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L'annulation de la Dette


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163 réponses à ce sujet

#81 l'ombre

l'ombre

    Summum jus, summa injuria.

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Posté 29 janvier 2015 - 14:02

 

 

 

je reste tjrs un peu mefiant avec le discours limite victimaire où le gentil peuple naif se fait plumer par des mechants banquiers et gouvernements.

Je trouve regrettable que les peuples s accommodent tres bien de systemes corrompus tant que leur train de vie n est pas affecté ou en danger.

Ne soyons pas simplistes. A vous lire on pourrait parfois presque croire que tout l argent public finit ds les poches des politiques ou des financiers.

Moi je trouve que (même si tres taxée) une bonne partie de la population en France (pour la Grece je ne sais pas, je n y vis pas) est loin d être à plaindre

et que son train de vie, celui qui a un fort impact sur la planete, repose sur l argent public.

 

D autre part, concernant la dette, bcp de monde en parle maintenant mais pour la dette des pays du tiers monde il y avait deja bcp moins de bruit.

Même chose pour les salariés qui pleurent sur la fermeture de leur entreprise mais qui ne se sont jamais mobilisé pour celle d à coté ou n ont

pensé à se syndiquer.

 

Je te rejoint a 110 % dans ton propos ,il reste a regarder avec le sourire aux lèvres le pognon qui a été dépenser pour les mois de novembre et décembre en france

la Quantité de nouvelles technologies acheter :fumeur:  télé,voitures,portables,phones,vétements ,skis , bourses .... :rolleyes:

La ponctions des impots sur les retraités ( qui ont travaillés pour beaucoup trés jeunes et qui sont dans la MERDE )  :grognon2:

la France est en possession de 6 FOIS la valeur de sa dette :roule:

je sors je suis dehors :sommeil:


Modifié par l'ombre, 29 janvier 2015 - 14:05 .


#82 Anonimo

Anonimo

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Posté 29 janvier 2015 - 17:31

Dcz ,

dans mon propos :

"Jamais personne a aucun moment économistes compris ; ne dis haut et fort ce que les gouvernements 

on fait en douce!!..c'est a dire : "détourner l'argent collecter " des travailleurs ,des épargnants."

 

Je n'y ai jamais exclus ton propos:

"Je trouve regrettable que les peuples s accommodent très bien de systèmes corrompus tant que leur train de vie n est pas affecté ou en danger."

 

Ce pendant faut pas croire , le gouvernent en collecte pas mal de l'argent!!...et ce sont pas les Rsa ou chomeurs qui ont creuser la dette

http://www.francetvi...ise_748475.html

 

puisque augmentation c'est produite que réçament de puis la "crise"

en sachant que chômage et Rsa sont prélevé sur les payes des travailleurs ,et non pas par d'autres recette fiscales et taxes

Aussi  bcps travaillait avant la crise. 

Les sommes allouer au peuples sont bien minimes face au détournement d'argent du gouvernement 

http://www.agoravox....-l-argent-28215

http://afrique-centr...t-de-fonds.html

http://fr.wikipedia....ères_françaises

http://euroclippers....-du-golfe-1991/

 

J'en ai d'autres si tu voulez!

 

Je te rejoint aussi sur le fait que le Français se plaint toujours la bouche pleine!!.. et t'en fait pas je suis toujours le premier a le dire!



#83 DzC

DzC

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Posté 29 janvier 2015 - 17:56


"Jamais personne a aucun moment économistes compris ; ne dis haut et fort ce que les gouvernements 

on fait en douce!!..c'est a dire : "détourner l'argent collecter " des travailleurs ,des épargnants."

 

ça depend de quels economistes et dans quels medias ils s expriment.

Si tu vas chez un vendeur de presse en cherchant un peu tu tombes tres vite sur des journaux où le discours officiel n est pas

servi aux lecteurs. Dans les medias radios et télés c est un peu moins evident mais ici où là des voix "alter" (au sens large) s expriment,

de + en +.

Devant le desastre provoqué par le liberalisme, les journalistes, même muselés, sont bien obligés de donner un peu la parole à d autres gens que Minc et cie...

 

 

 


Ce pendant faut pas croire , le gouvernent en collecte pas mal de l'argent!!...et ce sont pas les Rsa ou chomeurs qui ont creuser la dette

 

 

 

c est clair et net. Mais il faut toujours des boucs emissaires (chomeurs,fraudeurs,etrangers etc...).

 

En fait je parlais des français qui ont des situations assez correctes, souvent dans la fonction publique (même s ils n ont en general pas du tout l esprit "service public")

et qui se plaignent en plus. Il leur suffirait d aller dans des zones défavorisées (pas forcément les cités) ou dans de nombreux pays pour se rendre compte

qu ils sont des privilégiés (et qui doivent accessoirement leur niveau de vie à toute sorte d exploitation, de maindoeuvre ou de ressources naturelles, cela

ne datant pas du 20eme siecle).

L Ombre parlait au dessus des portables et c est vrai que c est un sacré delire (Iphone et cie) !!!

 

A lire :

 

Un livre qui, remettant en perspective l’histoire de la dette depuis 5 000 ans, renverse magistralement les théories admises. Il démontre que le système de crédit, apparu dès les premières sociétés agraires, précède de loin l’invention des pièces de monnaie. Quant au troc, il n’a toujours été qu’un pis-aller et ne s’est réellement développé que dans des situations particulières ou de crise. La dette a donc toujours structuré nos économies, nos rapports sociaux et jusqu’à nos représentations du monde.
David Graeber montre que le vocabulaire des écrits juridiques et religieux de l’Antiquité (des mots comme « culpabilité », « pardon » ou « rédemption ») est issu en grande partie des affrontements antiques sur la dette. Or il fonde jusqu’à nos conceptions les plus fondamentales du bien et du mal, jusqu’à l’idée que nous nous faisons de la liberté. Sans en avoir conscience, nous livrons toujours ces combats…
Selon l’auteur, l’endettement est une construction sociale fondatrice du pouvoir. Si autrefois les débiteurs insolvables ont nourri l’esclavage, aujourd’hui les emprunteurs pauvres – qu’il s’agisse de particuliers des pays riches ou d’États du tiers-monde – sont enchaînés aux systèmes de crédit. « L'histoire montre, explique Graeber, que le meilleur moyen de justifier des relations fondées sur la violence, de les faire passer pour morales, est de les recadrer en termes de dettes – cela crée aussitôt l’illusion que c’est la victime qui commet un méfait. » Trop d’économistes actuels perpétuent cette vieille illusion d’optique, selon laquelle l’opprobre est forcément à jeter sur les débiteurs, jamais sur les créanciers.
http://www.editionsl...70-1-1-0-1.html

+
http://millebabords....hp?article24461

+
Toutefois, à ce stade, ce principe a été démasqué comme un mensonge flagrant. En fait, nous n’avons pas
« tous » à payer nos dettes. Seulement certains d’entre nous. Rien ne serait plus bénéfique que d’effacer entièrement l’ardoise pour tout le monde, de rompre avec notre morale coutumière et de prendre un nouveau départ.
Qu’est-ce qu’une dette, en fin de compte ? Une dette est la perversion d’une promesse. C’est une promesse doublement corrompue par les mathématiques et la violence. Si la liberté (la vraie) est l’aptitude à se faire des amis, elle est aussi, forcément, la capacité de faire de vraies promesses. Quelles sortes de promesses des hommes et des femmes authentiquement libres pourraient-ils se faire entre eux ? Au point où nous en sommes, nous n’en avons pas la moindre idée. La question est plutôt de trouver comment arriver en un lieu qui nous permettra de le découvrir. Et le premier pas de ce voyage est d’admettre que, en règle générale, comme nul n’a le droit de nous dire ce que nous valons, nul n’a le droit de nous dire ce que nous devons.

http://www.franceint...-tous-au-cirque


Modifié par DzC, 29 janvier 2015 - 18:09 .


#84 fam

fam
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Posté 29 janvier 2015 - 18:12

Bonjour

 

Suite à mon message plus haut ..

 

Le taux d'intéret actuel au sein de l'Europe pour les pays à qui on fait confiance (celle qui est à la base de tout pret) est de 0,15% ...( intéressez vous à  "refi" ) Déja ça tue de nombreuses interventions..

 

Donc ce ne sont pas les intérets eux-mêmes qui sont un réel souci, mais plutot le fait qu'on continue à faire des budgets en déficit, signe d'accroissement de dette, cela malgré les taux d'intéret de plus en plus bas et de plus en utilisant  des bases de croissance irréalistes, donc en s'obligeant par avance à emprunter plus.

 

Et le jour ou la confiance dans la capacité de remboursement s'estompe, les nouveaux crédits deviennent vite très chers (exemple les subprimes, la grèce)

 

De nombreuses personnes parlent de la "dette",  en fait il se réfèrent à celle qui est "explicite".

 

Personellement je suis interpellé par la question de la dette  "implicite" ; Celle-ci concerne les engagement vers le futur et qui ne sont pas financés aujourd'hui, tels que les retraites et les soins de santé! Pourtant ces engagements dans 5, 10, 20 ans il faudra les tenir (surtout que cela nous concerne)

 

A ce titre,le plus mauvais élève européen serait le ..Luxembourg avec une dette implicite de (1200%) 12 fois son pib! alors que sa "dette" aujourd'hui n'est que de 18% (0,18) de celui-ci.

 

 

A titre personnel, j'ajouterai au moins à la dette implicite les couts de démantèlement du nucléaire insufisemment provisionnés. (raison d'augmenter la durée de vie de ces maudites centrales)

je n'aborde même pas la gestion durable des déchets de ces centrales.

 

Donc je pense que le vrai souci c'est de se protéger des politiques qui nous engagent parfois pour des décennies! Les banques ne font que leur (sale) boulot, gagner de l'argent, y a ka pas emprunter.

 

Pour ceux qui veulent aller plus loin : lecture des rapports de la Banque de règlements internationaux (BRI)


Modifié par fam, 29 janvier 2015 - 18:14 .


#85 Bastringue

Bastringue
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Posté 29 janvier 2015 - 18:56

Fonctionnaires = privilégiés ça saoule un peu ce discours, comme quoi le travail de sape fonctionne plein tube. Quand tout sera privatisé, c'est sur que ça ira mieux pour tout le monde.

 

Les privilégiés ce sont les rentiers, pas les prolétaires.


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#86 Anonimo

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Posté 29 janvier 2015 - 18:57



Fonctionnaires = privilégiés ça saoule un peu ce discours, comme quoi le travail de sape fonctionne plein tube. Quand tout sera privatisé, c'est sur que ça ira mieux pour tout le monde.

 

Les privilégiés ce sont les rentiers, pas les prolétaires.

Moi je suis pour le service publique!! 63612312.gif



#87 Tis

Tis

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Posté 30 janvier 2015 - 16:38

je reste tjrs un peu mefiant avec le discours limite victimaire où le gentil peuple naif se fait plumer par des mechants banquiers et gouvernements.
Je trouve regrettable que les peuples s accommodent tres bien de systemes corrompus tant que leur train de vie n est pas affecté ou en danger.
Ne soyons pas simplistes. A vous lire on pourrait parfois presque croire que tout l argent public finit ds les poches des politiques ou des financiers.


Pour la Grèce dont il s'agit ici c'est malheureusement le cas : Plans de sauvetage de la Grèce : 77 % des fonds sont allés à la finance
Le reste a été détourné par des politiques et industriels corrompus qui ne sont pas tous grecs : http://www.okeanews....nt-25-milliards
 

D autre part, concernant la dette, bcp de monde en parle maintenant mais pour la dette des pays du tiers monde il y avait deja bcp moins de bruit.
Même chose pour les salariés qui pleurent sur la fermeture de leur entreprise mais qui ne se sont jamais mobilisé pour celle d à coté ou n ont pensé à se syndiquer.


Si tu l'avais lu tu saurais que depuis près de 10 ans ce débat porte sur la dette odieuse des pays du tiers monde et de ceux qu'on y renvoie.
 

Le taux d'intéret actuel au sein de l'Europe pour les pays à qui on fait confiance (celle qui est à la base de tout pret) est de 0,15% ...( intéressez vous à  "refi" ) Déja ça tue de nombreuses interventions..
 
Donc ce ne sont pas les intérets eux-mêmes qui sont un réel souci, mais plutot le fait qu'on continue à faire des budgets en déficit, signe d'accroissement de dette, cela malgré les taux d'intéret de plus en plus bas et de plus en utilisant  des bases de croissance irréalistes, donc en s'obligeant par avance à emprunter plus.
 
Et le jour ou la confiance dans la capacité de remboursement s'estompe, les nouveaux crédits deviennent vite très chers (exemple les subprimes, la grèce)

 

(...) Donc je pense que le vrai souci c'est de se protéger des politiques qui nous engagent parfois pour des décennies! Les banques ne font que leur (sale) boulot, gagner de l'argent, y a ka pas emprunter.

 

Ce sont donc bien les taux d'intérêt bancaires abusifs qui posent problème.

Pour la Grèce hier ils étaient à + de 10% pour un refinancement !

C'est pourquoi le nouveau gouvernement a en effet décidé de ne plus emprunter. 

 

Fam comment penses-tu te protéger des politiques ?


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#88 l'ombre

l'ombre

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Posté 30 janvier 2015 - 17:07

Fonctionnaires = privilégiés ça saoule un peu ce discours, comme quoi le travail de sape fonctionne plein tube. Quand tout sera privatisé, c'est sur que ça ira mieux pour tout le monde.

 

Les privilégiés ce sont les rentiers, pas les prolétaires.

Je rappel a ceux qui ont la mémoire courte que chaque mois la france emprunt  pour payer les fonctionnaires

http://www.aft.gouv....tions_lng1.html

http://www.europe1.f...onnaires-317617

http://www.ifrap.org...lique,1028.html

 

La dette publique de la France, rigoureusement dette brute de l’ensemble des administrations publiques françaises, est l'ensemble des engagements financiers, sous formes d'emprunts, pris par l’État (y compris les ODAC), les collectivités territoriales et les organismes publics français (entreprises publiques, certains organismes de sécurité sociale…).

 

Source : https://fr.wikipedia...ue_de_la_France



#89 _khalil_

_khalil_

Posté 30 janvier 2015 - 17:16

On te dit , l'ombre, que çà saoule ce discours sur les fonctionnaires..t'as pas compris ?????



#90 l'ombre

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Posté 30 janvier 2015 - 17:32

On te dit , l'ombre, que çà saoule ce discours sur les fonctionnaires..t'as pas compris ?????

5.493.200, c'est le nombre exact de fonctionnaires en France

:roule:



#91 l'ombre

l'ombre

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Posté 30 janvier 2015 - 17:38

5.5 millions auxquels il faut avoir le courage de rajouter les salariés des entreprises publiques (SNCF, RATP, Banque de France...) et ceux des associations qui ne vivent que par les subventions publiques...

http://www.ccomptes....riale-de-l-Etat

ne pas oublier les 5 millions de chomeurs :rolleyes:

Amérique pour 320 millions de personnes = 2 millions :roule:



#92 DzC

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Posté 30 janvier 2015 - 17:57

Fonctionnaires = privilégiés ça saoule un peu ce discours, comme quoi le travail de sape fonctionne plein tube. Quand tout sera privatisé, c'est sur que ça ira mieux pour tout le monde.

 

Les privilégiés ce sont les rentiers, pas les prolétaires.

 

ce n est certainement pas mon point de vue. Je suis completement pour le service public. Bon je n aurais peut-etre pas du prendre cet exemple mais SVP pas de politiquement

correct bien pensant (si tu parles des fonctionnaires t es tout de suite catalogué comme un horrible liberal). Je connais un service public bien precis, plein de fonctionnaires ou assimilés

(non c est pas des profs) qui ont une mentalité vraiment "ptit bourgeois" (que la decroissance par exemple ne brancherait pas du tout s ils savaient ce que c est)  mais je suppose que

dans le privé c est souvent la même chose.

 

Un truc un peu ancien mais fort à propos (source = monde diplo je crois)

 

Faux privilégiés, vrais nantis       Par Pierre BITOUN*

*Sociologue, chercheur à l'Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), auteur, notamment, de « Eloge des Fonctionnaires - Pour en finir avec le grand matraquage » (Calmann–Lévy, Pans, 2001).
 
Ils sont des nantis. Ils ont la sécurité de l'emploi, sont mieux rémunérés que dans le privé, bénéficient d'une meilleure retraite, travaillent mollement, sont payés les jours de grève... Depuis vingt ans, des pages du mensuel Capital à celles du Nouvel Observateur, de l'émission de plateau à la « une » du Figaro, une campagne de conditionnement tente de faire croire que les fonctionnaires seraient des privilégiés. Publié en 1982, l'énorme best-seller de François de Closets Toujours plus ! avait déjà alimenté ce genre de thématique.

Parallèlement à cette vieille mise en cause de la fonction publique, de son « archaïsme » et de ses « privilèges », les lucratifs cumuls qui favorisent une gigantesque concentration de pouvoirs (et de jetons de présence) au profit de quelques dizaines de « capitaines » de la finance et de l'industrie font l'objet d'un silence qui doit tout à la pudeur,  et rien à l'information ...

Tout en reprenant certains thèmes (le fonctionnaire planqué, absentéiste, inutile) de la vieille critique, courtelinesque, des bureaucrates du XIX° siècle, le discours dominant s'en distingue, de façon radicale, sur plusieurs points. D'une part, les positions de pouvoir des artisans de l'entreprise (hauts fonctionnaires, grands patrons, journalistes) confèrent à la critique une légitimité, au moins apparente, bien plus grande qu'au siècle dernier. C'est l'élite « sérieuse », « réaliste » et « informée » qui parle et gouverne le propos. D'autre part, l'utilisation des moyens modernes de communication assure une diffusion du message, un modelage des consciences d'une efficacité sans précédent. Enfin, et surtout, le ton et les objectifs ont changé. Là où un Courteline brocardait avec un sens du comique et un talent avérés Messieurs les ronds–de–cuir sans en tirer de réelles conclusions politiques, le discours qui prend son essor dans les années 1980 n'a guère le sens de la plaisanterie et relève d'une propagande agressive et politiquement très orientée. En usant de tous les procédés (présentation tendancieuse de données statistiques, amalgames, simplismes, mensonges), il s'agit de faire des fonctionnaires de véritables boucs émissaires au service des visées néolibérales : réduction des budgets publics, privatisations, précarisation de l'emploi, remise en cause des retraites, etc. Essentielles à la mise en place de la
société de marché, les principales fonctions de ce matraquage doivent être décrites, tant du point de vue des mécanismes de conditionnement de l'opinion que dans leurs effets réels sur l'Etat, les politiques publiques ou le mouvement social. Il s'agit, d'abord, de faire fonctionner au plus bas coût possible les services publics et faciliter ainsi, à plus ou moins long terme, leur privatisation. En présentant, le plus souvent sans la moindre déontologie, l'évolution comparée du salaire moyen dans le public et dans le privé, en rabâchant que, « dans le match », les fonctionnaires sont les « gagnants », les médias n'ont pas seulement contribué à exciter la jalousie des salariés du privé. Ils ont aussi grandement freiné les revendications salariales dans la fonction publique. A telle enseigne qu'au cours des deux dernières décennies, la part des dépenses induites par la fonction publique d'Etat dans le PIB, c'est-à-dire la fraction de richesses que consacre la France à l'entretien de ses fonctionnaires d'Etat, a diminué de 10,5 à 8,5 %. Ce qui signifie qu'ils coûtent à la nation, proportionnellement à sa richesse, 20 % de moins en l'an 2000 qu'en 1980. Inutile de préciser que ces résultats, pourtant aisément consultables dans les rapports annuels du ministère de la fonction publique, n'ont jamais, eux, fait l'objet du plus petit entrefilet...

Une logique identique a prévalu dans le domaine des moyens matériels et, plus encore, des effectifs. A force de ressasser qu'« ils sont trop nombreux » , on en est arrivé à la situation inverse : ils ne le sont pas assez. Et ce dans tous les secteurs vitaux. Justice, police, santé, éducation, transports, caisses de sécurité sociale ou d'allocations familiales, inspection du travail, prévention des risques technologiques, on n'en finirait pas d'énumérer la liste des services publics qui souffrent d'une pénurie, plus ou moins dramatique, de personnel. Seules exceptions, remarquables : les privilégiés des hautes sphères de l'Etat, l'Elysée, Matignon, les cabinets ministériels. Ce qui ne manque pas de piquant et s'avère, en fait, comparable à la situation qui prévaut dans les grands groupes privés. Plus « ça enfle » en haut, dans les équipes de direction, plus « ça dégraisse » en bas, aux niveaux intermédiaires et inférieurs de l'entreprise.

On assiste depuis vingt ans à une politique délibérée de pénurie qui fait de plus en plus reposer le fonctionnement des services publics sur la bonne volonté des salariés. Parce que la demande de la population ne cesse de croître et de se diversifier, ceux-ci se trouvent pris entre le marteau de la rigueur financière et l'enclume des besoins, pressants ou nouveaux. Piégés par leur sens du devoir et de la solidarité ils consentent un peu partout  à un surcroît de travail exercé dans des conditions de plus en plus difficiles, dangereuses, insatisfaisantes. Tout en attisant le mécontentement des usagers et en préparant ainsi le terrain aux privatisations, cette situation provoque des conflits sociaux à répétition auxquels il est généralement répondu par des discours trompeurs sur le redéploiement des effectifs – comme si celui–ci pouvait encore faire face au problème – ou par des plans de créations d'emploi aussi insuffisants que très bien exploités sur le plan médiatique. Il ne faudrait surtout pas croire que cette politique est en voie d'abandon.
 
Bons élèves de la contrainte des marchés financiers, signataires du pacte de stabilité budgétaire européen ou prêts à discuter des privatisations dans le cadre de l'Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS) à l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), nos gouvernants parient désormais sur l'accélération des départs à la retraite pour réussir le dégraissage des effectifs publics qu'ils n'ont pu obtenir par attaque frontale, comme dans d'autres pays. Pari explicite et à court ou moyen terne dans le camp des ultra–libéraux et des libéraux, hypocritement dénié et plus étalé dans le temps chez les sociaux–libéraux.
Un autre objectif, capital, du matraquage est de rogner ou privatiser les droits attachés à la condition salariale. Dans cet esprit, tout droit, du plus minime au plus fondamental, est qualifié d'« avantage », de « privilège » . Ce coup de force des mots, cette fantastique entreprise de culpabilisation ne sont bien sûr pas destinés aux seuls agents du secteur public. Ils visent l'ensemble des salariés.

Ainsi commence-t-on généralement, dans les innombrables dossiers que consacre la presse aux « privilèges des fonctionnaires », par s'en prendre au célèbre maquis des primes et indemnités publiques. Afin d'y dénicher quelque sac de charbon des mineurs, indemnité chaussures des facteurs, prime d'entretien du matériel des employés des cimetières ou prime d'égout des conseillers d'Etat. Facile à faire, toujours drôle en raison des multiples absurdités que recèle ce maquis, ce premier florilège a en fait pour but de «chauffer» le lecteur, de le mettre en condition pour d'autres découvertes, supposées plus sérieuses, à l'image des voyages gratuits pour le personnel de la SNCF, des rabais consentis sur le prix de l'électricité ou du téléphone à EDF et France Télécom ou des colonies de vacances subventionnées par les comités d'entreprise des sociétés publiques mais aussi privées. A ce stade, il devient alors possible de s'attaquer aux conquêtes sociales les plus précieuses.

Les retraites, d'abord, à propos desquelles nul n'ignore plus les solutions « équitables », « réalistes » et « modernes » : il faut niveler par le bas en ramenant le public au niveau du privé et les livrer, via les fonds de pension, aux appétits du capitalisme et aux fluctuations de la Bourse. La stabilité de l'emploi, ensuite : Garantie à vie du fonctionnaire, protection relative du contrat à durée indéterminée dans le privé constitueraient des « privilèges » , des «droits acquis » d'un autre temps. Le « normal », le « compétitif » seraient désormais, que nous le voulions ou non, la précarité, l'insécurité de l'emploi ...
 
Si, pour l'instant, tous les autres droits ont plutôt bien résisté, force est hélas de constater qu'en ce qui concerne la stabilité de l'emploi il n'en a pas été de même. Un emploi précaire a crû dans des proportions considérables dans le privé mais il a également beaucoup progressé dans la fonction publique. A tel point que près de 25 % des salariés du public (1,3 million sur 5,5 millions) sont contractuels ou précaires. En même temps que s'effectuait ce grignotage, on a vu disparaître du centre du débat intellectuel ou social sur le travail toute référence positive à la stabilité de l'emploi. Comme si, au fond, cela faisait « ringard »...
 
Une entreprise de division.

Or, qui n'en connaît les bienfaits ? Condition indispensable quoique non suffisante de la liberté d'expression, au travail comme ailleurs, la stabilité de l'emploi est aussi ce qui permet, accompagnée d'un salaire décent, d'avoir une vie confortable, ouverte sur l'avenir, faite de projets pour soi–même ou ses proches. Projets qui sont bénéfiques à l'économie et à la société et évitent que celle–ci ne se transforme en un champ de méfiances, de frustrations, de violences. Rien n'oppose, contrairement à ce que l'on entend souvent dire, la stabilité de l'emploi et cette autre valeur, très prisée, qu'est la diversité. Bien au contraire, c'est souvent quand on a l'assurance de la stabilité que l'on peut sereinement envisager « autre chose », qu'il s'agisse d'innover sur son lieu de travail, d'entreprendre une activité « à côté » ou de se divertir. Bref, comme les retraites, la stabilité de l'emploi n'est pas seulement une conquête sociale pour laquelle des générations se sont battues. Elle est une valeur de civilisation qui rend la vie et la société véritablement humaines et vivables.

Troisième fonction : diviser la population afin d'empêcher la formation d'un mouvement social large et unitaire. Des incessantes comparaisons des conditions des salariés du public et du privé à la rengaine sur les « usagers–otages », des syndicats de fonctionnaires « gréviculteurs » à « l'indispensable service minimum », on a, là encore, cogné dur. Avec des résultats contradictoires.

D'un côté, l'offensive a fait la preuve de son efficacité et contribué, avec bien d'autres facteurs, à la fameuse atonie du mouvement social durant les années 1980, lisible dans la très forte chute des grèves au sein des entreprises du secteur privé et du service public. Alors que le chiffre moyen annuel de journées non travaillées s'y élevait dans les aimées 1970 à 3,5 millions, il n'était plus que de 1,3 million dans la décennie suivante ! De l'autre, l'entreprise de division a été si grossière qu'elle a, dans un délai finalement assez court, été retournée à l'envoyeur sous la forme du « Tous ensemble ». En témoignent le soutien populaire au mouvement de 1995, les manifestations unitaires de 2001 sur les retraites ou les fronts communs « élus – fonctionnaires –salariés du privé – usagers » qui se sont multipliés ces dernières années pour défendre le service public et l'emploi. Autrement dit, tout ce qui irrite voire rend haineux les ultra–libéraux.

Ultime objectif : éviter la remise en cause des véritables privilégiés de nos sociétés. Soit ces journalistes stars grassement rétribués pour leur travail de modelage de l'opinion, ces hauts fonctionnaires des « fromages de la République » ou des postes de direction des institutions européennes et mondiales, ces patrons des grands groupes au train de vie proprement hallucinant (salaires extravagants + jetons de présence juteux + stock–options à satiété + pactoles de licenciement + retraites somptueuses + avantages en nature surabondants + évasion fiscale légale ou illégale...), enfin, ces détenteurs de méga–fortunes habitués des palmarès et des fondations–alibis.
Pour ces riches et ultra-riches, le traitement médiatique s'avère singulièrement moins vindicatif que pour les fonctionnaires. Certes, on dénonce bien leur suffisance, leurs prébendes, leurs gains boursiers phénoménaux ou l'on met en cause les plus corrompus d'entre eux. Mais en même temps, à coups de portraits flatteurs du « manager de l'année » ou de reportages télévisés sur leurs habitudes de luxe, on entretient, par–dessus tout, la fascination de l'opinion pour leur argent et leurs privilèges. On cultive également le leurre de la transparence, sans autre effet que la transparence elle-même. Enfin on sait omettre, quand il le faut, quelques données particulièrement gênantes.
Tel est le cas des cumuls de postes de direction et d'administration des grandes entreprises. Régulièrement abordé par la presse, grand public ou spécialisée, le sujet peut sembler rebattu. Or il n'en est rien car la présentation journalistique ne fournit jamais que la partie émergée de l'iceberg (5).
Les raisons de ce mensonge par omission se comprennent fort bien dès lors qu'on s'est procuré ce qui est sans nul doute la bible sur le sujet : le Dafsa des administrateurs, publié chaque année
Les résultats défient l'entendement. Ils sont 50 et cumulent 397 postes de direction, 491 mandats d'administrateur, 208 mandats de représentant permanent et 117 autres fonctions (conseil de surveillance, présidence d'organismes divers, etc.). Soit au total 1 213 postes et, en moyenne, 24 par individu !
 


Modifié par DzC, 30 janvier 2015 - 18:10 .

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#93 DzC

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Posté 30 janvier 2015 - 18:05

Pour la Grèce dont il s'agit ici c'est malheureusement le cas : Plans de sauvetage de la Grèce : 77 % des fonds sont allés à la finance
Le reste a été détourné par des politiques et industriels corrompus qui ne sont pas tous grecs : http://www.okeanews....nt-25-milliards
 

 

 

 

ça semble assez incroyable mais bon je fais assez confiance aux gens d Attac (je fus adherent au debut).

 

 


Si tu l'avais lu tu saurais que depuis près de 10 ans ce débat porte sur la dette odieuse des pays du tiers monde et de ceux qu'on y renvoie.
 

 

 

 

je ne sais pas de quel debat tu parles mais le pb de la dette du tiers monde a bien + de 10 ans. ça a pris des proportions graves à partir des années 70/80, notament par l action toxique du FMI.



#94 Anonimo

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Posté 30 janvier 2015 - 18:06

Sans dec, il faut réfléchir! Si l'on souhaite un service publique,accessible, gratuit et de qualité; il faut du monde!

c'est a force de supprimé  et dire que le personnel ,(quel qui soit privé ou fonctionnaire) et on suppriment pour améliorer les bénéfices et 

dépenses ;que l'on se retrouve avec des services de qualité moyenne, des heures d'attente en rallonge ,de plus en plus de paperasse a faire nous même

et le passage  pour la déclaration d’impôts définitive sur internet .Moi je suis pour le service publique, l’état n'as pas gagner en terme de fric ( "couille en or" )

sur un service publique.C'est a force de y voir un intérêt libérale voir ultralib, que l'on se retrouve avec le démantèlement des services dédier au citoyens!!

De toute façon pour moi l’état et ses services sont sensé être providentiels !!donc je n'y voit pas du tout d'un bon œil l'idée de la privatisation de services!

Alors dire que il y a trop de fonctionnaires ces du pipot!! En revanche je trouve qu'il y a bien trop de politicards au pouvoir, et c'est la qu'il faut taper!

Rien que la retraite des anciens présidents de France  coûte plus de 5 millions d'euros par ans aux contribuables!! 

http://www.planet.fr...08112.1557.html

 

alors si on veut chercher....c'est pas le postier qui coûte le plus!


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#95 Frido

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Posté 30 janvier 2015 - 19:09

Salut

 

La dette environnementale est la fondation sur laquelle s'appuie la dette économique.

 

Tous vos interventions semblent vouloir régler le problème en aval sans que la source soit nettoyée.¸en amont.

 

C'est la tendance généralisée des gouvernements l'économie est mise en avant tandis que l'écologie est oublié.

 

La performance est déifiée alors que l'on ne tient pas compte de l’efficacité . 



#96 FLOYD

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Posté 30 janvier 2015 - 19:56

 

Rien que la retraite des anciens présidents de France  coûte plus de 5 millions d'euros par ans aux contribuables!! 

Mince, ils sont tous les trois de droite.  Il est très utile de poser le problème en ce moment, car dans deux ans…



#97 Anonimo

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Posté 30 janvier 2015 - 20:16

Mince, ils sont tous les trois de droite.  Il est très utile de poser le problème en ce moment, car dans deux ans…

Ouais bah !!..ça feras 7millions!! un en trop encore! et droite aussi! :grognon2:


Modifié par Anonimo, 30 janvier 2015 - 20:17 .


#98 DzC

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Posté 30 janvier 2015 - 20:25

Merci Lolo !

 

170511081548703794.jpg



#99 Anonimo

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Posté 30 janvier 2015 - 20:29

C qui LOLO? :eek5:



#100 Panthera Pardhus

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Posté 30 janvier 2015 - 20:56

C qui LOLO? :eek5:

 

MRD, Laurent Fabius :)