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pesticides agricoles


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168 réponses à ce sujet

#161 DzC

DzC

    Bricoleur de génie

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Posté 09 novembre 2019 - 12:21

Oui vous avez raison c est un complot ecolo-meditatico-pseudo scientifique qui a complètement manipulé l'opinion publique.
Les pesticides sont nécessaires (la preuve, avant eux l agriculture n existait pas) et ne provoquent pas tant de nuisances que ça.

Viva Bayer-Monsanto les sauveurs de l'alimentation mondiale et vive les agriculteurs, jardiniers de la France !

 

:roule:

 

Bon je rigole mais jaune qd même quand je lis des propos tels que les votres...

:tss:



#162 michmuch80

michmuch80
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Posté 09 novembre 2019 - 23:30

Ce n'est pas les miens, mais ceux de rares journalistes dont le courage est de faire émerger la vérité contre une immense majorité de moutons carriéristes.

 

https://www.youtube....h?v=LOynqyf2vLQ


Modifié par michmuch80, 09 novembre 2019 - 23:39 .


#163 Tis

Tis

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Posté 10 novembre 2019 - 09:41

Les abeilles assurent de meilleurs rendements que les intrants chimiques
Guillaume JOLY / 11 octobre 2019

C’est une étude publiée par des chercheurs de l’INRA et du CNRS qui vient prouver que la pollinisation des champs de colza par les abeilles assure une meilleure rentabilité qu’en utilisant des produits phytopharmaceutiques.

C’est une équipe de recherche composée ce scientifiques de l’INRA et du CNRS qui a analysé quatre années de données collectées dans des parcelles d’agriculteurs d’une plaine agricole des Deux-Sèvres, en Nouvelle Aquitaine. La parution de leurs travaux ce 09 octobre 2019 vient prouver pour la première fois que la pollinisation par les abeilles surpassait l’utilisation de produits phytopharmaceutiques dans le rendement et la rentabilité du colza.

Cette nouvelle étude suggère ainsi que l’agroécologie, en se basant sur les solutions fondées sur la nature, peut-être un modèle agricole alternatif “gagnant-gagnant” pour maintenir la production agricole, les revenus des agriculteurs et le tout en étant garant de la protection de l’environnement.

L’utilisation d’intrants chimiques ne serait pas rentable

Pour en arriver à ces conclusions, les scientifiques ont donc quantifié les effets individuels et combinés des pesticides, de la pollinisation par les insectes et de la qualité du sol sur le rendement et la marge brute du colza. Cette étude a été réalisée entre 2013 et 2016 sur un échantillon variant de 85 à 294 parcelles de colza cultivées dans les Deux-Sèvres.

Cette étude démontre une augmentation de rendement et de marge brute (en moyenne de 15 %, soit 119€/ha, et allant jusqu’à 40 %, soit 289€/ha) dans les parcelles avec une abondance de pollinisateurs maximale par rapport aux parcelles pratiquement dépourvues de pollinisateurs. Cet effet est toutefois fortement réduit par l’utilisation de pesticides.

L’analyse des effets des produits phytopharmaceutiques (herbicides et insecticides) d’une part et de la pollinisation par les abeilles d’autre part, révèle que les deux stratégies permettent d’obtenir des rendements élevés. Cependant, seule la pollinisation par les abeilles permet une rentabilité économique plus élevée. Ce qui s’explique par l’absence de coûts des solutions fondées sur la nature par rapport aux produits phytopharmaceutiques.

En d’autres termes, l’utilisation d’intrants chimiques n’augmente pas suffisamment les rendements pour contrebalancer leur coût.


L'article complet : https://leshorizons....ants-chimiques/



#164 michmuch80

michmuch80
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Posté 10 novembre 2019 - 10:40

Voir aussi la réponse de Terre Inovia https://www.terresin...e-terres-inovia

 

 

 Les résultats de cette étude du côté de l’analyse technico-économique de la culture du colza souffrent de plusieurs limites méthodologiques fondamentales, qui amène à considérer que les résultats de cette étude sont peu interprétables et exploitables en l’état et que les conclusions technico-économiques ne sont pas crédibles.                     Sur le plan agricole, ensuite, on observe que la culture du colza est actuellement en plein changement de paradigme, grâce à de nombreux travaux issus de l’agronomie et l’agroécologie. La mobilisation de services écosystémiques est au cœur de cette nouvelle approche : elle s’appuie sur l’amélioration globale de la fertilité du sol, la fixation symbiotique de l’azote de l’air grâce aux plantes compagnes, et la mobilisation de la biodiversité des insectes auxiliaires pour réguler les populations de ravageurs de la culture. Ces approches gagnent énormément de terrain en France et touchent des centaines de milliers d’hectares aujourd’hui ...    la plupart des parcelles de cette étude bénéficient donc déjà d’un niveau relativement élevé de pollinisation et que le bénéfice que les agriculteurs de la zone d’étude peuvent attendre d’une amélioration de la présence de pollinisateurs est donc inférieur aux 37,5% évoqués, qui correspond au niveau maximal espéré.                                                         

En gros c'est du grand n'importe quoi cette étude, d'autant plus que les variétés cultivées aujourd'hui sont autofertiles https://www.gembloux...RIETES 2018.pdf


Modifié par michmuch80, 10 novembre 2019 - 10:41 .


#165 Shivaya

Shivaya
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Posté 10 novembre 2019 - 17:50

Ah oui, c'est vrai qu'une "mise en perspective" du lobby agrochimique est hautement plus crédible que les études du CNRS et de l'INRA réunis...

Les commeux-marketeux-pubeux de ces lobbys en tous genres sont toujours aussi efficaces pour dézinguer les études qui ne vont pas dans leur sens...

Pi ils peuvent faire confiance aux chiens de garde des forums en tous genres pour les rediffuser un peu partout...


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#166 FLOYD

FLOYD

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Posté 12 novembre 2019 - 20:24

C'est vraiment gênant de voir des lanceurs d'alerte passer d'une légitime inquiétude à la désinformation la plus virulente en matière de pesticides.

Je n'ai pas encore vu de coquelicots apporter la preuve de la validité des glyphotests. On peut craindre que cela ne les concerne pas. Ils se concentrent sur la récolte de signatures, d'adresses et de mails.

 

Ni michmuch, ni moi n'avons jamais clamé que seules quelques multinationales avaient le pouvoir de sauver le monde de la famine.

 

Quand aux études parfois présentées comme étant issues d'organismes prestigieux, elle n'émanent que d'individus imprudents et qui se font rappeler à la bonne pratique scientifique.

C'est à l'évidence une nécessité: il faut passer du temps à démonter des études biaisées et largement relayées par les réseaux sociaux.

Se faire corriger par l'université belge de Gembloux… bravo les belges!



#167 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 13 novembre 2019 - 13:44

Compte-tenu des pollutions liées aux pratiques agricoles industrielles et du nombre effarant de cancers dans ma famille belge, je ne suis pas du tout sûre qu'il s'agit d'un modèle à suivre.
 

39 pesticides différents découverts à l'intérieur d'une école en zone agricole
François Louis - Publié le mercredi 10 octobre 2018

Des chercheurs de Gembloux agro bio tech (ULiège) ont mesuré l'exposition aux pesticides de plusieurs écoles situées en zone agricole, principalement en Brabant wallon. Les résultats confirment une étude pilote réalisée en 2016, qui avait identifié 23 produits différents dans la cour de récréation de l'école de Cortil-Wodon (Fernelmont).
 
Durant la période de pulvérisation, entre avril et juillet, les panneaux capteurs installés aux abords des écoles ont détecté la présence d'une trentaine de pesticides en moyenne. Le cas de Cortil-Wodon n'est pas donc pas isolé.

Dans cette nouvelle étude, intitulée Propulpp, les chercheurs ont aussi passé un chiffon sur les jeux installés dans les cours de récréation. Les analyses sont peu équivoques : les modules sur lesquels les enfants s'égayent sont recouverts de pesticides, une vingtaine de substsances en moyenne.

D'autres mesures comparables ont été réalisées à l'intérieur des écoles, dans les classes, au sol et sur les appuis de fenêtre. Même constat : des dizaines de pesticides différents s'insinuent dans les bâtiments, sans doute avec la poussière ramenée de l'extérieur sur les chaussures des enfants. Dans une classe, ce sont pas moins de 39 substances différentes qui ont ainsi été mesurées !
Une série de mesures adoptées par la Région wallonne

Les quantités sont assez faibles. Mais cette exposition aux pesticides dans l'air s'ajoute évidemment aux autres sources d'exposition, principalement la voie alimentaire. De plus, on mesure encore très mal ce que les chercheurs appellent "l'effet cocktail", à savoir le fait que la combinaison de plusieurs pesticides peut démultiplier leur nocivité.

Récemment, la Région wallonne a adopté une série de mesures pour limiter l'exposition de la population aux pesticides, notamment l'obligation pour les agriculteurs d'utiliser une buse pour réduire la dérive dans l'air des produits pulvérisés ou encore l'interdiction de pulvériser quand le vent souffle à plus de 20 km/heure.

Au regard de cette nouvelle étude, l'interdiction de pulvériser à moins de 6 mètres des habitations ou des jardins paraît insuffisante : dans certains cas, les chercheurs ont trouvé des traces de produits toxiques à plus de 16 mètres des zones pulvérisées.

La nouvelle législation wallonne interdit aussi les pulvérisations à moins de 50 mètres des écoles ou des crèches pendant les heures scolaires, mais l'étude montre que dans certains cas, on ne mesure aucun produit toxique dans le voisinage deux heures après la pulvérisation mais seulement 24 heures plus tard.

Une autre étude, publiée récemment par l'Institut scientifique de service public (ISSEP), avait montré que si les populations habitant en zones agricoles sont particulièrement exposées aux pesticides, cette pollution ambiante concerne tous les Wallons, même ceux qui habitent en ville.

https://www.rtbf.be/...ole?id=10040672



#168 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 13 novembre 2019 - 15:25

Des chercheurs meilleurs que les paysans… auxquels ils aura fallu imposer l'utilisation des "buses pour réduire la dérive"…  Dans le monde agricole, tout le monde n'adopte pas volontiers les meilleurs pratiques disponibles.

Je redoute les effets pervers de l'agribashing, mais il y a des paysans qui fournissent le bâton pour se faire battre.

 

Je suis néanmoins surpris par le nombre annoncé, 39 molécules, qui même répartis entre fongicide, insecticide et herbicide, supposerait plus de 12 pulvérisations différentes; même sur les cultures d'une rotation cela me parait énorme.

Quant à l'exposition à des "traces" dans l'air intérieur, je suppose que l'on aura distingué les phytosanitaires des autres pesticides domestiques et vétérinaires. L'article de la RTBF ne le précise pas, ajoutant sans aucun doute à l'anxiété des parents d'élèves.



#169 Tis

Tis

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Posté 17 novembre 2019 - 10:58

Les chercheurs ne sont pas meilleurs mais se sentent peut-être enfin concernés car ils sont plus pollués encore que les agriculteurs qu'ils ont formés, comme l'avait montré l'étude précédente de l'ISSEP :
 

Sans grande surprise, ce sont les Wallons au milieu des champs et des vergers qui sont les plus exposés. C'est à Oupeye, où les gens vivent entourés de pommiers et de poiriers que l'exposition moyenne, tout au long de l'année, est la plus importante (4,2 nanogrammes de pesticides par mètre cube d'air). Oupeye enregistre aussi le nombre le plus élevé de pesticides différents dans les échantillons d'air : 28 en tout.
"Les cultures fruitières non biologiques sont massivement traitées avec des pesticides, à de nombreuses reprises dans l'année, explique Suzanne Remy, la coordinatrice de l'étude pour l'ISSEP. De plus, contrairement aux céréales ou aux pommes de terre, où les pulvérisations sont dirigées vers le sol, pour les arbres fruitiers, elles visent les feuilles qui sont en l'air. Ce qui favorise la dissémination de la pollution avec le vent".

Les pics de pollution en Hesbaye

Mais c'est à Gembloux, sur le campus de l'université Agro-Bio Tech, que les pics de pollution sont les plus élevés, avec près de 19 nanogrammes de pesticides par mètre cube d'air à certains moments de l'année, principalement au printemps et en été, aux moments des pulvérisations (et une moyenne annuelle de 2,02 nanogrammes par mètre cube). Louvain-la Neuve arrive juste derrière avec des pics à 14 nanogrammes (moyenne de 2,34). Ce sont évidemment les cultures intensives de la Hesbaye qui sont ici responsables de cette pollution.
 
On pourrait croire que les Wallons vivant dans les grandes villes sont relativement protégés de cette pollution d'origine agricole. Mais il n'en est rien. La ville de Charleroi, notamment, enregistre des taux moyens d'exposition presqu'aussi élevés qu'en Hesbaye. "Sans doute parce que Charleroi est une ville cernée à 360 degrés par les champs, explique Suzanne Remy." Peut-être aussi parce que la Sambre, comme la Seine en région parisienne, joue un rôle de couloir dans lequel s'engouffre la pollution provenant des cultures alentours.

https://www.rtbf.be/...-air?id=9918060