant une courbe de niveau, talus en pente, caisses rectangulaires servant à construire murs verticaux, barrages en escaliers, etc.
 

Si le courant est très fort et menace d'abattre un mur de pierres simplement posées, il convient de construire des barrages de gabions avec des fondations et d'en maçonner les bords pour lui donner une résistance accrue contre la force du courant.
Ces barrages sont bâtis avec une série de caisses de grillage galvanisé [ou inox], remplies de pierres et amarrées les unes aux autres, pour qu'elles résistent fortement aux turbulences du courant.
De tels ouvrages sont dessinés avec un versoir central pour conduire l'excès d'eau en cas d'un débordement, et ainsi éviter que le courant puisse percer les extrémités où le barrage se joint au terrain.
Si la chute d'eau est forte, il sera nécessaire d'ajouter une banquette amortisseuse en bas ou une citerne, qui empêchera que le courant creuse la base de fondation du barrage, ce qui pourrait le détruire.
Les conditions du terrain et la force estimée du courant dans chaque point déterminent le dessin du barrage de gabions, qui peut avoir des niveaux échelonnés pour une plus grande résistance ou une paroi inclinée pour réduire des prix.
Dans les deux cas on peut opter entre permettre à l'excès d'eau de continuer à courir dans le lit du ravin ou chercher à ce qu'il déborde et inonde les terrains adjacents.
 

161028034830538235.png

 

http://www.alternati...ara Siempre.pdf (trad.perso)

Lorsqu'ils servent à renforcer des berges ou à stopper l'érosion d'un terrain, il est préférable de végétaliser les gabions à l'aide de terre et de boutures intercalées entre les différents niveaux. Les racines pérennisant la solidité de l'ouvrage quand le grillage se détériorera.
 

 

1477661418.gif
http://www.dnr.state...70/default.aspx



#58 jeandb

jeandb
  • Localisation:St Chamond

Posté 18 mai 2008 - 17:42

Le moyen le plus efficace de retenir l'eau , de la répartir sur le territoire et dans les temps c'est de le faire grâce à des canaux complémentaires des cours d'eau qui prélèvent les excédents pour les réinfiltrer dans le sol.

 

projetbiefgier.jpg

http://biefs.dupilat...erso-orange.fr/

 

Edit : l'adresse de l'image a été réparée



#59 capselle

capselle
  • Intérêts:jardinage,bricolage cuisine ,lecture

Posté 06 fvrier 2010 - 11:43

je viens de tout lire, tout simplement passionant et quel travail de recherche.Merci

#60 Corpse Grinder 666

Corpse Grinder 666

    Bricoleur autonome

  • Membres
  • 2 317 messages
  • Genre: Homme

Posté 01 mars 2010 - 21:40

Tis : dis moi sur le sujet : Irrigation par goutte à goutte en bambou .
Comment est fait les trous pour le goutte à goutte ????? as tu des infos la dessus ????
Merci :D

Gosse :

Une technique que j'ai longtemps cherché et que j'ai fini par trouver par hasard cette année.
Ayant gouté aux joies d'une mare (chez moi actuellement), je ne vois pas comment je pourrais m'en passer lorsque je déménagerais. Il ne me reste plus qu'à trouver un endroit où m'installer.

Les mares artificielles (Les métiers oubliés - John Seymour)


Les mares sont creusées à la main et doublées d'une couche de glaise, ou argile malaxée, épaisse parfois d'une quinzaine de centimètres, qui sert d'enduit imperméable. Une couche de chaux est étalée par dessus la première pour la renforcer, puis une de paille et finalement une dernière de terre d'environ 30 cm pour protéger l'argile et la chaux de l'érosion.
Ces mares sont remplies par l'eau de pluie, et leur niveau est maintenu par les nouvelles averses et la rosée.

dis moi qu'appelles tu (ou plutôt qu'en dis ton bouquin) "une paille" ? Et quel type de chaux est utilisé (je pense à la chaux hydrolique mais sait on jamais) ?
Merci ;)

Modifié par Corpse Grinder 666, 01 mars 2010 - 22:17 .