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L’Agriculture bio peut-elle nous nourrir tous ?


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56 réponses à ce sujet

#1 EcliptuX

EcliptuX
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  • Intérêts:la Vie et les gens :)

Posté 12 octobre 2007 - 00:04

Venez réagir à l'article L’Agriculture biologique peut-elle nous nourrir tous ? écrit par Brian Halweil à la suite de ce topic.

#2 mokozore

mokozore
  • Localisation:Poliénas
  • Intérêts:plein!!

Posté 12 octobre 2007 - 07:27

très intéressant cet article. Il est bien documenté et précis. Il rappelle des faits méconnus par la plupart, comme la culture associée, ou bien la couverture végétale, et remet à plat les idées reçus, l'agriculture bio est en effet le fruit du mélange des observations des "ancetres" et de la "technologie" moderne, la vraie modernité et pas celle des monsantistes et cie...

pour moi ce qui est dit là va tout à fait dans le sens de ce que dit mon "idole" claude bourguignon :roll:

#3 naturel

naturel

    Bricoleur autonome

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  • Localisation:Bruxelles (Belgique)
  • Intérêts:énergies douces, spiritualité, parapente...

Posté 12 octobre 2007 - 13:50

pour moi,ce qui est "sur" sais que si on manipule les aliments sais pour manipuler l'être humain.
Comment peut-on penser qu'en maltraitant notre terre elle puisse nous nourrire mieux????en fait ce qu'on fait a notre corps on le fait a la terre.

#4 Poum

Poum
  • Localisation:Nantes

Posté 12 octobre 2007 - 14:09

J'avais déjà entendu parler de ces études, par contre je n'avais jamais lu les déclarations de gens soutenant le lobby pro chimie et je suis sidéré par tant de mauvaise foi !
Et je trouve le raisonnement de Roland Bunch tordu et dangereux (ses propos contredisent ce qui est dit avant dans l'article).
Les fermes végétaliennes existent et produisent, il n'est peut-être pas nécéssaire de réintroduire l'élevage systématiquement dans les exploitations (cf http://www.vegecultu...Langerhorst.pdf )

#5 geispe

geispe
  • Genre: Homme
  • Localisation:Strasbourg

Posté 12 octobre 2007 - 20:29

Si l'on tient compte de l'épuisement à venir des ressources pétrolières... l'agriculture industrielle va disparaître mais avec elle aussi l'agriculture bio puisqu'elle est tout aussi dépendante.
Pour moi il nous faut donc rapidement inventer une nouvelle agriculture qui sache se passer de pétrole si nous ne voulons pas tout simplement mourir de faim : et mettre au point une telle agriculture demande des décennies. Or le pétrole est aujourd'hui en voie de devenir insuffisant pour répondre à une demande mondiale croissante.

#6 mokozore

mokozore
  • Localisation:Poliénas
  • Intérêts:plein!!

Posté 13 octobre 2007 - 10:27

une nouvelle agriculture qui sache se passer de pétrole


ça existe déjà sous divers nom... pour ne prendre qu'un exemple:

http://deconstruire....e-10371670.html

#7 geispe

geispe
  • Genre: Homme
  • Localisation:Strasbourg

Posté 13 octobre 2007 - 12:33

attention de ne pas se leurrer... çà n'existe pas aujourd'hui sauf peut-être chez le petit paysan du tiers-monde qui arrive à cultiver de quoi subvenir à ses besoins sans avoir recours aux tracteurs et à toutes les autres machines, aux semences étrangères, aux serres chauffées et irriguées, aux engrais et aux pesticides... etc...

#8 Mélodie

Mélodie
  • Localisation:Languedoc Roussillon

Posté 13 octobre 2007 - 12:34

une nouvelle agriculture qui sache se passer de pétrole


ça existe déjà sous divers nom... pour ne prendre qu'un exemple:

http://deconstruire....e-10371670.html

Pourrais-tu faire un résumé de ce que ça raconte, pour les intégristes du libre qui n'utilisent pas le lecteur Flash ? :roll:

#9 mokozore

mokozore
  • Localisation:Poliénas
  • Intérêts:plein!!

Posté 13 octobre 2007 - 17:57

  attention de ne pas se leurrer... çà n'existe pas aujourd'hui


et ça existe même en france.... il y a même des gens qui font de la permaculture, pierre rabhi a aussi contribué à montrer que l'agriculture pouvait s'accomoder de conditions difficiles.

bref pour résumé,

claude bourguignon le gars qui fait la conférence dont j'ai mis le lien vidéo, est microbiologiste, après un passage par l'inra, a fondé un labo privé (lams21), voir sa bio (http://fr.wikipedia....ude_Bourguignon)

voici deux "interview de lui", qui parle de la même chose que la vidéo (que je vais résumer oui oui)

http://www.passerell...?id_article=113
http://cequilfautdet...?id_article=907
http://www.abcdpress...onLastIssue.pdf

pour résumé:

- dans les années 80, il a mis au point un protocole expérimental pour mesurer l'activité microbiologique du sol, c'est à dire l'activité des microbes et bactéries dans le sol qui font que le sol est vivant et que les plantes poussent et sont en bonne santé,
-résultat de ses mesures, les sols sont "morts" en grande majorité, les plantes ne poussent que parce qu'elle reçoivent de l'engrais et des pesticides pour les protéger des ravageurs.
-il explique d'abord qu'est-ce qu'un bon sol, son fonctionnement (l'eau fait descendre la terre du dessus et la matière organique, les vers de terre remontent la terre, les champignons dégradent la matière organique sur le sol, d'autre bactéries prennent le relais... et ça fait un sol riche (sol de foret) et qui retient l'eau et on ne perd pas de sol
-il fait ensuite un diagnostic de la culture intensive en france, qui fait qu'on perd de la terre (elle va dans les rivières) dès qu'il pleut, qu'elle ne produit pas de produit de qualité (40% du blé français n'est pas panifiable, ne peut pas servir à faire de la farine donc est donné au "cochon"), n'est pas rentable (30000 paysans en moins chaque année, 50% du budget européen c'est les subventions agricole)
-les raisons de l'échec: on cultive mal
-suppression des haies,
-trop d'engrais, trop d'azote qui se retrouve en excés dans les nappes
-labour

- en effet le fait de labour tel que nous le faisons détruit le sol, en effet, le blé qui vient d'etre coupé, on enfouit alors la paille restante très profond, trop profond, si bien que les champignons ne dégradent plus la lignine, et donc y'a plus à manger pour les bactéries, les vers de terre ne remontent plus la terre.... donc peu à peu la faune du sol disparait et le sol meurt, il se décalsifie, et à la moindre pluie, la terre s'érode... et les rivières sont vertes...

-le fait est que le labour est fait pour ne pas avoir de pb de mauvaises herbes, on retourne tout pour ne pas avoir de mauvaises herbes.
car la nature n'aime pas le vide et donc les mauvaises herbes poussent dès lors qu'il y a un vide...

la solution de claude bourguignon (et elle fonctionne c'est pas que de la théorie, voir sa bio, il a travaillé pour la banque mondiale, pour aider les paysans du sud, en amazonie à trouver des solutions pour cultiver là il tombe 3m d'eau par an, et donc là ou les mauvais herbes poussent plus vite que le soja qui nourrit nos vaches...)
donc la solution c'est le semis direct sous couvert avec culture intercalaire

le principe est le suivant:

imaginons je viens de cultiver du blé, eh bien lors de la coupe, au lieu de coupe toute la tige, je coupe seulement l'épis, le reste est laissé en place. Je sème alors une plante pour recouvrir le sol et empecher les mauvaises herbes de pousser, par exemple de la moutarde qui poussent très vite, dont les racines aèrent le sol, et qui meurent avec le gel, et donc permettent de semer à nouveau directement dans la moutarde... bien sur on sème pas pouf comme ça, mais avec une roue semeuse qui consiste en un disque qui fend la terre, qui dépose la graine, puis le sillon(tout petit le sillon) est refermée par une roue.

donc au final: au lieu d'enlever de la matière organique, on la laisse en place, donc le sol s'enrichie, il n'y a pas de mauvaises herbes, l'eau est retenue...le tracteur consomment moins, on stocke du carbone, la culture intermédiaire peut etre une plante oléagineuse.... bien entendu, ce n'est pas si simple, tout ça doit s'inclure dans une démarche globale (replantage des haies qui hebergent par exemple les prédateurs naturels des limaces... les carabes), et on ne passe pas d'un sol mort à vivant en 5 minutes...

mais le pari vaut le cout....

#10 Evolution

Evolution
  • Localisation:Lyon

Posté 26 novembre 2007 - 11:44

Ca fait plaisir de voir une étude sérieuse où l'on remarque enfin que le BIO à grande échelle serait très intéressant...
Non seulement je pense que ça pourrait nourrir tout le monde, mais aussi ce serait moins cher à l'achat qu'actuellement car plus produit.

#11 mauresterel

mauresterel
  • Localisation:var
  • Intérêts:arboriculture, biologie, archéologie, course à pied

Posté 25 novembre 2008 - 22:03

L’agriculture ne peut devenir que biologique mais pour cela il faut que ceux qui participent à son élaboration dénouent de nombreux paradoxes internes et l’envisagent sur un plan davantage politique ( entendez par la un projet cohérent et mutualiste de société). le fait de se poser la question de savoir si l’agriculture biologique est capable de nourrir la planète démontre que cette maturité conceptuelle n’est pas encore atteinte ( il faut bien se poser des questions pour avancer et ce texte est constructif). Sans maturité politique il n’y à pas de réflexions économiques et sociales possibles si ce n’est dans un concept géographique étroit et confidentiel.

Les paradoxes en deux mots : sommes nous capables de sortir de notre confidentialité, notre foyer notre communautarisme et lorsque nous le faisons de ne pas se faire rattraper par l’économie classique ; sommes nous capable de concevoir un modèle autre que autarcique et individuel avec des réseaux vastes et variés ; sommes nous capable d’écouter ceux qui ont des idées différentes des nôtres, ne pas tomber dans leurs propres travers. Sommes-nous capables d’appréhender si l’agriculture biologique devient la référence le mot mondialisation ? car il sera un peu tard pour se poser la question en cet instant.

#12 _ophildelo_

_ophildelo_

Posté 26 novembre 2008 - 08:38

Les paradoxes en deux mots : sommes nous capables de sortir de notre confidentialité, notre foyer notre communautarisme et lorsque nous le faisons de ne pas se faire rattraper par l’économie classique ; sommes nous capable de concevoir un modèle autre que autarcique et individuel avec des réseaux vastes et variés ; sommes nous capable d’écouter ceux qui ont des idées différentes des nôtres, ne pas tomber dans leurs propres travers. Sommes-nous capables d’appréhender si l’agriculture biologique devient la référence le mot mondialisation ? car il sera un peu tard pour se poser la question en cet instant.

En conclusion et en résumé.....pas de changement possible dans quelque domaine que ce soit....sans une remise à plat des valeurs humaines .

On n'inventera rien de neuf , sans avoir d'abord et avant tout....créer un homme nouveau , qui ne soit pas juste différent , mais vrai ....un Homme quoi !

#13 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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  • Localisation:LE MANS

Posté 26 novembre 2008 - 08:48

Pour avoir fait mes études supérieures agricoles/horticoles à la fin de années 70, je sais que tous les concepts qualifiés de bio étaient connus, montrés, démontrés dès avant cette époque.

L'économie classique, comme l'appelle justement Maurestérel, perdure parce que l'agriculture est routinière. Ce n'est pas nouveau. Les agronomes latins en disaient autant de leurs contemporains…

Routinière, parce que le paysan sent fortement à chaque véléité de progrès qu'il a plus à perdre qu'à gagner. Rendements espérés mirifiques contre des prix aléatoires, des investissements intellectuels, matériels, des frais supplémentaires, analyses, semences, contrôles… qui vont grever la marge, son bénéfice.

Dès lors il faudra bien un plan davantage politique, un train de mesures incitatives et/ou coercitives, une vraie demande des consommateurs (pas celle des experts du marketting), un éveil des consciences professionnelles.

Rien qui n'existe déjà, simplement il faut en faire la généralité et non l'exception.

#14 FP44

FP44
  • Localisation:St genest lerpt (42)

Posté 26 novembre 2008 - 13:15

a la question :" L’Agriculture bio peut-elle nous nourrir tous ?"

je répondrais simplement oui.
j'y émet sependent un ou 2 bémol.
-il faudra que les consomateur change. enbio on ne peut pas avoir des tomat fraiche toute l'anné a moin de lui fair fair 3 foi le tour de la planette avent d'arriver dans l'assiette mais dans ce qua la est elle encor vraiment bio????
- il faudra que la pac change en supriment les prime sauf au exploitation bio. le tout couplé a une taxe carbonne.

PS pour ceux qui se posserai la question vis a vis de ma signature, non mon esploitation n'est pas bio. mais plus les semaine passe et plus il nous parais comme une évidance que nous devrions nous convertir (putain on dirais prèsque une religion)

Modifié par FP44, 26 novembre 2008 - 13:18 .


#15 kidamdam

kidamdam
  • Localisation:paris

Posté 26 novembre 2008 - 16:41

Ca va être un peu long mais je reviens au sein du fil vous verrez ;)

Mon arrière grand-mère, par la faute de la "der' des der'" (et d'un mari polytechnicien qui s'est r'engagé en 17 après démobilisation pour blessure :puni: ... parti direct pour Verdun) est devenue veuve à 19 ans...
Pour toutes ressources pécuniaire une maigre pension de veuve de guerre et ce qu'elle pouvait tirer d'une exploitation agricole importante mais dans le Gers (une dizaine d'hectares céréaliers, une dizaine en cépage d'armagnac).
La responsabilité de 3 à 10 ouvriers agricoles, selon elle 6 personnes bon an mal an.
Le peu de temps que son mari avait passé sur l'exploitation il l'avait engagé à mécaniser (une faucheuse mécanique hyppo-tractée, charrue "anglaise" (réversible) tractée par le tracteur gascon (tandem de boeufs gascons), participation à une batteuse fixe en copropriété...).

On peut donc dire qu'en ingénieur de son époque il était un des premiers propriétaire terriens à s'engager dans l'agriculture "intensive" (mécanisatio) et payante (armagnac).
Et bien en dehors des traitements de la vigne (potée bordelaise, souffre) pas un seul intrans chimique.
Cette brave femme a gardé précieusement (religieusement quand de feu son mari) les cahiers / comptes rendus d'exploitation émis par son mari puis ses neveux, cousins etc... quand elle arrivait à les divertir de leurs études de "bourgeois" pour faire ce que l'on qualifierait maintenant de stages agricoles.
Un de ses neveux a même fait un mémoire d'université.

J'ai dévoré ces cahiers (ceux qui étaient encore lisibles ;) ). Je peux vous garantir que les intrans chimiques étaient hors de question.
Trop chers.
Le mémoire était sur l'amélioration du fumier (boeufs de labour, chevaux de travail et de cariole, lisier du porc de noël, fientes de la basse cour).
Ils en sont venus à faire l'investissement d'une fosse à fumier en béton (horriblement cher à l'époque) en parrallèle avec la mare à lisier (mare en sortie de fosse septique que nous avons transformé en lagunage dans les années '90).
Le fumier était régulièrement arrosé avec une pompe à bras plongée dans la mare de "lisier + issues de fosse septique" -->résultat une fumure très très azotée mais que l'on pourrait à notre époque qualifier d'endogène puisque provenant entièrement des issues de l'exploitation (et de l'habitation :ptdr: ).

Dans cette région on peut donc en conclure que même les exploitants les plus "productivistes" excluaient les engrais chimiques (pas par phylosophie mais par économie).
Et que ce sont les subventions de la PAC qui ont poussé les exploitants à acheter du "chimique" aux industriels agrobeurks. A défaut de ses subventions ils n'auraient eus ni les moyens de la mécanisation (maintenant poussée à outrance) encore moins des produits chimiques.

Pour revenir (enfin ;) ) au fil.
Compte tenu qu'il est évident que l'Agriculture Biologique peut nourrir tout le monde et que les freins du monde agricole à sa généralisation (souhaitable hors toute religion de celle-ci) sont économique.

Si on installe un bonus-malus sur les phyto-sanitaires et les matériels agricoles le passage vers une agriculture, à défaut de biologique en tout cas avec moins de moyens de nuire à son environnement (dont nous, la biodiversité, notre descendance) , est possible à mettre en place rapidement.

De la même façon que l'Europe essaie de limiter les dégats de sa flotte de pêche par des quottas et, surtout, par la réduction des moyens de pêche (moins de chalutiers, moins de puissance, des filets règlementés etc.) l'Europe, par la modulation de la PAC, peut essayer d'influencer la société des gens agricoles.

Nous Pouvons le Faire : soyons lobby pro biologique tous autant que nous sommes.

#16 _ophildelo_

_ophildelo_

Posté 26 novembre 2008 - 18:15

Ce que tu dis Kidamdam est très interessant .
Malheureusement je voudrais mettre un petit bémol sur la conclusion .

Si on installe un bonus-malus sur les phyto-sanitaires et les matériels agricoles le passage vers une agriculture, à défaut de biologique en tout cas avec moins de moyens de nuire à son environnement (dont nous, la biodiversité, notre descendance) , est possible à mettre en place rapidement.

De la même façon que l'Europe essaie de limiter les dégats de sa flotte de pêche par des quottas et, surtout, par la réduction des moyens de pêche (moins de chalutiers, moins de puissance, des filets règlementés etc.) l'Europe, par la modulation de la PAC, peut essayer d'influencer la société des gens agricoles.

Nous Pouvons le Faire : soyons lobby pro biologique tous autant que nous sommes.


Oui les freins politiques sont en partie économique...mais pas seulement ...le "Système" travaille aussi pour autre chose que l'on peut qualifier " d'aliènation de l'individu" .

Et la conclusion c'est plutôt nous aurions pu le faire ....parce qu'aujourd'hui sur des terres agricole complétement dégradées , épuisées , et poluées , il ne suffit plus de supprimer les intrants de la chimie de synthése , pour retourner à une agriculture chimique .

Pour se rendre compte de ce que peuvent produire certaines terre aujourd'hui , il suffit parfois de se rendre à l'angle d'un champ , là ou les engins de traitement et de fertilisation , à cause de leur taille , n'interviennent pas .
Sur un champ de maïs luxuriant , on peut observer que le maïs de ces angles ne fait parfois que 20 cm de haut , alors que le maïs du reste du champ fait parfois plus que 1,80 m .
Le maïs de 20 cm donne la vraie mesure de l'état des terres agricoles d'aujourd'hui .

Les agriculteurs d'aujourd'hui rient sans vergogne des 15 ou 20 quintaux de blé à l'hectare de leurs ancêtres...mais en réalité , aprés 2 ou 3 ans sans fertilisation leurs terres ne produiraient quasiment plus rien .

#17 FP44

FP44
  • Localisation:St genest lerpt (42)

Posté 26 novembre 2008 - 19:31

ophildelo je dirai oui et non pour le mais au coin du champ.
car dans le coin l'outi ne vas pas certre mais le tracteur y passe et bien souvent plusieur foir de rent pour maneuvrer donc le sol est plus tasser.

je suis d'accore sur le fait que sans angrais duerne 1 ou 2 ans les terre ne produirai splus a une condition pas d'engrai issu de la ferme (fumier, lisier , composte, ...) et des semance fourni par des semancier.

et oui car les semance qui sont fourni au agriculteur ne peuve pas vivre sans angrais contrairement au variéter des nos arrière grand parent. et croyer moi sa joue beaucoup

bien sur en bio on est obliger de relocaliser la production.
je vos mal un céréalier de la beaucs acherter du liser a un paysan breton et fair fair le voyage du liser par camion entre les 2

#18 _ophildelo_

_ophildelo_

Posté 26 novembre 2008 - 19:50

et oui car les semance qui sont fourni au agriculteur ne peuve pas vivre sans angrais contrairement au variéter des nos arrière grand parent. et croyer moi sa joue beaucoup

Je sais cela FP44 , car j'ai cultivé il y une vingtaine d'années des variétés anciennes que l'inra garde jalousement dans ses jardins conservatoires
.
A l'époque un responsable du muséum d'histoire naturelle m'avait remis une attestation (un faux) qui m'avait permis de sortir plusieurs variétés anciennes , aujourd'hui totalement méconnues .
J'ai cultivé de l'amidonnier , de l'engrain , du blé marin , du victoria d'automne , du chiddam d'automne , du poulard d'auvergne , du golden drop...et des tas d'autres variétés .
La plupart de ces céréales font plus de 1,50 m de haut et tallent énormément ...quand on maitrise bien la culture 4 à 5 graines au m² suffisent .

#19 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 26 novembre 2008 - 20:28

…en bio on est obligé de relocaliser la production.
je vois mal un céréalier de la Beauce acheter du lisier à un paysan breton et faire voyager le lisier par camion…

La spécialisation des régions agricoles (porcs hors-sol bretons, céréales en Beauce) a pu se développer avec la mise en place des réseaux de transports par voie férrées dès le XIXème.

Le phénomène ne date donc pas du XXème siècle. Mieux, l'existence du laboureur beauceron est connue au XV et XVI siècle. Il devait entretenir les animaux de traits. De ses étables et de ses écuries sortaient du fumier pailleux.

Pour créer des "exploitations agricoles en polyculture/élevage" selon les termes employés, il y a donc une véritable révolution à mettre en pratique.
Sauf à pratiquer un grand bond en arrière, le labourage et le paturage cher à Henri IV ne me semblent pas facile à faire coexister.
Il y a, comme je l'ai dit (dans mon post matinal), des routines qu'il sera difficile de vaincre.

Ceci dit FP44 dit vrai.

Modifié par FLOYD, 26 novembre 2008 - 20:30 .


#20 FP44

FP44
  • Localisation:St genest lerpt (42)

Posté 26 novembre 2008 - 21:09

l'INRA ne les carde plus (aven elle devai sle resemer tout les 10 a 1 ans pour garder le puvoir germinatif ) maintenan elle les met au ordure après avoir fait congeler le génome
heureusement les confédération paysanne et les semeur volontaire arrive a saufer quelque variéter.