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Vigne et vin


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106 réponses à ce sujet

#81 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 15 fvrier 2017 - 10:49

Hérault : Un domaine redonne vie à un vin vieux de trois siècles
Nicolas Bonzom | le 13.02.2017

Le Mailhol, c’est un peu le Jurassic Park du vin. Ce rouge, qui s’invite sur les tables de prestigieux restaurants depuis des années, est la reconstitution d’un vin conçu au XVIIIe siècle à Saint-Georges-d’Orques, une petite commune à l’ouest de Montpellier (Hérault).
Les cépages de l’époque ayant disparu, il a fallu des années de recherches à Laurence et François Henry, vignerons au domaine qui porte leur nom, pour parvenir à cette étonnante prouesse… Sur les 10 hectares du vignoble, 70 ares sont aujourd’hui dédiés à la renaissance de ce vin d’antan, soit un peu plus de 1.500 bouteilles chaque année.
« Cette idée est partie de la découverte de documents, attestant de la réputation mondiale du vin de Saint-Georges-d’Orques il y a plusieurs siècles… Il se trouve que Thomas Jefferson, qui était alors ambassadeur des Etats-Unis en France, l’avait découvert lors d’un passage dans le Languedoc, et qu’il l’adorait. Il l’avait même noté sur ses carnets de voyage, aux côtés du muscat de Frontignan. Cette découverte nous a terriblement excités, et nous a donné envie d’aller plus loin… », confie François Henry.
Président quelques années plus tard, l’homme politique se serait fait envoyer des caisses et des caisses de rouge de Saint-Georges-d’Orques à la Maison blanche. Pour lui redonner vie, les Henry ont écumé les bibliothèques et les archives du département, à la recherche d’indices sur la réputation mondiale du vin de leur territoire.
Ils ont fini par frapper à la porte de SupAgro, ancienne école d’agriculture de Montpellier, où l’ampélographie, l’étude des cépages, est une spécialité : ici, le Centre de ressources biologiques de la vigne de Vassal-Montpellier est une référence au niveau mondial.

1487152136.jpg
L'une des variétés disparues qui a permis de donner naissance au Mailhol. - Domaine Henry

Un travail qui permettra, des années de recherches plus tard, de faire renaître des variétés jusqu’ici disparues : le morrastel noir à jus blanc, l’aspiran gris, le riveirenc, le terret gris et noir, et l’œillade noire et grise… « Plantées ensemble » et « vendangées au même moment » malgré des maturités différentes, explique François Henry, elles ont permis de ressusciter un vin qui n’avait pas été bu depuis 300 ans.

http://www.20minutes...x-trois-siecles



#82 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 28 fvrier 2017 - 11:57

Il n'y a pas qu'à Montpellier qu'on peut découvrir des ressources naturelles méconnues et des savoirs-faire originaux :
 

Henry Marionnet a l’œil qui frise et ses phrases se terminent volontiers par un éclat de rire. « Je suis heureux de faire les vins que j’aime », dit-il le plus simplement du monde. A ses côtés, son fils Jean-Sébastien lui ressemble comme deux gouttes d’eau, mais a plus de retenue. Il a repris le domaine et n’a pas encore accompli le quart des malices de son père, les coups de poker qui ont des airs de provocation mais qui permettent d’emporter la mise.

Henry Marionnet, délicieusement désuet dans son attitude, a 75 ans et de bonnes manières. Rien ne laisse paraître que ce vigneron, parti de pas grand-chose et dont personne ne conteste la qualité des bouteilles, s’est toujours conduit comme un rebelle de la viticulture, pour finalement se retrouver à la pointe du vin. Le palmarès est là : son Domaine de la Charmoise, en Touraine, signe le plus connu des vins sans soufre, la plus grosse production française de vignes franches de pied (non greffées) et vinifie les plus vieilles vignes du pays.

Rien n’annonçait ces curieux records. En 1967, il récupère 20 hectares de vignes du « patriarche ». « Mais c’étaient des cépages américains inutilisables. Il fallait tout refaire. » Il s’y attelle sans douter parce que, le vin, il sait que c’est sa vie depuis qu’il a 4 ans. Un coup de foudre sous forme de « cuite monumentale » : « Je me souviens encore du frisson qui m’a parcouru tout le corps quand j’ai senti les arômes du vin. Juste avant de le boire ! »

En fait, ce souvenir n’est pas étranger au style Marionnet. Les vins du ­Domaine de la Charmoise possèdent un caractère follement aromatique, fruité, gourmand. Ce sont des vins à boire, plus qu’à déguster. « Ce qui compte avant tout, c’est la gourmandise. » Il reprend une phrase de son père, leur seul point d’accord : « La qualité d’un vin, c’est quand un verre en appelle un autre. » Et ça marche. La rumeur prétend que ses vins ne rendent pas ivres.

Le vin d’avant le phylloxéra

En 1990, il tente un vin sans soufre, pour en améliorer le côté fruité. Nouveau succès. C’est ce vin qui, paradoxalement, lui attire aujourd’hui les foudres… Car, dans l’esprit des puristes, il faut être bio avant d’oser le sans soufre. Ce qui n’est pas son cas. Mais Henry Marionnet se moque des chapelles. Et le bio, il n’y croit pas. Jean-Sébastien, 40 ans, semble, lui, plus ouvert à la réflexion. Cela attendra, il y a plus excitant.

Car Henry Marionnet aime rêver : il pense à ce que pouvait être le vin avant le phylloxéra, avant que 99,99 % du vignoble français ne pousse sur des porte-greffes. Il tente un pari inédit en 1992, plante un hectare de vignes non greffées, dites « franches de pied ». Mystère, le phylloxéra n’y touche pas. Il en cultive maintenant 5,5 hectares qui fascinent la communauté viticole. En 1999, un voisin prenant sa retraite lui propose d’y adjoindre un bout de vignes très particulier : elles dateraient d’avant le phylloxéra. Stupéfait, il les fait analyser : elles ont été plantées vers 1820 ! « Par des contemporains de Napoléon, vous vous rendez compte ? » Ce sont les plus vieilles vignes enregistrées en France. Il en tire un vin d’une puissance et d’une pureté incroyables.

Dernière facétie : alors que la renommée d’un domaine en fait systématiquement exploser les prix, tous ses vins sont vendus entre 8 euros et 18 euros, sauf sa vigne bicentenaire, dont la bouteille monte à 51 euros. « Vous pensez que je peux augmenter ? Ce n’est pas mon habitude. » Il reste néanmoins une bonne ­façon d’énerver cet homme si poli : lui parler du château de Chambord. C’est lui qui est choisi pour y planter de la vigne, et il demande à le faire à partir de ses vignes napoléoniennes. Mais le projet pourrait être refusé. Pour la première fois, Henry Marionnet n’est pas maître à bord. Et il ne compte pas rentrer dans le rang.

Ophélie Neiman

http://www.lemonde.f...33_3527806.html



#83 Eric...

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Posté 28 fvrier 2017 - 19:18

Bonjour à tous,

 

J'ai trouvé sur une parcelle de sapins des lianes de Noha, c'était ce qui était cultivé sur place avant la guerre dans le Beaujolais.

Peut ont déterrer et replanter ces lianes qui monte à 25 mètres de hauteur dans les sapins tout en les gardant entières ?

 

L'idée serait d'en faire une barrière naturelle autour d'une terrasse tout en les entretenant pour en faire du vin.

 

Bon, le Noha a été interdit, il rendait fou à cause de l’éthanol des pépins, mais bon, juste pour gouter quoi... ;0)



#84 FLOYD

FLOYD

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Posté 28 fvrier 2017 - 21:25

Ces cépages peuvent obtenir une autorisation officielle de mise culture à des fins de conservation du "patrimoine végétal".

Une assos d'ici l'a fait.

… Donc, le plus simple consiste à faire des boutures de rameaux d'un an, ou de tenter du marcotage.

Par contre l'idée de déplace une vigne antique… même pas en rêve.  ;)



#85 Eric...

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Posté 28 fvrier 2017 - 23:34

Bon, on va leur faire une clairière alors mais va falloir que je trouver des tuteurs originaux pour caser les 25 mètres de lianes, elles ont grimpés tout en haut des sapins... 

Ca se coupe et se marcote comme les cassis ?

Tu es sur de toi, même sous perf ça reprend pas ?



#86 Bill Imbi

Bill Imbi

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Posté 01 mars 2017 - 08:02

Je ne connais par particulièrement ce cépage, mais le peu que je sais de la vigne c'est que déplacer un vieux cep est plus risqué que le multiplier en marcottage (c'est ce qui marche le mieux, la bouture est moins facile). En plus pour le marcottage c'est le moment de les mettre en place. Attention, le sevrage de la mère se fera l'an prochain seulement si on veut avoir toutes ses chances. Mais si les tiges sont si longues que tu le dis, tu n'auras aucun soucis pour en enterrer quelques unes.

 

Sinon, normalement, un pied issu de marcottage sera moins résistant vu que tu multiplies le greffon sans son porte greffe.

 

Mais sur cette variété, tu n'auras sans doutes pas ce problème, vu que ça semble être un cépage très résistant, si on en croit cet article :

 

http://www.slate.fr/...nterdits-retour

 

Dans cette page on ne parle pas de toxicité, mais de résistance à l'oïdium qui en faisait des porteurs sains qui contaminaient les pieds plus fragiles, ce qui explique leurs interdiction, qui sera peut-être bientôt levée.

 

MP : si tu fais plein de marcottes et qu'il t'en reste une, j'en veux bien. En échange, au choix, un coup de main pour les mettre place, et un pied de ce que tu voudras parmi tout ce que j'ai en plusieurs exemplaires (ex : figuier, laurier sauce ou laurier rose etc etc etc...)



#87 Eric...

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Posté 01 mars 2017 - 10:30

Merci Bill, je vais regarder, elles ont marcotté partout pour certaines, c'est incroyablement résistant vu le manque de lumière...

 

Les plans marcottés, tu es bien obligé de les déterrer pour les replanter ?



#88 Bill Imbi

Bill Imbi

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Posté 01 mars 2017 - 11:00

Oui je me doutais que sur des pieds sauvages avec un tel développement, il y avait des chances de trouver déjà des tiges enterrées naturellement et bien racinées. C'est le principe du chèvrefeuille : si une tige qui pousse et donc avance se retrouve en contacte avec la terre, elle "prend racine", c'est leur technique de colonisation. Et pour celles qui ont eu la chance de pousser en hauteur, et bien elles s'enroulent sur leur support à la recherche de lumière, et là aussi elles colonisent pour accéder à la lumière.

 

Donc si tu trouves des lianes racinées, tu peux sectionner le côté qui rattache la tige à sa mère (attention à bien repérer le bon bout), puis déterrer délicatement en prenant un maximum de racine et replanter plus loin. Tu obtiens un plant autonome. Mais ce plan est jeune, donc tu ne vas pas déplacer un vieillard fragile. De plus le système racinaire de la tige marcottée est peu étendu, donc ce sera facile de déterrer dans trop de dommage.

Mais si tu veux déterrer le plant d'origine, va savoir la taille de ses racines. Très délicat de tout déterrer sans dommage. Tu vas devoir sectionner des racines d'un diamètre important, un massacre.

 

C'est un peu comme déplacer un arbre : plus il est jeune plus c'est facile. Si tu veux déplacer un chêne centenaire, il faut commencer par le cercler (réduire son espace racinaire en coupant toutes les racines à 1 ou 2  mètres autours du tronc) et attendre un ou deux ans qu'il se soit adapté à ce nouveau système racinaire réduit. Un très vieil arbre peut survivre quelques années avec ce traitement, mais c'est une mort prématurée assurée.

 

C'est tout le scandale des oliviers centenaires rachetés aux paysans d'Extrémadure ou d'Andalousie : ils sont payés bien en dessous que la revente, puis vendus à des gogos plein de fric et qui se font aussi arnaquer car l'arbre ne dure pas longtemps. Un vrai massacre.


Modifié par Bill Imbi, 01 mars 2017 - 11:03 .


#89 FLOYD

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Posté 01 mars 2017 - 18:19

Ca se coupe et se marcotte comme les cassis ?

Tu es sûr de toi…

Oui je suis sûr de ce que j'avance… c'est quand même un peu ma "branche" et mon expérience.

Si tu as cette chance de trouver des rameaux racinés, profites-en.

Et si tu peux récupérer des rameaux d'un an, tu fais des boutures dès… tout de suite.

 

Quant au greffage, qui fut la solution pour lutter contre le phylloxera, on peut s'en passer tant que la bestiole ne pointe pas son organe piqueur-suceur.

(rien à voir avec l'oïdium ni le mildiou)



#90 Tis

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Posté 20 aot 2017 - 18:39

Fruitiers et légumes dans une vigne à Saleich :
 
1503250121.jpg
http://www.agroforesterie.fr



#91 Tis

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Posté 10 dcembre 2017 - 17:46

Une surprise dans l'Hérault l'hiver dernier :
 

» Le Réveillon des Abeilles « 
L’automne pluvieux suivi d’un début d’hiver doux et humide a fait jaillir une génération spontanée de fausses roquettes (diplotaxis), pour le plus grand plaisir des abeilles.
C’est une crucifère (fleur en forme de croix) très mellifère.
Durant quelques jours, pendant la taille, nous avons été accompagnés par des bourdonnements d’abeilles qui viennent faire le plein de nectar.
C’est une plante qui a aussi l’avantage d’améliorer la structure du sol grâce à ses racines pivotantes.
C’est bon pour la biodiversité et bénéfique pour les sols.

1512924149.jpg
Actualité écrite par Alice BARBIER le 20 jan 2017

http://arjolle.com/l...n-des-abeilles/



#92 trx

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Posté 10 dcembre 2017 - 19:00

Ouais. Pas très bon ce genre de miellée imprévue. A cette période ce sont des abeilles d'hiver qui peuplent les caisses, physiologiquement différentes de celles d'été et non destinées au butinage. Leur rôle à cette période est seulement de maintenir la colonie, le butinage les épuise et réduit leur durée de vie. Le renouvellement des abeilles étant très peu assurée par une ponte de la reine ralentie voire stoppée, le risque c'est de se retrouver avec essaims trop faibles au printemps.

 

Pas de miellée avant début mars (le saule), moi, ça me va très bien.



#93 Tis

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Posté 10 avril 2018 - 11:02

L'instinct des abeilles est probablement plus fiable que nos idées préconçues et cette collecte de nectar peut aussi aider la colonie à compléter ses réserves et à survivre à des gelées tardives.
 
Dans le même esprit j'aime beaucoup aussi les essais de ce vigneron portugais qui cultive sa vigne, à l'ancienne, en treille :
 

Il remplace le soufre par des fleurs

Fernando Paiva a soixante-douze ans. Enfin, c'est ce qu'on m'a affirmé. Quand je vois avec quelle facilité, bien avant cet âge-là, beaucoup deviennent d'authentiques vieux cons (moi ça va, j'ai commencé jeune), des vieux cons pur jus, je ne peux m'empêcher d'être étonné. 
Lui avance dans la vie avec la fraîcheur d'un enfant, une soif de découvrir, d'expérimenter, d'inventer. Pas au hasard, en s'appuyant sur ses principes, les choses auxquelles il croit, qu'il ressent, que la Nature et ses dieux apparemment muets lui enseignent. Par exemple, il ne veut pas de courant électrique dans sa cave. Ses vins ont l'air d'accord avec lui, semblent communier à cet "animisme celte".
 

1523353728.jpg


Fernando Paiva est simplement beau. Comme la vigne dans laquelle il nous promène, sous sa maison (ou sa ferme comme on a envie de dire face à l'écosystème qu'il a bâti). Cette vigne, il l'a plantée et replantée. La soigne comme un bébé, élabore des tisanes entêtantes avec les feuilles de la forêt d'eucalyptus voisine, invente des décoctions avec les oranges de son verger. Même contre le court-noué, il déploie des stratégies qui oscillent entre acupuncture et médecine parallèle.
 
Sa dernière trouvaille : la fleur de châtaignier, et éventuellement son pollen. C'est encore un secret, je ne devrais pas vous en parler mais en collaboration avec les scientifiques de l'Institut polytechnique de Braga, il tente de l'utiliser pour remplacer l'anhydride sulfureux, le SO2 (le souffre avec un ou même deux F comme écrivent les beaufs à la mode). C'est très sérieux.

Après avoir discuté avec les poules autochtones qui fertilisent le sol limoneux, comme molletonné de sa parcelle de loureiro, d'arinto et d'azal, j'ai goûté le 2015 expérimental de Quintada Palmirinha*. C'est agréable, mais en l'état je préfère la vivacité, et la netteté de fruit de la version avec (peu de) SO2. Je sais aussi que des palais davantage formatés aux accidents du vin préféreront sûrement la cuvée expérimentale. Quoiqu'il en soit, ce n'est que le début de l'aventure, et ce jeune homme a tout le temps pour lui!

Car les blancs** de Fernando Paiva lui ressemblent, ils sont fringants, beaux, avec cette espèce d'élégance tout sauf tapageuse du hobereau. Sans emphase, ils racontent un terroir marqué par l'harmonie, une sorte de douceur des courbes, un infini camaïeu de verts. Ils racontent ce pays discret qui regarde l'Océan sans le voir et se noie dans les forêts. En prime, ils vieillissent avec grâce.
Comme la semaine dernière, chez Vasco Croft, nous sommes encore, ici à Sousa, dans l'immense appellation vinho verde. Appellation hétéroclite, bigarrée qui vaut tellement mieux que sa méchante réputation industrielle. Justement grâce à des vins et à des vignerons comme ceux-là.

Du vinho verde, Fernando Paiva n'a conservé qu'une tradition : le prix. Il continue de vendre ses vins évidents, distingués, altiers mais pas hautains, à des tarifs de misère. Est-ce sa façon à lui d'être sage ? Peut-être. Sa sagesse en tout cas, cette belle sérénité donne envie non pas de vieillir, mais d'être vieux. Comme lui, comme cet homme discret qui tente sans le hurler sur les toits de remplacer le soufre par des fleurs.

* Palmirinha, "petite Palmire", c'est le surnom de sa maman qui longtemps régna sur la ferme, son potager, ses treilles de vignes, les animaux, la fontaine. Un travail qu'il évoque avec pudeur et respect.
** Fernando Paiva produit également en toutes petites quantités un remarquable vinho verde rouge, à base de vinhao. On en boirait du petit-déjeuner au coucher.

Publié le 31 Mai 2016 par Vincent Pousson

 

http://ideesliquides...soufre-par.html



#94 onill

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Posté 10 avril 2018 - 12:32

Fruitiers et légumes dans une vigne à Saleich :
 
1503250121.jpg
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je suis pas sur  si  ça  le  fait  la  concurrence a  la  vigne  si près du  pied,  surtout si  on  souhaite un certain rendement de raisin  



#95 Tis

Tis

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Posté 23 mai 2019 - 19:45

(...) il faut encore se méfier de l’oïdium, champignon qui attaque la pomme de terre, la tomate, la laitue ou les courges, sans oublier les vignes. «Là, c’est intéressant, car pour combattre ce champignon, on invite un autre champignon, mais qui s’occupe de protéines animales et, du coup, n’est pas toxique pour la plante. Il s’agit du champignon du lait, que vous pouvez facilement attirer chez vous en diluant un décilitre de lait dans un litre d’eau que vous pulvérisez sur la plante de manière préventive. Face à cette attaque, la plante durcit la cuticule de ses feuilles et se renforce. Sur ce modèle, les vignerons de Lavaux vaporisent du petit-lait par hélicoptère pour protéger leurs vignes sans polluer.» Mais si c’est trop tard et que les points blancs sont déjà là, que fait-on? «Vous pouvez répartir sur la plante malade du bicarbonate de soude ou de l’huile de fenouil.»

https://www.letemps....tager-plus-fort


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#96 FLOYD

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Posté 23 mai 2019 - 21:20

 

Crisp says that the idea for using milk came from a 1999 research paper by Wagner Bettiol. A researcher in Brazil, Bettiol reported using various dilutions of fresh cow's milk to control powdery mildew on zucchini squash growing in greenhouses.

https://www.sciencen...ion-mildew-woes

 

En cherchant quelques sources à cette pratique innovante, je rencontre ce site qui fait lient avec des recherches au Brésil datant de la fin du siècle dernier.  Le XXe…

Pas grand chose d'autre, qui ne soit du copié/collé ou du journalisme au conditionnel soufflant dans le sens du vent nouveau.

 

Curieux qu'en 20 ans, le lobby laitier n'ait pas réussi à "vendre" du petit lait au prix de la chimie.

Sans doute la difficulté de conservation, empêche une commercialisation efficace.

 

Pour les amateurs, pas si facile que ça de trouver du petit-lait ou lactosérum, à moins d'avoir une vache ou une chèvre chez soi ou à proximité. 



#97 Panthera Pardhus

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Posté 23 mai 2019 - 21:30

Ici, il suffit d'aller dans les fruitières à comté :). Le petit-lait est en cuve extérieure et le agriculteurs peuvent en récupérer pour engraisser cochons et volailles.



#98 FLOYD

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Posté 24 mai 2019 - 09:03

Oui certainement, mais "pas si facile" pour tous.  ;)



#99 Tis

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Posté 24 mai 2019 - 09:32

Ce serait sympa de ne pas trop pousser Mémère dans les orties... car dans un pays aussi fromager que le nôtre il n'est pas franchement difficile de se procurer du petit lait ou du lait écrémé bio.

Les vignerons professionnels utilisent une dose de lait ou le petit lait de 5 a 10 litres par hectare et par traitement.


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#100 FLOYD

FLOYD

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Posté 24 mai 2019 - 11:38

J'imagine facilement la chance que vous avez d'être immergées dans un pays d'élevage laitier avec abondance de petits producteurs de fromages.  Je pensais plutôt à nos amis habitants des villes.

Mais j'ai connu il y a quelques années, un producteur qui redoutait plus que tout, la visite inopportune d'un acheteur ou d'un curieux durant la traite… La perte de temps et le dérangement, le visiteur n'imaginait même pas n'être pas le bienvenu.

 

Quant à la dose de 5 à 10 litres/Ha, pourquoi pas. Ce qui fait une préparation à pulvériser (si dilution au 1/10) de 50 à 100 litres par hectare. Ce qui requiert un réglage fin et un bon étalonnage du pulvérisateur et de la vitesse d'avancement du cheval.

Pour mémoire, les bons vieux Berthoud porté sur tracteur, pulvérisaient habituellement à la dose de 600 litres/Ha.