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à 1000m d'altitude...


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45 réponses à ce sujet

#41 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 31 juillet 2011 - 10:20

Voici à quoi ressemblent ces cartes botaniques qui m'ont toujours stupéfié par leur précision et la finesse de leur dessin, vu la somme de travail et de compétence que leur création suppose.
Où les trouver? Las je n'ai pas d'autre suggestion que de tenter dans les établissements de formation, les chambres d'agriculture, les sociétés et assos naturalistes, le muséum d'histoire naturel, les grandes bibliothèques... Sur la toile par chance d'aucun place des extraits, des scans, il faut alors chance et patience.

 

18031711051998885.png

 

Edit modo : image retrouvée là

http://www.tela-bota...rticle5618.html

http://ecologie-alpine.ujf-grenoble.fr


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#42 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 17 mai 2012 - 19:39

D'autres arbustes à baies comestibles qui peuvent être utiles en montagne sont les Argousiers et leur cousin le Goumi du Japon (Elaeagnus multiflora)
Les premiers adorent les éboulis au bord des torrents et se trouvent jusque vers 1800 m en Europe.
http://nature.jardin...rhamnoides.html

Le second est acclimaté depuis plus de 150 ans en France (en particulier en Lorraine) et peut supporter - 30°
http://croqcentrevos...e.fr/goumi.html
 


Modifié par Tis, 07 mai 2014 - 18:57 .


#43 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 13 septembre 2014 - 20:16

Un pas hors du jardin pour voir ce que font les voisins :
 

Des céréales en montagne
sam, 02/08/2014
 
Des bergers paysans relancent la culture des céréales dans le Jura, un territoire quasi exclusivement dédié aux vaches laitières. Recherche d’autonomie fourragère, production de pain, circuits courts et protection de la nature sont au cœur du projet.
Relancer la culture de céréales biologiques dans la montagne jurassienne, entre 840 et 1150 m d’altitude, tel est le pari que s’est lancé un petit groupe de paysans, bergers paysans et paysans boulangers. Si on cultivait des céréales de printemps à la fin du XVIIIème siècle dans le Haut-Doubs, le territoire est aujourd’hui dédié quasi exclusivement à la production laitière des vaches montbéliardes pour la fabrication du Comté. Diversifier l'agriculture en replantant des céréales fourragères ou panifiables est une entreprise qui répond à des besoins précis.
Certains éleveurs cherchent à gagner de l’autonomie dans l’alimentation du bétail ou à se fournir en paille labellisée agriculture biologique, une denrée pour l’heure introuvable sur le marché. D’autres paysans ou bergers boulangers qui fournissent du pain aux AMAP, réseaux de consommateurs locaux ou magasins Biocoop, veulent tenter de mettre à disposition de ces circuits courts de la farine panifiable, actuellement remontée du bas. En 2010, cinq fermes lancent donc le projet « Céréalpage ».
Avant même de pouvoir semer les premières graines, ils doivent affronter une difficulté : obtenir l’autorisation de cultiver des céréales en montagne. Car avec la PAC (Politique agricole commune), l'Europe impose un ratio national de prairies permanentes à préserver. Dans le Haut-Doubs, cette réglementation se traduit par l’interdiction de labourer les terres. Pour obtenir une dérogation, l’équipe de Céréalpage met en avant l’utilisation de techniques respectueuses de l’environnement (labour très superficiel, zéro engrais, zéro traitement, traction animale ou matériel motorisé léger pour proscrire le tassement des sols, rotations longues…) et l’intérêt écologique du projet. « Cultiver des céréales biologiques sur quelques hectares durant une année ou deux, puis laisser la prairie se réinstaller pendant plusieurs années ne risque pas de mettre en péril la biodiversité. De telles rotations ont légué à nos parents, au tournant des années soixante, les riches prairies fleuries de ce qui devint le terroir de l’AOP Comté », rappellent-ils.

Vers des semences du cru
A l’heure de semer, la question de savoir quelles semences utiliser les prend un peu de court. Pour la première année en 2011, ils achètent donc sans anticipation orge, avoine, pois et blé panifiable dans le commerce, et répartissent les cultures sur les différentes fermes. Des agriculteurs du secteur prêtent du matériel : herse, semoir, rototilleur ou cheval comtois utilisé pour labourer une partie des parcelles. La météo de l’été est favorable et la première récolte est faite avec une petite moissonneuse batteuse prêtée par un passionné de mécanique agricole ancienne. La paille boulée comme les foins obtenus donnent entière satisfaction. Sur les trois sites cultivés, les rendements en quintaux par hectare sont de 25, 42 et 50. Le plus faible est à mettre en relation avec les bas rendements observés sur toute la ferme en question depuis deux ans. Les deux autres répondent aux attentes et prédictions d’une "première paille", la première récolte derrière une prairie ancienne, en montagne et sans aucun intrant. La qualité des céréales est hétérogène : si l'orge est très satisfaisante, avec un grain riche en farine et rebondi, le blé panifiable semble avoir souffert et le poids des grains est inférieur d’un tiers à la génération parentale.
Ces résultats confortent l’équipe dans l’envie de prolonger l’expérience, mais cette fois en privilégiant des semences fermières et en essayant des céréales d’automne qui correspondent plus au cycle de la céréale sauvage : elles passent l’hiver sous forme d’une plantule ayant germé à l’automne.
Les espèces pressenties en plus de l’essai 2012 sont le seigle, le grand épeautre et l’avoine noire. Pour trouver des variétés adaptées à l’altitude et au Jura, les bergers paysans ont fait le tour du voisinage. Mais en Suisse comme en France, il n’existe plus de variétés anciennes disponibles multipliées et récupérables… surtout pas hélas au catalogue légal, mais ni même en semences non homologuées chez des paysans ou producteurs.
Les protagonistes de Céréalpage espèrent pouvoir se procurer quelques sachets de variétés anciennes locales auprès de la station agronomique de Changins en Suisse, qui détient une banque conservatoire des plus riches du monde, ainsi qu’auprès de l’INRA de Clermont-Ferrand. Deux fermes ont également quelques graines qui pourraient être adaptées aux hauteurs jurassiennes, ainsi que le Réseau Semences Paysannes de Savoie qui possède un « blé du Jura ». à partir de ce melting-pot ancien de diverses sources qu’ils adapteront à leurs terroirs, les bergers paysans comptent s’engager dans une démarche de multiplication puis de sélection et d’échanges de semences. Bien sûr, « hors cadre légal et préconisations normatives du catalogue officiel, inadaptées et inapplicables à l’échelon d’une production paysanne soutenable ».
Zor, avec Gérard Vionnet, paysan engagé dans Céréalpage

http://www.lutopik.c...les-en-montagne



#44 Tis

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Posté 20 aot 2016 - 16:04

Installés depuis 2010 sur le village le plus haut du département du Doubs, nous produisons des légumes de saison et des plantes aromatiques. Nous cultivons sans engrais chimiques ni pesticides de synthèse conformément au cahier des charges de l’agriculture biologique.
Nos terrains de production et de cueillette certifiés sont situés entre 1100 et 1200 mètres d’altitude. Nous ne cultivons que des variétés non-hybrides reproductibles et reproduisons une partie de nos semences pour améliorer l’adaptabilité des variétés à nos conditions de culture et maintenir la biodiversité potagère transmise par les générations précédentes.
 


1471704273.jpg    1471704809.jpg


Le village où nous sommes installés est le plus haut du département (Le toit du Doubs), il se situe sur la haute chaîne du Jura, le long de la frontière suisse. La latitude et l’altitude font indéniablement de la commune une des plus froides de France.

La rudesse du climat local est de loin la première contrainte à prendre en compte pour la production agricole. Le système de culture a évolué d’un système de polyculture-élevage au début du 19ème siècle à un système de monoculture spécialisé dans l’élevage bovin laitier (Comté, Mont d’or), depuis les années 1950.

Il n’en a pas toujours été de même. Ainsi Simon Carrez, ancien instituteur Aux Fourgs nous apprend dans son ouvrage [1] qu’en 1942 sur 1338 hectares mis en culture sur la commune, on comptait 1232 hectares de prés, certes, mais également, 76 hectares de céréales (avoine et orge) et 30 hectares de pomme de terre, de choux et de rutabagas ! Il est vrai que les hypermarchés n’avaient pas encore fleuri à Pontarlier, la ville voisine (12km), et que les Bourris (habitants Des Fourgs) visaient l’autosuffisance alimentaire.

La spécialisation des exploitations du village en « lait à Comté » sans cultures de céréales nous permet de bénéficier jusqu’alors d’un environnement libre de tout pesticides et de cultures transgéniques. C’est un des principaux avantages que nous procurent les contraintes climatiques (même si le fait de ne pas produire de céréales en altitude est plutôt dû à des volontés d’ordre politique que réellement à des contraintes de climat).

[1] L’évolution économique d’une commune rurale : Les Fourgs (1827-1939), tableau page 19, de Simon Carrez, Supplément au bulletin 4 de la F.E.N. du Doubs, 1945.

+ d'infos sur le blog de Mayra et François Aymonier : http://semilla25.free.fr



#45 Tis

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Posté 18 mars 2018 - 09:53

Les Jardiniers-Maraîchers de Lou Preï
1 juin 2014 par lescheminsdeterre

La petite ferme de Lou Preï est nichée à 1000 mètres d’altitude au cœur des Alpes-Maritimes sur la commune d’Ascros. C’est une petite zone de production maraîchère biologique parmi le flanc des montagnes. Au rythme très marqué des saisons, Vanessa et Aymeric y cultivent leur jardin depuis douze ans.
 
Un projet de vie agricole

Lou Preï, c’est tout d’abord un projet de vie qui se concrétise ! Le travail de la terre leur a permis de s’affranchir d’une routine « boulot, métro, dodo » et d’acquérir l’autonomie et la liberté d’action qu’ils recherchaient. Installés depuis l’âge de vingt-trois ans ils ont peu à peu mis en place un lieu de vie en harmonie avec leurs valeurs et leurs envies. Leur petite production maraîchère leur assure une qualité de vie conciliant travail, passion et vie de famille.
Leur projet agricole, ils l’ont pensé à deux, en intégrant pleinement les techniques de l’agriculture biologique à leur environnement naturel. Ils ont su s’approprier à leur manière les grands principes de la permaculture et de la biodynamie afin de les réadapter à leur contexte de montagne influencé par un climat méditerranéen. Aujourd’hui, la production de légumes et de petits fruits fournit 20 à 50 paniers par semaines durant la belle saison, de juin à octobre. Ceux-ci, remplis de couleurs et de saveurs, satisfait grandement les habitants des environs de l’agglomération niçoise. En effet, à Lou Preï on y cultive la biodiversité : plus d’une centaine de variétés, dont douze de tomates !
 
Une histoire de Maraîchers-Jardiniers

Un beau matin, en feuilletant un journal local, Aymeric et Vanessa relèvent une petite annonce : « vente d’un terrain agricole sur la commune d’Ascros » en accord avec leur petit budget. Lou Preï est alors un pré peu entretenu, orienté sud-ouest, surplombé d’un petit abri à rénover et bénéficiant d’une vue sur les montagnes. Leur projet de vie agricole bien en main, ils décident de s’y installer. Après une courte formation agricole, Vanessa et Aymeric entreprennent peu à peu l’aménagement du lieu : rénovation du bâtiment, construction de terrasses, mise en place d’un système d’irrigation, entretien des arbres présents, installation de serres, mise en place des planches de production…
Douze ans après, le résultat est saisissant ! En dessous de leur jolie maison provençale auto construite en bois et paille, on y trouve un jardin, enfin plutôt un hectare de terre en pleine production durant la belle saison. Les différentes planches de maraîchages se juxtaposent sur des petites terrasses rythmant doucement la pente parsemée d’arbres fruitiers (cerisier, pommier, figuier, poirier…). Deux sources d’eau permettent d’irriguer la majeure partie du terrain pendant la saison d’été, durant laquelle la production est à son maximum. Cette ferme que certains qualifieront de « lieu de production », Vanessa et Aymeric l’assimilent à leur « Grand-Jardin » préférant la notion de maraîchers-jardiniers à celle d’exploitants : « là où certains exploitent la terre, eux y cultivent leur jardin »
 

1521362855.jpg


« Un champ d’expérimentation infini »

Tout au long des années, Aymeric et Vanessa ont su tirer profit du champ d’expérimentation que leur offrait leur Grand-Jardin. L’observation consciencieuse de leurs plates-bandes leur ont permis de déterminer les techniques de production et les variétés les plus adaptées à leur lieu.
Leur quotidien consiste à travailler de pair avec la nature, ils veillent à favoriser pleinement un équilibre naturel. Cette logique de production se retrouve dans leurs pratiques agricoles : non-utilisation de produits de synthèse, conservation des plantes au sol pendant l’hiver, maintien des zones humides, présence de zone sauvage et valorisation de la vie du sol. Le respect des cycles de la nature favorise la biodiversité et permet une cohabitation entre les différents êtres vivants peuplant leur jardin: insectes, arbres, légumes, plantes sauvages… L’objectif étant d’atteindre un équilibre favorisant une régulation naturelle des espèces au sein de leur Grand-Jardin. La cohabitation existe naturellement, même à l’échelle d’une ferme « il suffit simplement d’entretenir les plantes, et leur donner la place de vivre en cohabitation ».

 


L'article complet avec d'autres photos : https://encheminvers...rs-de-lou-prei/



#46 Tis

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Posté 23 juin 2018 - 10:25

Trouver une petite place pour le sorbier des oiseaux, qui pousse jusqu'à 2400m en Europe, pourrait aussi faire des heureux inattendus dans la faune sauvage, après la chute des feuilles  :
 

Des bouquetins gourmets
Publiée le 10 novembre 2016

Dès le mois d’octobre les boucs quittent leurs quartiers d’été pour prospecter les montagnes à la recherche des troupeaux de femelles en prévision de la période du rut. Celle-ci débute en novembre et s’étend jusqu’en janvier.
 
La semaine dernière ce groupe de 8 bouquetins a été observé dans les Pyrénées Ariégeoises avec un comportement qui n’avait pas été observé jusque-là.
 
Et oui, il n’y a pas que les oiseaux qui raffolent des baies des Sorbiers des oiseleurs ! Les bouquetins aussi !
 
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©Jordi Estèbe
 
En équilibre sur les branches ou debout sur leurs pattes arrières, les animaux se sont nourris durant 20 minutes avant de partir se reposer dans les falaises.

https://www.bouqueti...mets-10-11-2016