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Quel est l'avenir de notre société?


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134 réponses à ce sujet

#121 Daman

Daman
  • Localisation:Alsace
  • Intérêts:Des tas.

Posté 02 septembre 2007 - 07:44

On retrouve dans les liens donnés plus haut une information intéressante : un camion doté d'un gazogène consomme 100kg de bois pour 100 km. ( vitesse maxi de l'ordre de 30km/h)

En tablant sur 15000 km de distance parcourue annuelle, on aboutit à 15 tonnes de bois soit en retenant une densité de l'ordre de 0,60 pour le bois quelque chose comme 25 stères annuels.( 0,17 stères pour 100km)

Ce n'est pas la mort...

Au passage le prix du bois de chauffage est actuellement de l'ordre de 50 euros le stère ce qui mettrait les 100 km en camion à 8,3 euros si l'état ne se pique pas d'appliquer une taxe type TIPP..

La filière semble intéressante autant du point de vue économique que du point de vue du renouvellement de la source d'énergie.

Appliquée à la production autonome d'électricité, cette démarche permettrait à une communauté de disposer de l'électricité à bon compte ouvrant de nouvelles possibilités pour la réfrigération par exemple, ainsi que pour la congélation.

Le procédé mériterait d'être étudié soigneusement, amélioré et remis au goût du jour en le complétant par le recours au solaire et adapté au fonctionnement par exemple d'un tracteur agricole.

Appliquée dès aujourd'hui, elle permettrait de fonctionner en achetant le bois et en veillant en parallèle à boiser une partie des terrains pour se faire une réserve pour le jour où tout s'effondrerait.

D'où l'utilité aussi pour une communauté d'acquérir des terres terrain avec des parcelles boisées pour l'instant peu coûteuses.

A ce propos, je me demande ce que devient le projet de Aigleenvol .

Modifié par Daman, 02 septembre 2007 - 08:08 .


#122 geispe

geispe
  • Genre: Homme
  • Localisation:Strasbourg

Posté 02 septembre 2007 - 08:18

à mon avis on va plutôt faire l'effet "île de pâques" après le pétrole... alors pour rouler au bois je n'y crois pas trop...

#123 Daman

Daman
  • Localisation:Alsace
  • Intérêts:Des tas.

Posté 02 septembre 2007 - 09:30

à mon avis on va plutôt faire l'effet "île de pâques" après le pétrole... alors pour rouler au bois je n'y crois pas trop...

Tu as raison si tu imagines une généralisation de cette technique mais moi, de mon côté je voyais ça appliqué au sein d'une communauté restreinte établie sur des terres en partie boisées qu'elle possèderait.

Au Canada, par exemple, la chose est envisageable.

#124 _adrien_

_adrien_

Posté 02 septembre 2007 - 11:20

Pour marcher au bois (ou charbon) y'a aussi la machine a vapeur...


Mais bon si on veut sauver la planète ça pourrait peut-être être sympa pour elle d'arrêter de l'épuiser.

on va pouvoir arrêter de compter sur les autres pour s'occuper de nos ordures, et vivre simplement en harmonie avec le monde qui nous entoure.

De toutes façons, si nous n'évoluons pas, nous avons peu de chance de nous en sortir.

#125 hum

hum
  • Localisation:gard

Posté 02 septembre 2007 - 13:44

Bonjour.

Bien sur, le gazogène à un coté rétro-sympa, mais il faut savoir que 100 kg de bois représente 40 l de fuel, ce qui donne 40 l au 100 km, le rendement du système est donc catastrophique et aussi polluant.

Il existe des systèmes qui permettent d'utiliser de bois ou autre production végétales de façon beaucoup plus rentables, par exemple la cogénération
http://fr.wikipedia....ki/Cogénération
système qui combine la production d'électricité en récuperant la chaleur, rendement jusqu'à 95%

La methanisation pourrait aussi avoir sa place dans l"avenir, ainsi que d'autres moyens.

L'INRA et d'autres organismes travaillent le sujet depuis quelques années, quelques espoirs semblent permis, mais c'est toute une filière qu'il faut organiser: production d'agrocombustibles, et système efficace d'utilisation.

Quelques études sur le potentiel de la bio masse en France font état de 40 millions de TEP, à comparer aux 240 TEP consommées ( 90 TEP de pétrole, 90 TEP de nucléaire, 30 TEP de Gaz, 10 TEP de bois, 10 TEp hydraiulique plus divers, chiffres non garanti et arrondis)
Quand à la taxe sur les agro-énergies, elle me semble inévitable, et sans doute même souhaitable si on veut que les plus pauvres continuent à pouvoir se nourrir.
Je suis peut-être pessimiste, mais suis persuadé que l'on sous estime l'impact phénoménal de l'énergie trés bon marché (pour les pays riches) .

En général, on considère nos sociétés hyper productives sous un angle strictement matériel: la voiture, le chauffage, l'habitat et on se dit: "Bah si il n'y a plus de pétrole, on se chauffera moins et on roulera moins, il n'y a pas mort d'homme" ...
mais il nous est beaucoup plus difficile d'imaginer, ou plutôt d'admettre, une société sans couverture sociale, sans assurance chômage, sans retraite, sans RMI, sans allocation familliales, sans écoles gratuites, sans hôpitaux publics,sans sécurité etc .. telle que la vivent 5 milliards d'être humains.
Je suis parano ou quoi ?

#126 _Lohey_

_Lohey_

Posté 15 septembre 2007 - 10:04

Banques centrales irresponsables, par Jean-Marie Harribey

La nouvelle crise financière qui secoue le monde à partir des Etats-Unis peut, au premier abord, être analysée comme le passage d'un excès de liquidités monétaires à un manque.

Tout a été à peu près dit sur l'enchaînement des faits : [...]

Cependant, au moins trois éléments n'ont pas été assez soulignés : l'action souterraine des banques centrales, la récurrence des enchaînements du monétaire et financier au productif dans l'histoire du capitalisme, l'exacerbation des contradictions de la mondialisation financière.

Depuis que, il y a trente ans, la liberté totale de circuler a été accordée aux capitaux, les crises se répètent : 1987 les Bourses, 1988 les caisses d'épargne américaines, 1998 l'Asie, LTCM, 2000 l'Internet, 2001 l'Argentine, aujourd'hui l'immobilier américain. Chaque fois, les banques centrales sortent le système de la crise en lui fournissant des liquidités en abondance, tout en clamant leur vigilance devant le risque inflationniste.

L'exemple de la BCE est significatif. Elle affiche une norme de progression de la masse monétaire M3 de 4,5 % par an : 2,5 points pour couvrir la croissance économique moyenne dans la zone euro et 2 points pour couvrir l'inflation tolérée. Or, la masse monétaire de la zone euro augmente à un rythme annuel moyen de 10,9 % (chiffres du 1er semestre 2007).

[...]

Nous avons la mémoire courte. La crise de 1929 avait été précédée d'une hémorragie de crédits accordés aux candidats actionnaires. L'année 1987 avait vu la première crise postérieure à la mondialisation contemporaine frapper les économies capitalistes développées, alors que le Mexique avait essuyé les plâtres dès 1982. Ici, les banques centrales avaient alterné l'octroi en abondance de crédits pour sortir de la crise précédente, tout en créant les conditions du gonflement de la bulle spéculative suivante, et le durcissement dès que celle-ci devint inquiétante, avant d'ouvrir de nouveau les vannes. Le même scénario s'est reproduit depuis 2001.

Certes, les banques centrales ont compris la leçon de 1929. Elles ne font plus l'erreur de fermer le robinet du crédit lorsque la crise est là. Mais pourquoi le remède se transforme-t-il en poison ? Parce qu'il est induit, inoculé, par les mutations du capitalisme, l'exigence croissante de rentabilité et l'affectation principale des profits. [...]

Comme les salariés paient dans le monde entier la restructuration du capitalisme, la part des profits s'est élevée jusqu'à atteindre un palier historique. Mais ces profits sont destinés prioritairement à servir des dividendes aux actionnaires, dividendes qui, sur le long terme, commandent la valorisation boursière et donc l'euphorie périodique des porteurs de capital qui pensent pouvoir gagner sur deux tableaux : sur les dividendes et sur la valorisation des titres. Pourquoi alors affecter les profits à l'investissement si la finance donne l'illusion d'engendrer de la richesse en dehors de toute réalité matérielle ?

Nous sommes parvenus à la fin d'un cycle : la délégitimation du néolibéralisme est en marche. Il faut au monde un contrôle draconien du mouvement des capitaux et une redomestication des banques centrales.


Et ceci ne vient en rien du journalisme alternatif, c'était Hier, dans Le Monde.

Source : http://www.lemonde.f...6-955233,0.html

Modifié par Lohey, 15 septembre 2007 - 10:04 .


#127 Goupil90

Goupil90
  • Localisation:Territoire de Belfort

Posté 15 septembre 2007 - 10:44

Si le Monde en parle, c'est que cela est plus grave que ce que l'on veut nous faire croire.
Mais bon d'autres sont encore plus alarmiste comme LaRouche :

Lu sur l'excellent site : www.alterinfo.net

LaRouche : « Le plus gros krach économique de l'histoire moderne pourrait arriver d'ici la mi-octobre »

Lyndon LaRouche a annoncé hier qu’il enregistrera un message pour le peuple américain samedi prochain, dans lequel il énoncera précisément ce qui doit être fait face au plus gros krach de l’histoire moderne.

Se référant au Homeowners and Bank Protection Act of 2007 qu’il a lui-même écrit, LaRouche a dit que si l’on ne passe pas cette législation, il n’y aura pas de protection contre ce qui frappera bientôt la nation américaine. Ce qu’il a mis en avant est le seul et unique programme capable de faire face à cette crise. Aucune autre proposition ou aucune modification de son programme ne réussira. Tout autre calendrier devrait être annulé. Avec le programme de LaRouche, quand le krach arrivera nous serons encore debout. Il n’y a pas d’autre option. Ce que LaRouche a mis en avant est ce qui est requis, ni plus ni moins.

Le plus grand effondrement de l’histoire moderne frappera probablement en septembre-octobre. Le seul espoir est de créer un pare-feu, pour que quand l’orage éclate, les banques puissent rester debout et les propriétaires puissent garder leurs maisons. C’est ce problème que nous devons régler en premier, sinon les Etats-Unis n’existeront plus. A l’égard de l’effondrement, les événements ont montré que LaRouche avait raison et que les autres avaient tort. Donc, ce que LaRouche a mis en avant doit être fait maintenant. C’est tout.

LaRouche a souligné que si aux Etats-Unis les banques disparaissent et les gens sont expulsés de chez eux, alors le pays ne peut être sauvé. Si cette législation est mise en place début septembre, on pourra surmonter la crise. Sinon ce sera l’enfer. Le temps de débattre est terminé. C’est la seule chance que nous avons.

Les propositions faites par Bush hier ne feront qu’accélérer l’effondrement de la bulle immobilière. On ne peut pas réorganiser les prêts hypothécaires, parce qu’effacer les dettes signifierait l’extinction des actifs financiers, avec une réaction en chaîne inverse. LaRouche a dit que cette conférence de presse était plus une « conférence-dépression », vu que ceux qui y ont assisté sont repartis en étant sûrs que le pays est condamné. Même les basses formes de vie que sont les journalistes sont repartis déprimés. Le seul passage du discours de Bush avec laquelle LaRouche pourrait être d’accord, c’est quand Bush a dit que le gouvernement peut avoir un rôle, mais un rôle limité. LaRouche a dit : il a raison. Le gouvernement Bush est limité. Bush est mentalement malade. Mais il est moins dangereux que Dick Cheney ; c’est un fou, stupide, tandis que Cheney, qui le contrôle, est vraiment mauvais.

Les gens qui appellent à la destitution de Bush et Cheney à la fois passent à côté du problème. La menace de guerre contre l’Iran est basée sur la Révolution dans les affaires militaires initiée par le monstre de Middlebury Felix Rohatyn et par George Schultz. De plus, vu la nature des crises financière et stratégique internationales, nous ne pouvons procéder à un remplacement de toute l’administration. Nous devons simplement nous débarrasser de Cheney. Chasser Bush et Cheney à la fois créera un problème. En mettant Cheney dehors, Bush peut être neutralisé. Si Nancy Pelosi dit non, dites-lui : « Serrez les vis, votre tête est en train de tomber ». La description de Bernanke de l’effondrement du système financier international comme un simple « épisode » dans son discours devant la Fed a été risible. Comme le dit LaRouche, Bernanke est un simple d’esprit. Il se fait probablement un peu vieux. Ses commentaires étaient simplement un sermon rituel pour la fraternité locale.

Tous les jours il y a de nombreuses « petites histoires » sur le carnage économique et financier. Vendredi, nous avons appris que le Ministre des finances de l’état de Saxe a démissionné suite à l’effondrement de la Saxon Landesbank. Cependant, toutes les petites histoires ne racontent pas la vraie histoire, mais sont une diversion de la vraie histoire : le processus de réaction en chaîne de l’effondrement du système mondial. Comme l’a souligné LaRouche, ceci n’est pas une crise saxonne, mais une crise globale.

Le processus décrit par la Triple courbe de Lyndon LaRouche est clé, notamment dans la seconde version de la courbe, où le taux d’accroissement du taux de croissance monétaire dépasse celui des agrégats financiers, tandis que le taux de la production physique décline. Ils monétarisent du vent, transformant de faux actifs financiers en faux argent.

La dette est traitée comme un actif financier - la dette de quelqu’un devient l’actif de quelqu’un d’autre, qui l’utilise alors pour s’endetter, cela devient alors l’actif de quelqu’un d’autre encore. Les actifs financiers du système ne sont rien d’autre qu’une chaîne de dettes impayables, qui vont détoner dans une réaction en chaîne. Ce que nous voyons maintenant est du niveau de l’explosion de grenades, de bien plus grosses explosions sont à venir.

C’est un processus non linéaire, dans lequel on ne peut prédire les tendances. On peut simplement prédire des hyper-tendances : chaque fois que des actifs financiers s’effondrent, cela augmente le taux d’effondrement des autres actifs, et accélère le taux d’effondrement de tout le système.

C’est un effondrement général, centré dans les Iles Caïman - c’est le système britannique.

La seule politique rationnelle est de mettre en place des pare-feu pour geler et retarder l’effondrement, pour nous donner le temps de mettre en place des mesures. Laissons les charlatans de côté, laissons-les faire faillite.

On ne peut pas traiter ça comme une série de problèmes en tant que tels, l’un après l’autre. Ca ne marche pas.

Le fond de Sachsen LB, Ormond Quay, en est un exemple. Ce fonds avait énormément d’actifs soutenus par des garanties de crédit, les actifs étaient considérés comme ayant de la valeur mais en fait c’était du vent.

Le taux d’effondrement va augmenter de façon hyperbolique - à la mi-octobre ou plus tôt, le système aura entièrement chuté. Si le système frappe une grosse mine, le processus va s’accélérer. Plus nous approcherons de l’explosion finale, plus gros sera le montant de la dette.

N’essayez pas de quantifier cela, parce que c’est impossible ; c’est sans valeur, un système plein de déchets qu’on appelle actifs financiers. Donnez des exemples fonctionnels du processus. Henri Craque est en défaut de paiement sur sa dette, que Jacques Krach avait compté comme un de ses actifs ; donc Jacques Krach est en défaut de paiement sur sa dette...

Ca s’appelle un casino : la spécialité de Galilée. Il étudiait les mathématiques du pari, et avait établi des formules pour que les parieurs augmentent leurs chances.

Samedi 01 Septembre 2007
Solidarité et Progrès


Modifié par Goupil90, 15 septembre 2007 - 10:45 .


#128 _adrien_

_adrien_

Posté 15 septembre 2007 - 12:18

mdr

#129 _Lohey_

_Lohey_

Posté 15 septembre 2007 - 12:42

Si le Monde en parle, c'est que cela est plus grave que ce que l'on veut nous faire croire.

Le mass-media parle de ceci en masse depuis le tout début !

Ensuite, grave ou pas, ca fera ce que nous en ferons ! :ptdrasrpt2:

Est-on capable de très simplement déconnecter un monde financier de paris sur un autre monde : le monde concret des activités humaines ?

Un seul des deux est en crise depuis très longtemps et ce qui relie les deux n'est qu'un ensemble de croyances, des religions !

J'observe également une sorte d'esprit de revanche morbide de certains qui se croient alternatifs et espèrent l'écroulement... dans l'inconscience totale des avantages de la société présente et par focalisation de ces vastes inconvénients incontestables. Ils imaginent peut-être que leur "isolement" les protègera de la violence des conditionnements qui n'ont plus d'encadrement. Pourtant ce ne sont pas les exemples qui manquent de ce que ça donne...

Ce en quoi ils ne sont pas alternatifs à mon sens c'est que, eux aussi, veulent avoir raison et l'écroulement va prouver qu'ils avaient raison.

Bref, pas grand chose de neuf sous le soleil... et toujours les mêmes fondements.

« Il y a une chose, une seule, pour laquelle les humains semblent vouloir tout sacrifier. Ils sacrifient volontiers l'amour, la paix, la santé, l'harmonie et le bonheur, tout comme la sécurité et même leur équilibre mental, à cette seule et unique chose. Le fait d'avoir raison. » Neale Donald Walsch


Modifié par Lohey, 15 septembre 2007 - 12:44 .


#130 _adrien_

_adrien_

Posté 15 septembre 2007 - 14:12

:ptdrasrpt2: Combattons nos égos !!! :ptdrasrpt2:

#131 _Lohey_

_Lohey_

Posté 15 septembre 2007 - 14:39

:ptdrasrpt2: Combattons nos égos !!! :ptdrasrpt2:

Il n'y a que l'égo qui puisse vouloir combattre l'égo... ;)

Il s'agit plutôt de le comprendre profondément, constater la peur qui le fonde, voir ainsi son illusion et le laisser naturellement se diluer...

#132 _adrien_

_adrien_

Posté 15 septembre 2007 - 14:58

ouais FAUT LE TUEEEEEEEEEEEERRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR OAAAAAAAHHHHHHHH AZKN%LKJEN£OL JE£IOPEAJ£PTJ E£TMOKE :ptdrasrpt2: :ptdrasrpt2: ;)