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Le survivalisme


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114 réponses à ce sujet

#41 l'api-jp

l'api-jp

Posté 10 dcembre 2014 - 19:28

ouai enfin la solidarité s'arrête lorsqu'elle commence de perturber celui qui en donne !

Les agri pourrai donner un tonnage de bouffe insoupçonné.... si ils étaient sûr de pas se faire attaquer en justice par les services fiscaux, la dsv, ceux qui reçoivent eux-mêmes !



#42 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 11 dcembre 2014 - 11:26

La suite permet de mieux comprendre les enjeux :
 

"Le mouvement des pommes de terre" continue malgré l'interdiction
22 octobre 2014
 
Le "Mouvement de la patate" - initiative populaire qui s'est fait connaître il y a trois ans en court-circuitant les intermédiaires entre les producteurs et les consommateurs - poursuivra ses activités, selon l'un de ses fondateurs.
Ilias Tsolakidis, l'un des fondateurs du groupe, a dit que celui-ci continue sa lutte et a annoncé la distribution de produits (pommes, pommes de terre et lentilles) ce samedi aux consommateurs de Katerini, au nord de la Grèce, avec l'autorisation de la municipalité, malgré la loi votée par le Parlement en mai dernier qui interdit la vente de rue dans les communes de plus de 3.000 habitants et qui proscrit de nouvelles autorisations de vente ambulante aux producteurs.
Le groupe Action volontaire, qui a lancé l'initiative en février 2012, décrit cette nouvelle législation comme étant une tentative tortueuse d'abolition du mouvement "Pas d'intermédiaire", popularisé par les média sous le nom de "Mouvement de la patate".
"En d'autres mots, un fermier ne pourra pas vendre ses produits directement au consommateur mais seulement aux négociants et aux grandes surfaces" a dit Tsolakidis à The Press Project International, ajoutant que le groupe "Action volontaire" débutera une campagne nationale pour contraindre le gouvernement à retirer sa loi.
Il ajoute qu'au lieu de réprimer les intermédiaires en limitant leurs profits, le gouvernement cherche à détruire les marchés de rue pour servir les intérêts des multinationales et des grandes chaînes de distribution.
"Pas d'intermédiaires" a débuté lorsque le groupe "Action volontaire", dans son berceau de Katerini, a incité les producteurs de pommes de terre à vendre leurs produits directement aux consommateurs, par solidarité - alors que la Grèce faisait déjà face à un chômage record et que son économie sombrait à un niveau alarmant.
L'idée de court-circuiter supermarchés et épiceries a jailli et s'est répandue comme un incendie à travers le pays. Les prix se sont effondrés et le mouvement a financièrement soulagé des milliers de foyers, tout en mettant en lumière les profits des chaînes de supermarchés. En plus des pommes de terre, sont vendues des olives, du riz, des oignons et d'autres aliments de base.

http://www.okeanews....e-linterdiction
 

Un commentaire publié à la suite de cet article éclaire un peu plus ce sujet:
 

Rémi • a month ago

J'ai passé quelques mois en grèce pour mes études et j'ai fais une partie de mon mémoire sur ANOSI.
Alors histoire que ça ne soit pas lu seulement par les enseignants-chercheurs, je copie tout ici en commentaire
Bonne lecture!
-------------------->
Le mouvement des pommes de terre a démarré en février 2012 dans la région de Macédoine centrale. Il est parti des producteurs de pomme de terre Nevrokopi (une IGP[1]) qui se trouvaient dans une situation critique. Les grossistes - sous pression de la grande distribution - ont exigé des prix d’achat ne permettant pas de couvrir les coûts de production et risquant de mettre en faillite les exploitants agricoles. Ceux-ci, excédés et ne voulant pas vendre à perte, ont alors fait des distributions gratuites de pomme de terre dans les rues de Thessalonique. Puis des réseaux informels se sont spontanément créés, ils se sont par la suite ralliés sous le mot d’ordre « pas d’intermédiaire ! ». A leurs débuts ces réseaux ont permis d’écouler les pommes de terre qui auraient été perdues par refus de vente. Au lieu de vendre 12 centimes le kilo à des grossistes, les producteurs ont vendu à 25 ou 30 centimes du kilo aux populations, alors que les grandes surfaces vendaient au détail à 70 ou 80 centimes le kilo[2] !
Les conditions de vente étaient par contre différentes, il fallait acheter en grande quantité à un moment déterminé; mais les populations se sont organisées et se sont réparties entre-elles la réception des commandes et le stockage. Ce sont donc entre 15 et 75 tonnes qui ont été écoulées à chaque vente sur l’année 2012. Depuis cet essai réussi, ANΩΣH s’est largement développé en structurant une offre et se déployant dans plusieurs villes : Katerini, Athènes, Volos, Pallini pour les principales.
L’association de Volos propose maintenant une large palette de produits de base couramment utilisés en Grèce : pomme de terre, riz, haricot normal et géant, fève, lentille, pois-chiche, oignon, orange, mandarine, citron, farine, sucre, huile d’olive, feta, des produits d’hygiène, de lessive et d’entretien de la maison ; avec les différentes variétés populaires et différents poids à choisir. L’association utilise des camions qui sillonnent le pays, il serait intéressant d’étudier la logistique liée à l’acheminement des produits.
Un site internet sommaire permet de faire les commandes via un formulaire ; la chose est simple au point qu’un débutant grécophone comme moi a pu faire la démarche et aller chercher la commande sans difficulté! Les distributions sont à thème avec un type de produit, sur le grand parking du stade de foot lors d’une longue matinée le dimanche, une fois toutes les 3 à 5 semaines. La vente du 25 mars 2014 à laquelle j’étais présent se faisait autour des féculents et légumineuses. Concrètement, 904 commandes ont été passées. Cela touche en réalité bien plus de monde car beaucoup de familles et amis se groupent sur une commande; la voiture est presque indispensable pour transporter les dizaines de kilo achetés ! A l’arrivée, on fait la queue pour présenter son nom et prénom, le bénévole nous sort la commande imprimée et on paye. Ensuite on va sur les stands, on donne notre bon de commande et la personne nous sert la quantité qui correspond ; tout est bien organisé pour que la distribution se fasse rapidement dans la matinée (sachant que le repas se prend vers 14-15h en Grèce). Les sacs de riz - vendus par 10 ou 20kg - sont sortis du camion pour aller directement dans le coffre des voitures. Au total c’est presque 24 tonnes d’aliments qui ont été distribués ce jour-là. Sur les archives 2014 du site internet d’ANΩΣH, les 8 ventes ont variées entre 19 tonnes et 42 tonnes de marchandises (avec une approximation dans le calcul : les litres sont comptés comme des kilos).
Les familles qui achètent en grande quantité tous ces aliments de consommation courante réduisent de 30 à 50% leurs frais. On voit ici le formidable avantage que représente ce système qui a l’air d’être bien fréquenté par les classes populaires. Si l’association salarie des personnes, il me semble que c’est aussi le grand nombre de bénévoles qui assure le succès (et peut-être la viabilité) de cette forme de distribution.
On se trouve ici un peu à l’opposé de ce qui se fait en France. C’est plus le producteur qui est solidaire avec les consommateurs, notamment au début du mouvement où les producteurs vendaient à un prix qui couvrait simplement les frais de production. Contrairement au modèle véhiculé en France nous ne sommes pas dans un mouvement « small is beautiful », avec des « lieux de productions à taille humaine », du lien social producteur / consommateur, ou une démarche de qualité souvent authentifiée par des signes de reconnaissance (Agriculture paysanne, signe de qualité type AB, AOC, Label Rouge, marque de territoire comme BioVallée dans le Drôme, …). Sans plus de détail, l’association indique la région de provenance du produit. Ce ne sont pas souvent des « variétés de territoire » adaptées aux conditions locales. La commande se fait par internet (ou par téléphone) et la distribution a lieu en une matinée. Les producteurs ne sont pas présents ni vraiment promus, et au final peu de lien se crée. Les denrées vendues sont pour la plupart issues de cultures de masse, selon les méthodes du conventionnel. Il s’agit parfois d’import vendu directement sans passer par d’autres intermédiaires qu’ANΩΣH (pour le riz, et surement d’autres produits). Cette ligne de conduite « pas d’intermédiaire » fait qu’une grande quantité d’éléments dispensables de la chaine de valeur sont éliminés. (...)les emballages sont réduits au plus simple. Il n’y a pas de bâtiment, de mobilier ou d’équipements de grande surface, aucune publicité ni marketing liés aux produits, pas d’organisme de certification ni label. Tout cela explique le prix bien inférieur à ce qui se fait ailleurs. Avec en plus un effet positif : les grandes surfaces revendent maintenant la pomme de terre autours des 40 à 50 centimes le kilo, ce qui prouve que les marges prises étaient trop élevées[3].
En plus de ces activités, le mouvement relaie et participe à des luttes politiques locales et/ou nationales : plusieurs articles du site internet faisaient référence à la résistance contre la privatisation de la distribution de l’eau qui s’opère dans de nombreuses villes et territoires grecs (et notamment dans la montagne du Pellion à proximité de Volos).
Les médias français ont beaucoup couvert la naissance du mouvement en mars 2012 lorsque les nouveaux débouchés ont été mis en place pour les producteurs de pomme de terre. Je n’ai par contre trouvé aucun article faisant état de la situation aujourd’hui, alors que les réseaux se sont depuis organisés et diversifiés montrant ainsi la pertinence de ce fonctionnant à moyen terme. ANΩΣH prouve qu’une autre forme de distribution est possible, bien moins chère que ce que peut faire le « hard discount » et d’un tout autre caractère. Cette distribution en gros volume de produits de base montre qu’une organisation à gouvernance citoyenne permet de faire diminuer drastiquement les prix finaux. Les marges prises par les intermédiaires et distributeurs ne sont plus aussi opaques qu’avant et les consommateurs peuvent mesurer leurs caractères potentiellement excessifs. Pour autant, une bonne partie des fournisseurs d’ANΩΣH s’inscrivent toujours dans un modèle productiviste avec les effets néfastes que l’on connait sur l’environnement et la biodiversité ; les bas coûts « se payent » par ailleurs. En plus du rôle de pourvoyeur d’emploi, il serait intéressant de voir si ces exploitations et les activités liées contribuent à de nouvelles dynamiques sociales et culturelles sur les territoires de productions.
 
[1] Indication Géographie Protégée
[2] Les chiffres varient légèrement selon les articles du Nouvel Observateur, du Monde ou du Point, tous publiés en mars 2012
[3] Plusieurs études font état d’une grande distribution en faible situation de concurrence en Grèce, celle-ci n’hésiterait dont pas à s’octroyer de forte marge, même après la réduction du pouvoir d’achat suite à la déstabilisation économique de 2008.



#43 l'ombre

l'ombre

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Posté 11 dcembre 2014 - 12:41

J'ai pas tout suivie mais le survivalisme = :sleep:

 

Le survivalisme est un terme qui désigne les activités ou le mode de vie de certains groupes ou individus qui veulent se préparer à une hypothétique catastrophe locale ou plus globale dans le futur, une interruption de la continuité sociétale ou civilisationnelle au niveau local, régional, national ou mondial, voire plus simplement à survivre face aux dangers de la nature. Les survivalistes se préparent en apprenant des techniques de survie et des rudiments de notions médicales, en stockant de la nourriture, en construisant des abris, ou en apprenant à se nourrir en milieu sauvage. Le survivalisme est devenu une sous-culture présente dans le cinéma, la littérature ou la bande-dessinée.

Il a plus récemment évolué en un néosurvivalisme qui se dit davantage porté à l'indépendance par rapport au système économique ou à une attitude quotidienne plus proche de la nature.

Quand tout ces gens seront dans la nature SAUVAGE ( combien de % il reste en france ?) et construirons des abris avec quelles matères ? Et les animaux dans tout cela ?

Ou est donc l’intérêt d'une telle vie si tout ces gens vont faire la même chose :sommeil:

Personne ne peux résister a une catastrophe naturel d'ampleur

Météorite ?

Ras de Marée ?

Volcan ?

je suis en attente de retours attester :salut:



#44 FLOYD

FLOYD

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Posté 11 dcembre 2014 - 13:23

Ce sont des gens assez pessimistes pour parier sur l'arrivée imminente d'une catastrophe, ( à l'échelle de leur vie, donc dans les décennies qui arrivent)

… et assez optimistes pour savoir qu'ils seront épargnés et capables de mettre en pratique leurs acquis, durablement, pour que leurs enfants puissent reproduire le modèle.

 

Mais nous avons tous nos contradictions mentales!  ;)



#45 l'ombre

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Posté 11 dcembre 2014 - 14:05

je suis arrivé a :fumeur:

 

https://www.youtube....oomsdaypreppers

 

http://www.monde-dip...07/DUCLOS/47966

 

j'ai arrêter après :roule:  



#46 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 11 dcembre 2014 - 14:23

Lucide cet article de Denis Duclos.
Merci l'ombre pour le lien.
Pour nos archives!
 

Les casaniers de l’apocalypse
par Denis Duclos, juillet 2012


Apprendre à faire pousser des haricots, des choux-fleurs ou des rutabagas ; faire son pain (ou ses beignets d’orties), élever des poules ou mitonner des confitures, conserver des paquets de semences, se soigner à l’aloe vera, tricoter un chandail, faire fonctionner un moteur diesel à l’huile de cuisine, récupérer l’eau de pluie et de puits, rendre son chalet autonome en énergie, etc. Tout cela peut paraître innocent, voire réjouissant. Pour les preppers — ou adeptes du prepping,« préparation » —, cependant, ce n’est pas d’un simple passe-temps qu’il s’agit, mais d’un entraînement au futur probable.
 
Cette « sous-culture d’Américains se préparant à l’effondrement de la civilisation (1) » dessine une vaste constellation d’inquiétudes. Elle associe l’idée de « se préparer », d’ordinaire appliquée aux urgences de type ouragan ou tremblement de terre, à l’ensemble des crises, locales ou systémiques.
Ils sont de plus en plus nombreux — au moins trois millions — à travailler à des plans détaillés pour survivre à la « fin du monde tel que nous le connaissons (2) ». La célèbre chaîne télévisée du National Geographic y consacre un reality-show très suivi ; chaque mois, trois cent mille personnes consultent le site-phare SurvivalBlog.com, et plusieurs réseaux concurrents se sont développés aux Etats-Unis et au Canada (Viking Preparedness, The Survival Mom, Ready Nutrition, Pioneer Living Survival Magazine, Prepper, The Suburban Prepper, The Prepper E-Book…), mais aussi en Amérique latine et désormais en Europe et en Asie. Peu d’études ont été réalisées sur leur sociologie, mais tous les milieux semblent concernés, en particulier les jeunes et les catégories suburbaines surendettées.
 
Des figures emblématiques ont émergé à partir de blogs, de livres à grand tirage ou d’émissions radiophoniques. Ainsi, le pape des preppers, M. James Wesley Rawles, ancien officier du renseignement et chrétien conservateur, vend-il ses ouvrages à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires (3). Il s’entoure de mystère en ne dévoilant pas le « ranch secret » où il a installé sa famille pour survivre au moment fatidique.
 
Prévoir la fin du monde est une démarche classique des sectes et des Eglises qui en ont émergé. Mais, à la différence des millénaristes, les preppers n’attendent pas un désastre précis censé se produire à une date déterminée. Tout peut arriver, n’importe quand, ils ne sont pas sectaires sur ce point : météorite géante ou planète heurtant la Terre, éruption gigantesque, combinaison de désastres écologiques, pandémie, guerre nucléaire entre l’Occident et la Chine, hyperinflation, effondrement du système bancaire mondial en moins de douze heures (votre carte de crédit ne marche plus demain !), désordres révolutionnaires, loi martiale : tout est bon. Cet opportunisme catastrophiste permet à la fois d’éviter la déprime post-apocalypse — une affliction qui frappa M. Harold Camping, le directeur de Family Radio, ses fidèles ayant été déçus de ne pas assister à la fin du monde prévue pour octobre 2011 — et de ratisser large. Ainsi, les preppersinterpellent aussi bien des paranoïaques théoriciens du complot que des urbains bourgeois-bohèmes, des populistes isolationnistes que des écologistes. Ils sensibilisent ceux qui voudraient simplement savoir quoi faire en cas de coupure d’eau ou d’électricité.
Bref, en envisageant tous les scénarios possibles, ils ramènent le troupeau des brebis « matérialistes » vers le modèle de la prédestination calviniste séparant les élus (ou winners), reconnaissables à leur active vigilance, des damnés (ou losers), victimes de leur coupable frivolité. Durement concurrencées, les diverses Eglises s’irritent de ce phénomène, en arguant que l’entraînement matériel pour survivre dans le chaos ne peut valoir la démarche spirituelle pour le salut de l’âme.
 
A la différence des hippies et des survivalistes des années 1990, les preppers ne professent pas particulièrement le rejet d’un mode de vie, ou la défiance à l’égard d’un gouvernement suspecté de trahison en faveur des élites du prétendu nouvel ordre mondial. Ils se veulent de simples citoyens qui cherchent à s’informer utilement. Mais, si renouer avec des savoirs pratiques et entretenir sa cabane comme le philosophe Henry David Thoreau (1817-1862) relève d’une tradition qui mérite d’être revivifiée, on observe, parmi les contributions aux blogs preppers, la récurrence de deux thèmes qui vont bien au-delà : la fuite vers l’isolement et la défiance armée vis-à-vis des « non préparés », suspects car risquant de se muer en pillards.
 
Comment organiser son repli lors de l’effondrement général ?, se demande-t-on avec Joel Skousen, ancien pilote de chasse reconverti en politologue de la catastrophe et spécialiste de la « relocalisation stratégique ». Et quand il sera temps de quitter les grandes villes — surtout les plus dangereuses, infestées de « zombies-chômeurs » —, que mettre dans son bug out bag (« sac pour la grande panne ») ? Comment choisir un abri au cœur de la redoute américaine, riche en voisins chrétiens supposés moralement sûrs ? Comment tenir six mois dans une « résidence autonome durable », voire dans une canalisation en béton aménagée au fond du jardin ? Tel couple se vante d’y détenir déjà pour cinquante ans de vivres, et vingt-cinq mille munitions. Un autre intervenant explique comment il nourrit mille tilapias (poissons d’eau douce) dans sa piscine.
 
Pour la vie « post-apo », il faudra peut-être, se dit-on sérieusement, redevenir chasseur-cueilleur. Il faut, en tout état de cause, maintenir les savoirs nécessaires pour « reconstruire la civilisation » (tisser, soigner, recycler, avoir de l’eau pure, souder, etc.), sur le modèle des futurs explorateurs spatiaux. On s’interroge : de combien de chevaux et de vaches chaque famille aura-t-elle besoin ? Le fantasme de la fermeture communautaire, si bien décrit par Night Shyamalan dans son film The Village, en 2004, multiplie les adeptes… qui préfèrent sans doute les films cultes 2012, de Roland Emmerich, ou The Road, de John Hillcoat, qui ont l’avantage de ne pas faire réfléchir !
 
Le second thème favori des preppers s’en déduit : la peur d’autrui. Vous sont proposées des cartes des « activités terroristes suspectes » dans le monde et aux Etats-Unis, ainsi que des méthodes pour créer d’urgence votre lotissement-bunker et y organiser des tours de garde, en attendant de pied ferme les hordes de misérables qui ne tarderont pas à tenter de violer votre sanctuaire. Le consensus pragmatique du type « exercice d’alerte » finit par rejoindre une tradition d’anticipations cauchemardesques dont la contagion peut s’avérer aussi néfaste que ce qu’on prétend combattre.
 
Mais le délire de certains ne doit pas occulter le fait que la plupart demeurent des consommateurs aussi compulsifs que ceux qui vident les supermarchés à la veille des fêtes. En achetant des armes en prévision d’invasions, des produits de première nécessité ou des médicaments (les trois B : bullets, beans, band-aids — balles, haricots, pansements), ces clients éperdus remplacent un suréquipement par un autre. Leur idéal d’autosuffisance néopionnière se retrouve encombré par le marché en expansion d’un fatras d’objets. Le comble est peut-être l’avenir lyophilisé en palettes de « neuf mois pour quatre personnes », que les spécialistes du « stockage d’urgence » vendent comme des petits pains aux plus pessimistes.
 
Bien sûr, le bon prepper devra se débrouiller comme naguère le scout « toujours prêt » : il saura faire une lampe avec une pomme de terre, une serviette avec du tissu, une cuillère avec du carton, allumer un poêle sans allumettes, etc. Mais cela convoque encore le service rémunéré de télégéniques pédagogues des bois, et il s’agit toujours d’un « travail de consommateur » : faites vous-même votre savon, mais avec des ingrédients du commerce — borate, carbonate de soude et râpe à fromage, vendus au magasin général voisin.
 
L’attente du désastre et du secours évite de penser ce qui nous arrive maintenant. On trouve chez les preppers des constats sur la cupidité financière, mais leur représentation individualiste de l’autonomie et leur réflexe de fuite offrent peu de perspectives d’action socialisée et politique hors des cadres actuels du système. Pas plus que le capitaliste en quête forcenée de profit, le prepper n’envisage que la civilisation puisse corriger sa trajectoire. Que l’endettement insolvable prépare peut-être, malgré nous et par ruse de l’histoire, le passage à une société plus solidaire lui paraîtrait chose impensable.
 
Noyé dans l’idéologie néodarwinienne de la lutte de tous contre tous, il ne saurait imaginer qu’une simple redistribution des richesses soit plus efficace que la relocalisation stratégique pour éviter les horreurs de la dépression. Bref, il refuse de se préparer... à la continuation du monde après le capitalisme.
 


Denis Duclos
Anthropologue, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique

(CNRS). A dirigé l’ouvrage Pourquoi tardons-nous tant à devenir

écologistes ?, L’Harmattan, Paris, 2007.



#47 DzC

DzC

    Bricoleur de génie

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Posté 11 dcembre 2014 - 14:25

Le survivalisme est un terme qui désigne les activités ou le mode de vie de certains groupes ou individus qui veulent se préparer à une hypothétique catastrophe locale ou plus globale dans le futur, une interruption de la continuité sociétale ou civilisationnelle au niveau local, régional, national ou mondial, voire plus simplement à survivre face aux dangers de la nature. Les survivalistes se préparent en apprenant des techniques de survie et des rudiments de notions médicales, en stockant de la nourriture, en construisant des abris, ou en apprenant à se nourrir en milieu sauvage. Le survivalisme est devenu une sous-culture présente dans le cinéma, la littérature ou la bande-dessinée.

Il a plus récemment évolué en un néosurvivalisme qui se dit davantage porté à l'indépendance par rapport au système économique ou à une attitude quotidienne plus proche de la nature.

 

 

Ou est donc l’intérêt d'une telle vie si tout ces gens vont faire la même chose :sommeil:

Personne ne peux résister a une catastrophe naturel d'ampleur

Météorite ?

Ras de Marée ?

Volcan ?

 

oui ce que tu cites decris assez bien ce mouvement, heterogene comme je l ai deja dit (cela va du secourisme à la preparation quasi militaire).

 

>Si tous ces gens vont faire la même chose ?

 

Mais ce n est pas un jeu,une mode. Personne (à part qq allumés) ne souhaite en arriver là.

 

Oui contre certaines catastrophes il n y a pas grand chose à faire mais ce qui compte c est de limiter au maximum les souffrances et deces evitables.

 

Pour repondre à Tis, bien sur l homme est tjrs present sur cette planete car, comme pour les plantes, il y a une solidarité naturelle qui s instaure generalement entre les humains dans

les situations difficiles.

Ce n est pas une raison pour nier la possibilité de gros problemes (même si c est inconfortable pour l esprit) ni de pratiquer le deni quant à la nature

predatrice (ou obscure, ou pathologique ou ce qu on veut) de certains humains.

 

Vol West a constaté qu apres louragan katrina, les survivalistes ont soudainement été bcp + appréciés qu avant, rapport au travail effectué sur le terrain.

 

Le plus important pour finir, c est surtout de preparer un avenir le moins noir possible, de ne pas se laisser envahir par une perspective

negative comme le font bcp de survivalistes mais être béatement optimiste n est pas tres responsable non plus.


Modifié par DzC, 11 dcembre 2014 - 14:26 .


#48 l'ombre

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Posté 11 dcembre 2014 - 15:05

oui ce que tu cites decris assez bien ce mouvement, heterogene comme je l ai deja dit (cela va du secourisme à la preparation quasi militaire).

 

>Si tous ces gens vont faire la même chose ?

 

Mais ce n est pas un jeu,une mode. Personne (à part qq allumés) ne souhaite en arriver là.

 

Oui contre certaines catastrophes il n y a pas grand chose à faire mais ce qui compte c est de limiter au maximum les souffrances et deces evitables.

 

Pour repondre à Tis, bien sur l homme est tjrs present sur cette planete car, comme pour les plantes, il y a une solidarité naturelle qui s instaure generalement entre les humains dans

les situations difficiles.

Ce n est pas une raison pour nier la possibilité de gros problemes (même si c est inconfortable pour l esprit) ni de pratiquer le deni quant à la nature

predatrice (ou obscure, ou pathologique ou ce qu on veut) de certains humains.

 

Vol West a constaté qu apres louragan katrina, les survivalistes ont soudainement été bcp + appréciés qu avant, rapport au travail effectué sur le terrain.

 

Le plus important pour finir, c est surtout de preparer un avenir le moins noir possible, de ne pas se laisser envahir par une perspective

negative comme le font bcp de survivalistes mais être béatement optimiste n est pas tres responsable non plus.

Tu semble oublier l'essentiel

C'est une lutte pour la survie au quotidien manger ou être manger

j'ai eu des occasions de voir la misère en mode immersion et c'est pas jolie a voir :morpheus: la violence est présente a chaque coin de rue 24/24 et pour une clope ta vie risque de basculer dans l'horreur 

BJ



#49 l'api-jp

l'api-jp

Posté 11 dcembre 2014 - 16:13

C'est pour ça qu'il faut arrêter de fumer ! :fumeur:

 

Je sors

 

Après avoir dis que c'est pas mon tripe. et que même quand tous s'acharne et qu'on est bien dans la M......

Seul l'optimisme permet d'avancer positivement et de se tirer des mauvais pas.

Donc j'essaie de rester optimiste en toute circonstance pas par réflexion psycho théoriquo culturo machin chose mais parce que que c'est la seule option !!! et toutes les théories savantes, je me les mets...........



#50 DzC

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Posté 11 dcembre 2014 - 17:40


Donc j'essaie de rester optimiste en toute circonstance pas par réflexion psycho théoriquo culturo machin chose mais parce que que c'est la seule option !!! et toutes les théories savantes, je me les mets...........

 

en gros c est ce que j ai dit 2 posts plus haut ---->

 

Le plus important pour finir, c est surtout de preparer un avenir le moins noir possible, de ne pas se laisser envahir par une perspective

negative comme le font bcp de survivalistes mais être béatement optimiste n est pas tres responsable non plus.

 

ça me semble pas specialement "psycho theorico culturo" comme tu dis mais bon...



#51 l'api-jp

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Posté 11 dcembre 2014 - 18:01

et bin faute de se reconcilier sur l'hydrocarbure qu'on met dans les bagnoles, on est d'accords au moins là-dessus :bravo2:



#52 DzC

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Posté 11 dcembre 2014 - 18:49

bah tu sais ça me ferait bien mal de defendre un hydro carbure quelconque.

Les gaz d echappement ça pue (surtout le diesel) et ça pollue mais bon on fait ce qu on peut avec ce qu on a et je pense faire

ma part.

 

A propos de l article "Les casaniers de l’apocalypse" il est bon de rappeler qu un nombre tres important d americains sont

sortis du systeme (volontairement ou non) et force est de constater que ceux qu on appelle les "preppers" s en sortent infiniment

mieux que d autres qui se sonf fait ejecter, contre leur gré, du rêve americain.



#53 l'ombre

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Posté 13 dcembre 2014 - 12:29

12 décembre 2014

Le département du trésor américain fait l'acquisition de kits de survie pour les employés de banques !
Le Département du Trésor cherche à commander des kits de survie pour tous ses employés qui supervisent le système bancaire fédéral, selon un nouvel appel d'offre.

Les fournitures d'urgence sont destinées à chaque employé du Bureau du contrôleur de la monnaie (OCC), qui soumet les banques dans tout le pays à des examens. Le kit de survie comprend entre autre des comprimés de purification pour l'eau et des couvertures solaires.

Le gouvernement est prêt à dépenser jusqu'à 200 000 $ pour les kits, selon l'appel d'offre publié le 4 décembre.

Les trousses de survie doivent être sous forme de sac banane ou sac à dos qui peut contenir tous les éléments, y compris une trousse de premiers soins personnels de 33 pièces avec des "comprimés décongestionnants," une variété de pansements et des médicaments.
Les kits doivent également inclure une "couverture solaire réutilisable" 52X84 pouces de long, une bar alimentaire de 2400 calories, "50 comprimés de purification d'eau", un "masque anti-poussière", "un poncho à capuche taille unique," une lanterne avec batterie rechargeable et radio intégrée, et un "masque de protection d'urgence» pour la protection contre les virus aéroportés.
Les kits de survie seront livrés à toutes les grandes banques des États-Unis, y compris la Bank of America, American Express Bank, BMO Financial Corp., Capitol One Financial Corporation, Citigroup, Inc., JPMorgan Chase & Company, et Wells Fargo.

Les articles seront également livrés aux bureaux de l'OCC à travers le pays, de Champaign (Illinois) en passant par Billings (Montana). L'agence a également des bureaux à Sioux City, Iowa; Joplin, Mo. et Fargo, ND.

La mission de l'OCC est de «s'assurer que les banques nationales et les associations d'épargne fédérales fonctionnent d'une manière saine et sauve, fournissant un accès équitable aux services financiers, traitant les clients équitablement, et se conformant aux lois et règlements applicables.
http://www.zerohedge...kits-us-bankers
https://www.fbo.gov/...b=core&_cview=1



#54 DzC

DzC

    Bricoleur de génie

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Posté 13 dcembre 2014 - 17:25

en cas de crash c est des armes qu il va falloir aux gens qui ont travaillé pour les banques, la foule est rarement intelligente qd elle est en colere.

 

Coté préparation il y a eu aussi ça (2012) : http://www.tdg.ch/su.../story/21024571



#55 l'ombre

l'ombre

    Summum jus, summa injuria.

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Posté 13 dcembre 2014 - 18:49

Aux armes, citoyens,
Formez vos bataillons,
Marchons, marchons !
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons !

:fumeur:



#56 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 13 dcembre 2014 - 20:16

Kit de survie pour employé de banque… merci l'ombre, ça fait du bien de rigoler un peu sur le dos des usa. ;)



#57 Panthera Pardhus

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Posté 13 dcembre 2014 - 20:25

Est-ce que ces employés se rendent compte qu'on ne protège pas leur personne mais juste leurs compétences à faire tourner le système financier?

Une barre de 2400 calories et un masque anti-poussière...juste le temps de finaliser une opération de transferts de fonds avant de mourir gentiment.



#58 FLOYD

FLOYD

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Posté 13 dcembre 2014 - 23:19

Exactement, mais de toute façon les chiffres dans un ordinateur ça ne nourrit pas son bonhomme.

Le "capitaliste" ou le "banquier" le savent, comme ils savent que sans les petites mains, la machine grippe vite… 



#59 l'ombre

l'ombre

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Posté 14 dcembre 2014 - 12:11

Exactement, mais de toute façon les chiffres dans un ordinateur ça ne nourrit pas son bonhomme.

Le "capitaliste" ou le "banquier" le savent, comme ils savent que sans les petites mains, la machine grippe vite… 

Depuis quelques temps bien des systèmes tourne sans actions humaines :salut: les algorithmes sont légions et super bien foutu  :roi2:

La Bourse est un des exemples ou l'homme n'est plus le maître :grognon2:  et je ne parle pas des programmes militaires :fumeur: ( autonomes )



#60 FLOYD

FLOYD

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Posté 14 dcembre 2014 - 12:41

En cas de défaillance du réseaux de production et de distribution de l'énergie électrique il faut mettre du carburant et de l'huile dans les générateurs électriques pour faire tourner les ordinateurs capables de gérer les algorithmes.

Peut-être que des robots sont déjà au point et pêts à réagir pour faire ça en cas de besoin.

La prévoyance des banquiers est légendaire, à ce point ça dépasserait l'entendement.


Modifié par FLOYD, 14 dcembre 2014 - 12:41 .