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La phytothérapie


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#21 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 28 juillet 2011 - 12:01

Paludisme : à la recherche de plantes oubliées
05 Juillet 2011

L'apparition de résistances à l'artémisinine, le traitement du paludisme le plus répandu à ce jour, relance la recherche de molécules actives contre le parasite Plasmodium falciparum responsable de la maladie. Dans un numéro spécial de la revue Malaria Journal , des chercheurs de l'IRD et leurs partenaires( 1) soulignent l'énorme potentiel que recèlent les plantes. Si ces dernières composent déjà de nombreux produits pharmaceutiques, la flore mondiale demeure largement inexploitée, 90% restant méconnue.

Pour découvrir les médicaments de demain, la recherche médicale doit revisiter les pharmacopées traditionnelles. De fait, plus de 1200 espèces végétales sont utilisées à travers la planète pour soigner le paludisme, dont bon nombre ont démontré une efficacité. C'est l'action conjointe de plusieurs molécules qui par un jeu de synergie amplifie l'activité antiparasitaire de l'une d'entre elles et fait la force des remèdes traditionnels. La recherche de ces synergies ouvrira de toutes nouvelles pistes thérapeutiques.

En termes d'accès au traitement, exploiter des ressources naturelles locales augmenterait la disponibilité des médicaments et réduirait leur coût pour les populations.

Face à l'émergence inattendue de résistances à l'artémisinine, le traitement du paludisme le plus répandu , l'industrie pharmaceutique risque de se retrouver bientôt démunie devant le fléau. L'arsenal thérapeutique contre cette maladie parasitaire demeure bien pauvre. Mais les plantes restent une ressource potentielle en nouvelles molécules largement inexplorée à ce jour. Dans un numéro spécial de la revue Malaria Journal , des chercheurs de l'IRD et leurs partenaires( 1) rappellent que 90% des espèces végétales sont méconnues. Un véritable vivier pour élaborer les médicaments antipaludiques de demain.

Le parasite résiste

Les chercheurs revisitent les remèdes traditionnels (comme pour les traitements à base d'artémisinine). Aujourdhui, 40% de la population mondiale est exposée au paludisme, soit plus de 2,5 milliards de personnes. Trois millions en meurent chaque année, principalement en Afrique. Pourtant la pandémie, véhiculée par les moustiques anophèles, avait été efficacement endiguée dans de nombreux pays. Mais elle est en pleine recrudescence depuis le début des années 1980. En effet, le parasite responsable, Plasmodium falciparum , a su déjouer les médicaments de synthèse classiques, qu'ils soient administrés en monothérapie ou combinés, et a peu à peu développé des résistances à ces traitements. Même l'artémisinine, jusque là épargnée, a vu récemment se développer des formes résistantes du parasite, notamment en Guyane et en Asie. Devant ce phénomène et en l'absence de vaccin, le besoin de nouvelles molécules actives contre P. falciparum est constant.

Le déchiffrage du génome du parasite en 2002 a suscité de grands espoirs dans la communauté scientifique. Mais huit ans plus tard, bien que des douzaines de composés médicinaux aient démontré des propriétés antipaludiques, très peu d'entre eux ont dépassé le stade du test préclinique. De nouvelles approches pour le développement de médicaments doivent donc être envisagées ou bien les anciennes revisitées.

Des médecines traditionnelles à reconsidérer

Le "quinquina de Cayenne" est connu en Amérique latine pour ses propriétés antipaludiques. Depuis des millénaires, les plantes sont le pilier de la médecine. Les papyrus égyptiens datant de 4500 avant J.-C, les tablettes assyriennes 2000 ans avant J.-C., puis l'Ayurveda en Inde et la médecine traditionnelle chinoise, toujours d'actualité, ont amplement documenté leur usage. Ces connaissances ancestrales continuent d'inspirer la médecine moderne et les plantes fournissent des composés essentiels pour de nombreux produits pharmaceutiques, comme l'artémisinine issue de la fameuse plante chinoise Artemisia annua . Plus des trois quarts des habitants de la planète se soignent grâce à elles. Dans certains pays asiatiques et africains, pour 80% des personnes atteintes de fièvre palustre ( 2), la première réponse est de se tourner vers les traitements traditionnels.

D'après la méta-analyse réalisée par l'équipe de recherche, plus de 1200 espèces végétales sont utilisées aujourdhui contre cette maladie à travers le monde. Toutes constituent potentiellement une piste pour de nouvelles voies thérapeutiques. Dailleurs, nombre de plantes issues des pharmacopées traditionnelles ont effectivement démontré une activité antiparasitaire. Ainsi, une molécule active contenue dans le « quinquina de Cayenne », une plante sud-américaine utilisée en décoction, vient de faire l'objet dun dépôt de brevet en 2010 par des chercheurs de l'IRD et leurs partenaires( 3).

Afin de prioriser les plantes les plus efficaces pour les recherches futures, la présente étude propose une nouvelle méthode de notation des remèdes traditionnels. Basée sur des critères ethnobotaniques et des données cliniques, cette dernière attribue un score à chaque remède en fonction de son efficacité in vivo et in vitro et de sa sûreté.

Les extraits bruts sont plus efficaces

Piper marginatum est associé au "quinquina de Cayenne" car, bien qu'inactif, il potentialise très fortement l'effet de ce dernier. Par ailleurs, selon cette étude, l'utilisation d'extraits bruts de plantes, administrés sous forme de boisson ou encore de cataplasme, peut s'avérer plus efficaces que les composés les plus actifs isolés en médicaments. Par exemple, pour un résultat équivalent, le thé préparé avec Artemisia annua selon le dosage recommandé par la médecine traditionnelle chinoise contient un total de 94,5 mg/l d'artémisinine, soit seulement 20% de la dose journalière prescrite habituellement dans le cadre du traitement conventionnel. L'équipe de recherche explique ce phénomène par une synergie avec d'autres composés de l'extrait végétal qui ne sont pas actifs par eux-mêmes. Chez Artemisia annua , il a été démontré que sur les 36 molécules appelées flavonoïdes présentes dans l'infusion, cinq amplifient l'efficacité de l'artémisinine, alors que seules, elles n'ont aucune activité antiparasitaire.

L'efficacité de futurs médicaments issus des pharmacopées traditionnelles repose sur cette synergie entre divers composés de la plante. Si cest là l'une des principales difficultés pour repérer de nouvelles molécules actives, la recherche de produits « synergisants » constitue une approche très prometteuse pour de nouvelles pistes thérapeutiques. Par ailleurs, dans un souci de faciliter l'accès au traitement à terme, l'étude souligne que l'exploitation des ressources naturelles locales améliorerait considérablement la disponibilité des médicaments, à un coût acceptable pour les populations.

(1) Cette étude a été co-éditée avec des scientifiques de l'Africa Network for Drugs & Diagnostics Innovation , de l'Université d'Oxford, de la fondation Medicines for Malaria Venture et de l'Université de Cape Town en Afrique du Sud.

(2) La fièvre est le principal symptôme du paludisme, accompagnée de fatigue, de maux de tête, voire d'anémie, de convulsions, etc.

(3) Institut Pasteur, CNRS.
 

http://www.ird.fr/to...lantes-oubliees


Modifié par Tis, 12 mai 2014 - 15:48 .

  • seadesulge, wattpackthaph et Lorrinepr aiment ceci

#22 _strychnine_

_strychnine_

Posté 30 juillet 2012 - 06:38

Une bonne page sur les moutons enragés qui récapitule les plantes médicinales en vente libre et leur action http://lesmoutonsenr...ne-pas-oublier/

Avec en bonus à la fin un lien vers un pdf indispensable, "savoir revivre"


Se soigner avec les plantes, à ne pas oublier…
29 juillet 2012 Posté par benji sous Écologie, environnement et animaux, Médical et alimentation

32 commentaires



Pour ceux qui souhaitent se soigner avec les plantes plutôt qu’avec divers traitements médicamenteux, qui ont plus confiances aux plantes qu’au labos pharmaceutiques, il y a des listes auxquelles on ne pense pas forcément, et donc un petit rappel est toujours intéressant. Pour cela, nous pouvons remercier le site Wikipedia qui recèle quelques pages incontournables sur le sujet. Commençons par la liste des plantes médicinales en vente libre en France, histoire d’acheter avant que cela ne devienne impossible ou que ceux qui en ont les moyens puissent prévoir des plans ou des graines.
Image IPB


Plantes médicinales en vente libre depuis 2008

Cette liste a été publiée par le décret n°2008-841 du 22 août 2008, relatif à la vente au public des plantes médicinales inscrites à laPharmacopée2.
Cette liste donne plus d’informations sur les plantes médicinales. Outre les noms vernaculaires (en français), elle donne les noms scientifiques (en latin) et les synonymes, la famille, les parties utilisées et les formes de préparations : en l’état (E), sous forme de poudre (P) ou d’extrait aqueux (EA)
A

B
C
Source et page complète: Wikipedia

C’est donc bien qu’une telle page existe, mais elle est là juste à titre informatif puisqu’il est difficile de savoir qui fait quoi dans le domaine, une autre page s’impose donc, le classement de certaines plantes dites médicinales par indications thérapeutiques.


Anesthésiant

Antiseptique
Anti-inflammatoire en rhumatologie

Utilisables en tisane sans risque:autres : Astringent
Cœur et vaisseaux
Coupe-faim
Dermatologie
Digestion

Diarrhée :coing en gelée ou en pâte, purée de carotte (Daucus Carota) et riz (Oryza sativa) ou eau de rizConstipation : jus de pamplemousse et d’orange à jeun, pruneaux et tous légumes verts.
  • séné (Senna alexandrina)
  • bourdaine (Frangula dodonei)
  • maté (Ilex paraguariensis) plante paraguayenne dont les feuilles servent à faire une infusion aux propriétés laxatives et diurétiques
  • laxatif de lest : ispaghul (Plantago ovata) et plantain (Plantago media)
Ballonnements ou météorisme, plantes dites carminativesCholagogues (facilitant l’évacuation de la bile) :Cholérétiques (facilitant la production de la bile) : fumeterre officinale (Fumaria officinalis)
Diététiques

Surcharge pondéraleDiabète : cannelle, Olive (Cinnamomum verum),non sourcé, Stevia Rebaudiana.
Diurétique
Inflammations

Salix Alba Saule Blanc son nom a donne une partie du nom de l’aspiine : acide acétylsalicylique Ulmaire ou Reine des prés : Spirea Ulmaria son nom a aussi donne une partie du nom de l’aspiine : acide acétylsalicylique
Insomnie
Lactation

Plantes contenant des galactogènes : le fenouil (Foeniculum officinale) ainsi que l’anis (Pimpinella anisum) jouent un rôle important dans la production lactée d’une jeune maman car elles activent la prolactine, hormone responsable de la secrétion du lait.
Métabolisme

Œdème
Parasites
Poumons
Sédatif
Effet antidépresseur : Sclérose

Vitamines
Vulnéraires

(cicatrisants)
  • Millepertuis
  • chou blanc (Brassica aleracea convar. capitana var. alba) – Feuilles fraîches
  • chou vert (Brassica oleacera) – Feuilles fraîches
  • grand plantain (plantago major) – Feuilles fraîches
  • plantain lancéolé (plantago lanceolata) – Feuilles fraîches
Yeux
Bibliographie
  • Les plantes médicinales, Professeur Loïc Girre, Ouest France 1979, ISBN 2-85882-168-2
  • Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques, les guides du naturaliste, François Couplan et Eva Stinner, ISBN 2-603-00952-4
  • Nouvelle Flore, Gaston Bonnier et Georges de Layens, Éditions Bellin, ISBN 2-7011-1001-7
  • Mémoires d’un herboriste, Didier Lauterborn, Équinoxe, ISBN 2-84135-423-7
  • Mon herbier de santé, Maurice Mességué, Robert Laffont, ISBN 2-221-07564-1
  • Nos grand-mères savaient – « la vérité sur les plantes et la vie naturelle », Jean Palaiseul, Robert Laffont
Source: Wikipedia

N’oubliez pas des choses importantes, la première étant que le choix de se soigner de cette manière peut également comporter des risques, certaines plantes pouvant être toxiques utilisées de la mauvaise manière, ne vous lancez pas sans vous être informé préalablement. De plus, se soigner avec des plantes dites médicinales ne remplace pas la consultation d’un médecin ou l’utilisation de certains trtaitements.
J’en terminerai avec un ebook incontournable de part sa qualité et son importance sur internet pour ceux qui souhaitent sortir du système et retourner aux méthodes traditionnelles, plutôt complet, il abord entre autres sujet les plantes médicinales et est disponible en ligne ici, et également sous forme de fichier PDF sur ce lien.





#23 ambre

ambre

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Posté 30 juillet 2012 - 06:58

Ah Strychnine, décidemment, on lit les mêmes livres (qq uns) et on regarde les mêmes sites, je l'ai mis dans mes favoris cet article dés qu'il est apparu...ca peut être utile par les temps qui courent, de toutes façons je reste optimiste, quoi que les puissants fassent pour étaler leur pouvoir à la planète entière, j'ai l'impression que là ils ont perdu ils peuvent toujours nous impressionner avec leurs lois liberticides, ils sont au bord du gouffre, nous sommes le nombre, nous sommes la force.....Il mle semble que ce qui se profile à l'horizon depuis qq années devient réalité. La réalité n'est elle pas utopie avant d'être réalité. Bientôt peu de personnes continueront a alimenter ces puissances destructrices, elles arrivent donc à leur fin irrémédiablement. Nous allons vivre des moments intenses.....La terre nous est précieuse, indispensable et vivante au pur sens du terme, malheureusement pour les puissances destructrices et heureusement pour la vie, et çà un trop grand nombre et qui augmente d'année en année, le comprennent, ils sont foutus et on a la victoire, la vie et l'amour sont plus fort que tout.....Vive la vie

Modifié par ambre, 30 juillet 2012 - 06:59 .


#24 _louise élie_

_louise élie_

Posté 30 juillet 2012 - 17:37

... pour encourager, et mettre du poids dans l'autre plateau de la balance... je m'inscris ce jour même à une école privée d'herboristerie reconnue par le ministère de l'éducation ( pour les intéressées, les cours se donnent aussi par correspondance à l'étranger) ... les herboristes thérapeutes et naturopathe sont en demande, à la hausse de ce côté ci de l'atlantique

certaines restrictions sur le marché des plantes et produits médicinaux naturels sont apparues, comme la vente de produits composés élaborés réservée aux cliniques, boutiques d'alimentation et pharmacies, thérapeutes formés, ou aux dispensaires d'école

Il y a 2-3 ans, plusieurs produits ont été retirés du marché pour être ''homologués'' et approuvés par Santé Canada, et sont maintenant de retour, pour la majorité... certains sont disparus mais, en fait, il s'agissait aussi de produits puissants, ou à risque pour lesquelles la vente libre peut être une mauvaise idée vue leur toxicité potentielle et la négligence avec laquelle certains les consomment

lou

#25 _strychnine_

_strychnine_

Posté 03 fvrier 2013 - 10:40

Trouvée par hasard cette page sur un forum : la pharmacopée tsigane

 

 

 

O Rom peske doctoris korkoro (Le Rom est son propre médecin)

La maladie est essentiellement pour le Tsigane une lutte entre l'un des esprits pathogènes et l'âme du malade plus ou moins secourue par son esprit protecteur. La thérapeutique va alors consister à utiliser des moyens appropriés à la cause surnaturelle de la maladie. Ils sont de deux ordres : pour les cas courants et quotidiens, une médecine naturelle, le plus souvent à base d'herbes : pour les cas les plus graves, l'intervention d'une femme magicienne et guérisseuse sera souhaitable.

On pourra faire le rapporchement entre la phytothérapie populaire des Tsiganes et les remèdes empiriques des différentes provinces française (Berry, Bretagne, Auvergne, Provence ou Pays Basque...). De nombreux points de concordance existent avec la médecine druidique. Ce qui somme toute est très logique, étant donné la prolifération des arbres et des plantes en Europe de l'Ouest.

Les plantes employées dans la "cuisine" magique sont beaucoup trop nombreuses pour être toutes inventoriées.

Voici, à titre d'exemple, la liste de celles qui entrent dans la composition d'un seul filtre abortif en usage chez les Tsiganes de Yougoslavie :

- bois d'aloès
- clou de girofles
- gingembre
- muscade (réduite en poudre)
- gaillet (grateron)
- bourrache,
- sauge
- rue
- menthe (cuite trois heures tandis qu'on récite le Pater)

Il convient d'ajouter du vin blanc à ces plantes et de filtrer la décoction obtenue pendant trois jours à travers un tablier ayant été porté par une femme.

Deux tendances se dessinent actuellement chez les Manouches. Il y a ceux qui font appel au médecin pour guérir l'ensemble des malaises et ceux pratiquant les techniques thérapeutiques tsiganes qui utilisent surtout la vertu des plantes médicinales. Ainsi, pour guérir l'asthme, les vieilles femmes Sinti cueillent les grians de sénevé. La gérisseuse pile ses grains pour en faire une farine à laquelle elle ajoute quelques gouttes d'huile de colza non raffinée ou de l'huile de noix, que se fait de plus en plus rare, pour en faire une pâte qui sera étalée sur la poitrine. Ceci est tout simplement la préparation artisanale du sinapisme. Les fluctions douloureuses des articulations et des puscles sont en général soignées à l'alcool camphré, ou au schnaps acheté chez les fermiers ; de même qu'en Alsace, les maux d'estomac sont guéris par l'ingestion d'eau-de-vie faite avec la lie du vin. C'est pourquoi cet alcool devient-il de plus en plus rare... Une autre technique constiste à mâcher un bout de racine de gentiane (cette même racine permet aussi de faire cailler le lait pour préparer le fromage blanc).
 
La pharmacopée est essentiellement à base d'herbes (drabarinos). Les Tsiganes sont parmi les derniers dépositaires du secret des remèdes naturels, bons fournisseurs des herboristes et apothicaires. Chaque herbe est mieux connue pour ses vertus curatives que par son nom. Des poudres sont préparées aves des organes desséchés : coeur, poumons, langue, mus de serpent, os du crâne... pulvérisés et mêlés aux aliments. Les onguents ou les pommades pour les massages contiennent de la graisse d'ours, loup, moustique, grenouille, crapaud, souvent malaxés avec de l'urine ou de la salive.

Les blessures sont guéries par des cataplasmes divers (violettes avec terre et urine...). Contre la fièvre une langue de grenouille ou un scarabée broyés avec de l'eau-de-vie bouillie dans l'eau ; il suffit d'en prendre deux feuilles avec deux cuillères de miel avant d'aller se coucher.

Un liniment sert aussi bien à traiter les rhumatismes de l'homme qu'à masser les poneys : une demi-pinte de vinaigre, de vin blanc et de térébenthine à laquelle on ajoute trois oeufs battus ; on secoue. Ce remède est utilisé par les footballeurs de Manchester.
Les rhumatismes peuvent être massés avec des orties (ma grand mère faisait ça tout le temps) ou de la graisse de hérisson. La jaunisse recule après l'absorption d'alcool où ont macérés neuf poux ou de confiture contennat neuf poux;

La lutte contre la syphillis consiste à boire un alcool spécial et à s'enfouir une jour ou deux dans le fumier jusqu'à la poitrine.
Les femmes tsiganes ajoutent généralement une formule pagique à ces remèdes. Outre les herbes réputées médicinales, les drabarni collectionnent divers fragments d'animaux réputés pour leurs vertus curatives.

Le chef gitan Gipsy Petulengor était l'un des plus réputés herboristes de Grande-Bretagne. Son savoir lui avait été transmis par Anyeta, une zingari roumane, l'épouse de son père. Ce gitan faisait les marchés avec ses propres remèdes et publia un livre en 1934 dans lequel il donne de précieuses indications sur la médecine par les plantes.
L'utilisation des plantes médicinales par les gitans anglais et irlandais (les Tinkers) n'a rien perdu de son efficacité.

En ce qui concerne l'asthme et les troubles de la respiration, Gipsy Petulengro péconisait d'utiliser les feuilles de Castana vesca (Sweet Chestnut Tree) : faire bouillir une once (28.4 grammes) de feuilles dans une pinte et demie d'eau pendant 10 minutes, passer, ajouter, lorsque le liquide s'est refroidi, 1/2 once de meil et 1/2 once de glycérine. Posologie : un verre à liqueur au lever et après le dernier repas de la journée (une pinte = 0.9 litre).

Pour soigner la tension, les feuilles d'orties piquantes sont vivment recommandées : en faire bouillir une once dans une pinte pendant 5 minutes, passer, faire bouillir le liquide à nouveau avant utilisation. Posologie : un verre à liqueur trois fois par jour. Remède fort simple, mais efficace ! 

Pour éliminer le diabète sucré, on fera appel à la plante Periwinkle (Vinca major) : en faire bouillir une once dans une pinte et demi d'eau pendant 10 minutes. Posologie : un verre à liqueur trois fois par jour.

Pour soulager les rhumatismes, il n'y a rien de tel que les racines de pissenlit : il suffit d'en faire bouillir une once dans une demie pinte d'eau pendant 20 minutes, ajouter de l'eau pour fair eune pinte. Posologie : un petit verre à vin trois fois par jour.

Mâcher des racines de pissenlits que l'ont vient de déterrer est bénéfique pour le coeur.
 
 

 



#26 nemo32

nemo32
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Posté 06 fvrier 2013 - 15:14

je veux juste apporter un bémol car ...

la plupart des "herbes vendue par le biais des filières classiques (pharmacie et autre) sont des leurres voire dangereuses .

en effet . la majorité de ces plantes sont importée ou cultivées sans aucun contrôle ni certification . (pays de l est , Maroc etc...)

la loi du business a encore frappé . et en plus  l on ne se soucie pas ou peut de contaminations accidentelles ou de traitements phytosanitaire , voire pesticides ou désherbants employés et dispersés directement sur la plante ou a proximité .

évidement cela gâche tout . car ces contaminations , si minimes soient elles ruinent le potentiel bénéfique de la plante .dommage 

autre exemple : le thym . cette plante a la particularité d être capable de survivre avec très peut d eau .

et a la moindre pluie , de se gorger de tout ce qui est apporté par ce fluide .donc de concentrer ainsi la pollution , comme les champignons ...aie aie ...

le mieux et de récolter les plantes soi même ; et de choisir le lieu avec soin . 

et pour ceux qui le peuvent de se constituer un jardin de "simple" comme il est d usage en Guadeloupe par exemple .

pour notre usage . (région Europe et France en particulier ) je vous recommande de lire les ouvrages de Maurice Mességué .

moi j ai "des hommes et des plantes" et" ces plantes que l on assassine ".

ce sont des ouvrages sérieux et l homme est très sympathique . perso j ai testé et j ai été très satisfait de ses recettes .

ce n est pas un escroc , d ailleurs il n oblige personne a acheter ses produits mais encourage a les produire ou les récolter soi même dans les conditions optimales (heure et saison ).pour ce qui est de la vente . je pense que ses produits et importations sont "clean" . il vérifie lui même cela de façon rigoureuse ( lui ou ses collaborateurs ...   voila .



#27 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 15 novembre 2014 - 09:39

Testé et approuvé :
 

Le plantain, une plante médicinale majeure contre la grippe

12/11/2005 - Sophie Lacoste

 

Considéré jusqu’au début du XXème siècle, comme une plante médicinale majeure, le plantain est aujourd’hui passé de mode. Pourtant, cette fleur très commune mériterait qu’on s’intéresse de nouveau à elle ! Car elle est aussi efficace pour calmer la toux ou stopper une grippe que pour lutter contre la constipation.

plantain-contre-toux.jpg

 

Cette modeste plante que l’on trouve dans les pelouses ou les prairies, guérit de nombreuses affections. Le plantain se caractérise par une hampe florale (de 10 à 50 cm) sortant d’un bouquet de feuilles épaisses, avec de grosses nervures qui partent de la base. Le grand plantain (Plantago major) a des feuilles larges et des fleurs allongées. Le plantain lancéolé (ou petit plantain ou herbe à cinq coutures) a des feuilles allongées (en forme de lance) et des petites fleurs au bout des tiges. Quant au plantain moyen (ou langue d’agneau), il possède des feuilles plutôt rondes et des fleurs crème à étamines violettes alors que leurs cousines sont verdâtres ou brunâtres et inodores.

Des études scientifiques convaincantes

Les constituants du plantain (pectine, aucubine, ampigénine, flavonoïdes, tanins, soufre, calcium, fer, phosphore, mucilage…) en font une plante aux très nombreuses indications, utilisable aussi bien en interne qu’en externe. Pour les amateurs de chimie pharmacologique, précisons que l’aucubine accélère l’élimination par les reins et possède des propriétés antimicrobiennes ; l’ampigénine est un anti-inflammatoire et les mucilages freinent l’appétit et activent le transit intestinal… Le plantain est aussi concentré en vitamines du groupe B (B1, B2 et PP) et en vitamine A. Plusieurs études scientifiques ont confirmé les bienfaits du plantain. Ainsi en 1980, des médecins allemands avaient administré pendant 10 jours une préparation à base de plantain à 593 personnes souffrant d’infections respiratoires aiguës : leurs symptômes — et notamment la toux — avaient significativement diminué.

Pas de contre-indication

Il n’existe pas d’effets secondaires liés au plantain qu’il soit pris seul ou avec un médicament. Toutefois, par prudence, on le déconseille aux femmes enceintes car il pourrait avoir un effet stimulant sur l’utérus. Seul effet indésirable, à haute dose, le plantain peut être un laxatif mal contrôlé.

De bronchite à ulcère en passant par surpoids !

La première indication du plantain concerne les inflammations des voies respiratoires, des muqueuses de la bouche et du pharynx. Mais, en interne, le plantain est aussi utile pour lutter contre l’eczéma, les infections des voies urinaires, les hémorroïdes et la constipation. En externe, on l’utilise pour stopper les saignements, cicatriser les blessures, soulager les piqûres et les rhumatismes. C’est un excellent collyre pour défatiguer les yeux et lutter contre l’inflammation des paupières et la conjonctivite.

… Et comme si tant d’indications ne suffisaient pas, le plantain est aussi prescrit pour lutter contre le saignement des voies urinaires, l’ulcère gastro-duodénal et la consolidation des fractures !
Enfin, il serait sans doute intéressant de voir comment le plantain agit dans le cadre d’un régime amincissant puisque, d’une part, il régule l’appétit et le transit intestinal et que, d’autre part, diurétique et circulatoire, il facilite toutes les fonctions éliminatrices de l’organisme.

Le plantain à toutes les sauces !

plantain-plante-medicinale.jpg

 

On conseille l’utilisation de feuilles et fleurs fraîches, ce qui n’est pas compliqué puisque le plantain se récolte 10 mois sur 12. Mais il est, bien sûr, préférable de cueillir le plantain à la floraison, au printemps et loin de toute pollution (ce qui est rarement le cas dans les pelouses !). Les feuilles doivent être soigneusement lavées. Pour les sécher, on les place au soleil ou dans un four chaud.

• salade : préférez les jeunes feuilles que vous ajouterez à votre laitue ou à vos endives. Le goût est légèrement amer, avec un petit parfum de champignon.
• légume : il suffit de cuire les feuilles et de les utiliser en soupe (comme pour les orties).
• infusion : laisser infuser 10 minutes, 1,5 g de parties aériennes pour 1 litre d’eau frémissante (2 à 4 tasses par jour). Pour la toux, les bronchites et la constipation.
• décoction : à utiliser en gargarisme ou lotion. 10 à 20 g de plante entière (feuilles, fleurs et même racines) dans 1 litre d’eau, laissez bouillir 10 minutes. 1 tasse à chaque repas.
• macération : pour les problèmes digestifs ou urinaires. 30 à 60 g dans 1 litre d’eau. Faites bouillir 3 minutes et laissez macérer toute la nuit. Buvez toute la macération dans les 24 heures.
• collyre : utilisez la décoction, ajoutez éventuellement du mélilot et/ou du bleuet.
• friction : frottez et massez la peau avec des feuilles fraîches. Attendez plusieurs heures avant de rincer sans savon.
• compresses et cataplasmes : feuilles fraîches sur les plaies, les varices… et même les rhumatismes.
• sirop : 2 cuillerées à soupe en cas de toux sèche ou grasse.

Avec du miel,c’est délicieux

Vous pouvez faire votre sirop anti-toux très facilement. Séchez les feuilles lavées avec un linge propre. Écrasez-les pour en extraire le suc que vous mélangez à du miel à quantité égale. Faites cuire à feu doux pendant 20 minutes. Cela se conserve sans problème au réfrigérateur.

http://www.univers-n...toux-51478.html



#28 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 15 novembre 2014 - 10:23

Plante facile à cultiver dans son jardin à l'abri des pollutions contemporaires et des jets d'urine de diverses bestioles.

Sur un paillis pour éviter de récolter des feuilles salies de terre.