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Cornes des vaches


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18 réponses à ce sujet

#1 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 22 juillet 2008 - 08:58

Le joug des bœufs y est solidement attaché, la corne trouvait un usage dans la fabrication de peignes, le matador redoutait l'encornage fatal.

Des bêtes à cornes ont été domestiquées depuis très longtemps.
Selon leurs besoins et leur bon vouloir des générations d'éleveurs ont entrepris de façonner par sélection ou par intervention la paire de cornes de leurs animaux ruminants.

Est-ce barbarie cruelle, abus de pouvoir, négation de ses droits que toutes ces pratiques visant à maitriser l'animal?

La paisible vache laitière a-t-elle besoin de ses cornes?

#2 geispe

geispe
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Posté 22 juillet 2008 - 11:46

on peut mettre en cause le brûlage des cornes (pour les chèvres aussi) éventuellement ou leur raccourcissement (il me semble qu'on les scie) , mais s'il s'agit de sélection par l'élevage, la vache s'en fiche, et on peut tout au plus réfléchir à l'élevage même, d'un animal destiné ensuite à diverses choses...

Modifié par geispe, 22 juillet 2008 - 11:48 .


#3 _loulie_

_loulie_

Posté 22 juillet 2008 - 13:35

.......

La paisible vache laitière a-t-elle besoin de ses cornes?
......

:D

... du point de vue de la paisible vache laitière il doit bien y avoir un truc ou deux dont l'homme pourrait se passer !

bonne journée sur terre
lou

#4 Noëlmh

Noëlmh
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  • Localisation:Moselle

Posté 22 juillet 2008 - 17:42

Surtout que le pire c'est qu'on vous dit que c'est pour éviter qu'elles se blessent. Mais la vraie raison c'est parce qu'avec les cornes, leurs têtes ne rentrent pas dans les barrière en métal qui sont devant les mangeoires. Mais bon on sait que le C******e humaine n'a pas de limites.
Bonne journée Noëlmh

#5 Dagda

Dagda

    Passager de la terre...

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  • Localisation:Liberté ....

Posté 22 juillet 2008 - 23:33

une vache a t'elle besoin de ses cornes ?
bravo pour le Post NI on dirais Mt Capello ....

FLOYD as tu besoin de tes ongles ?
as tu besoin de tes cheveux ? si il t'en reste ...
a mon avis si une vache a des cornes depuis des millions d'années
c'est parce qu'elle en a besoin ....
défense , joute ou se gratter le dos ...
a l'occasion jouer au bilboquet avec les toradors .....
Image IPB

Modifié par Dagda, 22 juillet 2008 - 23:34 .


#6 Eric...

Eric...
  • Localisation:Lyon

Posté 23 juillet 2008 - 07:04

Ci-dessous un très bon article.

Ce qu'il y a de malheureux, entre autre, c'est que les éleveurs se tournent vers des "variétés" sans cornes obtenuent par sélection ce qui risque de réduire le patrimoine...
Encore une histoire d'eugénisme...

Ecornage des bovins

Une intervention à faire quand les animaux sont jeunes

L’écornage des bovins a tendance à se développer car il évite que les animaux ne se blessent entre eux et il protège l’éleveur des coups de cornes. La tendance est à l’écornage des jeunes entre huit et trente jours, mais l’écornage des bovins de dix-huit à vingt-quatre mois se pratique aussi.

L’arrivée d’une génisse ou d’une nouvelle vache provoque toujours des luttes dans un troupeau laitier : lutte pour l’établissement d’une hiérarchie, lutte pour l’accès à l’abreuvoir, au bloc de sel ou aux fourrages. Les blessures occasionnées par les cornes aboutissent souvent à une mauvaise alimentation chez les animaux blessés, dominés. Si c’est la mamelle qui est blessée, l’animal aura des difficultés à la traite et risque des infections. La manipulation d’animaux non écornés présente également des risques pour l’éleveur, tant dans la gestion quotidienne des déplacements du troupeau que lors des chargements en bétaillère. Ces deux raisons motivent le développement de l’écornage. Seules certaines races allaitantes conservent encore leurs cornes, plus pour des questions de présentation de l’animal. Les mâles à l’engraissement, en stabulation libre, sont également de plus en plus souvent écornés.

Dans le cadre de la protection animale

Les associations de protection des animaux se répartissent en deux clans face à cette pratique : celles qui acceptent l’écornage pour éviter que les animaux ne se blessent, celles qui refusent l’écornage en le considérant comme une mutilation. Le cadre réglementaire n’est pas à proprement parlé français, mais européen, comme l’explique le bureau de la protection animale au ministère de l’Agriculture. L’écornage est en effet décrit largement dans une recommandation du Conseil de l’Europe de 1988, en application de la convention du Conseil de l’Europe sur la protection des animaux d’élevages, convention ratifiée par la France en 1976. Cette recommandation indique que « l’écornage par d’autres moyens que l’ablation chirurgicale des cornes » est interdit sauf pour des opérations réalisées à des fins de médecine vétérinaire, la destruction ou l’ablation à un stade précoce de la partie produisant la corne doit être faite, afin, justement, d’éviter l’écornage (par cautérisationchimique ou cautérisation par brûlure avant quatre semaines d’âge).

La méthode dite de l’élastique est donc interdite (il s’agissait d’entourer la base de la corne par plusieurs tours bien serrés d’un élastique très épais qui détruit peu à peu, mais avec beaucoup de douleur pour l’animal, la corne en formation). Elle a été, fort heureusement, remplacée par des méthodes plus douces. « Dans nos formations, nous insistons bien sur la nécessité d’une anesthésie locale lors de l’écornage des bovins de 18 à 24 mois. Elle est pratiquée par injection d’un anesthésiant local dans la salière, ce trou que l’on trouve dans la partie molle de la corne. Cette recommandation est essentielle pour éviter la souffrance de l’animal. La douleur est en effet très vive dans les heures suivant l’écornage », explique Jean-Marie Chupin (Institut de l’Elevage). Depuis 1980, il a formé plus d’une trentaine de formateurs qui ont dispensé quelque 100 000 journées de formation sur l’approche, la manipulation et la contention des bovins. L’écornage est abordé lors de ces journées dans le volet sur la protection animale. Dans le cas d’un écornage à moins de quatre semaines, la méthode employée ne nécessite pas d’anesthésie.

Privilégier l’ablation précoce

Il est possible d’écorner les jeunes dès huit jours et jusqu’à trente jours par trois méthodes. D’abord le crayon au nitrate d’argent, dont l’emploi est réservé aux vétérinaires, car il est fragile et dangereux. En cassant, ses éclats risquent de brûler l’œil.

La pâte à écorner, à base de soude, s’applique en fine couche à l’aide du doigtier fourni sur une surface d’environ 3 cm autour de l’emplacement des cornes, zone où l’on aura préalablement coupé les poils. Cette technique peut être pratiquée par l’éleveur.

Autre méthode, l’écornage à chaud à l’aide d’un brûle corne électrique. C’est la méthode pratiquée au centre de formation Elevage de Cannapeville (27). « L’écorneur électrique est un fer à souder équipé d’un embout spécial dont la taille varie avec la taille du cornillon (15, 20 ou 25 mm). Sur notre exploitation, nous sommes équipés d’un écorneur électrique avec un embout de 15 mm pour écorner les veaux de moins de deux mois. Son coût est d’environ 300 F », explique l’Abreuvoir, la revue technique éditée par le Centre. Attention, la résistance électrique de l’écorneur est fragile. Il faut également une rallonge électrique dotée d’une prise de terre. L’écorneur est appliqué sur le cornillon de façon à creuser un sillon autour de celui-ci. Pour que l’écornage soit complet, il faut utiliser l’appareil comme une gouge de façon à extraire le cornillon. Enfin, il faut cautériser modérément et pulvériser un produit antiseptique.

L’écornage peut également se pratiquer sur des animaux plus âgés, de 18 à 24 mois. Il faut alors en effet attendre que la corne ait réellement poussé. « Je préconise l’écornage hydraulique », explique Jean-François Chupin. Il s’agit à l’aide d’une machine généralement achetée à plusieurs exploitants ou dans le cadre des services proposés par les chambres d’agriculture ou les EDE. L’appareil fonctionne sur la prise hydraulique du tracteur. Lorsque l’on appuie sur la gâchette, deux lames sortent et se croisent très vite, produisant une coupure franche et rapide. Le seul bruit est celui du tracteur, auquel les animaux sont très habitués.

Pour limiter les douleurs et agir rapidement, il faut adapter la contention : case de contention spéciale pour les veaux (les stagiaires de Cannapeville en fabriquent pour moins de 400 F pièce), bonne contention à deux personnes pour les veaux, système de contention ou cornadis et corde pour les animaux plus grands. n

Yanne Boloh
http://ja.web-agri.f.../549/549P34.htm

#7 _loulie_

_loulie_

Posté 23 juillet 2008 - 15:22

... hé bé ! dire que ce sujet s'inscrit dans "réflexions alternatives"... ça promet pour l'avenir !

floyd... voici le résultat de ton initiative... félicitations pour ton beau sujet de m... les intellos tous aux baricades avec leur "très bon sujet" qui nous expliquent en long et en large comment un homo industrius s'y prend...

déjà tenu dans vos bras un chevreau qui se faisait écorner par une méthode qui "limite les douleurs" appliquée par une personne qui "savait ce qu'elle faisait" ? ??????

et sinon, à part ça... vous en PENSEZ quoi ????????
et je me retiens........

loulie

Modifié par loulie, 23 juillet 2008 - 15:31 .


#8 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 23 juillet 2008 - 15:37

déjà tenu dans vos bras un chevreau qui se faisait écorner?
Euh… oui.

#9 coulemelle

coulemelle
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Posté 23 juillet 2008 - 22:27

J'apporte mon petit grain de sel dans cette histoire de cornes.... de vache.

tout d'abord je pense que si elles ont des cornes depuis l'aube de l'humanité c'est qu'il y a une raison, alors fichons leur la paix à ses braves bêtes et laissons les cornes en place.

ensuite, je me souviens qu'il y a une vingtaine d'années j'assistais à une conférence sur l'anthroposophie (Rudolf Steiner) il y était dit, entre autres choses vastes et intéressantes, que les cornes des vaches leur permettaient d'être reliées aux puissances du cosmos, c'est tout ce dont je me souviens...

#10 _loulie_

_loulie_

Posté 23 juillet 2008 - 22:41

déjà tenu dans vos bras un chevreau qui se faisait écorner?
Euh… oui.


et comment tu t'es senti ?????

( salut coulemelle !)

#11 Noëlmh

Noëlmh
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  • Localisation:Moselle

Posté 24 juillet 2008 - 08:45

Comme tu dis Loulie homos industrius. tout à fait adapté. Lorsque j'étais petite, les vaches avaient des cornes et personne ne s'en plaignait. je n'ai pas le souvenir de bataille sanglante. Non mais des fois. j'ai essayé de lire la réponse d'eric mais bon jusqu'au milieu. envie de vomir. (mais au moins on sait comment cela se passe et on peut transmettre l'info, c'est toujours mieux de savoir)
Il y a 4 ou 5 ans j'étais en Bavière et ai visité une ferme bio. l'agriculteur avait achetédes vaches et leur laissait repousser les cornes. Elles étaient très paisibles. Rien à voir avec le catastrophisme cité plus haut.
C'est comme le fait de ne pas laisser le veau têter sa mère mais de lui donner le lait en seau. Explication d'un éleveur de vaches laitières têter donne des infections au pie de la mère :D

cela me donne envie d'avoir une vache à moi à choyer . Cela ne sauvera pas toutes les autres malheureuses. mon père en avait 2 Max et maurice et ensuite 2 veaux Castor et Pollux. Et il les trayait à la main et je faisais le beurre. C'était il y a 25 ans. 8)


J'ai admiré ce week-end les vaches écossaises avec de superbes cornes d'au moins 50 cm, dans un parc animalier.
Bonne journée Noëlmh

#12 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 24 juillet 2008 - 12:51

…au moins on sait comment cela se passe et on peut transmettre l'info, c'est toujours mieux de savoir…

cqfd

#13 _loulie_

_loulie_

Posté 25 juillet 2008 - 19:50

…au moins on sait comment cela se passe et on peut transmettre l'info, c'est toujours mieux de savoir…

cqfd
.....
déjà tenu dans vos bras un chevreau qui se faisait écorner?
Euh… oui.


et ensuite ???? le "cekilfallaitdémontrer" est une fin en soi ??

tu n'as pas répondu à ma question brainstormeur... tu portes un chevreau dans tes bras au cour d'un sacrifice d'écornage décidé par les humains... ça peut se passer bien, ( selon les critères humains, et ça peut se passer mal ( selon les critères humains + les effets secondaires douleurs et problèmes de santé pouvant entraîner la mort de l'animal...) tu ressens quoi ???

le cerveau et le mental et le rationnel c'est bien beau brainstromeur, mais si le coeur n'intervient pas dans la réflexion ET DANS LE GESTE QUI SUIT le monde va continuer à pourrir comme maintenant...

à moins que tu fasses oeuvre généreuse et gratuite de soulever des sujets sans oser nous livrer ton coeur et ta pensée ...?? c'est ça ? ou accumuler les points ? ( je me pose la question vu la quantité impressionante de PNI dont tu es l'auteur !!!!!)

have a good day
^_^
loulie

#14 naturel

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Posté 03 aot 2008 - 16:25

pauvre vache.....avant on pouvait carresser leur seins,"maintenant" se sont des aspirateurs automatique.
Sa me choque aussi que des femmes préfére donner le biberon avec des saloperies plutot que leur sein et aprés on sétonne que l'enfant à des problémes ??
bientot les enfants ne seront plus que les vaches ont des cornes et leur maman à des seins

#15 landreveur

landreveur
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Posté 03 aot 2008 - 17:44

interdit par certains cahiers des charges bio, totalement inutile a mon sens, pour avoir vu des vaches highland (cornes de plus 1m50 de large) manger dans un simple cornadis "suedois" sans soucis, la vrai raison est la peur d'un coup de corne plus pour l'éleveur que pour les vaches du reste, mais la encore le vrai problème est plus du coté des pratiques d'élevage que des vaches....

#16 Etoile de mer

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Posté 11 aot 2008 - 10:08

Bonjour,

J'ai eu un jour une chèvre qui avait très mauvais caractère, et elle m'a fait plusieurs bleus avec ses cornes. Je l'avais adoptée adulte et elle n'aurait pas eu autant d'agressivité si je l'avais élevée dès petite.
Dans un troupeau, c'est vrai qu'il y a souvent des jalousies, des disputes et des jeu de pouvoir quand il y a des nouveaux venus. Il y a beaucoup d'animaux qui fonctionnent ainsi.

#17 FLOYD

FLOYD

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Posté 11 aot 2008 - 18:17

Tout à fait d'accord avec ce que tu as écrit Etoile de Mer.

Prendre garde cependant à ne pas prêter aux animaux des sentiments presque humains.

Les spécialistes, des éthologues je crois, parlent d'imprégnation, ce lien durable qui s'établi entre la bête nouveau née et l'humain qui se présente en premier.

Quant aux rapports de domination, peu d'animaux grégaires y échappent.
J'ai vu une chèvre se faire rosser avec acharnement par 2 ou 3 congénères. Une bête malade sera souvent virée avec perte et fracas du troupeau.

La chèvre, ma chèvre, jeune adulte, s'est rapidement domestiquée. Douceur et fermeté furent nécessaires.

#18 Noëlmh

Noëlmh
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Posté 12 aot 2008 - 22:13

Ce que vous dites est très vrai, mais est-ce une raison de leur infliger pareil horreur. même sans corne, un animal peut charger. Je me souviens d'un bélier, prêté par un collègue pour faire des petits, qui n'avait pas de cornes ou plus de cornes- je ne me souviens plus très bien, j'étais trop jeune- qui avait très mauvais caractère. Il a chargé mon père qui a pu l'éviter de justesse.
Alors pourquoi faire souffrir juste pour standardiser et uniformiser. Noëlmh

#19 naturel

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Posté 14 aot 2008 - 10:37

floyd,tu dis:
Prendre garde cependant à ne pas préter aux animaux de sentiments presque humains....
je dis,heureusement que les animaux ne prêtent pas de sentiments presque "humain" ....