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planter un bois ou une forêt


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140 réponses à ce sujet

#61 lynia

lynia
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Posté 27 aot 2009 - 07:12

Ce qui peut être bien aussi c'est de planter des arbres fixateurs d'azotes, comme l'aulne ou l'arbre de judée, (on a peu d'espèces dans nos contrées snif). Cela favoriserait la fertilité du terrain malgré les coupes pour le feu ou le brf. En dessous d'un certain seuil de retrait, il n'y aura pas vraiment de pertes.

#62 FLOYD

FLOYD

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Posté 27 aot 2009 - 10:17

Ulmus RESISTA ® 'Sapporo Gold'
Caractères:
Obtention Smalley Certificat d'Obtention Végétale
Hybride naturel entre Ulmus pumila et Ulmus davidiana var japonica, repéré au jardin botanique de sapporo au Japon, RESISTA ® a subi de nombreux tests, avec l'appui de l'INRA et du Service de la Protection des Végétaux. Il s'est révélé résistant au fléau de la graphiose , qui a décimé les ormes de nos campagnes et nos villes.
Arbre très vigoureux,il peut atteindre 10 mètres de hauteur sur 4 mètres de largeur, dans de bonnes conditions; il est un peu plus petit que notre orme traditionnel. Il présente une bonne vigueur, une excellente aptitude à la ramification, et supporte très bien la taille. sa conduite en tige, nécessite en pépinière, un bon tuteurage et un élagage fréquent.
Son feuillage vert clair se colore de jaune d'or à l'automne.

Utilisation:
Tolérant toutes les natures de sol, sauf trop mouillés, et toutes les rigueurs climatiques, RESISTA ® a permis depuis sa diffusion par SAPHO en 1989, une reconstitution du maillage bocager, sous forme de haie champêtre libre ou tailllée. S'adaptant également au milieu urbain, il peut aussi bien entrer dans la constitution de haies citadines, que former un alignement, être planté en isolé, procurant un ombrage agréable.

http://www.sapho.fr/...age_resista.htm

Cet orme n'est donc pas l'orme champêtre, appelé "ormeau", qui n'existe plus que sous la forme de buisson malingre que la maladie (la graphiose) vient régulièrement tuer dès que la section des repousses s'avère suffisante pour l'insecte vecteur. La plante repart heureusement de souche.

Quelques rares vieux sujets, sont passé au travers de ce fléau. Sans doute parce que le contexte local était moins propice à l'insecte vecteur… L'espèce n'est pas disparue. (rien à voir avec le feu bactérien)

D'autres clones résistants sont aujourd'hui proposés sur le marché pour diversifier les plantations.

Ici dans l'Ouest de la France, le bocage était composé et dominé par le chêne associé à l'orme. Deux essences aux nombreux usages pour le monde rural. (construction, charpente, menuiserie, charronage, combustible, fourrage et alimentation du bétail…) Autant de motifs de planter à nouveau ces espèces.

"forêt des hommes" ? à toi d'en parler, vibe…

#63 christian ardèche

christian ardèche

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Posté 27 aot 2009 - 10:26

De mémoire, on peut utiliser les feuillages, prélevés avec modération, d'ormes et frênes tétards comme appoint pour l'alimentation estivale des ruminants.

Bonjour,

Les chèvres ne mangent pratiquement que de la feuille ici en été.

Et traditionnellement l'hiver, il n'y a pas de foin non plus pour elle, mais que de la feuille séchée.

Personnellement je ne peux pas stocker toute cette feuille, alors je donne du foin.

Bien sûr il ne s'agit pas de viser une production de lait industrielle, mais 2.5 l par chèvre avec aucun complément alimentaire, pas de céréale non plus et principalement de la feuille comme fourrage, le rendement n'est peut-être pas si mauvais.

Ce qu'elles aiment : tout.

Ce qu'elles adorent : le murier, l'accacia (fixateur d'azote) le frène, le chataignier, l'orme, le peuplier, tous les fruitiers et même.... le bambou....

#64 Tis

Tis

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Posté 06 mai 2012 - 12:34

Entre cimes et racines - 7 emissions de Radio ZINZINE
2 février 2012
Radio Zinzine a réalisé, en partenariat avec le Réseau pour les Alternatives Forestières, une série de 7 émissions écoutables et téléchargeables ici :
http://www.reseau-re...cines-Emissions
Les entretiens et les enregistrements qui constituent la base de cette série d’émissions ont été réalisées lors des rencontres du réseau.


Perso je les ai trouvées passionnantes car elles permettent de connaître les initiatives en cours dans les différentes régions.

Modifié par Tis, 24 juin 2014 - 18:46 .


#65 Alban

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Posté 09 septembre 2012 - 17:30

J'ai entendu récemment que l'on pouvais tiré un bénéfice de 3% en investissant dans une foret.
C'est le cas pour une gestion raisonnable ou pour une boucherie écologique ?

#66 ricmo

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Posté 09 septembre 2012 - 20:14

Bonjour,
3%? Oui c'est sans doute le cas, si on est dans une région de production genre nord-est, si une tempête ne passe pas par là, si on a des essences qui rapportent, si le prix du m3 cesse de dégringoler, si on a une surface assez conséquente pour pouvoir avoir des coupes régulières tous les ans (sans quoi ce n'est pas la génération qui a investi qui bénéficiera des hypothétiques retombées)...
Par contre avant d'amortir l'achat il faudra surement de longues années...
Bref c'est un sacré pari, sans doute une belle aventure.
Je pense pas que l'on est beaucoup de véritables "boucheries écologiques" en forêt en France, mis à part, peupleraies, pin des landes. pourvu que ça dure...

#67 FLOYD

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Posté 10 septembre 2012 - 10:16

Rendement de 3% l'an, un investissement spéculatif, une arnaque organisée par les requins de la finance ???

#68 Alban

Alban
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Posté 10 septembre 2012 - 12:48

Rendement de 3% l'an, un investissement spéculatif, une arnaque organisée par les requins de la finance ???

Bonne question, la ça me dépasse xD. Je ne sais pas trop se que veux dire bénéfice ou rendement. Pour ça que je pose la question.

Mon questionnement c'est aussi de savoir à quoi ça sert de posséder son propre bois ou sa propre foret.

#69 FLOYD

FLOYD

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Posté 10 septembre 2012 - 13:43

Si l'on parle rentabilité avec des pourcentages, c'est dans une démarche financière.
Une forêt dans la mesure où elle est apte à fournir des productions ligneuses apporte un chiffre d'affaires annuel dont il faut déduire impôts et frais.
L'entretien et l'exploitation rationnelle et soigneuse (pefc) d'un hectare de forêt exige d'y consacrer du temps et des moyens.
Bien heureux quand les rentrées couvrent les sorties.

En ne comptant pas son temps, il faut tout de même payer la tronçonneuse, le carburant, l'huile, les réparations, plus le transport du bois.
La forêt reste un patrimoine utile, un héritage, un plaisir, éventuellement…

#70 ricmo

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Posté 11 septembre 2012 - 06:10

Oui on peut posséder une forêt par passion, la gérer et l'exploiter soi même, mais attention, on ne s'improvise pas bûcheron du jour au lendemain, ça peut-être dangereux...
On peut aussi avoir une forêt parceque l'on a besoin de bois (chauffage, agriculteurs pour les piquets d'accacia...)
Mais pas mal de personnes utilisent la forêt comme placement financier! Au lieu d'avoir une somme en banque, investie en action ou en bourse, des logements...ils l'investissent en forêt. Ils ne gèrent bien souvent pas ces forêts eux même, mais les font gérer par des coopératives forestières, experts forestiers...par la société forestière de la caisse des dépôts et consignations (cdc) : www.forestiere-cdc.fr/
Celà peut paraître avantageux du fait de certaines exonérations fiscales sur les forêts (droits de succession réduits, amendements monichon ...)
Mais celà reste un pari sur l'avenir, avenir très incertain (crise financière, menaces directes et indirectes du réchauffement climatiques...)

#71 FLOYD

FLOYD

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Posté 11 septembre 2012 - 13:07

Tout à fait d'accord avec toi Ricmo.
A l'inverse une forêt qui ne serait pas gérée, gagne en charme ce qu'elle perd en rentabilité technique. Zéro frais mais hélas souvent une décapitalisation car les bois vieux perdent au delà du terme en qualité et en prix.

#72 ricmo

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Posté 11 septembre 2012 - 21:10

"une forêt non gérée gagne en charme..." ça par contre je ne sais pas trop, n'est elle pas au contraire très impénétrable, sombre... J'aimerais en fait bien voir à quoi ressemble nos derniers lambeau de forêt européenne totalement vierge, du côté de la Pologne je crois. (parce qu'en France on n'à guère que quelques friches récentes, et îlots de vieillissement tout aussi récents)
Ce qui me plaît en forêt (en France) c'est qu'on à garder tout un écosystème, qu'on éssaie de comprendre, et sur lequel on intervient ponctuellement afin de l'orienter, et non de maîtriser, ce qui est très subtil est très délicat.
Alors qu'en agriculture on a gardé uniquement ce qui nous intéresse, le plan de blé par exemple, et tout détruit autour, du coup on aboutit à des monocultures trés trés fragiles, qui ne pourraient vivre sans d'innombrables interventions coûteuses et destructrices pour l'environnement.
Et on s’aperçoit qu'en gardant un écosystème fonctionnel, complexes, fait de multiples espèces, on peut tout à fait tirer d'excellent revenus de la forêt et celà de façon durable,en conservant sol, air, eau, et capacité de productions intactes.
On à de merveilleux exemple de ces modes de gestion ou on s'appuie sur tout un écosystème pour produire de façon durable ce qui nous intéresse avec notamment les futaies jardinée, dans le Jura par exemple (et quel charme!): une biodiversité impressionnante tout en produisant des bois de qualités, reconnus et recherchés!
Une gestion raisonnable, durable, "en bon père de famille" n'est pas du tout incompatible avec l'idée de rendement. Seulement c'est vrai, celà demande de beaucoup plus grandes compétence, beaucoup d'attention, ce qui est souvent incompatible avec une logique productiviste: tout, tout de suite, et sans efforts!...

#73 FLOYD

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Posté 11 septembre 2012 - 21:31

En forêt l'éhoupeur, le bûcheron, le débardeur traditionnel se font rares. Les machines à chenilles et à bras hydraulique armé d'une tronçonneuse côtoient les tracteurs forestiers et leur paire de pince géante capable de manier une bille comme vous maniez la pince à sucre!

Problème de vocation, le métier était dur, il l'est toujours. Les accidents devenus rares heureusement, mais les troubles musculo-squelettiques prennent le relais.

Ce qui ne change pas, les salaires bas des ouvriers payés à la tâche. On rencontre aussi des auto-entrepreneurs, qui ne comptent pas leurs heures, ils ont les échéances de la machine à assumer…

Ceci dit, la forêt est belle en automne pour le promeneur tranquille.

#74 FLOYD

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Posté 11 septembre 2012 - 21:32

En France, les réserves intégrales, type Fontainebleau, sont en fait assez loin de l'idyllique image que l'on a de la forêt.

Le promeneur ne connait de la forêt que les clairières, les allées, les rond-point.
Il faut une sacré habitude pour s'aventurer dans un boisement fut-il civilisé, sans avoir la crainte de se perdre.
Et pas facile de retrouver ses petits cailloux blancs…

Modifié par FLOYD, 11 septembre 2012 - 21:38 .


#75 ricmo

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Posté 12 septembre 2012 - 17:14

Ah oui ça c'est bien vrai, à bat les abatteuses! Heureusement on en voit encore peut coucher nos chênes! (pour le résineux c'est une autre histoire.)
Les métiers de la forêts ont toujours été durs, physique,le sont toujours, mais tout a bien changé!
Un formateur ancien bûcherons nous racontait toujours qu'avec un C15 et une tronçonneuse comme seul outil de travail, il faisait son chiffre de l'année en à peine six mois, le reste : vacances!... tous les midi c'était repas autour du feu, suivi de sieste... Ils travaillaient dur mais étaient justement reconnus. Aujourd'hui, c'est la course, les gars se tuent à la tâche pour rien...
Pourtant bien des gens disent, "ah c'est facile maintenant, avec le progrés, les machines,..." oui mais; là où un bûcherons faisait ses 5m3/jour au passe partout, cognée... il lui faut en faire 30 aujourd'hui à ta tronçonneuse, avec tout l'attirail des équipement de sécurité, leur poids, le bruit de la machine, qui le rend sourd...le rendement imposé...le stresse... et boom c'est l'accident... Plus aucune convivialité, comme ailleurs, c'est rendement à tout prix.
Par contre les accidents sont loin d'être devenus rares, je connais même aucun gars qui n'ait pas fait son séjour à L'hôpital (moi compris) dans sa carrière.
Euh désolé si je fais du hors sujet, et pour les fautes d'orthographe aussi, je m'emporte sur ce sujet qui me passionne et oublie de relire...

#76 Tis

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Posté 29 juin 2015 - 10:27

Quelques infos récentes qui pourront peut-être vous intéresser :


 

Changement de propriétaire pour 1% des forêts en 2014
Gérard Le Puil - Vendredi 22 Mai 2015

Le prix de vente moyen d’un hectare de forêt a été de 3 940 € en 2014 selon la Société Forestière et la Fédération Nationale des Safer. Mais cette moyenne masque une grande amplitude de prix. Pour 90% des transactions, la fourchette des prix va de 650 € à 11 500 € l’hectare. La valeur des essences plantées, le niveau développement atteint par les arbres, l’accès plus ou moins facile aux parcelles pour abattre et débarder le bois sont autant de critères qui entrent en jeu au moment de vendre une parcelle boisée. Il y a eu 15 070 transactions en 2014, soit 2,6% de plus qu’en 2013, pour un total 113 100 hectares.

Depuis 2007, les forêts de 1 à 10 hectares ont connu une hausse de 23% en nombre de transactions et de 25% en surface. Parallèlement les prix ont augmenté 7% par an sur la même période. Il semble donc que l’on achète souvent un bout de forêt pour effectuer un placement sûr, plus que dans la perspective de tirer un revenu en vendant du bois. Car on sait depuis longtemps que le morcellement de la forêt privée est un handicap qui rend difficile l’exploitation rationnelle des massifs forestiers en France.

Sur 15,5 millions d’hectares de forêts, 11 millions appartiennent en France à des propriétaires privés qui sont au nombre de 3,5 millions dont 57% sont des retraités et 12% des agriculteurs. Les trois quarts de ces propriétaires ont hérité de ce bien et certains n’ont pas une connaissance précise de ce qu’ils possèdent. Depuis de longues décennies, ce morcellement de la propriété forestière est un frein à l’exploitation rationnelle du bois. Sans déposséder qui que se soit de son bien, on peut même penser qu’il serait judicieux de convertir les parcelles cadastrées en parts dans un massif forestier si on veut parvenir à une exploitation rationnelle des massifs dans les prochaines décennies afin de mieux gérer la filière bois en luttant contre le réchauffement climatique. Mais aucun décideur politique n’ose aborder un tel sujet en France.

http://www.humanite....-en-2014-574811

 

 

Je ne partage évidemment pas la conclusion de cet article, la petite propriété permettant de mieux protéger les bois et forêts des destructions aberrantes des industriels.



#77 FLOYD

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Posté 29 juin 2015 - 11:05

"Les trois quarts de ces propriétaires ont hérité de ce bien et certains n’ont pas une connaissance précise de ce qu’ils possèdent."

Une partie de ceux-là peuvent se laisser tenter/abuser par des exploitants qui recherchent de quoi alimenter les usines de 'pellets'. Et dans ce cas, point de bonne gestion ni d'indice de bio diversité.



#78 _khalil_

_khalil_

Posté 29 juin 2015 - 12:53

 

de mieux gérer la filière bois en luttant contre le réchauffement climatique

 

no comprendo ?



#79 FLOYD

FLOYD

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Posté 29 juin 2015 - 23:11

Le bois sur pied ou travaillé est un "puits de carbone", donc il contribue à réduire la teneur en CO2 atmosphérique… donc à lutter contre un des facteurs non négligeable du réchauffement climatique.

Une fière bois mieux gérer c'est plus d'arbres à l'hectare stockant plus de carbone.

Une filière bois c'est aussi, toutes les utilisations du bois comme les maisons à ossature bois. (mais pas le bois de feu, car ça relargue le CO2)

 

¿comprendes?  ;)



#80 _khalil_

_khalil_

Posté 30 juin 2015 - 07:48

c'est embêtant floyd , car il y a une étude scientifique qui prouve le contraire...

 

Une équipe de chercheurs chinois et américains publie cette semaine un article dans la revue PloS One qui confirme qu’il ne suffit pas de planter des arbres pour voir naître un puits de carbone efficace : en moyenne, la forêt naturelle est 28 % plus performante que les forêts plantées pour absorber le gaz carbonique.

Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont compilé les résultats de 86 études déjà publiées dans des revues savantes, qui avaient comparé les quantités de carbone stockées dans des plantations d’arbres à celles de portions adjacentes de forêts naturelles primaires ou secondaires.

Résultat : il subsiste dans tous les cas un écart important dans la capacité de stockage du carbone entre forêts naturelles et plantées, et ce quelque soit l’âge de la forêt, sa situation géographique, le type d’arbres, l’origine des arbres plantés (locale ou exotique), l’historique d’occupation du territoire deboisé (nouvelle forêt ou remplacement d’une forêt existante) et le mode de préparation du sol (brûlis ou non).

Évidemment, il vaut bien mieux planter des arbres que construire des routes ou faire de la place à des pâturages pour lutter contre le réchauffement climatique. Mais cela reste moins efficace que de protéger les forêts naturelles.

Dans les dernières années, le nombre d’arbres plantés dans le monde a augmenté en flêche, notamment parce que de nombreuses compagnies veulent faire amende honorable pour compenser leurs émissions de GES.

Si les résultats de cette étude se confirment, il va peut-être falloir revoir sérieusement à la baisse l’efficacité de cette mesure.

http://www.lactualit...ent-climatique/