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19 réponses à ce sujet

#1 nicole sa tribu et sa ménagerie

nicole sa tribu et sa ménagerie

    deux mains gauches

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Posté 01 janvier 2008 - 17:45

Ma grand-mère savait traiter le lin et le chanvre (textile, hi, hi), j'ai failli avoir une attaque en voyant la complexité de la chose...
Du coup, le lin que je vais planter (s'il daigne pousser) sera coupé aux ciseaux pour faire du paillage.

Par contre, dans mes recherches, j'ai trouvé cet article sur la trémie (textile à base d'ortie increvable):

 

Orties textiles pour supplanter avantageusement le coton, le chanvre et le lin ?
(D’après « Le Magasin pittoresque », paru en 1884)
  
Il y aurait intérêt, suggère un chroniqueur du Magasin pittoresque en 1884, à introduire dans l’agriculture française des plantes d’une culture facile, et dont les fibres, bien supérieures comme longueur et comme résistance à celles du coton, du chanvre et du lin, se rapprocheraient de la soie par leur souplesse et leur éclat.

 

 

Les substances textiles ont, dans l’industrie française, un rôle des plus importants, nous explique-t-il, ajoutant que, malheureusement, l’agriculture est incapable jusqu’à ce jour de fournir à nos fabriques de tissus la totalité des matières premières nécessaires à leur travail. En 1879, par exemple, l’importation s’en est élevée à 950 millions de francs, près d’un milliard.

Ortie-Blanche.jpg
Ortie de Chine ou Ortie blanche (Urtica nivea)

 

On trouve ces qualités dans plusieurs espèces d’orties, dont les deux principales sont l’Ortie de Chine (Urtica nivea) et la Ramie (Urtica utilis, Urtica tenacissima). Les orties textiles sont vivaces comme celles de nos pays ; circonstance favorable, car elle évite la peine de les semer chaque année, ainsi qu’on est obligé de le faire pour le lin ou le chanvre. Quelques botanistes en font un genre particulier, le genre Boehmeria, parce qu’elles sont dépourvues de dards, ce qui en rend le maniement facile.

 

L’ortie de Chine ou ortie blanche appartient aux climats tempérés et convient, par conséquent, à la plus grande partie de la France : elle pousse très vigoureusement et peut donner deux et même trois coupes dans une année. La ramie, originaire des îles de la Sonde, se cultive à Java, à Sumatra et dans les provinces méridionales de la Chine. On pourrait l’acclimater dans le midi de la France. Sa puissance de végétation est encore supérieure à celle de l’ortie blanche, et l’on en tire souvent quatre récoltes par an. Il paraît, en outre, que ses feuilles nourrissent un ver particulier qui donne une fort belle soie.

 

Les fibres textiles des orties sont fort longs (plus de 50 centimètres), et d’une ténacité telle qu’un fil d’ortie de la grosseur d’un fil à coudre ordinaire ne peut être cassé à la main. Elles sont remarquables par un éclat et un brillant qui donnent aux tissus en fil d’ortie l’apparence d’étoffes de soie. Beaucoup de voyageurs ont pris en effet pour des vêtements de soie les robes inusables que les Chinois se transmettent en héritage, et qu’ils fabriquent avec l’ortie. Cette différence semble avoir été connue des anciens : Pline dit, en effet, qu’il faut distinguer le vêtement de soie (vestis bombycina), fabriqué avec la matière produite par le bombyx du mûrier, et celui qui est lissé avec des fils provenant d’un arbre de l’Inde et qu’on appelle vestis serica.

 

La culture des orties textiles ne présente aucune difficulté. Elles se multiplient très aisément par le semis, par le bouturage ou le marcottage, par la division des pieds, et surtout par la section des racines souterraines ou rhizomes en morceaux de 4 à 5 centimètres de long. Bien qu’elles exigent des climats différents, l’ortie blanche et la ramie préfèrent les terres légères, mais riches, fraîches sans être marécageuses. Un léger ombrage leur est favorable. Résistant très bien à la sécheresse, elles acquièrent par des irrigations une taille plus considérable.

 

L’utilisation des orties textiles présentait une difficulté sérieuse : c’était l’extraction des fibres et leur séparation des autres parties de la tige. Les procédés purement manuels dont les Malais et les Chinois font usage ne peuvent être appliqués en Europe, à cause du prix élevé de la main d’oeuvre. Le rouissage, tel qu’on le pratique pour le lin et le chanvre, est une opération malsaine : elle produit des émanations pestilentielles et doit être bannie de l’industrie. Elle a d’ailleurs le défaut d’altérer les fibres, quand elle n’est pas conduite avec le plus grand soin. La décortication des tiges d’ortie peut, il est vrai, se faire par des procédés mécaniques, sans rouissage préalable, à la condition que les tiges aient été desséchées. Mais ce résultat ne saurait être obtenu en toute saison : il faut pour cela des conditions climatiques spéciales ; et l’on s’exposerait à voir pourrir une récolte, faute d’un temps favorable à sa dessiccation. Aussi le gouvernement des Indes anglaises a-t-il offert une prime de 125 000 francs pour la meilleure machine ou le meilleur procédé de traitement, à l’état vert, des tiges de ramie.

 

Le problème est aujourd’hui résolu : Les tiges de ramie nouvellement récoltées sont soumises en vases clos, dans des caisses en bois par exemple, à l’action de la vapeur ou de l’air chaud. Au bout de quelques minutes, la chènevotte se sépare avec la plus grande facilité de la couche corticale contenant toutes les fibres utilisables. L’écorce s’enlève par lanières exemptes de tout débris ligneux, et, d’un autre côté, aucune parcelle de filasse ne reste sur la chènevotte.

 

Ce mode de traitement a été découvert par M. A. Favier, ancien élève de l’école polytechnique. Grâce aux travaux de M. Frémy, l’opération peut être complétée : ce savant a trouvé le moyen de débarrasser les lanières d’écorce du ciment végétal qui les empâte, et par conséquent d’isoler, de dégommer et de blanchir les fibres d’ortie, de façon à les obtenir dans toute leur longueur, avec toute leur solidité et leur éclat. On peut ensuite en faire des fils ou des cordages, les tisser ou les teindre, les employer à la fabrication du plus beau linge de table et de corps, ou bien en confectionner de magnifiques étoffes, pour les vêtements et l’ameublement.

http://www.france-pi...om/faune/38.htm

Qui en a entendu parler?
Qui en cultive?
Qui en vend?

Je découvre...A part le conte de fées dans lequel une jeune fille faisait des chemises en orties et dans le forum:la gazette des jardins, jamais entendu parler...

Est-ce que mes orties seraient valables?
Je rêve, je rêve...Parce qu'il est dit dans l'article que les vêtements en trémie sont aussi jolis que la soie,mais tellement solides qu'ils entrent dans les héritages....
Vous imaginez la cata pour l'industrie textile et la joie pour la décroissance...
Que pensez-vous du lien avec cet article?

 

 

Edit modo : article inséré.



#2 verdeter

verdeter

Posté 01 janvier 2008 - 18:03

L'ortie a été en effet utilisée par le passé.
Comme pour le chanvre, il faut cultiver, rouir, carder, filer, tisser... ;)

Quand il se jette des tonnes de vêtements utilisables tous les jours
A garder en réserve pour quand notre monde aura pêté

#3 geispe

geispe
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Posté 01 janvier 2008 - 18:47

je n'ai jamais trouvé de ramie ou ortie chinoise, mais j'ai bien l'impression qu'elle pousse bien surtout plus au sud... nous testons l'ortie de chez nous - qui devrait fonctionner également - mais pour l'instant en sommes à faire des stocks et à essayer le rouissage... tu aurais intérêt à stocker ton lin pour le rajouter à une cargaison cultivée l'année suivante, et ainsi en avoir une certaine quantité car il en faut beaucoup...
ensuite le filage est aussi un travail de titan, si l'on veut avoir des km de fil histoire de faire du tissu...

#4 nicole sa tribu et sa ménagerie

nicole sa tribu et sa ménagerie

    deux mains gauches

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Posté 31 janvier 2008 - 08:44

L'année de notre arrivée, après un double labour, notre minuscule jardin a été envahi d'orties. Des "bêtes" qui dépassaient notre aînée alors agée de deux ans...Impossible de nous en débarrasser...Pendant des années, j'ai lutté manuellement contre les orties.
Puis la sagesse arrivant avec l'absence de labours, je commençais à voir les orties d'un oeil gourmand.
Dans les soupes, commes des épinards...Un régal...En un an, plus aucune ortie, j'ai dû labourer un carré, récupérer des graines dans un terrain vague, coucouner le seul plant qui a poussé...
J'ai la joie de vous annoncer cette année le retour des orties chez moi, pas de ramassage cette année dans le jardin...
Par contre, d'énormes orties poussent dans les fossés.
Dans le lien cité au dessus, j'ai lu qu'on pouvait éviter de rouir les orties, il suffirait de les faire passer à la vapeur.
On parle aussi dans ce site d'un traitement manuel employé par les Chinois, non rentable pour l'industrie...
Malheureusement, ils n'approfondissent pas...Je vais essayer de les taper avec un marteau ou un pilon (les voisins vont me maudire, le pilon est en bronze et fait plus de bruit qu'une cloche d'église, hi,hi...).
Existe -t-il un livre qui parle de cette technique?

Modifié par nicole sa tribu et sa ménagerie, 31 janvier 2008 - 08:47 .


#5 geispe

geispe
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Posté 31 janvier 2008 - 09:19

çà me semble fastidieux de marteler les orties alors que le rouissage c'est la nature qui travaille pour toi :)
j'ai déjà essayé de trouver des renseignements détaillés sur le processus manuel mais pas réussi pour l'instant... soit personne n'a jamais fait, soit on garde jalousement le secret... donc faut essayer, découvrir et inventer soi-même ;)
(pour ce qui est du bruit d'un pilon en métal, il vaut d'ailleurs mieux prendre un pilon en bois ou un maillet : moins bruyant et plus léger...)

Modifié par geispe, 31 janvier 2008 - 09:21 .


#6 verdeter

verdeter

Posté 31 janvier 2008 - 13:55

Le rouissage me semble bien, le marteau va couper les fibres.
Tu peux faire un prérouissage, extraits fermentés d'orties surnommé purin.
Pour le lin on utilise une broie, mais le chanvre et l'ortie étant de la même famille, il me semble que des techniques du chanvre doivent pouvoir être essayées sur le lin

Modifié par verdeter, 31 janvier 2008 - 14:00 .


#7 highflyaddict

highflyaddict
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Posté 31 janvier 2008 - 20:35

;) Non non, chanvre et orties ne sont pas de la même famille (enfin botaniquement parlant en tout cas).

J'ai testé sur de petites quantitées de chanvre une technique manuelle sans rouissage :

Une fois les tiges sèches, on sépare l'écorce de la chénevotte à la main .... déjà c'est long ! :) !

Puis on assemble les écorces en petits fagots de 5 mm de diamètre environ, et l'on roule (longtemps) chaque fagot entre deux surfaces de caoutchouc (semelles de chaussures, vieux pneus) en appuyant bien !
Tout ce qui n'est pas fibre se transforme en poussière lors de ce traitement, il suffit d'épousseter, et recommencer ... tant qu'on est pas satisfait du résultat. Cette méthode n'est absolument pas rentable en termes d'efforts fournis mais la qualité est là du coup.

J'ai lu pas de mal de fois que le traitement du lin, des orties ou du genet est similaire à celui du chanvre.

Alors pourquoi ne pas essayer avec cette méthode ?

#8 nicole sa tribu et sa ménagerie

nicole sa tribu et sa ménagerie

    deux mains gauches

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Posté 01 fvrier 2008 - 08:54

J'ai toujours vu les femmes de ma famille tricoter, jeune je tricotais ou crochetais...J'ai recherché de la laine, les prix me paraissent fous...

#9 néothé

néothé
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Posté 01 fvrier 2008 - 09:46

;) je sort du testil végétal...mais le plus facil est de filer de la laine.....en france, beaucoup (pour pas dire la grande majorité) jette la laine...pas rentable et laine de moindre qualité....que celle selectionné pour...

hors cette laine, quand elle n'est pas lavé avec des détergent, à la propriété de bien résister à la pluie...et fait des bonnet ou des veste qui permettent de ne pas se mouiller....(grace au suin du mouton)

carder la laine est assez facil entre duux peigne (brosses spéciale assez large) laver à l'eau froide et savon de marseille...

on peu filer avec un rouet mais aussi plus simplement avec (pfff je sais pas comment ça s"'appelle!!) un truc en bois genre toupie/quenouille, on fait tourner le truc dans le vide avec un brin roulé à la main arrimé dessus, on étire la laine cardé pour que laquantité de laine fourni à mesure soit à peu près indentique sur qu'au début on n'a pas un fil régulier ni très fin!!! mais je vous parle d'éssai que j'ai fait à l'age de 15 ans dans un atelier steiner en irelande...et j'y arrivait, donc pas si compliqué, en une journée on doit en savoir sufisament....
ensuite tricot...ou tissage....


une bonne resource pour trouver de la laine: détricoter!!!! c'était la spécialité de la grand mère de mon mari, qui ne jettait aucun pull foutu....

au puce, les trico doivent être très abordable...(1 euro le pull....) :) après..y a plus qu'a...

les tissage permettent aussi de faire des carré...et en patchworc(pffff orthographe!!!) tailler des vettement


autre piste:
aux journées d'été des verts, il y avait une fille extra qui a monté des ateliers en créant de l'emploi...elle récupère des fripes et avec 3 vettement, elle en recoupe un avec beaucoup d'idées, du vrai travail de styliste...c'était géniale...elle vendait un vettement 60 euro et sur l'étiquette il y avait toute la décomposition du prix (achat fripe, paye personel, marge....) et c'était vraiment des vettements...super...(z'avez qu'a aller sur le site des verts, cherher dans les archives car elle est intervenue à la tribune pour expliquer son cas (conférence sur l'économie verte)

néothé

#10 mathilde

mathilde
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  • Localisation:les pieds sur terre

Posté 01 fvrier 2008 - 10:54

Génial tes tuyaux Néothé, détricoter j'y aurai même pas pensé!!! Faut dire je sais pas tricoter c'est peut-être pour ça. :) Le prix de la laine c'est vrai ça stoppe direct mes idées créatives, là plus rien à dire...

Pour la création de vêtements à partir de fripes, je fais pareil mais souvent à partir d'un seul vêtement grande taille et les résultats sont bien souvent d'une médiocrité redoutable. Enfin y a un début à tout... En tout cas ça revient bien moins cher qu'acheter du tissu dans les supermarchés du textile, et ça évite de financer ces gros groupes, en plus attention la médiocrité du coton!!! C'est fou la différence de douceur entre coton bio et pas bio, et la longévité...

On peut faire des boutons avec des noisettes percées, le tout c'est qu'il n'y ait pas de ver qui s'installe dedans sinon on voit de la poudre de noisettes sortir des trous de temps en temps. Ca transforme une veste en H.L.M à asticot, c'est pas toujurs du meilleur effet. ;) Le mieux c'est de percer les noisettes, attendre au moins six mois que les petits vers fassent leur oeuvre de nettoyage et utiliser ensuite. On peut aussi utiliser des petits coquillages costauds troués, c'est super joli.

Bon là ça n'a rien à voir avec le sujet de départ je suis spécialiste du hors sujet, mais je voulais apporter une petite pierre à l'édifice même si elle est un peu biscornue.

Pour faire vivre plus longtemps mes vêtements, je les teins de plus en plus foncés.
Les vêtements colorés abimés je les garde et je rapièce les vêtements devenus noirs avec, ça apporte de la gaité et des petits motifs sympatoches. Et vice versa.

#11 Yoananda

Yoananda

Posté 01 fvrier 2008 - 11:09

J'avais trouvé un article expliquant comment faire une corde a partir d'orties !
Ben c'est déja pas simple ;) alors le textile, je me suis dit que j'allais laisser ca pour plus tard ! lol

http://www.museedest...le/tissage.html
http://www.webarcher...-corde-en-ortie mais les images ont disparues !!! domage c'était un super article... je l'ai gardé en local si jamais.



#12 geispe

geispe
  • Genre: Homme
  • Localisation:Strasbourg

Posté 01 fvrier 2008 - 12:59

intéressantes ces adresses merci... je suis à la recherche de renseignements pour faire de grandes surfaces de feutre...
et l'utilisation d'orties aussi... vais voir si on peut retrouver l'auteur des photos sur le forum en question...

#13 highflyaddict

highflyaddict
  • Genre: Homme
  • Localisation:Pyrénées

Posté 01 fvrier 2008 - 13:01

J'avais trouvé un article expliquant comment faire une corde a partir d'orties !
Ben c'est déja pas simple :) alors le textile, je me suis dit que j'allais laisser ca pour plus tard ! lol

http://www.museedest...le/tissage.html
http://webarcherie.c...p/t13084-0.html mais les images ont disparues !!! domage c'était un super article... je l'ai gardé en local si jamais.

Merci Yoananda !

Je suis TRES TRES TRES interessé par le deuxième site ! As tu les photos ? Ca me ferait bien plaisir de les voir !

#14 doris

doris
  • Localisation:France

Posté 03 fvrier 2008 - 20:55

:D le truc pour filer s'appelle un fuseau (la quenouille servait à accrocher la laine avant de la filer ) vous pouvez en trouver à partir de 7 ou 8 euros ici :

http://www.solidpepp...uille=&couleur=

ou là :

http://alysse-creati...-detaillee.html

il y a aussi le rakestrawspinner que j'utilise aussi parfois (fabrication maison , très facile )

http://fibers.downin...&category_id=62

Pour ce qui est de détricoter des pulls, actuellement il y a de moins en moins de vraie laine, donc si vous préférez la laine, il vaut mieux en prendre chez les éleveurs qui s'en débarassent... ou à la rigueur, brosser régulièrement votre chien à poils longs :tresfache: ou votre chat angora ...

http://monsite.wanadoo.fr/canilaine/

#15 nicole sa tribu et sa ménagerie

nicole sa tribu et sa ménagerie

    deux mains gauches

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Posté 18 fvrier 2008 - 19:30

Mes grand-mère, mes tantes, ma mère ont fait des couverture en laine au crochet (carreaux laine détricotée ou non);
Dernièrement ma maman a trouvé un truc pour les rendre plus chaudes, parce qu'elles sont légères mais pas très chaudes (ben les trous ça ne chauffe pas), elle double la couverture avec un tissus de coton...C'est superbe, léger et aussi chaud qu'une petite couette...ça se lave facilement (programme laine).

#16 doris

doris
  • Localisation:France

Posté 31 mars 2008 - 17:57

Pour en revenir à l'ortie, ce n'est pas l'ortie piquante (celle pour la soupe ou le purin...) qu'on utilise pour filer, mais l'ortie blanche.

Le traitement qu'on lui applique n'est pas le rouissage qui a tendance à la faire pourrir ...mais la cuisson à la vapeur ou à l'eau bouillante et le triage .

comme d'ailleurs pour l'asclépiade (herbe aux perruches) dont le suc collant est un très bon insecticide, désinfectant etc ... (les papillons monarques s'en servent en Amérique du Nord pour se protèger des prédateurs) mais attention : à manipuler avec des gants si vous avez la peau sensible ou allergique !

une petite idée d'une façon empirique de procéder (en anglais ...)

http://crowcallingwo.../label/milkweed

et pour le cultiver chez vous :

http://nature.jardin...as_syriaca.html

#17 Tis

Tis

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Posté 24 juillet 2016 - 12:29

Quelques nouvelles récentes du lin (dont un champ couvert de fleurs a ébloui une de mes vacances enfantines en Normandie) :

 

1469356090.jpg
 

Le lin textile, une culture européenne ancestrale, qui séduit l'Asie
AFP - 15.07.2016

Dans le champs pailleté de fleurs bleutées qui s'étale à l'infini sous le ciel du Nord, Bertrand Decock tire une tige souple de la lourde terre collante. D'un coup de doigt, il détache la peau verte collée à la paille: la fibre de lin se déroule.

Oublié, relégué pendant des siècles avec la jute et le chanvre, le lin représente moins de 1% des fibres textiles mondiales, mais 80% de la production vient d'Europe. La France est le premier producteur mondial. Et 80% de la fibre est vendue en Asie.

Le lin consomme dix fois moins d'azote que le blé, et capte le CO2. Il est très rentable pour les quelque 8.500 exploitations agricoles qui le cultivent en France, en Belgique et en Hollande, la première zone linicole textile du monde avec quelque 93.000 hectares.

C'est d'ailleurs la seule fibre textile naturelle produite en quantité en Europe, où le climat tempéré lui convient.

Sur une bande côtière océanique qui s'étale de Caen à Amsterdam, "la France compte 6.500 exploitations de lin textile, surtout en Normandie, Picardie et dans le Nord", explique Marie-Emmanuelle Belzung, qui dirige la confédération européenne du lin et du chanvre (CELC). Les cultures de lin oléagineux sont implantées dans d'autres régions.

"Aucun agriculteur ne produit que du lin. Il est cultivé par rotation tous les sept ans avec d'autres cultures" précise Alain Blosseville, exploitant en Normandie, qui préside aussi la coopérative Terre de Lin, réunissant 650 agriculteurs.

- Le lin rapporte plus que le blé -

Les surfaces dépassent d'ailleurs rarement 10-12 hectares par cultivateur.

"La production a doublé en France en 20 ans", dit M. Blosseville: "En moyenne, le lin rapporte plus que le blé".

Mais la récolte est aussi "beaucoup plus risquée", note-t-il. Car, une fois arraché, le lin doit "rouir" correctement au sol pendant plus d'un mois.

La fibre tout en séchant commence à se décoller progressivement de la paille au gré d'une alchimie que seule la nature sait gérer avec un savant dosage de soleil et d'humidité. En dix minutes, un orage peut détruire la production d'une année entière.

Une fois en bottes, le lin est acheté par un "teilleur", industriel ou coopérative, qui extrait la fibre de la paille. Comme Bertrand Decock, teilleur de père en fils depuis 1695 près de Dunkerque.

"Nous avons un métier ancestral ancré dans le Nord, et ouvert sur le monde", explique M. Decock qui reçoit régulièrement des clients Indiens et Chinois pour négocier sa production: 6.000 tonnes de fibre de lin par an, issues de 20.000 tonnes de paille récoltées par les agriculteurs de la région.

Avec le lin, pratiquement aucun déchet: les graines sont gardées pour la semence ou l'industrie agro-alimentaire. La paille sert de litière pour les animaux ou est utilisée pour les panneaux agglomérés. Les résidus de fibre, ou fibres courtes appelées étoupes, sont de plus en plus prisés dans des débouchés industriels en raison de leur légèreté et de leur solidité (isolation, carrosserie automobile, raquettes, planches de surf, skis). La fibre, longue et noble, rassemblée en "filasses" ou "poignées", part chez le filateur.

- Jusqu'à 90 km de fil au kilo -

A l'arrivée dans l'usine, les balles de lin sont déroulées, peignées, puis broyées et ensuite battues par les lames d'un tambour qui sépare physiquement la paille de bois de la fibre grisâtre.

"Aucun agriculteur ne peut le faire lui-même, ce qui limite les zones de culture" explique M. Blosseville. Autour de Dunkerque, grande région linière, on trouve sept usines de teillage dans un rayon de 15 kilomètres, et 24 dans toute la France.

Pour la commercialisation, on est loin des marchés à terme de céréales. Les ventes ne se font que de gré à gré "dans le hangar", entre clients et fournisseurs. "Les prix s'établissent tout seuls après la récolte" explique M. Decock. Comptez entre 0,80 et 2,60 euros le kilo de fibre entre le teilleur et le filateur, selon la qualité.

Une récolte réussie, c'est une fibre légère, résistante, fine et homogène qui peut produire jusqu'à 90 km de fil au kilo. Mais c'est exceptionnel.

Les filateurs européens ne représentent plus que 20% des clients. Ils sont basés en Pologne et en Lituanie. 70% de la récolte part se faire filer en Chine, et 5 à 10% en Inde, où le tissu de lin est très prisé par les hommes notamment, souligne Mme Belzung.

"Les Chinois ont bien tenté de faire pousser du lin, mais pour l'instant ça ne marche pas. Il font de très faibles rendements et n'atteignent pas la qualité et l'homogénéité que nous avons" dit M. Decock. "Mais nous avons l'oeil, car il y a 30 ans, ils ne savaient pas filer et maintenant presque tout le fil vient de Chine".

 

Pour ceux qui souhaitent en savoir plus, Ariane Doublet a réalisé un documentaire intitulé La pluie et le beau temps


  • FLOYD et groslard aiment ceci

#18 Brunito

Brunito
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Posté 24 juillet 2016 - 14:31

Excellent , a ce que j ai pu lire , le lin est aussi un tres bon mulch , qui sert de couverture mais aussi de fertilisant de surface .

 

Quant aux fibres de lin en textile , c est vraiment tres agreable a porter . Un peu plus rigide que la fibre de chanvre (sans THC obligatoire , pour ceux qui seraient tente de fumer leurs chaussettes) . Ce chanvre en textile est vendu au Quebec , dans les magasins specialises , surtout robe , tet shirt ou chaussettes .. beaucoup plus agreable que le coton quant a moi . Et beaucoup plus ecolo dans sa production que le coton.

 

La Sarthe avait , jadis , une forte production agricole de chanvre sans THC (?) surtout le nord du departement , on repere ces anciennes plantations aux restant d architecure en pierre dans les champs . Tu dois connaitre ça Floyd ?

 

A ce que j ai lu , il y aurait 8000 hectares de plantations autorisees sans THC en France . C est tres peu comparees aux 200 000 hectares de chanvre avec THC cette fois , et a d autres usages, sous controle du roi du Maroc .. pas mediatise en France ,forcement ,  silence radio et autres ..sous controles de l Etat Français , enfin l Etat europeen serait plus precis ... 


Modifié par Brunito, 24 juillet 2016 - 14:47 .


#19 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 28 fvrier 2017 - 16:35

A propos de l'asclépiade évoquée par Doris il y a quelques années, j'aime beaucoup ce retournement de situation :
 

L'asclépiade, la plante miracle à tout faire
Paris Match| Publié le 14/12/2016 | Frédérique Féron

 

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Sur un chemin forestier du Québec, une gousse d'asclépiade sauvage s'ouvre et libère les graines composées de fines soies. Stéphane Féron

C'est une plante incroyable qui pousse comme du chiendent au Canada. L'asclépiade produit une fibre d'une douceur incomparable qui tient chaud sur les glaciers de l'Everest et peut dépolluer les océans... Un ingénieur québécois a redécouvert ce qui était au XVIIe siècle, à la cour de France, l'étoffe des rois. Et va ouvrir une nouvelle «route de la soie» qui sillonnera l'Amérique du Nord du Québec jusqu'au Mexique.

Moissonner un champ de mauvaises herbes, cela ne s'était encore jamais vu. Cet automne, au Canada, dans la vallée du Saint-Laurent, c'est pourtant ce qu'il s'est passé. De là à penser que les Québécois sont tombés sur la tête... Quelques dizaines d'agriculteurs se sont en effet laissé convaincre d'ensemencer l'asclépiade, une plante envahissante qui pousse comme du chiendent en Amérique du Nord, au bord des autoroutes et dans les terrains mal entretenus. La bête noire de tous les Canadiens, sauf pour François Simard. Ce n'est pas sa jolie fleur rose qui intéresse l'ingénieur mais son fruit en forme de gousse qui laisse flotter au vent comme des dizaines de fils blancs, plus doux que le coton, ce qui vaut à la plante le surnom de «soyer du Québec».

Il y a six ans, ce spécialiste du textile a été mandaté par la filière pour trouver de nouvelles matières premières québécoises, autres que le lin et le chanvre. Objectif de la mission: sauver le secteur économique ravagé par les délocalisations. Pas si facile. Mais lorsque François Simard tombe sur le «Traité des asclépiades», publié en 1810 par Sonnini de Manoncourt, membre de la Société royale d'agriculture de Paris, il est convaincu qu'il vient de dénicher un trésor. A la lecture du manuscrit, il comprend qu'Asclepias syriaca tient plus de la bonne que de la mauvaise herbe. Et qu'elle a déjà fait ses preuves. Les Amérindiens utilisaient ses jeunes pousses dans leur cuisine, sa tige pour confectionner des cordages, sa racine comme contraceptif ou pour guérir la dysenterie, sa sève pour les verrues et la tisane pour la toux. Au XVIIe siècle, pas rancuniers, ils transmirent leurs connaissances aux premiers explorateurs français, qui s'empressèrent d'envoyer quelques plants à la cour. Ce qui attira l'attention de Louis XV fut surtout la douceur de ses fils, avec lesquels les Indiennes fabriquaient de douillets cocons à leurs bébés. Le roi de France accorda à son bonnetier, sieur Jacques La Rouvière, l'exclusivité du tissage et de la vente de la fibre. Manque de chance, en 1759, le général anglais Wolfe remporta devant la ville de Québec la bataille des plaines d'Abraham sur les troupes du général Montcalm, ce qui mit fin au régime français au Canada ainsi qu'aux intentions d'exploiter l'asclépiade: pour ne pas compromettre le commerce florissant du coton et de la soie dans leur empire, les nouveaux maîtres du Canada enterrèrent le projet.

Deux siècles plus tard, dans les années 2000, l'Américain Winthrop Phippen, chercheur à la Western Illinois University, confirme les qualités uniques de la fibre d'asclépiade: ultra chaude, ultra imperméable, ultra absorbante. Malgré ces résultats prometteurs, le gouvernement américain préféra investir dans les biocarburants et retira son financement. Le programme de recherche s'arrêta.

«En 2010, à la lecture des travaux de Winthrop, j'ai décidé de donner tout mon temps et mon argent dans l'exploitation de l'asclépiade», raconte François Simard, persuadé qu'il a sous la main une nouvelle fibre textile naturelle, une alternative 100% écologique à la production de coton. «Aux Etats-Unis, 40% de l'eau douce utilisée par l'agriculture est destinée à l'irrigation des champs de coton, grands consommateurs de pesticides et d'engrais, explique-t-il. L'asclépiade, elle, ne nécessite ni produits chimiques, ni arrosage pour produire une soie plus fine que le coton et aux caractéristiques isolantes et thermiques incomparables. » Même la plume d'oie ne fait pas le poids: la soie d'asclépiade, appelée aussi soie d'Amérique, est aussi légère et deux fois plus chaude. Elle ne se tasse pas, ne se mouille pas et, cerise sur le gâteau, est moins chère! «Et elle est obtenue sans souffrance animale», ajoute le Canadien écolo et végétarien.

Mais l'homme doit convaincre les agriculteurs et, en premier, Daniel Allard: «Lorsque François m'a appelé pour me parler de l'asclépiade, j'ai pensé qu'il y avait une prolifération de mauvaises herbes dans ses champs, se souvient Daniel, qui a déjà travaillé avec l'ingénieur. Et quand il m'a demandé d'en cultiver, j'ai cru à une plaisanterie. Il est revenu à la charge quelques jours plus tard avec le résultat des études menées par l'université américaine. Là, j'ai compris son enthousiasme et je l'ai suivi dans l'aventure.»

 

A lui maintenant de recruter des cultivateurs volontaires autour de sa ferme de Saint-Tite, dans la province de Mauricie. Les arguments ne manquent pas. L'asclépiade est une plante vivace qu'il faut semer seulement tous les dix ans et qui pousse toute seule sur des sols pauvres, impropres à toute autre culture. A l'argument écologique, François en ajoute un économique: il promet un prix d'achat de la récolte à l'hectare équivalant à celui des céréales. De quoi convaincre le plus sceptique des agriculteurs. Et 75 exploitations pionnières font désormais partie du projet. Toutes situées sur la route de migration du monarque, le papillon emblématique du Canada, dont la larve se nourrit exclusivement de la fleur d'asclépiade.

Pour les premières moissons, seules les gousses sont récoltées et transportées à Saint-Tite dans l'unique usine de transformation. Chacune contient 205 graines auxquelles sont rattachées 788 fibres, soit près de 5000 mètres de soie, qu'il faut séparer, brosser, lier avant de mettre en rouleaux le fil thermo-isolant pour la commercialisation. Un procédé que François Simard et son équipe ont inventé de A à Z. Un petit groupe d'ateliers de confection a déjà acheté la totalité des 50 tonnes de la récolte 2016. Et les premiers manteaux doublés de soie d'asclépiade sont déjà en vente sur Internet.

Daniel Allard n'en revient toujours pas: «On s'est lancés il y a quatre ans sans être certains de la tournure des événements. Aujourd'hui, nous sommes débordés par la demande!» L'alpiniste québécois Jean-François Tardif a testé en juin dernier, sur l'Everest, une combinaison rembourrée de fibres d'asclépiade et affirme qu'il ne repartira plus en expédition sans elle. Du coup, la garde côtière canadienne a déjà réservé une partie de la production à venir pour la fourniture de vêtements grand froid, de doublures de parkas et de gants.

La nouvelle fibre naturelle intéresse aussi les industriels, car si elle repousse l'eau, elle est capable d'absorber quinze fois son volume en huile et en hydrocarbures, soit deux fois plus que les absorbants habituels à base de polypropylène issu du pétrole, utilisés lors des marées noires. En 2010, suite à l'explosion d'une plateforme pétrolière dans le golfe du Mexique, BP avait contacté la Western Illinois University pour tenter de se procurer de la soie d'asclépiade. En vain, puisque aucune production agricole n'existait alors. Cette année, ce sont les services incendie des municipalités du Québec qui veulent l'acheter pour éponger les déversements accidentels d'hydrocarbures. L'industrie automobile est un autre gros client potentiel: elle prévoit d'utiliser la plante comme isolant acoustique et thermique pour les garnitures auto. Dans l'asclépiade tout est utilisable, disaient les Amérindiens.

François Simard voit aussi dans la fibre une multitude de débouchés. «Nous exploitons uniquement la soie, mais demain la plante sera valorisée à 100%. Voyez ses racines qui plongent jusqu'à 3 mètres dans la terre. Elles pourraient stabiliser les sols et capter les métaux lourds. Dans un avenir proche, elles décontamineront les sols mais aussi les océans! Quant aux graines, elles donnent une huile dont la teneur en oméga 3 est la plus forte de tous les organismes vivants. Nous pensons commencer la production l'an prochain. Ça intéresse beaucoup l'industrie cosmétique, mais aussi l'industrie pharmaceutique pour le traitement des grands brûlés.»

L'ingénieur, qui a créé la société Fibre Monark, a l'intention d'ouvrir ce qu'il appelle «une nouvelle route de la soie». Elle sillonnerait l'Amérique du Nord depuis le Québec jusqu'aux montagnes du Michoacan, au Mexique, destination finale de la migration du papillon monarque. «Lorsque nous serons prêts, dit-il, la route de la soie passera par-dessus les océans, car nous comptons bien exporter cette plante extraordinaire et notre savoir-faire. Et pourquoi pas un jour relancer en France le projet du sieur Jacques La Rouvière.» Pour le Québécois, l'aventure ne fait que commencer.


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#20 MaL73

MaL73

Posté 12 septembre 2017 - 21:25

Allan Brown a posté une vidéo sur comment faire du tissus avec des orties (européennes).

Il a un groupe facebook aussi qui s'appelle Nettles for textile.

Sinon on trouve beaucoup de choses sur le sujet en Russie par exemple Grigory ici:

 

En gros il faut les cueillir à la bonne époque suivant comment on va les traiter après.

Pour le rouissage c'est de l'été à septembre ensuite on peut les rouir dans l'eau (une semaine dans un bac en changeant l'eau une fois après le premier jour), ou bien sur l'herbe pendant trois semaines en les tournant tous les jours. On peut les éplucher sans rouissage comme le fait Grigory.

La troisième méthode de rouissage c'est de laisser les orties dans le pré jusqu'en février, les tiges sèchent sur place. 

Une fois les tiges d'orties bien sèches, l'étape d'après c'est le teillage. On bat les tiges pour faire sortir l'écorce et la moelle.

Ensuite il faut les écharpiller avec un peigne très grossier, puis les carder avec un peigne plus fin.

A partir de là on a un écheveau de fils qu'on peut filer.

Ensuite on peut les merceriser (on les fait cuire dans l'eau avec de la soude ou de la cendre), ça rend les fibres plus solides (à faire avant ou après le filage).

Après on peut faire ce que l'on veut du fil du crochet, du tricotage, du tissage etc ... que du bonheur

 

Pour l'instant je viens de finir plusieurs méthodes de rouissage je commence à obtenir de petites fibres... à suivre