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Invasion de chenilles


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75 réponses à ce sujet

#61 _cerisette_

_cerisette_

Posté 01 juillet 2010 - 12:40

Gilles,
Je connais un ami qui avait le même problème mais sur les pins. Il a été obligé de tout coupé et tout brûlé. Il m'avait montré les nids de chenilles, c'est très impressionnant. Il avait touché les chenilles et malheureusement grosse allergie. Faut faire gaffe surtout si tu as des enfants à tes côtés.
Du coup, il s'était renseigné à un service sanitaire et là on lui a répondu : "faut tout couper et brûler".
C'est radical mais apparemment c'est la seule solution.
Tiens nous au courant.

ps : en cas d'allergie urticante, tu peux prendre apis en 5 ch, 2 granules toutes les heures.

#62 Tis

Tis

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Posté 01 juillet 2010 - 13:58

Gillles57, j'ai fait une erreur hier et en fait il est encore possible d'installer actuellement les pièges à phéromones pour attirer les papillons mâles :

 

Les papillons présentent un net dimorphisme sexuel : femelles mesurent de 35 à 45 mm d'envergure (avec un abdomen volumineux) contre 25 à 30 mm pour les mâles. Nocturnes et ne s'alimentant pas, ils volent très brièvement au cours de l'été, de fin juillet à mi-août selon les régions. Après l'accouplement, la femelle dépose 100 à 200 oeufs groupés en rangées serrées en une ponte recouverte d'écailles noires. Elle choisit en général une branche fine en haut d'un arbre bien dégagé. L'éclosion a lieu au printemps suivant, courant avril, au moment du débourrement (en général). Si celui-ci est en retard (discordance phénologique), les chenilles nouveau-nées restent groupées et immobiles en attendant l'apparition des feuilles. Elles sont jaunâtres avec une ligne plus foncée sur le dos.

http://www.inra.fr/o...i148fraval2.pdf

Les différents types de pièges et leur mode d'emploi sont bien décrits ici : http://www.lyon-chen...ntervention.htm
 

 

les "ennemis" naturels
Ils sont nombreux, mais eux aussi trop souvent victimes des "pesticides", d'où une moindre efficience. En règle générale il s'agit d'insectes parasites (Hyménoptères et Diptères), et sans entrer dans le détail des espèces concernées, sachez que les oeufs, les chenilles, et les chrysalides, sont susceptibles d'être parasités, au gré de "prédateurs" généralement spécialisés.
Toujours au titre des insectes, les Calosomes, et leurs larves, contribuent à l'élimination des chenilles, ces dernières étant leur proie de prédilection. Ils ont en effet la mandibule facile, et ils étripent volontiers plus qu'ils ne peuvent consommer, ce qui ajoute à leur efficience. Ces Coléoptères Carabidae volent en outre aisément, et se déplacent "à pattes" sur les troncs et branches avec une grande vélocité.   
Les Calosoma sycophanta, et inquisitor (ci-dessus) sont particulièrement efficaces, mais ces espèces sont très inégalement répandues, et pâtissent elles aussi de la dégradation de notre environnement. A signaler que le C. inquisitor est plus nettement forestier, et que sa livrée est relativement variable, sans pour autant donner dans le spectaculaire (lustre bronzé, cuivré, violacé, verdâtre). 
Bien entendu il est d'autres prédateurs (notamment pour le papillon proprement dit), qu'il s'agisse des oiseaux insectivores (mésanges, rouge-gorge, etc...), des chauves- souris, ou encore des araignées. Pour avoir vu les uns et les autres à l'oeuvre, je puis dire qu'ils ne rechignent pas à la tâche, du moins dans les limites de leur "estomac" (voir l'historiette intitulée les "pique assiettes", dans les "divers").

http://www.insectes-...e/prochene4.htm


PS : La prolifération de la processionnaire ne durant habituellement que de 1 à 3 ans (souvent après un hiver trop doux), il n'est pas utile et il serait bien dommage de couper les arbres.


Modifié par Tis, 11 mai 2014 - 07:10 .


#63 pépéclorat

pépéclorat

Posté 19 octobre 2011 - 17:12

Ce ne sont pas les arbres qu'il faut couper. Il s'agit de couper le bout des branches qui supportent les cocons de chenilles. Après ça, brûler le tout pour être sûr de les détruire.
J'habite en bordure de forêt de chênes t je n'ai pas remarqué de processionnaires sur les chênes. Par contre, elles adorent bouffer les sapins et autres résineux.

#64 philip

philip

Posté 20 octobre 2011 - 01:10

Il s'agit d'arbres centenaires quand même. :-?

#65 _khalil_

_khalil_

Posté 08 janvier 2016 - 17:59

les chenilles processionnaires montent irrésistiblement vers le noord ...
un moyen de brouiller de retarder l'intrusion de ces chenilles dans une pinéde, c'est de laisser des feuillus genre bouleau sur le pourtour de la parcelle (la recherche avance aussi) ...  odeur répulsive
 
 

Planter une haie de feuillus à la lisière d’une forêt de pins peut protéger cette dernière des attaques de la processionnaire. En effet, les chercheurs ont remarqué que certaines essences, en particulier le bouleau, ont la faculté de cacher la vue des pins pour les processionnaires, voire de les éloigner grâce à des odeurs répulsives. Cette méthode innovante est actuellement testée par les chercheurs de l’unité Biodiversité, gènes et communautés de l’Inra de Bordeaux-Aquitaine.

INRA aquitaine

Modifié par khalil, 08 janvier 2016 - 18:26 .

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#66 Tis

Tis

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Posté 14 janvier 2016 - 13:08

Il est certain qu'augmenter la diversité dans les bois de résineux avec divers  feuillus ne serait pas du luxe pour lutter contre les maladies et les prédateurs.
 
Une autre méthode complémentaire (conseillée même par les fabricants de pièges) est la pose de nichoirs pour les oiseaux :
 

La pose de nichoirs facilite la sédentarisation d'auxiliaires précieux comme les mésanges, coucous, engoulevent, huppes fasciés et accessoirement pouillot véloce, roitelet huppé et roitelet triple bandeau. Ces oiseaux n'interviennent pas tous sur les mêmes stades larvaires et les espèces migratrices peuvent ne pas être arrivées aux pics de présence de la processionnaire. En France, l'oiseau le plus intéressant pour lutter contre la processionnaire est sans conteste la mésange charbonnière, Parus major. Cette dernière est sédentaire sur notre territoire et prélève la processionnaire à tous les stades larvaires, c'est la spécialiste de la chenille processionnaire.

En effet les mésanges, grandes consommatrices de chenilles savent se débarrasser des poils urticants de la processionnaire. Lors de l'alimentation des oisillons de  la couvée, une famille de Mésange peut consommer 500 chenilles quotidiennement. La Mésange effectue également des trous dans le nid d'hiver de la processionnaire et y prélève les chenilles qui sont à l'intérieur. Les cocons peuvent être prédatés intégralement car la mésange doit manger en grosse quantité les insectes pour subsister et en période de froid les proies sont rares. On observe au Portugal une deuxième portée opportuniste lors de processions d'été sur des chenilles processionnaires au cycle décalé.
 
Si la densité de mésanges est adaptée à la quantité de processionnaire présentes  une réduction visible des processions se fera sentir. Elle est le seul prédateur à consommer tous les stades larvaires de la processionnaire. On comprend donc l'utilité d'adjoindre aux méthodes de lutte déjà employées cet auxiliaire écologique. Attention cependant de ne pas nourrir les mésanges pendant la période des processions! Elles choisiront en effet la nourriture la plus facile et dédaigneront les chenilles.
 
A installer dès l'automne ou au début de l'hiver, privilégier une orientation Est, Sud Est, voire Nord Est.

http://www.lamesange...ire-du-pin.html



#67 Tis

Tis

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Posté 05 juillet 2018 - 09:12

Cet article suisse récent permet de comprendre comment fonctionne la nature, depuis des millions d'années, pour réguler seule les invasions. Et d'éviter de tout massacrer inutilement sous l'effet de la panique :
 

02.07.2018
La chenille de la tordeuse grise du mélèze pullule à nouveau cette année en Engadine et en Valais. Si les couronnes prennent une coloration rousse et paraissent malades, il s'agit toutefois d'un événement écologique normal.
 
La mortalité des arbres attaqués par la tordeuse grise du mélèze reste inférieure à 1%, indique lundi l'Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL). Ce petit papillon de nuit sévit selon un cycle naturel régulier dans les vallées intérieures latérales de tout l'arc alpin.
 
Les infestations de mélèzes se limitent aux régions comprises entre 1700 et 2000 m d'altitude. En ce début d'été, on peut observer en Engadine et en Valais des forêts entières de versant qui roussissent, victimes de l'appétit des chenilles. De ce phénomène spectaculaire, il ne restera toutefois plus de traces visibles en août, au moment de l'éclosion des bourgeons (débourrement).
 
Cycle long

Après avoir vu toutes leurs aiguilles dévorées jusqu'à fin juin, les mélèzes vont débourrer une seconde fois. Au cours des 2-3 années qui suivent une attaque, leurs aiguilles apparaissent plus tardivement au printemps, et sont de moindre qualité, ce qui provoque la mort de nombreuses chenilles, expliquent les experts du WSL.
 
En outre, la présence en énorme quantité de chenilles attire une variété de guêpes parasites, avec pour résultat à long terme une chute brutale des populations de tordeuses grises. Entre la faim et le parasitage, le taux de mortalité de ces dernières atteint près de 100%.
 
Lorsque les aiguilles des arbres redeviennent normales et que les guêpes parasites sont décimées à leur tour faute de larves hôtes, les populations de tordeuses grises se reconstituent lentement. La dernière grande infestation date de près de 40 ans, en Haute-Engadine. Les trois derniers cycles réguliers (1989, 1999, 2008) étaient à peine visibles, peut-être en lien avec le réchauffement climatique.
/ATS

https://www.rfj.ch/r...-en-Valais.html



#68 _Bill Imbi_

_Bill Imbi_

Posté 05 juillet 2018 - 09:41

Cet article suisse récent permet de comprendre comment fonctionne la nature, depuis des millions d'années, pour réguler seule les invasions. Et d'éviter de tout massacrer inutilement sous l'effet de la panique :
 

 

 

Oui, depuis des millénaires la nature s'autorégule. Mais depuis seulement quelques siècles l'homme a tout déséquilibré en balançant dans la nature des composés chimiques plus ou moins naturels, en quantités totalement pas naturelles.

Donc il va falloir attendre un sacré bout de temps avant que la nature ait pu digérer tout ce qu’on lui a fait et fait encore avaler.

Mais y'a pas que ça. Car depuis des millénaires, l'homme empêche la nature de s'exprimer. Par exemple il n'y a pratiquement plus de forêts non gérées. Fini les vieux arbres qui tombent et vont nourrir leur congénères plus jeunes. Tout est raisonné, administré, exploité. Même quand on ne met aucun produit, le simple fait de tondre, scier, tailler, ça chamboule tout dans la nature.

Moi je pense qu'il faut s'attendre à ce que mère nature reste encore incapable de défendre les buis, les platanes et les oliviers qui sont menacés par des ravageurs qui déciment de façon tout à fait anormal nos chères plantations.

 

Je ne dis pas qu'il faut traiter, surtout que pour ces trois espèces menacées, on n'a pas de solution "humaine". Mais je dis juste qu'il faut se préparer à voir disparaitre des quantités énormes de sujets, voir des espèces entières, non pas seulement d'animaux ou d'insectes, mais aussi de plantes. On a fait trop de mal pendant trop longtemps pour que ça n'ait pas de conséquences pendant encore des décennies.

D’autant que je dis « on a fait trop de mal » alors que je devrais dire on fait et on fera encore trop de mal, pendant encore longtemps…


Modifié par Bill Imbi, 05 juillet 2018 - 09:43 .


#69 Shivaya

Shivaya
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Posté 05 juillet 2018 - 10:22

Moi je pense qu'il faut s'attendre à ce que mère nature reste encore incapable de défendre les buis, les platanes et les oliviers qui sont menacés par des ravageurs qui déciment de façon tout à fait anormal nos chères plantations.
 
Je ne dis pas qu'il faut traiter, surtout que pour ces trois espèces menacées, on n'a pas de solution "humaine". Mais je dis juste qu'il faut se préparer à voir disparaitre des quantités énormes de sujets, voir des espèces entières, non pas seulement d'animaux ou d'insectes, mais aussi de plantes. On a fait trop de mal pendant trop longtemps pour que ça n'ait pas de conséquences pendant encore des décennies.

 

Je n'ai pas d'expérience pour le platane et l'olivier, mais pour le buis, j'ai vu l'attaque de la pyrale l'année dernière qui a grignoté une série de buis dont certains avaient plusieurs mètres de hauteur et plusieurs décennies d'âge. La personne chez qui ils sont n'a rien fait, aucun traitement, aucune taille. De ce que j'ai vu ce printemps, le buis repart à la base et pour l'instant, pas de pyrale à l'horizon. La Nature là aussi se débrouille bien. C'est vrai que c'est tout moche des buis ravagés par la pyrale, mais un peu de patience est parfois suffisante, surtout si on laisse la plante se défendre et s'adapter.



#70 DzC

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Posté 25 juillet 2018 - 07:04

Une solution ?

 

https://france3-regi...is-1081773.html



#71 La ChouYette

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Posté 25 juillet 2018 - 08:58

Il y a pas mal d'utilisation d'homéopathie pour certains ravageurs, dont la pyrale du buis https://france3-regi...uis-782677.html

Ou des préparations spécialisées aussi https://www.editions...meoplant/b14471

 

Et, plus simplement Psorinum, qu'on trouve partout en pharmacie pour pas cher ( J'ai testé sur des cochenilles et ça a très bien marché) https://homeophyto.n...-buis-psorinum/



#72 michmuch80

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Posté 25 juillet 2018 - 13:30

Bonjour,

Et, plus simplement Psorinum, qu'on trouve partout en pharmacie pour pas cher ( J'ai testé sur des cochenilles et ça a très bien marché) https://homeophyto.n...-buis-psorinum/

Vu la dilution 30 CH, ça reviens à arroser pour faire repartir le pieds plus rapidement.

 

"Attention à ne pas pulvériser mais à bien arroser au pied, " au contraire,  un coups de jet et les chenilles tombent au sol, reste plus qu'à appeler les poules ;) 


Modifié par michmuch80, 25 juillet 2018 - 13:35 .


#73 noir

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Posté 25 juillet 2018 - 14:16

la solution du piégeage des chenilles à la descente en utilisant une collerette remplie de terre permet une élimination des larves.



#74 DzC

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Posté 26 juillet 2018 - 06:57

Et, plus simplement Psorinum, qu'on trouve partout en pharmacie pour pas cher ( J'ai testé sur des cochenilles et ça a très bien marché) https://homeophyto.n...-buis-psorinum/

 

merci, je vais essayer (prix de revient largement < au bacille de thuringe !!!).



#75 DzC

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Posté 29 juillet 2018 - 19:41

les mesanges sont souvent dans ce qui reste du buis. J imagine que c est pour manger les chenilles...



#76 _Bill Imbi_

_Bill Imbi_

Posté 29 juillet 2018 - 20:08

Oui, c'est d'ailleurs une manière de lutter : installer des nichoirs.