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la politique des vert..


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694 réponses à ce sujet

#681 néothé

néothé
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Posté 24 aot 2010 - 11:36

2 articles sur l'avancée du regroupement des écologistes...petit clin d'oeil pour les derniers mots du deuxième article!!!
c'est la vision des journalistes, mais je trouve ces articles intéressant et assez fouillé...et pas auto centré sur DCB...


JDE - Mediapart


Europe Ecologie: enfin mûrs?

*

Les Verts et Europe Ecologie (EE) font leur mue, comme mouvement unifié de l'écologie. Après deux ans d'existence et un long processus de réunion des deux entités issues du parti et des associatifs et personnalités de la société civile, les écologistes voient enfin le bout du tunnel et se sont mis d'accord sur l'essentiel. De la candidature d'Eva Joly pour 2012 à la structuration du parti-réseau, en passant par la prise de recul de Daniel Cohn-Bendit, les pistes de réflexion et le contrat de partenariat avec le PS. Retour sur les quatre enseignements des journées d'été de Nantes.
1. Une candidate déjà sur orbite pour 2012

Réglée en cinq jours de discussion entre la direction des Verts et les eurodéputés europécologistes juste avant les journées d'été, la candidature d'Eva Joly et le désistement de Cécile Duflot ont permis d'assurer une forte présence médiatique à Nantes. Pour son premier discours dans le costume de présidentiable, l'ancienne magistrate a fait court et a plaidé pour «une écologie qui soit aussi une transformation éthique et de justice sociale». Remerciement aux militants, réaction à l'actualité (pour dénoncer notamment le recul du gouvernement sur les salles de shoot, ou pour évoquer la réforme des retraites en proposant une réduction progressive du temps de travail en fonction de l'avancement de l'âge). Quelques autres idées jetées par-ci par-là, comme l'abolition de la carte scolaire ou la possibilité d'octroyer une carte de séjour de dix ans pour les travailleurs saisonniers étrangers.

«Le but n'était pas de se lancer dans un grand discours de politique générale, c'est quand même dans deux ans!», tempère Yannick Jadot, qui devrait coordonner la campagne. L'ex-directeur des campagnes de Greenpeace prend déjà son futur rôle à cœur et, avec d'autres, a vite alerté Eva Joly de la maladresse introduisant son discours (où elle a raillé des journalistes pourtant peu critiques à son endroit). Et l'eurodéputée de venir présenter des excuses à chaque média quelques minutes après.

Pour une grande majorité des 2.000 militants présents au cours des trois jours de débats, l'investiture par applaudimètre de Joly a été très bien accueillie, même si certains lui reprochent de ne pas être viscéralement écologiste (lire le billet de Claude-Marie Vadrot), et que le député Vert Yves Cochet n'entend pour l'heure pas renoncer à sa candidature à la candidature. Eva Joly elle-même ayant souhaité à la tribune que des primaires puissent départager les prétendants. Pour l'heure, elles ne sont pas franchement à l'ordre du jour et ne devraient concerner que les adhérents du futur mouvement unifié Verts/Europe Ecologie, sur le modèle du PS en 2006. «Ça permet de pouvoir laisser la porte ouverte à Nicolas Hulot ou Corinne Lepage, estime le délégué général d'EE Pascal Durand. On verra en temps voulu s'il y aura lieu de les faire, mais il faudra les voir comme une façon d'enrichir Eva de propositions diverses, notamment de la part de ceux qui ne la considèrent pas comme suffisamment écolo.» Si elles se faisaient, un consensus s'est déjà porté pour les organiser avant celles du PS, prévues en novembre 2011.

Quoi qu'il en soit, Eva Joly semble prête pour en découdre. Au point de bluffer le n°2 des Verts, Jean-Vincent Placé, pourtant souvent revenu de tout et jusque-là davantage partisan d'une candidature de Cécile Duflot, qui se dit«complètement scotché par la stature et la détermination» affichées par la Franco-Norvégienne. De son côté, Yannick Jadot pense déjà terrain: «Elle a pas besoin de se griller en faisant plein de discours. Elle a un an pour labourer la France. L'idée, c'est qu'elle puisse ensuite faire le même type de discours que jeudi, quand elle racontait l'histoire de l'Islande (où elle a été conseillère du gouvernement). Mais à la place de l'Islande, il faudra raconter Laval ou Marseille…»

Le député François de Rugy estime désormais «tout à fait jouable de franchir le cap des 10% à la présidentielle, un truc qui n'est jamais arrivé. Pour l'instant, le record c'est 5% (Noël Mamère en 2002), il ne faut pas l'oublier. Avec Eva, on continue à ne pas se cantonner à l'électorat écolo stricto sensu». Il se dit «impatient et curieux de voir les débats télévisés, car elle est complètement décalée par rapport aux profils types de politiques français, soit grande gueule populiste, soit homme d'Etat».

2. Daniel Cohn-Bendit s'efface

Daniel Cohn-Bendit aura traîné son malaise durant toutes les journées d'été, qu'il a participé à troubler en ressassant son insatisfaction de ne pas être parvenu à les modeler comme il l'entendait. Avec l'avènement prochain du nouveau parti écolo, une page se tourne sans qu'il l'ait vraiment décidé, et ce sentiment d'être d'un coup hors du jeu semble avoir atteint le trublion artisan du renouveau de l'écologie politique en France. Irrité par les cadres Verts, dont il n'a pas supporté les réactions virulentes à sa proposition de débat finalement annulé avec Rama Yade, il n'entend plus ferrailler contre ceux qu'il accuse de verrouiller l'opération de dépassement du parti actuel. «Le problème, c'est que Dany a voulu continuer le duel, mais qu'il est désormais tout seul sur le pré avec son fleuret», persifle son meilleur ennemi interne Jean-Vincent Placé.

Ses proches ont beau assurer qu'il se cache derrière son amertume un brin nostalgique devant le temps qui passe, «de vraies divergences de fond, par exemple sur le périmètre du rassemblement écolo qui doit s'ouvrir au centre», ils confessent tout autant être décontenancés par le «blues» du coprésident du groupe Vert européen. «Il y a une réalité des organisations dont il n'a plus envie de s'accommoder, explique son représentant au bureau exécutif, André Gattolin. L'affrontement et le coup de gueule sont aussi liés aux cultures respectives de chacun. Mais l'important, c'est qu'il y ait consensus pour ne pas créer de points de blocage et de toujours continuer à avancer.»

Vendredi soir, après une heure de franche explication avec Cécile Duflot, «Dany» a retrouvé sa verve, au moment de conclure la «réunion plénière» avec l'ensemble des partis partenaires, du PCF à Corinne Lepage. Comme transcendé par l'applaudimètre revenu, il a redit sa vision fondamentale d'Europe Ecologie: «Pour une partie des électeurs, la gauche et la droite veulent dire quelque chose. Mais pour une autre partie, ça ne veut rien dire, et c'est bien notre problème à gauche. C'est par le dialogue ouvert qu'on arrivera à faire venir à nous les représentants du centre comme de l'extrême gauche.»


Devait-on voir à ce moment une sorte de testament politique de Cohn-Bendit, animé par la tentation de Bruxelles? «Non, Dany en a un peu ras-le-bol de l'organisation en tant que telle, mais il sera bien évidemment présent aux côtés d'Eva lors de la présidentielle», certifie sans crainte Yannick Jadot.

3. Un nouveau mouvement bientôt consacré

Après plus d'un an de réflexion interne (entamée aux journées d'été de Nîmes), avec l'ambition de créer «l'organisation politique du XXIe siècle», le tant attendu parti-réseau verra le jour les 13 et 14 novembre, à Lyon. D'ici là, les Verts adopteront par référendum leur dissolution dans le nouveau mouvement, qui devrait aussi changer de nom. Au final, on a surtout droit à un parti classique, même si devraient être adjoints à l'appareil des collèges permettant d'associer à la réflexion et à la conduite du mouvement des représentants associatifs et syndicaux, ainsi que des «partis-potentiellement-frères» (Cap21, Fase, Objecteurs de croissance…).

Si, pour l'instant, on n'est assuré officiellement que de la présence de Cécile Duflot en tant que secrétaire nationale, l'organigramme de la future direction se dessine, sur fond de querelles picrocholines. Jean-Paul Besset devrait être président, afin de symboliser la «direction partagée» entre Verts et non-Verts et faire disparaître un clivage dont plus personne ne veut entendre parler. Les deux porte-parole ne sont en revanche pas encore connus (même si Yannick Jadot devrait en être et que le nom de Dominique Voynet a un temps été envisagé). A peu de choses près, les dirigeants actuels d'Europe Ecologie/Les Verts devraient être conservés. Mais si quelques détails restent encore à régler, le diable n'est jamais loin dans la «détaillologie écologiste».

Ainsi les prochains jours devraient tendre l'ambiance, au sujet de la possibilité ou non du vote électronique pour que les militants puissent ratifier les grands principes et la proposition de direction. Pour les responsables Verts, c'est «niet» et ça n'est pas négociable. Pour les «europécologistes», c'est impératif et pas négociable non plus. «On comprend bien l'intérêt de conserver les vieilles pratiques, car il est facile de contrôler une AG, fulmine Pascal Durand. Mais on ne cherche pas à faire disparaître ces vieilles pratiques, mais à en ajouter d'autres plus modernes et qui permettent à chacun de pouvoir s'investir, où qu'il soit et quel que soit son niveau d'engagement.» Et l'eurodéputée Sandrine Bélier de renchérir: «On ne peut pas dire que la société du Net et les libertés publiques et les nouvelles générations seront parmi les enjeux de 2012 et refuser le vote par internet. Il faut pouvoir se donner les moyens d'une adoption de nos textes à 90% de participation!»

Autre point de discorde, le cumul entre un poste de parlementaire et un poste à la direction, un fondamental de la culture des Verts, qui devrait disparaître avec l'aval de la direction, mais qui pourrait faire râler de nombreux militants, au nom de la lutte contre la concentration et la conservation des pouvoirs. «Il faut arrêter avec ça, balaye Yannick Jadot,aujourd'hui un député ou un parlementaire européen dans l'opposition a moins de pouvoir qu'un vice-président de région. On a quand même prouvé qu'on était attachés à faire émerger de nouvelles têtes».



4. Et maintenant, le projet et les négociations

Engagée lors de ces journées d'été, la discussion sur le projet écologique pour la présidentielle devrait durer jusqu'à la fin du premier semestre 2011. Les premières pistes dévoilées laissent entrevoir une priorité accordée à la diminution de l'empreinte écologique dans l'agriculture, la relocalisation de l'économie et sa conversion aux énergies renouvelables et à la réduction de la consommation (avec l'idée de développer un savoir-faire technologique exportable ou d'un plan Marshall de la précarité énergétique), ou encore une grande réforme démocratique, l'établissement d'une tranche d'imposition sur les très hauts salaires et la lutte contre l'évasion fiscale.

Le second semestre 2011 devrait ensuite être consacré à la négociation avec le PS et le Front de gauche d'un contrat de partenariat, évoqué lors d'une «assemblée plénière» ayant réuni tous les partis de gauche et Corinne Lepage. Du point de vue écolo, il devrait porter sur une vingtaine de propositions communes. Avec le désir de discuter d'une VIe République, de l'organisation d'un grand débat public sur une sortie planifiée du nucléaire, ou encore de politiques migratoires.

Pour autant, la question de savoir si ce contrat serait rendu public avant le premier tour n'emporte pas l'unanimité chez les dirigeants écolos, posant problème sur la façon de faire campagne. Reste la question de l'accord électoral aux législatives, tout le monde semblant s'accorder pour l'heure sur la revendication d'une cinquantaine de députés pour le futur mouvement écologique.









Décroissance: Europe Ecologie cherche son centre de gravité

De notre envoyé spécial à Nantes

Alors que les coulisses des journées d'été des Verts et d'Europe Ecologie n'en finissent pas de s'agiter autour du spleen de Cohn-Bendit et des moyens pour l'en extirper, les ateliers de travail se multiplient et les intellectuels affluent. «On a vraiment des plateaux de haut niveau, les intellos reviennent en nombre, se félicite Emmanuelle Cosse, ancienne présidente d'Act-up devenue vice-présidente du conseil régional d'Ile-de-France. Tout en regrettant que «les petites phrases et les ego viennent troubler les progrès du processus», comme le fait que«Dany et Cécile ne se soient pas parlé depuis longtemps, ça simplifierait les choses». Au même moment, DCB et Duflot s'en allaient prendre un café pour «aplanir les choses» selon les termes du premier, «gérer le facteur humain» selon ceux de la seconde.

Pendant ce temps, les militants n'en finissent pas de garnir abondamment les ateliers de réflexion.

Si, à l'extérieur de la faculté de droit de Nantes, l'effervescence médiatique se focalise sur la mélancolie de Daniel Cohn-Bendit confronté à un achèvement du processus de rassemblement qui lui déplaît et lui laisse entrevoir son passage au second plan, les débats à l'intérieur permettent de voir concrètement les tiraillements idéologiques de l'expérience Europe Ecologie. Ainsi ce débat vendredi 20 août après-midi sur la décroissance, posant les frontières d'une écologie allant de l'extrême gauche anti-capitaliste au pragmatisme écolo-centriste. «La décroissance est une réalité qui s'impose et n'est plus un simple choix de vie. Elle est devenue inévitable, mais elle ne peut être que sélective», estime l'animateur de la réunion, l'eurodéputé Jean-Paul Besset. Un aperçu des problèmes qui écartèlent une écologie politique en quête de crédibilité gestionnaire, mais qui se veut radicalement différente dans son approche.

Premier tour de force de la réunion, qui s'est tenue dans un amphithéâtre bondé de 500 personnes: réunir autour de la table un plateau allant du politologue antilibéral Paul Ariès à l'ancienne ministre d'Alain Juppé, Corinne Lepage. A leurs côtés, le député Yves Cochet, l'un des fondateurs du parti Vert, et la philosophe Dominique Méda, proche du courant transpartis Utopia.

Lancée par Jean-Paul Besset, par ailleurs futur président de la future Fondation de l'écologie politique, la discussion aura passionné l'auditoire autant qu'elle a montré la diversité d'interprétation d'un thème central de la pensée écologiste et de son rapport avec le développement économique.



Anthropocène et prospérité sans croissance

Depuis longtemps, Yves Cochet porte chez les Verts le flambeau d'une décroissance qui s'assume. Souvent caricaturé comme catastrophiste (mais n'hésitant pas à soutenir l'hypothèse de tickets de rationnement ou à évoquer la problématique de la limitation du nombre d'humains), l'ancien ministre de Lionel Jospin a livré un exposé magistral, assisté par ordinateur. Avec comme point de départ la reprise des thèses du prix Nobel de chimie 1998 Paul Crutzen, qui a déterminé l'entrée dans une nouvelle ère géologique (l'anthropocène), remontant à 1750 et les débuts de l'extraction du charbon en Angleterre, et caractérisée par l'impact de l'homme sur le climat.

Adversaire de la notion de «croissance verte», Cochet n'en accepte pas moins certains principes, tels qu'ils ont été dégagés par l'actuelle ministre de l'environnement Chantal Jouanno: «Si la “consommation et la production soutenables” ne peuvent marcher dans un “monde fini” et si le“verdissement des marchés” est une absurdité, il y a des pistes intéressantes à creuser, comme la fiscalité écologique ou l'investissement dans les capitaux naturels.» Selon lui, «l'addiction à la croissance s'explique par l'obsession de devoir payer la dette. Mais on ferait mieux de se préparer à une récession inévitable, (…) à un monde qui va se décomplexifier du fait de la dépression de l'énergie.»

Pour lui, quatre orientations et instruments devraient désormais guider l'action publique, dans le souci décroissant: «L'autosuffisance locale et régionale, alimentaire et énergétique; la décentralisation géographique des pouvoirs; la relocalisation économique; la plannification et la politique de quotas.»

La philosophe Dominique Méda a de son côté fait entendre une musique plus sceptique, même si elle confie avoir été récemment ébranlée dans ses certitudes. Spécialiste du travail, elle plaidait jusqu'ici davantage pour «se débarrasser du PIB et se donner de nouveaux indicateurs de mesure du bonheur», ou pour «quitter le monde de la croissance, mais pour privilégier la question du patrimoine social». Mais à la lecture du rapport de l'économiste britannique Tim Jackson commandé par le ministère de l'environnement anglais, intitulé «Prospérité sans croissance» (télécharger en anglais ici, ou lire une note de lecture là), l'une des promoteurs des 35 heures dit avoir pris conscience que «la croissance verte ne pourra pas marcher, la fenêtre de tir étant tellement étroite».

Méda estime que l'urgence de la situation doit impérativement entraîner «la révolution totale des processus démocratiques», notamment pour que l'expertise scientifique puisse «prouver ses dires aux yeux de tous». De même, le travail et l'emploi ne doivent plus être au centre des réflexions, car«il y a une nécessité à abandonner vite l'idée de gains de productivité, mais au contraire inventer un travail désaliéné, débarrassé des logiques d'accumulation». Deux limites freinent enfin son chemin sur la route de la décroissance: «La question du revenu, car si l'on crée plus d'emplois dans cette logique, il faudra accepter que les salaires soient bien moindres», et «comment faire cela seuls, quand les Chinois par exemple ont très envie de décroissance?»

Sur la forme, Dominique Méda doute enfin de l'emploi sémantique du terme «décroissance»: «Il fait peur, notamment aux gens qui n'ont rien et à qui on demanderait d'en avoir encore moins.» Elle dit lui préférer l'action de«se civiliser».



«Critique anticapitaliste» versus «économie circulaire»

Pour Paul Ariès, la décroissance se veut «une critique de l'aliénation et du fétichisme, afin d'en finir avec le culte de la consommation et de l'économie comme réponse aux problèmes sociaux». Selon le coordonnateur du journal Le Sarkophage, «la gauche a perdu la critique anti-capitaliste de l'accumulation des richesses, et l'écologie politique est peut-être en train de l'oublier».

Ariès a la mâchoire carnassière et le rictus sévère de ceux qui ne lâchent rien: «La décroissance, ce n'est pas faute de mieux. Même si l'on vivait dans un monde à la croissance infinie, nous serions toujours pour la décroissance. Car il s'agit de rester simplement humains, de ne plus sombrer dans la démesure, de retrouver une société capable de se donner des limites. Il ne convient plus de partager le gâteau, car il est empoisonné. Il faut changer la recette du gâteau.»

Estimant que «la première des décroissances nécessaires, c'est celle des inégalités», Ariès lance enfin quelques propositions découlant de son prisme, comme le «revenu maximum autorisé», allant de pair avec un«revenu garanti pour tous qui pourrait être payé en partie en monnaie nationale, mais aussi en monnaie régionale à inventer, ou sous forme de droit de tirage sur les biens communs comme l'eau». D'après lui, la décroissance ne peut s'opérer sans «un surcroît de démocratie» et il se prononce pour «la reconnaissance du tirage au sort dans une partie de la représentation démocratique».

A l'inverse, Corinne Lepage se fait elle la laudatrice d'une écologie pragmatique et humble: «Il faut être lucide, pour intéressant qu'il soit, notre débat n'attirerait pas grand-monde s'il passait à la télé à 20 heures.» Pour l'eurodéputée récente démissionnaire du MoDem: «Notre travail est de rendre possible ce qui est souhaitable. Il nous faut inventer la transition. Tant qu'il n'y aura pas d'évolution là-dessus, personne n'entendra la décroissance.» Et l'ancienne candidate à la présidentielle de refuser de s'«enfermer dans ce débat, car les gens feront toujours la différence entre leur situation propre et la situation souhaitable pour la planète. Il faut faire coller le souhaitable avec le possible, car sinon le souhaitable est impossible.»

Lepage milite pour une «économie circulaire, qui recycle, qui réutilise, qui répond aux besoins écologiques et change l'amélioration du bien-être», elle qui pense que «les gains de productivité font partie du modèle économique général actuel», que «sans entreprises, il n'y pas d'emploi». Refusant de «mettre dans le même sac la création de sa boîte avec le grand casino finacnier», la présidente de Cap 21 préfère s'attacher«d'abord à la question de la redistribution». Est-ce suffisant pour répondre aux enjeux? «Je ne sais pas, mais je sais que c'est possible, et cela permet de sortir des contradictions impossibles à résoudre entre nous».



«Quand le diagnostic est partagé, la thérapeutique devient envisageable»

A l'issue du débat, où tous les intervenants furent très applaudis, on retient le sentiment qu'Europe Ecologie aujourd'hui, comme les Verts hier s'étaient peu à peu détachés de la décroissance comme valeur fondamentale, a davantage de chance de s'accorder avec Lepage qu'avec Ariès. Jean-Paul Besset confirme: «Il y a ceux qui se mouillent et ceux qui excommunient. Corinne, elle, elle avance et elle pose les bonnes questions. Et quand le diagnostic est partagé, la thérapeutique devient envisageable.»

Mais l'artisan du rassemblement politique de la «galaxie écolo» considère que «la logique même de notre mouvement est de parvenir à rallier les deux. Rendre compatibles les objecteurs de croissance avec les centristes. On va encore dire que c'est la carpe et le lapin, mais on disait également cela aux européennes avec Cohn-Bendit et Bové. D'abord, mettons-nous ensemble, et ensuite on voit, un peu comme ce qu'on fait au Parlement européen».

Du point de vue de Besset, l'objectif n'est pas si irréaliste: «Dans la salle, les mêmes personnes applaudissaient aussi bien Ariès que Lepage. Il y a un consensus sur une décroissance inévitable. Une fois posé cela, il faut pouvoir avancer vite, lever les malentendus, et voir comment on peut faire…»

#682 ezza

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Posté 24 aot 2010 - 19:28

salut néothévert
peut etre metre en "surbrillance " les points clef du/des texte........... :(

#683 Artska

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Posté 28 aot 2010 - 15:40

Le problème n est il pas justement que tout est politique comme tu dis. Ça en devient un sacré bordel qui arrange bien du monde de par son opacité et ses troubles, mais en fait, dans la réalité tout est politique SAUF ce que l'on met derrière ce mot...Il ne reste que des petites guerres d'ego et d'intérêts pour se qui se maintiennent dans cette voie, les autres désertent pour mieux agir ou se font gicler...
Tout est politique, surtout le quotidien et la façon dont on se comporte avec ses semblables, la Nature, et la recherche de bien être sans générer de nuisance.




http://fr.wikipedia.org/wiki/Politique


Le mot politique vient du grec politikè(Etymologie : du grec politikos, de la cité. dans d'autres cas) (« science des affaires de la Cité »). Étymologiquement, la politique est donc synonyme d'organisation de la Cité.

Modifié par Artska, 28 aot 2010 - 15:42 .


#684 FLOYD

FLOYD

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Posté 28 aot 2010 - 16:53

En grec ancien, polis signifie cité, ville, tandis que politeia désigne le gouvernement de la ville. Le mot deviendra en latin, puis dans les villes à municipalité d'Italie et du sud de la France, politia.

source wiki
Cette source donne donc également le grec ancien 'polis', pour origine du policier, de la police…

Ce qui n'apporte rien au débat, j'en conviens, mais l'étymologie offre quelques surprises parfois.

Si j'ai bien compris le propos de Néothé, verte si l'en est, elle aurait trouvé dans cette "écologie politique" un groupe qui utilise à la fois le débat, la conviction et le vote pour gérer au mieux en interne, comme en responsabilité, la prise de décision.
Une sorte d'hyper-démocratie participative, en quelque sorte.

J'ai cotoyé depuis plus de 30 ans, des gens engagés en politique, des élus, dans le simple cadre professionnel ou associatif. L'implication de ces personnes m'impressionne encore. Tout mandat est une charge de travail, une exigence de réflexion, une disponibilité de tout les instants.

Avec la rentrée les invitations à participer aux travaux de commissions, de conseils d'administration, d'assemblées générales, de colloques… sont en train de pleuvoir sur ma boite mail. Pourtant je ne suis impliqué que dans 2 ou 3 assos locales…
Chaque semaine le week-end et une bonne journée pourrait être consacrés à suivre tout cela d'assez près.
En prenant part à l'action, ce serait comme un job à plein temps doublé de l'obligation d'une formation continue.

Dès lors, et je généralise, hauts fonctionnaires ou technocrates ont beau jeu de prendre en main les dossiers. Hélas ils ne sont pas à l'abri de désillusions quand un élu pressé ou inconscient vient anéantir plusieurs années de tractations et d'efforts diplomatiques.

Les verts ont acquis cette haute expérience, celle des affaires de l'état, celle des régions ou de la plus modeste commune. Ils ne sont pas à l'abri pour autant, d'un excès de confiance en eux.

#685 néothé

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Posté 10 octobre 2010 - 13:22

http://www.europe-ec...nifeste_13p.pdf

13 pages du manifeste pour lequel les verts et signataires et adhérents d'europe écologie on votés hier, vote encore ouvert au signataire d'europe écologie par correspondance jusqu'au 11 octobre...demain...(il faut avoir signé avant le 1er octobre)
mais la lecture est assez intéressante, même si on peut toujours faire mieux, ça jette les fondation du nouveau parti unifié de l'écologie...dont le nom sera choisi par vote le 13 novembre...

bonne lecture à ceux que ça intéresse....

A+ néo

#686 forlu45

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Posté 10 octobre 2010 - 20:05

Ils ne sont pas à l'abri pour autant, d'un excès de confiance en eux.


certains , depuis l'antiquité à nos jours en ont fait la triste experience ....... et ce qui devait etre une "victoire" s'est soldé par une débacle
la confiance vous donne la force pour l'avenir , mais vous rend aveugle pour ce qui vous entoure
tient au fait c'est de qui ?

#687 forlu45

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Posté 11 octobre 2010 - 17:19

il me semble avoir retrouvé l'auteur et il dit cela aussi :

"a paraitre au courrier des lecteurs d un grand quotidien :"le dauphiné libéré"

"Sujet : déclin français
"jusqu a quand allons nous assister au déclin de ce petit pays qu on appelle France? nous sommes la risée du monde entier quand nous voyons ces disputes stériles entre camps politiques, ces grèves incessantes et ces défilés de professionnels de la contestation ou l on traîne souvent des gamins affublés de banderoles!oui notre pays est en déclin sinon en décadence quand on voit les lycéens qui savent à peine lire et écrire organiser des manifestations contre tout et n importe quoi , juste pour faire comme les grands et passer à la télé;il est vrai qu en France , chacun veut avoir son quart d heure de célébrité comme dans les émissions débiles dans lesquelles les gens se bousculent!c est un peuple maniaco dépressif, immature , infantile et pleurnichard qui ne cesse de réclamer tout et n importe quoi à l Etat, mère nourricière,mais dont il conteste en permanence la légitimité! et en donnant le bon exemple de citoyenneté a des enfants et adolescents qui ont vite compris la faille dans laquelle ils pouvaient s introduire pour démolir l organisation sociale dont ils font partie, encouragés en cela par les hordes de gauchistes qui les encadrent et les manipulent alors qu ils sont censés s occuper de leur formation!

Je suis ravi d avoir fait toute ma carrière à l étranger , aux quatre coins du monde, mais je prenais soin de ne jamais dire que j étais français car je savais quelle était notre réputation aux yeux du reste du monde!

Alors , français continuez a vous agiter pour vos petits avantages acquis et votre retraite de gens riches et continuez à vous laisser envahir et dominer par les Chinois qui travaillent et s enrichissent à vos dépens!!!

Un rattachement à la Chine ne serait il pas la solution à tous vos problèmes?"

je pensaiset je dis personnellement :

les chinois achètent les deficits de la grèce , bientot ils achèteront l'europe , et a ce moment là on ne rigolera plus .... si ! on rira jaune
heureusement les savoyards veulent devenir ... Suisse

#688 néothé

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Posté 13 octobre 2010 - 12:46

super forlu, quelle force de proposition :D , ce texte ne rentre t-il pas exactement dans ce qu'il dénonce? râler sans jamais proposer? :(

l'écologie politique est force de proposition, il ne s'agit pas là de crier vitoire, simplement de proposer un modèle de société qui aurait plus de bon sens et de viabilité que ceux actuellement en place...on parle de fondamentaux, pas de manif, dans ce manifeste...la racine du mot est identique mais pas le sens!!!

as tu lu ce texte

néo

#689 forlu45

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Posté 15 octobre 2010 - 14:10

as tu lu ce texte


si j'ai lu ce texte ? quelle question !
comment pourrais-je publier un texte sans savoir ce qu'il contient . oui on va me repliquer que je n'y ai rien compris .........
enfin voilà sa publication n'avait pour but que la réaction
maintenant chacun pense d'après l'interprétation de son cerveau

#690 néothé

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Posté 20 octobre 2010 - 11:36

alignement du régime des retraites des députés...on notera que l'amendement, refusé par la majorité, était porté par des verts... :nuts:


http://www.assemblee...0/277000249.asp

faudrait juste voir à changer la majorité...et pour ça il n'y a que le vote...sinon rien ne change!!

néo

#691 cabanenforet2

cabanenforet2

    Bientot ailleurs

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Posté 21 octobre 2010 - 00:39

Le vert, le vert, toujours le vert...

Je préfère le bleu personnellement.

#692 forlu45

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Posté 02 novembre 2010 - 18:21

Joly primée pour son humour !!!

vu sur le JDD


Elle se dit novice en politique, joue de son image inflexible d'ancienne juge d'instruction, mais Eva Joly ne manque pas pour autant d'humour. Elle a ainsi reçu le Prix du Press club Humour et politique lundi et a ainsi battu des habitués de la petite phrase, comme Dominique de Villepin, Ségolène Royal ou encore Luc Chatel.

La probable future candidate écologiste à la présidentielle a été couronnée pour sa sortie sur Dominique Strauss-Kahn. "DSK je le connais bien, je l’ai mis en examen ", avait-elle ironisé dans Libération l'été dernier au sujet d'un possible rival pour 2012. La suite a, elle, été oubliée. "Il y avait une suspicion, c’était normal de vérifier. Et j’ai fait un non-lieu. C’est de l’histoire très ancienne ", expliquait-elle.

la justice ne paie plus , essayons la politique ...................
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#693 forlu45

forlu45

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Posté 02 novembre 2010 - 18:24

vu sur le JDD

Pressentie pour être la candidate écologiste à la prochaine présidentielle, Eva Joly a prononcé un vibrant discours, annonçant qu’elle allait "s’immerger dans les problèmes très concrets des Français", abandonner pour cela ses "engagements à l’étranger pour dégager plus de temps à la politique en France".

mais alors ,elle n'y connais rien , comment peut elle s'avancer sans connaitre ?

voir l'article dans la rubrique : politique & ecologie sur le lien suivant

www.lejdd.fr/

Modifié par forlu45, 02 novembre 2010 - 21:51 .


#694 Boo

Boo
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Posté 02 novembre 2010 - 21:21

Forlu j'ai validé ces deux derniers messages, mais je te demande encore une fois de bien vouloir sourcer tes posts, à savoir en mettant les liens actifs correspondants.
Et il en est de même lorsque tu ouvres un nouveau sujet.
La prochaine fois je ne les validerai pas ;)
Merci !


#695 _khalil_

_khalil_

Posté 27 aot 2015 - 19:15

je crois que maintenant il y a plus d'écologiste en dehors du parti europe écologie les verts ? adieu cécile Duflot....