Aller au contenu


Photo

Faire de la glu naturelle


  • Veuillez vous connecter pour répondre
1 réponse à ce sujet

#1 giyere

giyere
  • Localisation:univers impitoyable (71)

Posté 12 janvier 2008 - 14:57

Bonjour,

J'ai une boule de gui toute garnie de baies blanchâtres et une haie de noisettiers dont je ne récolte que des noisettes vereuses.
Quelqu'un connaitrerait-il une recette pour faire de la glue que j'appliquerai en anneaux sur les troncs des noisettiers pour limiter l'invasion?

Merci d'avance et à bientôt.

#2 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7 443 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 29 janvier 2008 - 12:56

GLU. La glu est une substance visqueuse et tenace, que l'on tire de l'écorce du houx, de la racine de viorne, et quelquefois des fruits du gui et des sébestes; on en extrait également de la chondrille des vignes. La glu extraite du gui est une des plus anciennes, quoique celle du houx soit connue depuis plusieurs siècles. Nos pères préparaient cette glu avec les baies du gui sacré, tant vénéré par les dгuides. Ils faisaient bouillir ces fruits dans l'eau, les pilaient, et passaient la liqueur chaude pour en séparer les semences et la peau; ils attribuaient à cette glu des propriétés résolutives et émollientes. Cette méthode est presque généralement abandonnée aujourd'hui, d'abord parce que le gui est plus rare, les forêts étant beaucoup moins nombreuses qu'autrefois, et que l'on préfère employer à cet usage l'écorce de la plante au lieu des baies. Le procédé mis en pratique dans ce dernier cas est assez semblable à celui que l'on emploie pour la préparation de la glu du houx. On fait pourrir l'écorce de gui dans des pots pendant dix à douze jours dans un lieu humide; on la pile ensuite et on en fait une bouillie sur laquelle on verse de temps en temps de l'eau de fontaine fraiche; puis on remue souvent le tout avec un bâton jusqu'à ce que la glu y adhère; on la place alors dans des pots que l'on recouvre d'eau que l'on a le soin de renouveler souvent. Cette glu est de beaucoup inférieure à celle du houx connue sous le nom de glu anglaise. Pour obtenir cette dernière on récolte le houx vers les mois de juin et de juillet; on le fait bouillir dans de l'eau, pour pouvoir le décortiquer plus facilement; après en avoir enlevé l'épiderme, on prend ce que l'on nomme la seconde écorce, que l'on fait bouillir pendant plusieurs heures avec de l'eau : elle s'attendrit et finit par se réunir en masses que l'on met dans la terre et que l'on recouvre de cailloux; on en met ainsi plusieurs couches qu'on laisse pourrir jusqu à ce qu'elles soient transformées en mucilage ce qui exige environ quinze jours. On pile alors ces masses dans un mortier; et quand elles sont bien battues, on les lave dans une eau courante, pour enlever les ordures qui peuvent y adhérer; on la conserve ensuite dans des pots. IL n'est pas nécessaire de mettre ainsi les masses en terre pour les transformer en bonne glu, il suffit de les faire fermenter dans des pots, où cela s'opère très bien, en ayant soin de les placer dans un lien dont la température soit moyenne. Quand on vent s'en servir il faut avoir soin de se mouiller les doigts, et mieux, de se les graisser avec de l'huile d'olive, pour que la glu ne s'y attache pas. 

extrait du Dictionnaire de la conversation et de la lecture de William Duckett - 1855