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Homo omnivorus, végétarius ou végétalus


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263 réponses à ce sujet

#41 _Petrone_

_Petrone_

Posté 01 dcembre 2005 - 14:41

ps: pour petrone,sais tu comment est fabriqué le pain essene de marque gaia?

Pour l'instant, pas plus que ce qui est marqué sur l'emballage ... mais il est rudement bon. (j'ai plusieurs recettes que je vais essayer) :cpasmafaute:

Pour les déçus du pain (dont je fais partie car plus possible de trouver un pain correct facilement, même au levain, même en bio), essayer le pain essene : c'est trop bon .... :bravooo:

Naturellement tu as deja tres peu de chance de tomber sur des cereales germées(pas de magasin bio pour achete des paquets de graines ni de champ immense de cereales )


Pour du blé germé, il suffit d'acheter du blé puis de le faire germer (pas très dur). Ca marche pour les autres céréales comme le quinoa (attention, le riz est plus compliqué). Pas besoin d'acheter des graines spécifiques. ;)

A propos du régime low carb, attention de ne pas confondre un régime pour perdre du poids avec le régime quotidien qui doit nous assurer un max de vitalité. C'est bien de perdre quelques kgs mais si on fait vieillir ses reins de 10 ans en 3 mois, je ne sais pas si ça vaut le coup d'autant que les reins, au contraire du foie, ne se régénèrent pas du tout. :???:

#42 _Goéland_

_Goéland_

Posté 01 dcembre 2005 - 14:43

Petrone

imaginons que tu es une vache laitière dans une petite ferme.


Yes !!! :???:
J 'adore les vaches et les bretonnes pie noire encore plus . De petits gabarits mais rustiques et capables de se nourrir de lande , elles font un lait crémeux à souhait , l'idéal pour la fabrication du beurre . Rien à voir avec les vulgaires holstein . :cpasmafaute:

#43 moimaime

moimaime
  • Localisation:france

Posté 01 dcembre 2005 - 14:48

ps: pour petrone,sais tu comment est fabriqué le pain essene de marque gaia?

Pour l'instant, pas plus que ce qui est marqué sur l'emballage ... mais il est rudement bon. (j'ai plusieurs recettes que je vais essayer) :cpasmafaute:

Pour les déçus du pain (dont je fais partie car plus possible de trouver un pain correct facilement, même au levain, même en bio), essayer le pain essene : c'est trop bon .... :bravooo:

Naturellement tu as deja tres peu de chance de tomber sur des cereales germées(pas de magasin bio pour achete des paquets de graines ni de champ immense de cereales )


Pour du blé germé, il suffit d'acheter du blé puis de le faire germer (pas très dur). Ca marche pour les autres céréales comme le quinoa (attention, le riz est plus compliqué). Pas besoin d'acheter des graines spécifiques. ;)

A propos du régime low carb, attention de ne pas confondre un régime pour perdre du poids avec le régime quotidien qui doit nous assurer un max de vitalité. C'est bien de perdre quelques kgs mais si on fait vieillir ses reins de 10 ans en 3 mois, je ne sais pas si ça vaut le coup d'autant que les reins, au contraire du foie, ne se régénèrent pas du tout. :???:

Non,je voulais dire,que sans artifices,on trouve peu de graine germées(pas de champ de cereales).


Je conseille vivement d'éviter le blé meme germé(en, plus on trouve facilement d'autre graines).


Ce qui est interessant avec le pain essene par rapport aux autres pains,c'est qu'il est encore partiellement "vivant" il me semble.

Alors qu'habituellkement c'est du blé reduit en farine et cuit à des températures pas possible.


Par contre,le pain essene a un gout bien plus prononcé et sucré ce qui peut en surprendre certain.

Les regimes "low carb" n'ont pas particulierement vocation a faire maigrir les gens.

#44 korrotx

korrotx
  • Localisation:Euskal Herria

Posté 01 dcembre 2005 - 15:04

Explorer des idées différentes sur un sujet aussi fondamentale que l'alimentation, ce n'est pas pour moi de la masturbation. C'est concret, ça a un effet sur nous et notre environnement.

Tout à fait, mais autant il est important de réfléchir sur ce qu'on mange, autant (et je pense que c'est en partie ce que voulait dire Didoune) il ne faut pas non plus tomber dans l'orthorexie

#45 lilirevival

lilirevival
  • Localisation:Auch

Posté 01 dcembre 2005 - 15:39

Oui excusez moi de m'imisser dans ce topic, je suis veg depuis presque 7 années et je connais de nombreux veg.

Certains sont obsédés par leur alimentation, souvent ce sont ceux qui le sont devenus pour leur santé.

Je ne suis pas orthorexique, mais en connaissance de cause, j'ai eu un rejet total pour les fruits et légumes non bio et même certains bio(méthodes culturales), car pour avoir vécue 8 ans aux Antilles et mangée de vrais fruits bio sans engrais, je connais le gout du vrai. Du coup, j'ai fait un blocage qui m'a rendue anorexique.
- A ce propos, j'ai reussie à retrouver l'appetit nottament grâces aux herbes aromatiques et aux épices. Surtout curcuma et estragon ! Juste un tuyau pour ceux qui souffre de manque d'appétit.-

D'autres part, il ya de quoi perdre l'appetit lorsque l'on sait que la plupart des boissons aux fruits et disons 90% des produits du commerce contiennent de l'animal, surtout la graisse de porc laquelle est un lien particulièrement efficace et peu chèr.
Bref tout ceci est dégoutant, savoir que l'on boit un jus de fruit à la graisse de porc. Brrrr

Devenir végé n'est pas compliqué, en un mois je le suis devenue, en gardant le premier mois un peu d'oeufs et de poisson. Je l'ai fait d'instinct pensant que je devait habituer mon corps, ne pas être trop brutale avec lui. Et j'ai appris quelques années plus tard que cela est effectivement préconnisé.

Lorsque l'on mange des graines germées au départ le transit en sera boulversé.

Je pense qu'il faut garder à l'esprit, que nos corps sont habitués à de la male bouffe. C'est logique qu'au départ de toute nouvelle alimentation le corps réagisse parfois violemment, donc ne pas paniquer.

Le Docteur Pellet que j'ai rencontré plusieurs fois lui ne se prend vraiment pas la tête, comme moi nous écoutons plutot nos gouts.
Trio bad : céréales + légumes + légumineuses = repas complet et équilibré.

Je tiens à dire que la première année j'ai pas mal maigrie, faut dire que j'étais grasse ! Puis depuis mon poid est stable.

Eléa,
en pleine forme et sans problèmes de transit ! :cpasmafaute:

#46 _Shivaya_

_Shivaya_

Posté 01 dcembre 2005 - 17:38

Ca n'a rien à voir avec l'élevage intensif ou extensif qu'on fait de ses bovins. Et avec la boulimie carnée qui affecte nos contemporains jusqu'à les rendre malades et à poser de multiples problèmes écologiques (il ne fait pas oublier le problème des carcasses dont il faut se débarasser ... cf. farines animales et vache folle).

Justement puisque tu abordes le sujet... L'élevage intensif et ses conséquences, qu'on peut appeller "conséquence à rebond"... Voici une petite info que j'ai reçu il y a quelques temps...

Vendredi 2 septembre 2005 - La maladie de la vache folle proviendrait de l'Asie du Sud

“La maladie de la vache folle qui a frappé l'Europe a été importée en Grande-Bretagne par des aliments pour animaux et des os originaires d'Asie du Sud et incluant des restes humains repêchés dans le Gange, avancent des chercheurs britanniques dans la revue The Lancet.

Ces exportations destinées à l'alimentation animale ou à la fabrication d'engrais ont commencé dans les années 50 et ont duré jusqu'aux années 70, selon les deux experts britanniques en santé publique et science vétérinaire, auteurs de l'étude à paraître samedi.

Ces produits comportaient des restes de corps humains en partie calcinés lors de cérémonies funéraires hindoues et récupérés dans les eaux du Gange, et qui auraient pu être porteurs de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, maladie de la même famille que l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) ou maladie de la vache folle.

L'ESB a été identifiée dans le cheptel bovin britannique à la fin des années 80, et les scientifiques estiment généralement que la maladie a touché ensuite les humains, via la consommation de viande contaminée, sous la forme du nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (nvMCJ).

Les deux pays européens les plus touchés sont la Grande-Bretagne avec 157 cas de nvMCJ et la France, 14.

La théorie de Alan Colchester, professeur de médecine et de sciences de la santé à l'Université de Kent, et de Nancy Colchester, du Collège de médecine et de médecine vétérinaire de l'Université d'Edimbourg, renverse en quelque sorte l'ordre chronologique de l'infection.

Selon eux, ce sont des humains qui ont infecté des vaches, et non l'inverse.

"L'ESB a été acquis depuis une (source) humaine, par la voie orale, via de la nourriture pour animaux contenant des matériaux d'origine mammifère contaminés par des restes humains, et venant du sous-continent indien", selon l'étude britannique.

"On sait que des restes humains sont inclus dans de la nourriture pour animaux préparée localement, et qu'ils pourraient encore être intégrés aujourd'hui dans des matériaux exportés", poursuit le texte.

Mais The Lancet publie également les critiques de deux neurologistes indiens, Susarla Shanka et P. Satishchandra, contre cette thèse. Les chercheurs de l'Institut national de santé mentale et de neurosciences de Bangalore relèvent que les maladies du prion (dont Creutzfeldt-Jakob fait partie) ne sont pas plus fréquentes en Inde qu'ailleurs, et qu'aucune étude ne prouve que les restes humains retrouvés dans le Gange véhiculent cette maladie”.

http://www.wanadoo.f...4.fzqzqowh.html

On peut toujours discuter de l'origine de l'ESB mais ce n'est pas le sujet ici... ce que cet article dit en filigrane c'est que les farines animales préparées en Inde contiennent des restes humains issus des crémations près du Gange et que ces farines sont exportés en Europe... et donné au bétail à l'époque... aujourd'hui donné aux volailles et poissons... donc que les mangeurs de viande sont indirectement antropophages... sympa non ??? j'en ai d'autres du meme genre si vous voulez sur les trafics d'anti bio interdit en France mais importés illégalement d'Espagne, etc... Qu'on soit omnivore quand on élève ses animaux je peux comprendre (ou qu'on les achete à son voisin paysan) mais qu'on le soit en achetant de la viande issue d'élevages intensifs me semble plutot inconscient...

Plus haut je parlais des conséquences sur la famine en Afrique...

"Mangez moins de viande et vous sauverez la planète" - C'est l'avertissement lancé par Jonathon Porritt, président de la Commission Britannique du Développement Durable dans le rapport "The Global Benefits of Eating Less Meat".

"L'agriculture intensive animale exige toujours plus de terre, d'eau et de pesticides employés pour cultiver soja et autre fourrage pour l'alimentation des animaux. Le résultat est l'une des plus grandes crises environnementales auquel nous faisons maintenant face" déclara Mr Porritt, également directeur des Amis de la Terre et le co-président de Greenpeace. "Les politiciens s'occupent d'un symptôme dégradant environnemental après l'autre, sans prendre le temps de réfléchir aux causes de ces incessants symptômes".
En 40 ans, la consommation de viande par an et par personne est passée de :
Europe : 56 à 89 kilos
USA : 89 à 124 kilos
Chine : 4 à 54 kilos
Japon : 8 à 42 kilos
Brésil : 28 à 79 kilos
La consommation de viande et produits laitiers a quadruplé en 4 décennies et la Banque Mondiale prédit qu'elle augmentera encore de 50 % d'ici à 2020. Il y a déjà 2 fois plus de poulets que d'humains sur la planète, plus d'un milliard de porcs, 1.3 milliards de bovins et 1.8 milliards d'ovins - dont la plupart mangent plus d'aliments qu'ils
n'en produisent.
Il faut 10 kg de fourrage (soja, céréales...) pour produire 1kg de viande de boeuf, 100.000 litres d'eau sont nécessaires pour produire 1 kg de viande de boeuf (seulement 900 litres pour 1 kg de blé).

Texte original paru dans the Observer : "Eat less meat and you'll help save the planet"
Totalité du rapport en anglais sur le site www.eatlessmeat.org de l'association CIWF.



#47 _Goéland_

_Goéland_

Posté 01 dcembre 2005 - 18:03

donc que les mangeurs de viande sont indirectement antropophages


En l'occurence les farines animales ont été surtout données aux vaches laitières . Les buveurs de lait sont également dans le coup . :???:

Mais le délire là dedans c'est qu'on donne de la viande à une vache . :cpasmafaute:

#48 _Petrone_

_Petrone_

Posté 01 dcembre 2005 - 19:29

Citation d'une conférence donnée par Rudolph Steiner en Suisse (1923) :

"Que se produirait-il donc si, au lieu de végétaux, le boeuf se mettait à manger de la viande? Il se remplirait notamment d'acide urique et d'urate. Or l'urate a, quant à lui, des habitudes particulières. Les habitudes particulières de l'urate sont d'avoir un faible pour le système nerveux et le cerveau. Si la vache mangeait directement de la viande, il en résulterait une sécrétion d'urate en énorme quantité, l'urate irait au cerveau et la vache deviendrait folle."

Dans cette histoire, c'est pas la vache qu'elle est la plus folle : c'est notre société qui est atteinte de la maladie de la "société folle" : d'ailleurs elle ne se déplace qu'à grand peine, en titubant, sans savoir où elle va et son système nerveux ne va pas très bien, à en juger par le spectacle désolant de ses élites. :cpasmafaute:
Scusez, je m'éloigne du débat :???:

#49 _Shivaya_

_Shivaya_

Posté 01 dcembre 2005 - 20:25

Tout à fait Petrone... c'est bien pour cela que je disais que le débat sur la cause de l'ESB n'était pas le sujet ici... Il est évident pour moi que donner des protéines animales à un animal herbivore est une abbération totale... que visiblement les scientifiques officielles ne prennent meme pas en compte :cpasmafaute: C'est claire que c'est plus facile de cherche une cause extérieur plutot que d'admettre que l'élevage intensif est victime de ses pratiques...

@Goéland... pour ceux qui boivent du lait de vache et ses dérivés... :???: ça, ça fait encore plus longtemps que j'ai arreté tellement ça me mettait la vésicule en vrac... sinon, je croyais qu'au contraire c'était aux animaux de boucherie qu'on avait donné le plus de farine animale... comme quoi...

Bon allez... une p'tite dernière pour la route...

La ferme des antibiotiques

Sans eux, l’élevage industriel serait impossible. Alors on traite. Massivement. Pour le plus grand profit de quelques-uns, mais au détriment de la santé publique. Car on risque ainsi de créer des germes résistants. Et quand ils s’attaquent à l’homme...

Le chauffeur était landais, le chargement espagnol, le camion en panne et les douaniers intrigués. Dans la remorque, d’un carton éventré s’échappait un lot d’antibiotiques. Non déclarés. Sale affaire pour les destinataires: une centaine d’éleveurs de poulets du Morbihan, des Côtes-d’Armor, du Lot, des Landes et des Pyrénées-Atlantiques, qui avaient importé clandestinement d’Espagne, où ils sont vendus cinq fois moins cher, des antibiotiques à usage vétérinaire non autorisés en France. Trente-cinq tonnes de médicaments au total, destinés à d’infortunés poulets industriels, pour leur permettre d’aller sans trop de pépins au bout des quarante jours de leur chienne de vie. La brigade nationale d’enquête vétérinaire transmet l’affaire au parquet de Lorient: «Importation et administration illicites de médicaments vétérinaires.» Surprise, en mars 2003, le juge d’instruction rend un non-lieu. Confirmé en novembre dernier par la cour d’appel de Rennes. La libre circulation des marchandises et quelques lobbys agricoles locaux y trouveront leur compte. La santé publique, c’est moins sûr.
L’usage massif des antibiotiques dans l’agroalimentaire inquiète de plus en plus le corps médical. Déjà, en 2000, l’Organisation mondiale de la Santé mettait en garde contre l’usage abusif des antimicrobiens dans l’agriculture (voir encadré). L’Agence française de Sécurité sanitaire des Aliments s’en préoccupe aussi. Bien sûr, c’est toute la consommation d’antibiotiques qui pose problème, en commençant par celle, souvent excessive, des humains. La France, plus gros consommateur mondial par tête d’habitant, est le pays où l’on constate le plus de résistances microbiennes. Mais elle est aussi le premier pays agroalimentaire d’Europe.

Un milliard de poulets, quelques dizaines de millions de canards, dindes, lapins, 30 millions de cochons, plusieurs millions de bovins naissent et meurent dans l’Hexagone. L’immense majorité de ces animaux prend des antibiotiques. La moitié de la production d’antibiotiques est utilisée dans l’agriculture. Selon les chiffres du Syndicat des Industriels du Médicament vétérinaire, les animaux d’élevage en ont absorbé 1 400 tonnes l’an dernier. Les porcs sont les premiers consommateurs (60%), suivis des volailles et des lapins (20%), puis des ruminants (18%). Pratique sans doute la plus controversée, les antibiotiques sont utilisés comme facteur de croissance. Ils augmentent la productivité des aliments donnés aux animaux. Autrement dit, avec une dose d’antibiotique, une certaine quantité d’aliment donne plus de poulet, de dinde, de cochon, de veau ou de lapin. L’utilisation de facteurs de croissance est d’ailleurs légale. Une liste, établie par Bruxelles, spécifie quelles substances sont autorisées, et à quelle dose. Dans deux ans, les antibiotiques en seront retirés. Cette mesure suffira-t-elle à faire baisser la consommation dans les élevages? Pas certain. «Les quantités écartées d’un côté risquent d’être rajoutées de l’autre sous forme d’aliments médicamenteux», pronostique Georges Bories, chercheur à l’Inra et auteur d’un rapport sur le sujet.
Gardons-nous de diaboliser l’usage vétérinaire des antibiotiques. Ils ont contribué à améliorer l’état sanitaire du cheptel – et, par voie de conséquence, la santé humaine. Encore faut-il qu’ils soient utilisés à bon escient, et de façon contrôlée. La crise de l’ESB, l’affaire des hormones et d’autres ont montré que la défense de la santé publique avait du mal à prévaloir, face à la puissance des lobbys agroalimentaires. Les antibiotiques, en maîtrisant les maladies, ont rendu possible la production industrielle hors sol. Jocelyne Porcher, chercheuse à l’Inra, l’explique très bien dans un livre remarquable, «La mort n’est pas notre métier»: ces élevages n’en sont plus vraiment. Ce sont des lieux où la production est calquée sur le mode industriel. Tout y est mis au service du rendement. Les antibiotiques comme le reste.

Sans antibiotiques, ces hangars surpeuplés d’où les animaux ne sortent que pour mourir se transformeraient rapidement en mouroirs. Car la concentration d’animaux augmente les risques de propagation des maladies, surtout virales, et leur gravité. «Elle modifie l’équilibre écologique de l’animal. On essaie de le rééquilibrer avec des traitements», explique un vétérinaire. Quand quelques cochons toussent dans un hangar où ils vivent à 500, l’éleveur n’attend pas: il traite. Pour des raisons économiques. Le traitement peut même devenir une habitude en période de stress des animaux, comme le sevrage. On s’en doute, tout cela ne concourt pas à réduire la consommation de médicaments.
Pourtant la loi est stricte. Les vétérinaires, comme les médecins, sont soumis à l’article R. 5194 du Code de Santé publique et ne peuvent prescrire qu’au chevet du malade. Mais l’élevage industriel est assez peu compatible avec cette obligation. Dans la volaille, où les patients sont 25 au mètre carré dans des hangars de plusieurs milliers, on fait un diagnostic sur trois poules et on traite l’ensemble. On changera plus facilement la loi que le mode d’élevage. La définition de la prescription va d’ailleurs être assouplie à la demande de l’agriculture pour permettre les prescriptions «populationnelles». La Direction générale de la Santé souhaitait une définition précise. L’obtiendra-t-elle?
«La législation est facilement applicable si les intervenants sont décidés à l’appliquer», constate, un brin désabusé, un vétérinaire de l’administration. Mais la volonté des pouvoirs publics est-elle à la hauteur? Dans les années 1980, la loi qui fait obligation aux vétérinaires de visiter les élevages pour prescrire n’était pas appliquée. Quand un directeur départemental des services vétérinaires dressait procès-verbal, la justice ne poursuivait pas, et l’ordre des vétérinaires ne sanctionnait pas. Les choses ont-elles évolué depuis? «Il ne doit être prescrit qu’un médicament directement en rapport avec l’état constaté. Toute dérive, vente directe ou délivrance sans prescription ne nous paraît pas acceptable», affirme Christian Rondeau, président de l’ordre. Cela n’empêche pas certaines pratiques de perdurer.

Le 27 avril 1998, des employés de l’abattoir de Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine) constatent que 35 veaux provenant d’un élevage du Morbihan ont la colonne vertébrale jaune. L’analyse révélera la présence d’antibiotiques à des doses suffisantes pour rendre la viande impropre à la consommation humaine. L’éleveur explique que ses veaux, malades, ont suivi un traitement à base d’antibiotiques pendant la quasi-totalité de leur séjour chez lui. Le traitement avait été prescrit par son frère, collaborateur d’un vétérinaire du Morbihan, Dominique Duchemin. Ce dernier se présente comme un spécialiste de l’élevage intensif des veaux de boucherie. Il a d’ailleurs mis au point un kit de démarrage (sic) qu’il envoie à l’éleveur quand ce dernier reçoit une nouvelle cohorte d’animaux à engraisser. L’enquête de la Brigade nationale d’Enquête vétérinaire a établi qu’en 1999 le docteur Duchemin et ses complices avaient écoulé 70 tonnes de médicaments. De quoi traiter 100 000 veaux! Il officiait sur 36 départements, de la Dordogne jusqu’aux Vosges. Sans jamais rendre visite aux éleveurs ni approcher les animaux auxquels étaient administrées ses ordonnances. Et le bon vétérinaire avait la main lourde: une prescription de tétracycline écrite de sa main représentait, pour un traitement de cinq jours, des doses suffisantes pour dix-huit. Chez le veau, la fièvre de cheval est très résistante. Le 5 mai 2002, le tribunal correctionnel de Vannes condamnait le docteur Duchemin à trente mois d’emprisonnement avec sursis, cinq ans d’interdiction professionnelle et 30 000 euros d’amende. Avec l’aide de quatre courtiers, condamnés eux aussi, il avait administré pour 1 million d’euros de médicaments.

Depuis vingt ans, aucune nouvelle classe d’antibiotique n’a été mise sur le marché. Ne faudrait-il pas consacrer les seules armes dont dispose la médecine à lutter contre les infections microbiennes plutôt qu’à faire baisser le prix de revient du poulet ou du cochon de batterie ?
Jean-Jacques Chiquelin
arsitra.org



#50 Frido

Frido
  • Genre: Homme
  • Localisation:La Patrie
  • Intérêts:Écovillage, energie renouvelables, simplicité volontaire.spiritualité, animisme.

Posté 01 dcembre 2005 - 20:32

Bonjour

Je constate que le livre sur les groupes sanguins et l'alimentation ne fait pas l'unanimité ici. Il y à un aspect de l'alimentation que j'ai déjà évoqué dont j'aimerais avoir votre avis c'est concernant la disponibilité des aliments que l'ont mange.
Ici au Canada, comme c'est le cas pour l'ensemble des pays nordiques, la colonisation aurait été impossible sans un régime majoritairement carné. Les Amérindiens étaient chasseurs cueilleurs et le passage de leur mode de vie traditionnel au mode de vie moderne aura été catastrophique. Une étude récente fait état d'une proportion de diabétiques de 20% dans leur population.

Dans les faits, il est difficile d'avoir un régime végétarien sans importer sa nourriture. Qui dit importation, dit usage d'énergie fossiles et effet de serre. Le transport compte pour 30% des émissions de gaz à effet de serre. Il n'y à évidement pas que le transport, il y à aussi les méthodes de culture industrielles (monocultures) qui sont derrière la majorité des entreprises qui réussissent à exporter.

Cela dit, je suis en faveur du régime végétarien et le suis moi-même presque totalement, mangeant à l'occasion du poisson. Mais je me questionne sur ce qui est mieux dans ce contexte de mondialisation. Vaut il mieux manger un peu de viande de provenance locale ou ne pas en consommer et encourager tout ce qui vient avec, soit l'importation par un réseau destructeur ?

#51 Didoune

Didoune
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Poitiers

Posté 01 dcembre 2005 - 20:36

Pff je sais pas si je vais avoir le courage pour répondre à tout ça. C'est que ça avance vite, un topic...

 
QUOTE
Tout à fait, mais autant il est important de réfléchir sur ce qu'on mange, autant (et je pense que c'est en partie ce que voulait dire Didoune) il ne faut pas non plus tomber dans l'orthorexie



Oui c'est bien ce que je voulais dire... Je n'irais pas affirmer qu'il ne faut pas réfléchir à ce qu'on mange; je mange bio, beaucoup cru, des graines germées :sourire: , je n'épluche pas les carottes et je mange complet entre autre pour toutes les substances bioactives qui s'y trouvent, je suis végétarienne... Mais je mange aussi des céréales cuites car je trouve ça super bon, et c'est peut-être très personnel mais c'est aussi parce que je me fais plaisir.
Je suis d'accord avec ce que vous dites sur les graines germées et manger cru, mais je pense aussi qu'il faudrait pas tomber dans l'extrème. A trop se poser des questions sur ce pour quoi on est fait ou pas, on en oublierait l'essentiel.
Tiens à ce propos dans "des substances bio-actives dans votre assiette" ou ils font un plaidoyé pour la nourriture crue, complète et germée et le fait que les aliments se détériorent en cuisant, ils donnent à la fin des exemples d'aliments qui acquièrent des vitamines et autre par la cuisson... Pour conclure qu'on ne peut pas tout réfléchir ni tout savoir, et que la règle fondamentale est la diversité.
C'est ce que j'essaie de faire, manger diversifié... en attendant des études qui le contredise :cogite:

Je ne pense pas que les esquimaux soient un très bon exemple...


Pas sûr que tu aies bien saisi nos remarques sur les esquimaux, Didoune ?? Elles ne visent pas à les critiquer mais simplement à mettre en évidence que l'homme s'adapte mais perd de la longévité dans un environnement et une alimentation qui ne lui est pas favorable. Notre capacité d'adaptation est limitée sur une période de temps donné.

Non je n'ai pas du comprendre :???:
Surtout que tu me réponds comme ci c'était à toi que je m'adressais pour ça et les graines germées, alors que je répondais à Moimaime. J'ai du louper un passage :cpasmafaute:
En tout cas je n'ai pas compris que vous les critiquiez (là pour le coup c'est toi qui ne m'a pas compris ;) )... J'ai cru comprendre que moimaime prenait l'exemple des esquimaux pour montrer que la viande nous était indispensable vu qu'en changeant d'alimentation ils étaient devenus dépressifs, c'est pourquoi j'ai parler d'adaptation et de situations extrèmes qui ne pouvaient être pris en exemple général... Mais en le relisant je me dis que j'ai peut-être pas compris ce qu'il a voulu dire. :bravooo:

#52 Prudence

Prudence
  • Localisation:Toujours plus à l'ouest

Posté 01 dcembre 2005 - 20:37

Beuuuuurk... :cpasmafaute:

#53 _Petrone_

_Petrone_

Posté 01 dcembre 2005 - 21:41

Dans les faits, il est difficile  d'avoir un régime végétarien sans importer sa nourriture. Qui dit importation, dit usage d'énergie fossiles et effet de serre. Le transport compte pour 30% des émissions de gaz à effet de serre. Il n'y à évidement pas que le transport, il y à aussi les méthodes de culture industrielles (monocultures) qui sont derrière la majorité des entreprises qui réussissent à exporter. 

Vaut il mieux manger un peu de viande de provenance locale ou ne pas en consommer et encourager tout ce qui vient avec, soit l'importation par un réseau destructeur ?

Sur la question des transports, je me demande si le nombre de km n'est pas trompeur :
20000 km en gros porte-containers, ça n'a rien de comparable avec 20000 km en avion ou même en camion. Il faudrait faire le calcul de conso, ce serait intéressant.

Sinon, il faut aussi compter les étapes de transformation. Or, un boeuf local (hormis en biodynamie ou peut-être en bio ou encore avec un paysan local qu'on peut connaître personnellement), dans l'économie glogale, c'est simplement une étape de transformation : les tourteaux de soja ou le maïs dont ils sont nourris proviennent souvent de pays lointains. Et la transformation de tourteaux de soja lointains en un boeuf local, ça demande aussi de l'énergie ;)

Maintenant, si on imagine une ressource de gibier locale, naturelle et qui serait convenablement gérée (imaginons des rennes en laponie), c'est clair que l'omnivorisme a moins d'impact écologique que d'importer des denrées végétales.

Ceci dit, sur une terre où à la belle saison, on peut avoir en quantité suffisante fruits, baies, légumes, plantes nuritives, champignons, légumineuses et céréales, il y a des moyens de conserver (séchage) et parfois même bonifier (lacto-fermentation, germination) pour l'hiver. Il manque les algues, les épices (c'est des petites quantités) ?

La viande est-elle bien nécessaire ? Pour les protéines, il y a les légumineuses, le blé germé... le fer, il y a différents végétaux (persil....)... la B12, un peu de terre bien choisie :bravooo:

:cpasmafaute:

Sinon, Didoune, j'ai l'impression qu'on s'est tous mal compris mais ça fait émerger des idées, tout le sel de la vie ! :???:

Modifié par Petrone, 01 dcembre 2005 - 21:43 .


#54 diable moelleux

diable moelleux

    En transition douce...

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Posté 01 dcembre 2005 - 22:12

Pour ce qui est du bon sens... Petrone t'a répondu...

Eh ben c'est censé être "la chose la mieux partagée du monde" et vous n'êtes pas d'accord alors ? :cpasmafaute:

le bon sens, c'est souvent de l'ignorance déguisée

Cela arrive certes, mais si vous en doutez le mien fonctionne parfaitement.

Par contre, quand tu parles de "chipotage à etayer très sérieusement", je te ferais remarquer que c'est toi qui affirme que la Nature avec un grand N nous a fait omnivore... C'est supposé être un argument de poids ?

En effet. Je ne me doutais pas que je heurterais quiconque en affirmant cela aussi légèrement !

De fait, c'est bien une idée fort répandue que de considérer que l'être humain est omnivore ? Ou je me trompe ? Et pour le moment tout indique à mon bon sens que cela est juste et vrai et donc je n'en doute point. D'ailleurs, on peut le lire sur wikipédia (juste pour trouver un lien minute me permettant d'étayer que l'omnivorité de l'être humain est un fait admis communément) :
voir la page wikipédia
Citation issue de ladite page : "L'homme est devenu omnivore il y a environ 3 millions d'années"

Bref, il ne faut pas s'étonner que je répète benoîtement un fait qui me semble connu depuis fort longtemps et qui me semble aussi vrai que le ciel est bleu et que la terre est ronde.

Cela dit, pour préciser mon point de vue, je ne suis jamais opposé au changement de point de vue ! Après tout, Galilée disait que la Terre était ronde, seul contre tous et pourtant il avait raison. Donc je ne fais point de dogmatisme omnivorien et j'accepte l'idée qu'il se puisse qu'après tout, ce qui est consigné partout où je sois passé me renseigner soit erroné. Oui, vraiment, pourquoi pas ? Seulement, en grand rationnel que je suis je ne peux accepter ce changement sans preuve (ce serait là le contraire du bon sens, vous comprenez bien) ! Par conséquent je continue de croire que l'être humain est omnivore. Mais je lirai toute étude démontrant le contraire avec intérêt (j'ai toujours aimé les démontages d'idées reçues). J'ai écrit qu'il faudrait étayer très sérieusement ce chipotage car hélas j'avoue que cela est tellement estomaquant que je n'arrive point à croire ! Je n'arrive pas à me le représenter, cela changerait beaucoup ma vision du monde, ce serait un bouleversement ! Et qu'il faudra donc bien que ladite étude parvienne à prouver malgré "mes" arguments (nous ne sommes pas malades de manger de la viande, nous aimons manger de la viande, notre estomac la digère etc.) et tout ce que je peux constater aisément autour de moi eh bien que c'est le contraire qui est vrai. Voilà pourquoi j'écris que le chipotage sera à étayer sérieusement.

Et sachant que ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, j'espère que l'étude en question (ou les études) sont abordables un tantinet au profane. Que les arguments soient accessibles à mon entendement ! (ceux de Galilée l'étaient, il fallait d'abord l'écouter). Donc je suis toute ouïe, me manquent seulement les références des études en question.

Au fait, je ne défends surtout pas la consommation de viande à l'heure actuelle dans notre société ni son mode de production (qui comporte autant d'abberrances (orthographe ?)). Mais entre "manger trop de viande" et "ne pas manger de viande du tout", il y a un équilibre qui ne me paraît pas néfaste pour la santé. D'ailleurs ce n'est pas parce qu'une personne avait besoin de manger moins de viande [cf l'histoire de Petrone] que cela signifie que la consommation soit néfaste pour tout le monde. D'ailleurs si justement elle en mangeait trop, cela prouve surtout qu'il n'est pas bon de manger trop de viande, comme de façon générale il n'est pas bon de manger trop.

Pour tout le reste je suis bien d'accord (consommation excessive de la viande dans notre société actuelle etc. etc. je redis pas tout ce qui a été bien dit auparavant). D'ailleurs je n'achète de la viande qu'exceptionnellement moi-même.

Et puis je suis bien d'accord avec Didoune : la masturbation du cerveau sur le sujet... bof bof... et après le tout est de savoir où chacun place sa limite personnelle de la réflexion. Pour ma part, la barre n'est pas à la malbouffe (depuis 1997 je n'ai mangé que 3 fois en fastfood et encore j'y étais forcé par la situation etc. etc.). Quant à TF1 cela fait un moment que je cultive mon ignorance de ce sujet (je le reconnais, tout comme la télé en général qui n'existe quasiment pas dans ma vie). Bref. Ne pas me compter parmi les adeptes de la malbouffe, svp !!! Même si je ne suis pas d'accord avec le fait de discuter de façon aussi "technique" de l'alimentation.

Ah, pour apporter de l'eau au moulin de la question initiale : il me semble que les paysans d'autrefois n'en mangeaient pas tous les jours de la viande et pourtant ils effectuaient beaucoup de travail physiquement exigent, non ?

Modifié par diable moelleux, 01 dcembre 2005 - 22:14 .


#55 _Petrone_

_Petrone_

Posté 01 dcembre 2005 - 23:14

Pour récapituler brièvement, il y a en fait 2 questions :

L'homme peut-il être omnivore et la réponse est oui, en pratique, aujourd'hui, il l'est la plupart du temps et sans doute depuis longtemps.

L'homme doit-il être omnivore, est-ce optimal pour sa santé comme l'affirme les nutritionistes mainstream ?
Les arguments que nous avons donné sont :
1/ la longueur de notre tube digestif (9m pour un homme contre 3m pour un carnivore pur) fait que la viande tend à putréfier ce qui n'est pas naturel mais que nous pouvons évidemment supporter dans une certaine mesure.
2/ notre fonction reinale qui existe car il nous faut traiter les déchets uriques issus de nos propres cellules mortes n'a pas la puissance de celle des carnivores. Par nécessité, nous l'avons utilisé pour éliminer ceux issus de la digestion de la viande ce qui a sans doute permis à l'homme de survivre dans des conditions contraires. Allez sentir l'urine d'un fauve pour comprendre la distance qui nous sépare dans sa capacité à traiter ses déchets azotés (issu de la digestion des protéines de la viande).

Les contre-arguments : la B12 mais se résoudrait naturellement avec un peu d'humus bien choisi à l'instar des singes :???:

Ma réponse serait donc, s'il en a la possibilité (disponibilité des aliments végétaux idoines), l'homo vegetarius voire vegetalus a peut-être à explorer un potentiel intéressant de sur-vitalité par rapport à son condisciple omnivorus, surtout vu les conditions actuelles de cet omnivorisme.
La pression écologique et démographique sur notre planète étant ce qu'elle est, ne pas explorer ce potentiel serait irresponsable puisqu'on sait, d'ores et déjà, que l'omnivorisme actuel n'est de toute façon pas généralisable.

Ca fait redite mais c'est plus synthétique. :cpasmafaute:

Modifié par Petrone, 01 dcembre 2005 - 23:15 .


#56 diable moelleux

diable moelleux

    En transition douce...

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Posté 01 dcembre 2005 - 23:26

NB il est normal aussi que nous n'ayons pas les performances des carnivores puisque nous ne sommes pas des carnivores... de même, nous n'avons certainement pas de fonctionnalités aussi optimales que les herbivores... :???: euh... non ?

Mais je comprends beaucoup mieux ce post qui tient très bien debout ! Simple, clair, net... énoncé clairement, quoi ! :cpasmafaute:

En somme, vous pensez que si biologiquement nous sommes bien omnivores, pour autant ce n'est pas forcément tout bénèf pour la santé ?

Cela se comprend mieux mais la réponse à cette question ne coule pas de source. Nous sommes physiologiquement (et par goût) capables de manger de la viande et en même temps cela nous serait néfaste (même sans parler de consommation de viande excessive). Enfin, disons qu'il ne me paraît pas évident de concilier les deux idées. (Dame Nature aurait-elle fait une boulette ?)


Question subsidiaire : de quel fauve es-tu allé sentir l'urine ? (c'est une question très sérieuse !)

Modifié par diable moelleux, 01 dcembre 2005 - 23:27 .


#57 _Goéland_

_Goéland_

Posté 01 dcembre 2005 - 23:39

diable moelleux

Il me semble que les paysans d'autrefois n'en mangeait pas tous les jours de la viande et pourtant ils effectuaient beaucoup de travail physiquement exigeant , non ?


certes et à ce propos une petite citation :

Le sarrasin ou blé noir y forme la nourriture ordinaire ; et il est encore heureux qu'on ait , il y a trois cent ans , apporté ce grain d'Afrique : car il pousse où le froment ne saurait venir . Les Bretons en font un pain noir , humide , indigeste ; ils en font aussi des crêpes , des bouillies , des galettes ; ils y joignent du lait , du beurre , des pommes de terre , parfois des pommes de terre , parfois un peu de porc salé , bien rarement du boeuf : voilà toute leur nourriture ; le cidre est leur boisson !
Eugène Manuel
La France , livre de lecture pour toutes les écoles 1859


(A mon avis , au niveau de la boisson il a oublié le lambic le père Eugène )

Ceci dit j'ai lu un truc sur l'espérance de vie à cette époque là et c'était cata ...( moins de 30 ans il me semble ) .

Modifié par Goéland, 01 dcembre 2005 - 23:57 .


#58 Cassandre

Cassandre

    cagaira professionala

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Posté 02 dcembre 2005 - 00:23

Je suis tombé dernièrement sur un bouquin traitant des groupes sanguins et des régimes alimentaires. (...) Cela dit, il semble, selon lui que le groupe O digère mal les protéines végétales contrairement à d'autres groupes.

Je suis du groupe A et je commence à mettre en pratique le régime d'Adamo, pour la raison en plus qu'insctinctivement je m'étais déjà approchée énormément de ce qui est préconisé pour moi. Non, ce ne sont pas des bêtises, quiconque lit le livre de ce docteur sera convaincu par sa théorie…
Concernant le groupe O, il ne digère pas très bien la plupart des céréales, il est vrai, mais beaucoup de légumes, si ! Ce n'est pas rein qu'un viandard ! Même si le végétarien de la troupe reste le A (qui a tout de même droit à la volaille et à plein de poissons). Il ne faut pas trop « shématiser » ce régime ! :cpasmafaute:

Dans les faits, il est difficile  d'avoir un régime végétarien sans importer sa nourriture.

Que veux-tu dire ? Explique-toi ? Tu penses au tofu ? Ça mange que du tofu un végétarien ?

Modifié par Cassandre, 02 dcembre 2005 - 00:27 .


#59 lilirevival

lilirevival
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Posté 02 dcembre 2005 - 11:43

Voici quelques réferences en la matière, trouvé à cette adresse :http://www.animal-se...8&i=4045&t=4045
 

John Ray (1628-1704) était appelé le père de l'Histoire Naturelle anglaise et une association qui porte son nom a été fondée en son honneur : " The Ray Society ". D'après John Ray : " Il n'y a pas de doute que l'humain n'est pas conçu pour être un animal carnivore ". Et il déclare aussi : " Quelle charmante, plaisante et innocente vision, que le spectacle d'une table ainsi servie et quelle différence avec une préparation de viande animale fumante, abattue et morte ! En aucune façon, l'humain n'a la constitution d'un carnivore. Chasse et voracité ne lui sont pas naturelles. L'humain n'a ni des dents acérées ni des griffes pour tuer sa proie. Au contraire, ses mains sont faites pour cueillir des fruits, des baies et des légumes, et ses dents sont appropriées pour les mâcher. ". " Tout ce dont nous avons besoin pour nous nourrir, nous restaurer, et nous régaler, est abondamment pourvu dans le magasin inépuisable de la nature. Quelle vision agréable, plaisante et innocente qu'une table frugale servie, et quelle différence avec un repas composé de viande animale fumante et tuée. En résumé, nos vergers offrent tous les délices imaginables, tandis que les abattoirs et les boucheries sont pleins de sang coagulé et d'une abominable puanteur. ".

Un autre naturaliste célèbre, Carl Linné (1707-1778), médecin dans la Marine suédoise, Président de l'Académie des Sciences, et professeur de Botanique à Stockholm et à l'Université d'Uppsala : Linné créa la méthode de classification naturelle des plantes et des animaux qui est toujours utilisée aujourd'hui, bien que deux siècles soient passés. Linné écrivit : " Les fruits et les plantes comestibles constituent la nourriture la plus appropriée pour l'humain ". " D'après son anatomie, l'humain n'a pas été physiologiquement préparé pour manger de la viande . " " Les fruits sont la nourriture la plus adéquate pour l'humain, d'après ce qui a été démontré par l'analogie avec les quadrumanes dans la structure de ses dents et de son appareil digestif. ".

Le naturaliste français Georges Louis Leclerc, plus connu comme Comte Buffon (1707-1788) fut membre de l'Académie des Sciences, Administrateur du Jardin du Roi, et, avec plusieurs collaborateurs, écrivit " Histoire Naturelle " en 36 volumes. Il dit : " L'humain pourrait vivre seulement de végétaux. Pourtant, la nature entière n'est pas suffisante pour satisfaire son intempérance et l'inconsistance variété de son appétit. L'humain lui-même consomme et dévore plus de viande que tous les animaux réunis, sans nécessité, mais de façon abusive. ".

Le Dr. Louis d'Aubenton, un collaborateur de Buffon, plus connu comme Daubenton (1716-1799) et qui fut professeur de Minéralogie au jardin du Roi et d'Histoire à l'Ecole de Médecine dit ceci : " Il est à présumer que l'humain, quand il vit à l'état naturel et dans un climat tempéré où la terre produit spontanément tous types de fruits, s'en nourrit lui-même et ne mange pas d'animaux. ".

Georges Cuvier (1769-1832) naturaliste français, anatomiste et géologue : Il fut professeur au Muséum National d'Histoire Naturelle, secrétaire de l'Académie des Sciences et Chancelier de l'Université. Il créa la théorie de l'Anatomie Comparée et la Paléontologie. Grâce à ses études nous avons pu reconstituer les squelettes d'espèces qui avaient disparu. Cuvier reçut les distinctions et titres de Baron et Grand Officier de la Légion d'Honneur, et fut honoré par Napoléon 1er, Louis XVIII, et Louis-Philippe. Cuvier affirma dans son ouvrage Leçon d'Anatomie Comparée, que : " L'anatomie comparée nous enseigne qu'en toute chose, l'humain ressemble aux animaux frugivores, et en rien aux carnivores Ce n'est qu'en déguisant la chair morte rendue plus tendre par des préparatifs culinaires, qu'elle est susceptible d'être mastiquée et digérée par l'humain chez qui, de la sorte, la vue des viandes crues et saignantes, n'excite pas l'horreur et le dégoût. ". Regardons quelques constatations faites par Cuvier : " D'après la constitution des organes principaux de l'humain, il a été démontré que son alimentation ne devrait pas consister en autre chose que des végétaux. ". " La nourriture naturelle de l'humain, au regard de sa structure, devrait consister en fruits, racines et légumes. ". " Le corps humain entier, même jusqu'au plus petit détail, est destiné, par nature, à un régime exclusivement végétal . ". " L'humain apparaît organisé pour se nourrir de fruits, racines, et des parties succulentes des légumes. Ses mâchoires courtes, de force moyenne, ses canines de même longueur que ses autres dents, et ses molaires tubéreuses ne lui permettent pas de mâcher de l'herbe ou de dévorer de la viande sans préparer ces nourritures en les cuisant. Ses organes sont formés en accord avec la disposition de ses dents. Son estomac est simple et son conduit intestinal est de longueur moyenne et très bien ancré à son gros intestin. ".

Alexander Von Humbold (1769-1859), naturaliste allemand, explorateur et géographe, effectua des études sur le magnétisme et soutint la théorie de l'origine éruptive des roches. Il est considéré comme le fondateur de la climatologie et de la biogéographie de la planète et des océans. Il écrivit un ouvrage de trente volumes sous le titre " Cosmos et Voyages dans les régions équinoxiales du Nouveau-Monde. ". Humbold statua ceci : " Se nourrir des animaux n'est pas loin de l'anthropophagie et du cannibalisme. La même quantité de terre utilisée pour paître et nourrir du bétail pour produire de la viande pour alimenter un humain, pourrait nourrir dix personnes avec des végétaux ; si de plus, nous la cultivions avec des lentilles, haricots en grains ou petits pois, cela pourrait nourrir une centaine de personnes Le Bassin de l'Orénoque peut produire suffisamment de bananes pour nourrir l'humanité entière confortablement ".

Richard Owen (1804-1892 ) un naturaliste anglais qui étudia avec Cuvier, catalogua la collection de chasse du British Muséum et organisa le Muséum d'Histoire Naturelle du Sud Kensington. Il étudia l'anatomie et la physiologie comparée. Il écrivit " Cours d'Anatomie Comparée ", " Paléontologie et Physiologie des Vertébrés ". Il dit : " Les anthropoïdes et tous les quadrumanes dérivent leur alimentation des fruits, graines et autres succulentes substances végétales et la stricte analogie entre la structure de ces animaux et celle de l'humain démontre clairement leur frugivorisme naturel. ". " Les singes dont la dentition est à peu près égale à celle de l'humain vivent principalement de fruits, noix et d'autres variétés similaires de textures savoureuses et de valeur nutritive élaborée par le règne végétal. La profonde similitude entre la dentition des quadrumanes et celles des humains démontre que l'humain était à son origine adapté à manger les fruits des arbres. ".

Bien sûr, le plus célèbre de tous les naturalistes anglais fut d'accord avec les autres naturalistes. Je fais référence à Charles Darwin (1800-1882) qui, à l'âge de 22 ans, débuta un voyage à travers le monde qui dura 5 ans. Pendant ce voyage, Darwin collecta du matériel qui servit à publier son plus célèbre livre en 1859 : " De l'Origine des Espèces au moyen de la Sélection Naturelle ". Darwin fut membre de la Royal Society de Londres et, après sa mort, fut enterré à l'Abbaye de Westminster avec d'importants honneurs funéraires et la présence diplomatique de grandes nations à ses funérailles. Darwin écrivit : " La classification des formes, des fonctions organiques et des régimes a montré d'une façon évidente que la nourriture normale de l'humain est végétale comme celle des anthropoïdes et des singes, que nos canines sont moins développées que les leurs, et que nous ne sommes pas destinés à entrer en compétition avec les bêtes sauvages ou les animaux carnivores. ". Dans son livre " l'Origine de l'Humain ", il nous dit : " Bien que nous ne sachions rien avec certitude quant à l'époque ou l'endroit où l'humain vit se réduire l'épaisse couche de poils qui le recouvrait, nous pouvons dire avec une faible probabilité d'erreur qu'il a vécu dans une contrée chaude où les conditions étaient favorables au frugivorisme ce qui, compte tenu des analogies, doit avoir été la façon dont l'humain vivait. ". Et il rajoute dans " De l'Origine des Espèces au moyen de la Sélection Naturelle " : " Nous avons vu que les sens et les intuitions, les différentes émotions et facultés, comme l'amour et la mémoire, l'attention et la curiosité, l'imitation, la raison, etc., dont l'humain se vante, peuvent être trouvées à l'état naissant, ou même pleinement développées chez les animaux inférieurs. Les animaux, dont nous avons fait nos esclaves, que nous ne voulons pas considérer comme nos égaux ".

Thomas Henry Huxley (1825-1895), docteur et anthropologue anglais, soutint les théories de Darwin et devint le Président de la Royal Society. Parmi d'autres livres, il écrivit " Evidences Zoologiques ", " La Place de l'Humain dans la Nature " et " l'Anatomie Comparée ". Regardons quelques déclarations d'Huxley : " L'humain vint avant la hache et le feu, il ne pouvait donc pas être omnivore ". " La longueur de l'appareil digestif de l'humain est de 5-8 mètres et la distance entre la bouche et le coccyx est de 50 à 80 centimètres, ce qui nous donne un rapport de 10 comme pour les autres animaux frugivores, et non pas de 3 comme les carnivores ou de 20 comme les animaux herbivores. ". " Le seul animal qui existe ayant une morphologie omnivore est l'ours, qui a quelques dents pointues et les autres plates. ".

Sir Arthur Keith (1866-1955) célèbre anatomiste et anthropologue anglais, découvrit, avec Martin Flack, le nœud sinoauriculaire, où les contractions cardiaques ont leur origine. Il fût recteur de l'Université d'Aberdeen et écrivit : " Instructions pour l'Etude des Singes Anthropoïdes ", " Anciens Types d'Humains " et " Essais sur l'Evolution des Humains ". Cet anthropologue nous dit : " Les chimpanzés et les gorilles ont les mêmes mécanismes digestifs que l'humain. C'est la preuve de l'Anatomie Comparée en faveur d'un régime de crudité qui permet à la fermentation de produire plusieurs selles quotidiennes, molles et sans putréfaction. ".



#60 korrotx

korrotx
  • Localisation:Euskal Herria

Posté 02 dcembre 2005 - 11:48

Les contre-arguments : la B12 mais se résoudrait naturellement avec un peu d'humus bien choisi à l'instar des singes

Instinctivement, manger de l'humus ce n'est pas quelque-chose que je ferais.
Quels singes en mangent?
Comment font-ils pour "bien choisir"?
Pour ma part, dans une optique de végéculture comme en parlait Goéland dans le premier post, pour ce qui est de la vitamine b12 le plus évident me semble d'utiliser les animaux comestibles qu'on peut trouver dans ses cultures.