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L'annulation de la Dette


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163 réponses à ce sujet

#21 Quechua

Quechua
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Posté 20 juillet 2005 - 20:26

Cortosh ça sert à rien de discuter avec lui :-) il est contre toute façons ... :-)
Les dons du Tsunami (hors sujet ) sont surement bien arrivé aux associations (cite moi celle qui n'ont pas reçu ?? au lieu d'inventer :-) ...)
Pour les autres réponses elles sont les bienvenues et ça fait vraiment avancé le débat ...mais pour
l'instant je vois pas d'argument contre puisque vous avez pas lu sur le site plusd'excuse.org et que vous savez pas de quoi ça parle, ni ce qui à été demandé ni le resultat obtenu !!!!!!
faire un Evenement comme Live 8 sans Pub et sans sponsors = ne rien faire du tout !(vous vivez dans quelle monde ou dans quelle temps ? )
c gens qui ont été à ces concerts y sont oû ? tres bonne question mais à mon avis y sont comme toi chez eux (et y porte pas que des nikes, ce qui n as aucune importance ! )
Justice n'est pas charité = les pays du G8 on fait une promesse qu il n ont pa tenu (va lire la page
sur le site plusd'excuse.org)
faire pression par une petition de plus d'1,5 million d'inscrits c agir positivement (puisqu y a eue un résultat,m^me s'il ne suffit pas , c un pas en avant !)
La loi tobin je suis d'accord - Et qu elles solutions proposez vous pour - l'augmentation des aides - la dette - le Sida ..? y a des plans qui ont été proposé au pays du g8 qui ont fait une promesse et qui ne l'ont pas tenu ! alors faire pression de temps en temps par des actions comme Live 8 , c une solution qui peut marcher (qui a déja des résultats en plus ) dites moi pourquoi c pas bien ? et que faire d'autre ?
Signer cette pétition c la moindre des choses que l'on puisse faire tout simplement.

#22 _loulie_

_loulie_

Posté 20 juillet 2005 - 22:59

Salut les copains...j'ai un peu perdu le fil...occupée ailleurs depuis quelque temps...

La "translation" est prête... y'a eu un ménage dans mes courriels etpeut-être, par mégarde, le message ONE a été jeté...j'ai envoyé autre aujourd'hui...si pas nouvelle posté quand même vendredi...à suivre...

EN ATTENDANT

Oui, on ignore ci et on ignore ça
non, c,est pas des anges qui "mènent" le monde et y veulent tous le plus gros morceau du gâteau

...la sentence "charité n'est pas justice" commence à me taper sur le système un peu là... ça ressemble à une condamnation à vie, la perpette, de n'importe quoi qui viendrait des riches vers les pauvres...et une excuse de haut niveau philosophique...

Vous attendez-tu que le monde change de la façon dont vous souhaitez qu'il change avant de faire klk chô-se ????

Non, je suis pas certaine que ça va changer le monde ma signature...mais si tous les millions qui discutent la signaient... elle et d'autres, et toutes les autres aussi tant qu'à faire...ça ferait peut-être des milliards de signature...ça serait pas un message important ça ?
Non, on peut pas être sûrs...

je suis certaine que vous allez trouver les arguments qu'y faut contre ce que je viens de dire... allez-y discutaillez....

because c pas en français ? belle esscuse ça!
t'attend que ça vienne tout cuit dans le bec ?
que tout partout soit garanti, proprounet, pas corrompu ???

C'est sale partout...on peux-tu arrêter de le répéter et passer au lavage de vaisselle maintenant ? parce que ça presse!!!!!

les concerts, on sait qui y va, t'as qu'à pas y aller, comme moi, et faire aut'chose.......

Bon, je vais aller me grignotter une épinette ça va me calmer...

pendant ce temps là, moi, je nettoie mon bord de rivière de 600mètres parce que les "zamis-baigneurs et pècheurs"font pas encore la différence avec une poubelle...et si je rencontre une bouteille pas écrite en français je me demande maintenant si je vais la ramasser...........ou attendre la traduction......de toute façon à bien y penser, elle finira bien par se dégrader, dans 5 ou 10 ans... alors je vois pas pourquoi je ferais quelque chose maintenant au fond!!!!!!!!!!!

:-) :-)

#23 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 21 juillet 2005 - 08:38

Pour moi cette signature est évidente car les pays du tiers monde sont asphyxiés depuis des décennies non pas tant par leur dette que par les intérêts exponentiels qu'elle engendre.

L'annulation de cette dette n'est évidemment qu'un premier petit pas vers la cessation de la surrexploitation de ces pays du sud par ceux du nord.

Il faudrait réfléchir aux conséquences de chacun de nos achats et réaliser qu'une grande partie de leurs cultures vivrières servent à nous nourrir à leur détriment : riz, thé, café, cacao, bananes, sucre de canne, quinoa, lentilles, viande, poisson...

La seule solution est la localisation de la production et de la distribution. Selon une étude effectuée en 2001, les émissions de gaz à effet de serre dues au transport des produits alimentaires d'une ferme locale au marché du village sont 650 fois moins importantes que celles entraînées par les produits vendus dans les supermarchés. De plus, ajoute le rapport, « la production locale est un facteur essentiel de la renaissance des régions rurales, les revenus agricoles augmentant considérablement ». La coopération s'intensifie au sein des populations locales et les communautés s'en trouvent revitalisées [43].

La relocalisation de la production alimentaire est indispensable même en l'absence de changement climatique, car c'est seulement en produisant la nourriture localement que les pauvres, surtout dans le tiers monde, peuvent y avoir accès. En réalité, l'une des causes principales de la malnutrition et de la faim dans les pays pauvres tient au manque de terres consacrées à la production de nourriture destinée à la consommation locale.

Entre 50 et 80% des terres agricoles du tiers monde sont vouées aux cultures d'exportation. Les populations locales en sont réduites à cultiver leur nourriture sur des sols rocailleux ou en pente, qui ne tardent pas à s'éroder et à devenir stériles. Urban Jonsson, représentant local de l'UNICEF en Tanzanie explique :

« Lorsque l'économie mondiale et l'économie tanzanienne vont bien, les villageeois vendent une grande partie de leur maïs et de leurs autres aliments de base. Mais lorsque l'économie nationale est en perte de vitesse, la chute du prix des aliments n'incite guère le paysan à vendre. ... alors les villageois ne peuvent faire autrement que de garder leur nourriture et de la consommer eux-mêmes. » [44]
Ils utilisent également la terre auparavant consacrée aux cultures d'exportation pour leur propre consommation. Autrement dit, c'est seulement quand ils ne peuvent pas exporter leurs aliments qu'ils se nourrissent comme il faut.

Autosuffisance relative
Produire la nourriture localement revient en fait à augmenter l'autosuffisance à l'échelon du village, de la région et du pays. Cela implique en outre de stocker les aliments afin de faire face à d'éventuelles situations d'urgence, ce qui, scandaleusement, est aujourd'hui prohibé, l'OMC estimant que l'argent nécessaire est mieux employé pour rembourser les dettes des banques occidentales.

La façon dont les organismes internationaux définissent l'autosuffisance n'a évidemment rien à voir avec celle dont le terme est généralement utilisé, car, selon eux, un pays qui ne produit aucune nourriture peut être considéré malgré tout comme autosuffisant dans la mesure où il est à même de payer ses importations. Ce que nous appelons autosuffisance alimentaire, ils l'appellent « autarcie » et c'est pour eux le plus grand crime dont un pays puisse se rendre coupable, car si elle était adoptée dans le monde entier il n'y aurait plus de commerce international ni d'économie mondiale ni de firmes transnationales, l'économie des pays rendus dépendants du commerce mondial devant être radicalement transformée.

Et c'est là peut-être la raison la majeure pour laquelle l'autarcie ou plutôt l'autosuffisance alimentaire est essentielle - non dans le sens le plus extrême du terme, un certain commerce étant toujours bénéfique, mais ne portant majoritairement que sur les surplus.


http://www.teddygold...org/page24.html

#24 _mirza_

_mirza_

Posté 21 juillet 2005 - 09:01

Et qu elles solutions proposez vous pour - l'augmentation des aides - la dette - le Sida ..?

Pour le re-redire, supprimer la PAC serait un bon début. Ensuite comme le dit Tis surveiller ce qu'on achète. D'ailleurs elle est vraiment très très bien ta citation, Tis.

Il faudrait réfléchir aux conséquences de chacun de nos achats et réaliser qu'une grande partie de leurs cultures vivrières servent à nous nourrir à leur détriment : riz, thé, café, cacao, bananes, sucre de canne, quinoa, lentilles, viande, poisson...

Pour conso locale ici aussi, y'a du riz de camargue, des lentilles du Puy et des viandes d'élevages un peu partout... en fait je ne savais même pas qu'il y avait des lentilles importées en France!
Y'a qu'un truc qui me chagrine dans cette histoire, c'est que le sucre de betterave c'est vraiment pas bon. :-)

#25 _Goéland_

_Goéland_

Posté 22 juillet 2005 - 15:08

Loulie
La sentence " charité n'est pas justice " commence à me taper sur le système un peu là ... ça ressemble à une condamnation à vie , la perpette ,de n'importequoi qui viendrait des riches vers les pauvres ... et une excuse de haut niveau philosophique ...


loulie ,

Y 'a une époque je signais toutes les pétitions qui se présentaient , aujourd'hui c'est plus le cas . Y 'en a que je signe et y'en a que je signe pas et celle là fait partie du deuxième lot .

C 'est comme ça et y'a vraiment pas de quoi s'énerver .

Maintenant , si il s'agit de signer pour se donner bonne conscience ...

#26 taoupet

taoupet
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Posté 22 juillet 2005 - 21:11

Une commission pour sortir de la spirale de la dette publique


PARIS (Reuters) - La commission Pébereau, installée mardi et chargée par le ministre de l'Economie de réfléchir aux moyens d'enrayer la spirale de la dette publique, a à peine plus de deux mois pour proposer un premier rapport.

"La France (...) vit désormais au-dessus de ses moyens après avoir accumulé des déficits publics considérables depuis 25 ans", réaffirme Thierry Breton dans la lettre de mission adressée le 8 juillet au président du conseil de surveillance de BNP-Paribas, Michel Pébereau.

La dette publique française a atteint 1.067 milliards d'euros en 2004, soit 64,7% du PIB - nettement au-dessus du seuil de 60% autorisé par les critères de Maastricht.

Cela représente plus de 17.000 euros par Français. En 2006, les intérêts de cette dette engloutiront pour la première fois pratiquement la totalité du produit de l'impôt sur le revenu, rappelle Thierry Breton.

Dans son rapport sur l'exécution du budget 2004, la Cour des comptes souligne pour sa part que la dette publique a atteint un stade où elle s'auto-entretient - autrement dit où l'Etat doit s'endetter pour payer les intérêts de cette dette.

Le "déficit primaire", c'est-à-dire la différence entre dépenses et recettes publiques avant paiement des charges de la dette, s'est certes réduit en 2004 après quatre années de détérioration, explique la Cour des comptes.

Il était tout de même de 5,8 milliards d'euros. Or, souligne, la Cour, la loi de finances 2005 prévoit encore un solde primaire déficitaire de près de cinq milliards d'euros. "Dès lors (...) le ratio dette de l'Etat/PIB continuera d'augmenter cette année", ajoutent les auteurs du rapport.

Si le taux d'intérêt de la dette est supérieur au taux de croissance de l'économie, ce qui a toutes les chances d'être de nouveau le cas cette année, la dette publique tend donc spontanément à s'accroître.

DEBAT NATIONAL

Pour neutraliser ce phénomène, il faudrait dégager un "excédent primaire", c'est-à-dire des recettes suffisantes pour couvrir à la fois dépenses et charges de la dette publique.

C'est sur les moyens de sortir de ce cercle vicieux qu'est attendue la mission Pébereau.

"Cette situation reflète la difficulté de la France à mettre en oeuvre les réformes nécessaires au redressement des finances publiques et donc à la pérennité de son modèle de société", souligne Thierry Breton dans sa lettre de mission. "Seul un grand débat national permettra de sensibiliser les Français à l'impératif d'une gestion plus prévoyante des finances publiques mais aussi plus responsable face au vieillissement démographique et aux défis économiques qui sont les nôtres."

La commission devra "préparer et animer" ce débat, mettre en évidence les conditions dans lesquelles la dette publique s'est constituée, définir les orientations et les mesures nécessaires au redressement des finances publiques et proposer toute mesure "de nature à dégager des marges de manoeuvre nouvelles en appui des réformes" à mettre en oeuvre, y compris des "mesures relatives à la gestion de la dette elle-même".

La mission Pébereau, composée de 20 membres en plus de son président, parmi lesquels des hauts fonctionnaires, des grands patrons mais aussi des parlementaires de droite et de gauche, des représentants de la société civile et des économistes, devra "consulter les forces vives de la Nation".

Thierry Breton souhaite un rapport d'étape dès fin septembre pour "éclairer les débats budgétaires" au Parlement. Le ministre de l'Economie demande à la mission de lui remettre son rapport définitif "pour la mi-novembre".

Les membres de la commission ont eu une première réunion de travail aussitôt après leur installation.


source: http://fr.news.yahoo.../290/4ia4o.html

je pense être une "force vive de la Nation" :D , et je propose une pétition pour la décroissance et l'annulation de la dette française!! :-)
Ou alors que chaque français paye ses 17000€ avec un crédit cofidis :-) :-)

Sinon plus sérieusement, on est plutôt dans la m....! Il est temps d'aller retirer ce qu'il nous reste à la banque! nous avons jusqu'à la mi-novembre!!
A bon entendeur , salop! comme dirait coluche!

#27 _mirza_

_mirza_

Posté 23 juillet 2005 - 12:44

Cela représente plus de 17.000 euros par Français.

Ben tiens, parce que c'est bien connu que c'est les français eux-mêmes qui sont responsables de cette dette. Non non c'est pas les dépenses de l'armée. Non c'est pas les radars à la con. C'est pas non plus les conneries dépensées pour acceuillir en grande pompe le CIO ou n'importe quel représentant étoilé. Pfff.

#28 taoupet

taoupet
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Posté 23 juillet 2005 - 13:43

salut mirza

pour éviter de polluer le sujet je t'ai répondu là:

http://www.onpeutlef...t=0

#29 _mirza_

_mirza_

Posté 23 juillet 2005 - 19:31

t'as bien fait ! :-)

#30 Quechua

Quechua
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Posté 25 juillet 2005 - 23:31

La dette de la France ça peut en motiver certain à signer une pétition, y faut se mettre à la place des autres... ( Pays plus pauvres donc encore plus de difficulté , d'ailleurs y a pas de comparaisons possibles ) j ai reçu la Newsletter du site de Live8 apperement y a eue des décisions visant l'augmentations des futures aides pour Lutter contre le Sida et d'autre fleaux, après plusieurs millers d'appels à la maison blanche en 48heures! un numéro avait été donner sur le site de la pétition en disant aux gens d'appeler dans les 48h ..

#31 Tis

Tis

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Posté 29 juillet 2005 - 14:26

DETTE DU TIERS-MONDE :
LES BONNES AFFAIRES DE L'OCCIDENT
 
En 1992, l'aide des pays riches au tiers-monde s'élevait à 0.4% de leur PIB et ils se fixaient d'atteindre 0.7% en l'an 2000. Aujourd'hui cette aide ne représente que 0.2%. Pendant cette période la dette des pays pauvres est passée de 1300 à 1950 milliards de dollars, et chaque année, ils versent aux occidentaux 4 fois plus qu'ils ne reçoivent ! En juin dernier, le G7 a promis d'effacer 90% des dettes bilatérales des grandes puissances avec les pays pauvres très endettés (PPTE), soit 10 à 20% de la dette totale de ces pays. Depuis, cette promesse, bien que très symbolique, n'a une fois de plus pas été tenue.

  Remboursements de la dette
La question de la dette est en effet posée depuis le début de 1980, date à laquelle les remboursements devenaient très incertains. Les prêts s'étaient accélérés dans les années 70, car les pays capitalistes y voyaient un débouché pour leur surabondance de dollars. Parallèlement, les taux d'intérêt augmentaient et les cours des matières premières, source principale de revenus pour les pays du Sud, chutaient surtout à partir de 1979. Pour régler ce problème (les remboursements, pas la pauvreté), les créanciers du tiers-monde (Etats, banques privées, organisations internationales) décident de faire intervenir le fonds monétaire international (F.M.I.).

Le F.M.I. intervient
Officiellement, celui-ci doit apurer les dettes qui engluent les pays et leurs populations dans la pauvreté. Or, depuis qu'il intervient, la dette augmente : elle a été multipliée par 3 en 20 ans et le pouvoir d'achat diminue : il est en Afrique subsaharienne inférieur à son niveau des années 60. Cela mérite donc de détailler en quoi consiste l'action du FMI. Celle-ci se fait au travers de plans d'ajustement structurel (PAS) qui sont la contrepartie imposée des prêts financiers.
Ces PAS se veulent strictement économiques et apolitiques. Le F.M.I. analyse la crise économique de ces pays comme résultant d'une consommation excessive et de dépenses publiques trop importantes !
 

C'est pourquoi le premier axe des PAS est la baisse des subventions publiques aux différents services (eau, transport, électricité, éducation, santé), ce qui rehausse leur prix et réduit leur accessibilité, et le  renflouement des caisses de l'Etat en augmentant les redevances sur ces services.
Le deuxième axe vise à favoriser l'épargne et attirer les capitaux par une fiscalité avantageuse aux entreprises : le F.M.I. demande donc  exclusivement aux travailleurs de payer les intérêts de la dette.

Le troisième axe est constitué par les privatisations. La gestion rationalisée vantée par le F.M.I. provoque de nombreuses liquidations et plus encore de licenciements. Elle amène chômage et misère tout en ne rapportant que des miettes aux finances publiques : au Mexique, entre 1982 et 1987, les 500 entreprises privatisées  n'ont servi à payer que 2% des intérêts de la dette pour la seule année 1988 ! Ceci a en fait pour but de livrer des secteurs de l'économie aux multinationales.
Le quatrième axe est le développement des productions destinées à l'exportation : il s'agit de spécialiser l'agriculture selon les besoins des pays occidentaux qui importent au détriment des cultures vivrières traditionnelles. Ceci entraîne des millions d'expulsions de petits paysans qui vont s'entasser dans les bidonvilles ou travailler sur des grandes propriétés, et des famines. Très souvent des pays sont obligés d'importer des produits pour lesquels ils étaient autosuffisants auparavant.

Le cinquième axe est la libéralisation des échanges extérieurs. Le F.M.I. considère par exemple que Haïti peut rivaliser à jeu égal avec les USA sur le marché mondial et qu'il est inutile qu'elle prenne des mesures de protection.

Enfin, dans chacun de ces PAS, le F.M.I. prévoit de nouveaux prêts et des rééchelonnements de la dette publique pour que les créanciers privés soient remboursés à temps.

A qui profite la dette ?
Pour comprendre pourquoi, malgré son discours et ses intentions officielles,  le FMI (et, à travers lui, les puissances occidentales) contribue à l'augmentation de la dette du tiers-monde, il faut discerner à qui elle profite. D'abord, précisons que la dette n'est pas celle des peuples mais d'une toute petite minorité, les classes dirigeantes locales. Une part importante des crédits alloués est utilisée dans l'armement ou les dépenses de prestige, et non dans l'intérêt des travailleurs. En outre, les évasions de capitaux se sont souvent avérées conséquentes : dans les années 80 celles-ci représentaient par exemple 80% de la dette de l'Argentine. Et la dette du Congo est équivalente à la fortune personnelle du clan Mobutu.
Mais avant tout, la dette profite aux occidentaux. Elle rend les pays endettés dépendants des pays créanciers, qui organisent ces nouveaux marchés selon leurs intérêts. Ils s'approprient les actifs dévalués par la dette et exploitent les ressources.

Ce n'est donc pas des gouvernements des grandes puissances qu'il faut attendre des solutions, malgré leurs timides promesses. Ils ont intérêt à maintenir ces pays dans le sous-développement. Supprimer la dette du tiers-monde, ce n'est pas opposer les travailleurs des pays riches et des pays pauvres. Les travailleurs du Nord et du Sud  ont un intérêt commun à combattre l'impérialisme de la dette, inhérent au capitalisme, ce qui fait dire à de nombreux intellectuels du tiers-monde :  « [que] le meilleur service que pourraient [leur] rendre les nations nanties serait de réaliser leur propre révolution pour les libérer de leur obsession mercantile.»

cet article est paru dans Gauche! en 2000


http://mapage.noos.f...etteromain.html

Modifié par Tis, 12 mai 2014 - 18:41 .


#32 Quechua

Quechua
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Posté 29 juillet 2005 - 22:54

Merci très bon article, je ne croyait pas que ç'était à ce point là (au niveau responsabilité du FMI et des états membres..) faut espérer que cela à évoluer depuis 2000 !?

#33 Quechua

Quechua
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Posté 08 aot 2005 - 12:55

Salut, (je passe très peu dernièrement)
Donc on ne sait pas tout, et ni oû à été l'argent de ce Live 8 et ni pourquoi il n'y a pas
pas eue beaucoup de groupes Africains présent dans les concerts, mais ça à quand
m^me le mérite d'avoir fait du bruit autour de l'annulation de la Dette qui n'avait pas été respéctée
et d'avoir pousser les décideurs à augmenter certaines aides plus vite que prévus ,
en esperant que les associations se réunissent à nouveau et continue leur actions dans les années futurs

#34 Tis

Tis

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Posté 17 aot 2005 - 09:29

Le Niger doit du fric
lundi le 8 août 2005,
par : François LÉCUYER

« Afrique esclavagisée, colonisée, martyrisée, dévalisée ! Ainsi donc, lAfrique doit du fric ! » Sur la scène du Spectrum de Montréal, le militant reggaeman ivoirien Tiken Jah Fakoly rappelait à la foule quaprès toutes ces insultes globales, le peuple africain doit encore et toujours consacrer une grande partie de ses capitaux au service du remboursement de la dette. Malgré lensemble des maux qui affligent le continent - et, surtout, le fait que cette dette a été, intérêts obligent, remboursée plus de trois fois déjà - lAfrique doit du fric. Encore et encore.

Cest le cas du Niger, qui fait malheureusement les manchettes ces jours-ci en raison de limportante famine qui y sévit. Les médias ont même souligné la « particularité » de celle-ci : contrairement à lhabitude, aucun conflit armé ny est à lorigine. On ne peut même pas blâmer un despote autoritaire réprimant son peuple. Seule Dame Nature sacharnerait sur les Nigériens.

Certes, linvasion de millions de criquets pèlerins à lété 2004 a terriblement affecté les récoltes. Celles-ci, en quantité insuffisante, ne permettront pas à la population nigérienne de traverser la période de soudure, soit celle séparant la fin des réserves céréalières et les prochaines récoltes. Avant même la présente famine, 4,2 millions de Nigériens souffraient de malnutrition chronique, sur une population de 11 millions dhabitants. Alors quon croirait la famine toucher les zones arides éloignées, force est dadmettre que lactuelle flambée des prix des denrées touche la totalité du pays, y compris sa capitale, Niamey.

La seule explication « naturelle » est-elle suffisante ? Serait-ce donc aussi simple ? Même devant la dynamique cyclique des famines qui affectent le Niger à intervalles trop réguliers ?

Un État sans pouvoirs

Linvasion de criquets, qui a ravagé les récoltes lannée dernière, aurait facilement pu être contenue. Un simple épandage de produits insecticides aurait eu raison des millions de bestioles. Mais voilà, le gouvernement navait pas les avions nécessaires. La volonté a manqué aux bailleurs de fonds. Tel un saupoudrage de bonnes intentions sur la misère nigérienne, un pont aérien a été instauré en dernière instance, qui pourra ravitailler en céréales européennes et américaines un Niger affamé.

Le gouvernement nigérien, qui a eu lhumilité de reconnaître la crise alimentaire dès lautomne 2004 en appelant les donateurs à la rescousse, insiste toutefois pour que laide alimentaire soit vendue plutôt que donnée. À un prix dérisoire, certes, ou à crédit sil le faut. Sans un sou, les paysans en sont venus à vendre leur bétail pour une bouchée de pain. Un collègue nigérien me confiait que les prix sont descendus à 500 FCFA ($1,25) par vache. Plutôt que les voir mourir de faim, les éleveurs revendent leurs troupeaux aux spéculateurs venus en grand nombre du Nigéria voisin.

LÉtat nigérien ne peut malheureusement répondre de lui-même à cette crise. Après vingt ans de politiques dajustement structurel et de nombreuses conditionnalités néolibérales, les services sociaux ne représentent plus qu 20% de son budget. Le service de remboursement de la dette, même en ces temps difficile, totalise pour sa part 30% des dépenses nigériennes.

Allègement de la dette ?

Plusieurs annonces et accords qualifiés « dhistoriques » ont marqué les dernières années en matière dallègement de la dette des pays pauvres. Dernier en date, « leffacement total » de la dette de 18 pays, accepté lors du sommet du G8 en Écosse cette année. Pour être compris toutefois, cet accord doit être replacé dans le contexte de lInitiative pour les pays pauvres très endettés (PPTE), mesure pilotée par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international suite à la crise de légitimité des plans dajustement structurel.

Malgré de mirobolantes promesses, linitiative des PPTE sest avéré être un échec cuisant, aux retombées désastreuses en termes de développement humain dans les 42 pays sélectionnés. En fait, ce plan ne prévoyait que lallégement dune partie de la dette, soit celle dépassant un « seuil » dendettement jugé acceptable pour ces pays. La majorité de cette dette, soit celle en dessous du seuil déterminé par la Banque et le FMI, doit toujours être remboursée. Cest pour cette raison que le Niger a vu son service de remboursement de la dette augmenter de 16% en 2001, 24% en 2003, et de 15% en 2005. La dette totale du Niger sélève maintenant à près de $ 3 milliards.

Tout comme linitiative des PPTE, laccord du G8 en Écosse sera « compensé » par une diminution égalitaire de laide publique versé à chaque pays. Et ce, lorsque les instances concernées par ce plan - la Banque mondiale, le FMI et la Banque africaine de développement (BAD) - auront entériné le plan dallègement.

Un pays en otage

Un allègement vaut mieux que rien du tout, répondront certains. Malheureusement, lhumanisme des pays donateurs et des institutions financières internationales ne vient pas seul. Pour être éligible à toute forme dallègement que ce soit, le Niger a dû et devra se plier à une série de « conditionnalités » qui rappellent trop les mesures économiques draconiennes contenues dans les plans dajustement structurel des années précédentes.

Ainsi, leau des principales villes du Niger a été privatisée, au profit de Vivendi notamment, qui multiplie les hausses de tarifs et les débranchements. Le groupe chinois ZTE sest quant à lui approprier le secteur des télécommunications. Dans un pays où lélevage représente la principale activité économique, même lOffice national vétérinaire a été privatisé. À laube de la famine, le président Mamadou Tanja a élevé à 19% la TVA, en plus de limposer aux denrées alimentaires, à leau potable et autres produits de première nécessité.

Les coupures drastiques dans les programmes sociaux se font de plus en plus sentir parmi la population, notamment au niveau des services de santé et déducation. Selon les modalités imposées par les pays donateurs et les institutions financières internationales, 75% du corps professoral fut envoyé en pré-retraite. Dici 2010, ce taux atteindra 90%. Dans un pays où 92% des femmes et 77% des hommes sont analphabètes, les professeurs sont dorénavant remplacés par des « volontaires de léducation » : des jeunes sans formation, sans diplôme, qui gagnent le quart du salaire des professeurs réguliers et qui nont pas droit à la syndicalisation. Même restructuration du côté des soins de santé : pourquoi payer une infirmière ou un médecin alors que nimporte quel « volontaire de la santé » peut donner une piqûre ou mettre un pansement ? La dégradation des services de santé nigériens est un facteur majeur dans lincapacité des autorités nigériennes à répondre aux troubles de santé provoqués par la famine actuelle.

Il est grand temps de redonner les pleins pouvoirs au Niger pour quil soit en mesure de contrer ses propres tragédies. En cancellant la totalité de sa dette, et en laccompagnement de façon appropriée pour que le pays rencontrent les modestes Objectifs du Millénaire, peut-être pourrions-nous même briser le cycle continu des famines au Niger - naturelles en apparence, mais véritablement structurelles.


http://www.alternati...rticle2028.html



#35 taoupet

taoupet
  • Localisation:aveyron

Posté 17 aot 2005 - 21:27

« Afrique esclavagisée, colonisée, martyrisée, dévalisée ! Ainsi donc, l’Afrique doit du fric ! »


ces paroles sont extraites du dernier album de tiken jah fakoly, "coup de gueule".
Il est vraiment excellent.
Il y a notamment un duo avec le groupe zebda.
http://www.tikenjah.net/

#36 mateo

mateo
  • Localisation:doubs

Posté 17 aot 2005 - 22:10

Pour moi cette signature est évidente car les pays du tiers monde sont asphyxiés depuis des décennies non pas tant par leur dette que par les intérêts exponentiels qu'elle engendre.

L'annulation de cette dette n'est évidemment qu'un premier petit pas vers la cessation de la surrexploitation de ces pays du sud par ceux du nord.


Vous regardez trop la TV bonsoir.

A mon avis l'annulation de la dette n'est que poudre aux yeux. (on a annulé les dettes de 23 pays par pure charité chrétienne ? contre quoi ?)

De plus ses pays sont insolvables donc dettes ou annulation c'est pareil. Ce sont justes des écritures comptables.

Pas demain la veille qu'on laissera l'Afrique exploiter son or, diamand, pétrole, caco, café....

Désolé de casser vos rêves.

#37 taoupet

taoupet
  • Localisation:aveyron

Posté 20 aot 2005 - 23:15

pour aller dans le sens de mateo, une chanson du dernier album de tiken jah fakoly:

"Tonton d’América

Il est arrivé Oncle Ben’s avec un drapeau :
Voici du riz « il ne colle jamais ! »
Il ne nous restait plus que la peau sur les os,
Alors distribution de Dakar à Lomé
C’était du riz long grain américain,
Des sacs partout mais pas un seul bouquin
Les hommes ont dit puisque c’est dans les colis
Qu’on trouve à manger nous on reste au lit
Il nous a donné la recette du bonheur,
Il nous a même donné l’heure…

Tonton d’América

Il est arrivé habillé comme un cow-boy
Il était beau comme un paquet de clopes
Avec dans sa hotte la dernière game-boy
Et des jouets de toute sorte
Des jouets qui valaient une fortune
Et une fusée pour aller sur la lune

Tonton d’América

On a joué quand les piles se sont usées
Le cow-boy a repris sa game-boy
Il a dit aux moutons « fini de danser »
C’est moi le shérif et vous serez les bad boys,
On a beau dire mais quand on est nus,
Même au diable on souhaite la bienvenue
Il a fait tous les endroits habités
Et c’est depuis qu’aux quatre coins de la planète,
On est tous assis à faire la même dictée
Tous à manger la même bouillie dans l’assiette !

Tonton d’América

Il a pris tout le zinc pour en faire le métro,
Il a pris nos cheveux, s’est fait la coupe afro,
Il a pris tout le café, il a pris tout le cuivre
Il est parti sans nous laisser la marche à suivre !

Tonton d’América"

#38 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 06 septembre 2005 - 11:09

COMMUNIQUE DE PRESSE / 26-08-05

Assemblée générale des Nations unies du 14 au 16 septembre 2005

LES ETATS-UNIS DECLARENT LA GUERRE AUX OBJECTIFS DU MILLENAIRE POUR LE DEVELOPPEMENT

Les Etats-Unis menacent de saper le sommet du Millénaire +5 des 14 et 16 septembre en proposant une série d’amendements au texte en cours de négociation et en niant aux pays pauvres tout droit au développement.

La coalition "2005, plus d’excuses !", relais en France de l’Action mondiale contre la pauvreté, apprend avec stupéfaction que les Etats-Unis tentent de saper la prochaine Assemblée générale des Nations unies et renient toute avancée de la communauté internationale en matière de lutte contre la pauvreté.

A quelques jours du sommet qui devrait réunir près de 170 chefs d’Etats, le nouvel et controversé ambassadeur américain auprès des Nations unies, M. John Bolton, a présenté plus de 700 amendements au texte en cours de négociation.

Ce texte, négocié sous l’égide du Président de l’Assemblée générale, l’Ambassadeur du Gabon M. Jean Ping, par tous les Etats membres des Nations Unies, parmi lesquels les Etats-Unis, fait l’objet depuis plusieurs mois d’âpres négociations pour définir la déclaration des chefs d’Etat de ce sommet que l’ONU qualifie elle-même de plus grand sommet de son histoire. "2005, plus d’excuses !" a participé activement à ce travail en formulant des propositions précises et argumentées d’amendements, qu’elle a pu exposer dans l’enceinte des Nations unies.

La position des Etats-Unis constitue une remise en cause inacceptable du système des Nations unies, faisant peu de cas des négociations multilatérales dans leur ensemble, et de la situation qui prévaut dans les pays en développement en particulier.

En effet, "2005, plus d’excuses !" tire la sonnette d’alarme face aux propositions d’amendements qui constituent une véritable mise à mort du Sommet du Millénaire +5, en excluant notamment du texte toute référence aux huit objectifs du Millénaire qui visent à réduire la pauvreté de moitié d’ici 2015.

Véritable affront aux millions de personnes qui se sont mobilisées ces derniers mois pour faire de ce sommet le sommet de la lutte contre la pauvreté, les amendements de l’administration américaine entendent notamment :
-  renier tout engagement chiffré et daté relatif à l’aide publique au développement des pays riches, et refuser de reconnaître toute responsabilité des pays riches dans le mal-développement,
-  faire disparaître toute mention relative à la mise en œuvre de nouvelles sources de financement du développement, dont la proposition de taxations internationales initiée par la France, le Brésil, l’Espagne, le Chili, l’Allemagne et l’Algérie,
-  abandonner unilatéralement la date butoir de 2015 à laquelle la communauté internationale s’est engagée cinq ans auparavant pour réduire l’extrême pauvreté.

Face à l’unilatéralisme acharné de l’administration Bush, la coalition "2005 plus d’excuses !" invite les Nations unies et tous ses Etats membres à faire front commun afin de sauvegarder les engagements fondamentaux de lutte contre la pauvreté sans lesquels le Sommet du Millénaire +5 sera condamné à un échec cinglant.

http://www.2005plusd...?id_article=171

PS : La 2ème journée de mobilisation mondiale contre la pauvreté aura lieu le 10 septembre

#39 krollkop

krollkop

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Posté 21 septembre 2006 - 22:24

Le FMI meurt à petit feu : bon débarras

Paris, le 20 septembre 2006 - A l’occasion de la dernière journée des Assemblées Générales du Fonds Monétaire International (FMI) aujourd’hui à Singapour, les Amis de la Terre dénoncent le manque total d’ambition de la « réforme » du FMI, qui ne modifie en rien les déséquilibres profonds de cette institution à bout de souffle. Critiqué de toutes parts, le FMI traverse une triple crise, la plus grave de son histoire : crise de légitimité, crise sur son rôle et crise budgétaire. Avec le remboursement anticipé de ses plus grands pays débiteurs, le FMI devra s’appliquer ses propres recettes d’austérité. Ce n’est que justice.

Le FMI ne s’est jamais remis de la crise asiatique de 1997, qu’il n’avait pas prévue. Conséquence, Chine, Inde, Thaïlande et Philippines minimisent leurs emprunts au FMI. En 1999, c’est l’Argentine, pays modèle du FMI pendant des années, qui s’effrondre. Conséquence, Brésil et Argentine décident de rembourser par anticipation la totalité de leurs emprunts. Suit l’Indonésie, le 2ème plus grand débiteur du Fonds, qui s’est engagée à tout payer d’ici 2007. Des Etats plus petits comme le Ghana ou la Serbie ont fait des annonces identiques. Les prêts octroyés par le FMI sont passés de 103 milliards $ en 2003 à ... 20 milliards $ en 2006, dont 60% pour la Turquie ... qui parle à son tour de remboursement anticipé. C’est un boycott de fait. Les paiements en charges et intérêts reçus par le FMI sont passés de 3,19 milliards $ en 2005 à 1,39 en 2006, et sont estimés à 635 millions en 2009, soit une division par cinq en cinq ans.

Forcé de reconnaître cette crise sans précédent, le FMI accepte finalement une « réforme ». Element principal : 4 pays émergents (Chine, Mexique, Corée, Turquie) obtiennent une augmentation de leurs droits de vote. Mais cela ne représente qu’1,8 % des droits de vote ! Selon Gordon Brown, ministre de l’économie britannique, « c’est la plus grande réforme du FMI en 61 ans ». L’administrateur français voit lui aussi dans la réforme des « changements importants ». Mais l’Inde, le Brésil ou l’Argentine ont voté contre. Le FMI est devenu plus que jamais un jouet de pays riches refusant de remettre en cause l’équilibre interne des pouvoirs vieux de plus d’un demi-siècle, et totalement inadapté au monde d’aujourd’hui. Il y a quelques mois, le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Mervyn King, demandait : « A-t-on besoin d’un FMI ? ».

Sébastien Godinot des Amis de la Terre explique : « Un très grand nombre d’ONG avaient fait des propositions de réforme significative du FMI. Les résultats étant insignifiants, nous demanderons désormais aux pays riches de ne plus financer le Fonds, et aux pays pauvres de ne plus y emprunter. 62 ans de modèle unique libéral brutal, sans considération du contexte social, politique et culturel local, cela suffit. »

Il ajoute : « La crise du FMI va s’aggraver. Le Fonds est célèbre pour son orthodoxie ultralibérale intransigeante, que les pays riches continuent à imposer aux pays pauvres alors qu’ils sont les premiers à ne pas la respecter (double déficit abyssal américain, dette publique française). Ces paradoxes sont aujourd’hui trop flagrants pour que les pays du Sud continuent de les accepter. Nous demandons que le contrôle des flux financiers internationaux s’inscrive dans le cadre des Nations Unies, de manière transparente et démocratique, dans le respect des droits humains, de la justice sociale et de l’environnement, ce que le FMI a toujours refusé. »

Contact presse :
Sébastien Godinot, Les Amis de la Terre
01 48 51 18 92 / 06 68 98 83 41

Sébastien Godinot
Campagne acteurs financiers
finance@amisdelaterre.org | 06.68.98.83.41

LES AMIS DE LA TERRE
2 B rue Jules Ferry 93100 Montreuil France
Tél direct : +33 (0)1 48 51 18 92 | Fax : +33 (0)1 48 51 33 23


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#40 Tis

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Posté 19 juin 2007 - 08:40

Assez d'accord avec ton point de vue , Corto . Nombre des pays les plus pauvres sont sous la coupe de dictateurs qui s'en mettent pleins les fouilles pendant que leur peuple crève de faim .

Tout à fait d'accord avec toi Goéland. Il faut aussi lutter contre ce pillage-là.


Biens mal acquis… profitent trop souvent
28 mars 2007
La fortune des dictateurs et les complaisances occidentales


« Bien mal acquis ne profite jamais », veut le proverbe. En réalité, les (anciens) dictateurs et leurs familles profitent en toute impunité des milliards qu’ils ont volés à leur pays et placés à l’étranger, sur des comptes en banque ou dans des demeures de prestige. Selon l’Union européenne, « les actifs africains volés détenus dans des comptes en banque à l’étranger équivalent à plus de la moitié de la dette externe du continent ».

Ce pillage en règle n’est pas l’apanage des pays africains : les fortunes amassées par Marcos, Suharto et, dans une moindre mesure, Fujimori, Milosevic ou Duvalier, n’ont rien à envier à celles des Mobutu, Bongo et consorts. Depuis des dizaines d’années, le produit des détournements de fonds publics et de la corruption à des fins d’enrichissement personnel par les hommes politiques du Sud a été placé en sécurité dans les pays développés ou les paradis fiscaux et judiciaires.

A l’heure où l’ensemble des bailleurs de fonds, au premier rang desquels la Banque mondiale, ont fait de la lutte contre la corruption et de la « bonne gouvernance » la clé du développement des pays du Sud, cette étude cherche à comprendre pourquoi la quasi-totalité des avoirs illicites et des biens mal acquis n’ont fait l’objet d’aucune mesure de gel et de restitution aux pays spoliés.


Le CCFD a fait tout un dossier à ce sujet disponible ici : http://www.ccfd.asso.../d/doc_1006.php

Voir aussi ce qui se passe en ce moment en Suisse à propos des comptes de la famille Duvallier : http://www.evb.ch/fr/p12753.html