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mauvaises herbes


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93 réponses à ce sujet

#81 michmuch80

michmuch80
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Posté 09 mars 2017 - 11:40

Les chèvres préfèrent les arbustes et l'écorce des arbres, ça doit être pour ça qu'on fauche la plante avant de leur donner. Poudre aux yeux, non ?


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#82 FLOYD

FLOYD

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Posté 09 mars 2017 - 13:24

Je crois simplement que les chèvres aiment ce dont elles ont l'habitude.

Mon copain chevrier  remarquait chaque printemps que son troupeau semblait réticent lors des premières sorties au pré.

La période de flottement était brève, mais il devait en tenir compte.

Par ailleurs les coins d'orties étaient fauchés pour que les chèvres consentent à s'y intéresser.

 

La renouée du Japon, plante à grand développement, peut être plus appétante une fois coupée et après un temps de première découverte.

Quant à la validité technico-économique d'un pâturage, elle doit être évaluée sur une année complète.



#83 Tis

Tis

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Posté 09 mars 2017 - 17:14

Michmuch si tu pouvais éviter de dénigrer ce que tu ne comprends pas les discussions seraient beaucoup plus agréables pour tous les participants à ce forum.
 

Quelques précisions tirées de fiches techniques :
 

La renouée du Japon a été introduite en 1823 de l'Extrême-Orient comme plante ornementale et fourragère, la renouée Sakhaline a suivi en 1863.
(...)
Dans d'autres pays, de bons résultats ont été obtenus par la pâture bovine, avec des moutons ou des chèvres sur des grandes surfaces envahies de renouées. La pâture est répétée pendant au moins 10 ans, son impact est plus efficace sur les jeunes pousses. La population de renouées diminue dans un premier temps et disparaît enfin.

https://www.infoflor..._reyn_jap_f.pdf
 

Comestible pour les moutons, les ânes, les chèvres, les vaches et les chevaux.

Le moineau domestique se nourrit des akènes et les fourmis attaquent les bases des feuilles. La plante sert d’hôte à plusieurs champignons.

Bien que les insectes herbivores puissent dévorer jusqu’à plus de 40% de la surface foliaire, ces prédateurs ne causent pas des dommages suffisants pour arrêter la propagation.

 http://www.fcbn.fr/s...japonica-sr.pdf

 

En France les 1ères expérimentations "environnementales" avec des chèvres des fossés ont eu lieu en 2011 à Morigny-Champigny en Ile-de-France (voir ici) et cette technique a depuis été adoptée par le Nord, l'Auvergne, la Lorraine, etc.
Les chèvres pâturent d'abord les renouées et ensuite leur-s berger-s coupent les tiges restantes à la faux pour limiter leur prolifération.


Modifié par Tis, 09 mars 2017 - 17:54 .

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#84 Bill Imbi

Bill Imbi

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Posté 26 juin 2017 - 09:12

Dans le Rhône, la renouée du japon qu'on voit sur les Bords de route et partout ne cesse de s'étendre. Et je reviens de Bretagne où j'ai constaté qu'elle était aussi présente.

 

Mais voici une autre manière de l'utiliser, et donc de se l'approprier pour la domestiquer :

 

http://plantescomest...-123602641.html

 

Ici les services municipaux la brûle régulièrement pour l’éradiquer, sans résultat vu que ce qui est sous terre ne brule pas.


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#85 DzC

DzC

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Posté 26 juin 2017 - 14:02

Dans le Rhône, la renouée du japon qu'on voit sur les Bords de route et partout ne cesse de s'étendre. Et je reviens de Bretagne où j'ai constaté qu'elle était aussi présente.

 

Mais voici une autre manière de l'utiliser, et donc de se l'approprier pour la domestiquer :

 

http://plantescomest...-123602641.html

 

egalement :

 

http://lymealternati...nouee-du-Japon/

 

https://www.altheapr...aladie-de-lyme/

 

Extrait :

La renouée stoppe la cascade inflammatoire initiée par le spirochète.

D’autres plantes comme le curcuma peuvent aussi stopper cette cascade, mais elles utilisent des mécanismes différents. La renouée, elle, est très spécifique pour l’inflammation provoquée par la maladie de Lyme. « Si un biologiste généticien avait créé un remède pour calmer l’inflammation de Lyme, il n’aurait pas pu faire mieux ».

Les constituants de la renouée traversent la barrière hémato-encéphalique. C’est une plante spécifique pour l’inflammation des méninges. Si une personne souffre d’un cou raide et de maux de tête dans le contexte d’une neuro-borréliose, la renouée du japon est une plante spécifique.

C’est un antioxydant puissant qui protège les structures cérébrales. Elle calme le système nerveux central et aide à gérer les symptômes de l’arthrite de Lyme. Elle est synergiste avec les médicaments, ce qui signifie qu’elle peut être utilisée avec les antibiotiques et les rendre puissamment efficaces même dans les cas où les médicaments avaient précédemment échoué.


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#86 Bill Imbi

Bill Imbi

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Posté 26 juin 2017 - 14:58

Merci Dzzz pour cette vision nouvelle de cette "peste verte" ! J’avoue que moi aussi, il y a pas si longtemps, j'en disais le plus grand mal.

 

Il n'y a décidément pas de mauvaises herbes, que des mauvais "botanistes"...



#87 michmuch80

michmuch80
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Posté 26 juin 2017 - 17:28

Bonjour,

Le terrain vague derrière le dépot de déchets verts du village en est envahi. Les jeunes pousses se consomment comme la rhubarbe http://www.monpotage...enouee-du-japon



#88 FLOYD

FLOYD

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Posté 26 juin 2017 - 21:13

Merci Dzzz pour cette vision nouvelle de cette "peste verte" ! J’avoue que moi aussi, il y a pas si longtemps, j'en disais le plus grand mal.

 

Il n'y a décidément pas de mauvaises herbes, que des mauvais "botanistes"...

La botanique et les botanistes ne sont en rien des guérisseurs, des herboristes, des herbalistes.

A chacun sa spécialisation.

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#89 Bill Imbi

Bill Imbi

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Posté 26 juin 2017 - 21:36

Bon je ne parlais de personne en particulier, ni spécialement des vertus médicinales de certaines plantes. Je disais juste qu'on a toujours facilement considéré comme indésirables les trucs qui ne nous semble pas utiles...



#90 FLOYD

FLOYD

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Posté 27 juin 2017 - 20:28

Les bio-chimistes sont capables d'extraire les molécules présentes dans une plante pour en donner l'analyse et le nom.

Ensuite, ces molécules souvent complexes peuvent ou pas avoir une utilité en pharmacopée: médecins et pharmaciens auront des batteries de tests et d'essais à réaliser avant de crier victoire.

 

On synthétise aujourd'hui de plus en plus facilement des molécules, copies de la nature, ou même amélioration de la nature… c'est parfois utile, et mieux que de piller les stations botaniques où l'on trouve telle ou telle plante rare.

Paradoxalement, les mauvaises herbes, à en croire certains, ont de magnifiques propriétés. Tant mieux!

A quel coût seront récolte et transformation?



#91 Tis

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Posté 21 novembre 2017 - 14:09

Comme cela a déjà été précisé sur le forum, grâce à la synergie de leurs différents composés, "l'utilisation d'extraits bruts de plantes peut s'avérer plus efficace que les composés les plus actifs isolés en médicaments." (voir ) tout en coûtant infiniment moins cher que les magouilles sur les prix des industriels pharmaceutiques.
 
Et à propos de prix, l'éco-pâturage permet lui aussi de belles économies :
 

Ces débroussailleuses écologiques sont rentrées en action le lundi 12 juillet. Elles ont quitté Cusset le 6 novembre après quatre mois de mission. A noter qu'un agriculteur de Creuzier-le-Neuf a fourni quatre chèvres qui ont été mises vers l’Allée Mesdames. Mis à disposition par la même société que celle des chèvres du Jolan, six moutons de Jacob se sont occupés de débroussailler l’herbe qui pousse autour des réservoirs d’eau potable de la route de Paris, à Cusset.

Quels sont les avantages?

L'éco pâturage offre des avantages écologiques et économiques. Pas de carburant pour ces débroussailleuses sur pattes qui étaient quasiment autonomes. Le Jolan est canalisé dans sa traversée de Cusset donc pas de gardiennage permanent. Les 10 chèvres ont été installées entre la rue industrie et l’embouchure du Sichon, sur 1,4 km de berge, ce qui représente 7.500 m2.

Emmanuel Gavalda, directeur des services techniques de la ville de Cusset, à l'initiative de cette opération, estime que l’économie s’élève à 25.000 euros.

http://www.lamontagn...n_12625579.html
 


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#92 Tis

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Posté 12 fvrier 2019 - 09:42

Ayant omis de le préciser, je préfère ajouter qu'il vaudrait mieux que les communes fassent directement appel aux petits éleveurs locaux plutôt qu'à des sociétés intermédiaires qui s'engraissent sur leur dos.

Et que le bénéfice réalisé soit équitablement partagé entre le(s) paysan(s) qui effectue(nt) ce travail supplémentaire et la commune concernée.


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#93 Tis

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Posté 13 fvrier 2019 - 07:31

Cet article date d'une dizaine d'années mais ce qu'il explique est toujours une bonne source d'inspiration pour ceux qui veulent cultiver sainement dans leurs jardins ou dans leurs champs :
 

Une gestion positive des adventices
Danielle Bodiou, TCS n°46 - Janvier / février 2008 -

Plusieurs centaines d’agriculteurs se sont rendus aux journées proposées par l’association Base en novembre dernier au cours desquelles Manfred Wenz, agriculteur allemand et l’un des pionniers du nonlabour en agriculture biologique, a partagé, photos à l’appui, son expérience. Tourné vers le non-travail du sol et le SD sous couvert, il utilise largement les couverts comme auxiliaires dans la réduction du salissement et l’amélioration du sol.

 

Les journées proposées par l’association Base en novembre dernier accueillaient Manfred Wenz, un agriculteur allemand de soixante-dix ans, consultant international en travail de sol, en SD [semis direct] et en gestion des systèmes de culture, pour témoigner de son expérience. Installé à Ottenheim, près de Fribourg dans la plaine du Rhin, il conduit, avec son fils Friedrich, un domaine céréalier de 30 hectares en agriculture biologique et biodynamique [1]. Ses sols constitués de dépôts fluviaux successifs sont très hétérogènes et varient entre graviers, limons battants caillouteux et limons argileux. Depuis le début de sa carrière d’agriculteur en 1954 et jusqu’en 1969, sa ferme, menée en système conventionnel, suit une rotation maïs-blé. Le travail des terres se fait de manière classique. Les herbicides non utilisés initialement puisque seulement apparus dans les années soixante, sont finalement intégrés et les doses s’accroissent. Très vite, Manfred Wenz constate une chute des rendements en même temps qu’une érosion et une fatigue des sols. « Toute la couche superficielle de terre noire avait été consumée » indique-t-il. Pour lutter contre ce processus de dégradation, il décide de se tourner vers l’agriculture biologique. Les dix premières années, il réalise un labour superficiel. Les apports d’engrais sont supprimés. Les éléments fertilisants sont amenés par la restitution et la transformation des résidus organiques. Malgré des labours moins profonds et une gestion organique conforme au standard agronomique en vigueur, les résultats des dix premières années ne sont pas ceux escomptés : les adventices envahissent les parcelles, les rendements diminuent (les récoltes de blé ne dépassent pas les 20 q/ha) et les sols continuent à se dégrader par les passages répétés d’outils.
En 1979, M. Wenz, agriculteur bio atypique, prend un autre virage en adoptant la méthode Kemink, du nom d’un spécialiste allemand en maraîchage. Il s’agit d’une méthode basée sur un billonnage en planches fixes : un travail en butée sans retournement réalisé par un outil proche d’un cultivateur classique, qui a pour but de limiter la perturbation du sol. Seule une bande étroite de sol tous les 75 cm est travaillée à chaque passage, les zones non perturbées servant de refuge à la vie du sol. Après une dizaine d’années de travail Kemink avec une rotation triennale de deux ans de prairies suivies d’une année de blé, M. Wenz constate de nettes améliorations : une meilleure teneur en humus et un sol qui retrouve sa structure et son potentiel. « Depuis la suppression du travail intensif du sol, j’ai récupéré 27 cm de couche humifère, soit environ 1,5 cm de création de sol par an », affirme l’agriculteur. L’utilisation de cette méthode lui a également permis d’améliorer ses rendements avec environ 45 quintaux de blé en moyenne. Par ailleurs, les céréales sont propres sans aucune intervention entre le semis et la récolte. Avec l’arrivée de son fils sur le domaine, la méthode Kemink a été abandonnée en 1998, M. Wenz n’en conservant que certains principes de base. Depuis, ils se sont tournés vers des techniques de travail superficiel du sol et le SD sous couvert. Suivant les cultures et les rythmes de gestion, ils essaient de ne pas intervenir entre le semis et la récolte. La seule zone du sol susceptible d’être travaillée est la couche des quatre premiers centimètres. Encore faut-il la toucher le moins souvent possible…

Les adventices pour réparer les sols
Outre le travail minimal du sol, la particularité de l’approche de M. Wenz réside dans une gestion différenciée des adventices, en utilisant les phénomènes de concurrence et les associations de cultures plutôt que les techniques de lutte par destruction. L’agriculteur cherche à vivre avec une certaine biodiversité. Pour lui, il n’existe pas réellement « de mauvaises herbes » mais d’« autres plantes  » qui, par leur présence, apportent de la biodiversité et des indications agronomiques à la parcelle. Il a observé que l’enherbement est souvent le reflet de l’état du sol et de la matière organique. Chaque adventice apparaît dans un milieu très précis dans le but de régler des déséquilibres existants, de résoudre un problème créé par des erreurs de gestion des sols ou des cultures. Dans une rotation de six ans, M. Wenz réserve une année au développement des adventices pour leur fonction réparatrice du sol. Le rumex, par exemple, ameublit les sols compactés grâce à son puissant système racinaire et agit également sur la réorganisation de l’azote. L’agrostis lève les phénomènes de battance et de micro-érosion. Le chardon et le liseron résorbent la matière organique mal décomposée en profondeur par leurs puissants rhizomes. Quant au vulpin, il peut constituer « un excellent couvert végétal » pour certaines cultures de printemps. Cette année, les Wenz se sont servis d’un couvert de vulpin au stade fleur pour y installer en direct une culture de carthame et une culture de pois. En fait, pour eux, il faut à tout moment chercher le bon équilibre entre sol et végétation. Les adventices gênantes pour les cultures ont alors tendance à disparaître. Le hersage au printemps a également été abandonné afin d’éviter une minéralisation excessive d’humus et surtout pour ne pas détruire les turricules des vers de terre dans lesquels les radicelles des cultures viennent directement se nourrir.

Technique de la biomasse végétale
Les Wenz utilisent également certains couverts étouffants pour gérer les adventices. Ils privilégient aujourd’hui les couverts de féverole, de caméline, de sarrasin, de moutarde et d’autres plantes à fort potentiel de biomasse. La luzerne et le ray-grass ont été délaissés car ils étaient difficiles à détruire sans herbicide. Les Wenz ont également remarqué l’effet bénéfique du mouron et de la véronique pour leurs blés. Ces plantes couvrent le sol en mars-avril sans vraiment concurrencer la culture. Ensuite, au mois de mai, elles arrivent en fin de cycle de végétation et vont se décomposer pour relarguer des éléments fertilisants qui aident alors le développement du blé. Reprenant cette idée d’écosystème dynamique, les agriculteurs se sont tournés il y a quelques années vers les couverts de trèfle blanc comme tête d’assolement. En fournissant également de l’azote, ce trèfle est généralement implanté mi-avril. Deux à trois fauchages pendant l’été permettent de détruire les adventices qui s’installent au début du cycle. Ceci afin d’obtenir un trèfle homogène à l’automne dans lequel un blé est semé en direct.
Après la récolte du blé, le trèfle et la végétation spontanée sont fauchés une à deux fois pour obtenir de nouveau un couvert homogène de trèfle en octobre. Un 2e cycle de céréales semées en direct peut alors démarrer, sans à nouveau aucune intervention entre semis et récolte. L’été suivant, après avoir fauché les chaumes, le trèfle est entièrement détruit par un outil par l’outil mis au point par Manfred Wenz et Ulrich Schreier, de la société EcoDyn et membre de l’association Base. Ensuite, en octobre, un blé est semé en bandes derrière les pattes d’oies de l’outil. Cette technique d’implantation permet un dernier faux semis lors de l’installation du blé. Lors de ce travail, il est important de parfaitement contrôler la profondeur du travail et ne pas descendre en dessous de 4-5 cm pour tenter d’affecter le moins possible la structure et la vie du sol. L’année suivante, on déchaume à nouveau avec le même outil, puis on détruit les repousses de blé et on implante un seigle à nouveau en bandes derrière des pattes d’oies. Après cette séquence de trèfle/blé dans trèfle/blé dans trèfle/blé pur/seigle, on installe un couvert végétal suivi d’un pois ou d’une féverole d’automne (semée à 8 cm à cause du gel). Les agriculteurs sont satisfaits des rendements de ces dernières années qui s’établissent entre 25 q et 35 q pour le blé semé en direct dans le trèfle et entre 40 q et 60 q pour le blé semé en pur. Les Wenz se disent également satisfaits du bon fonctionnement et du résultat économique de ce système compte tenu du peu de travail, de la faible consommation d’intrants (notamment de carburant) et de la vente directe des céréales à un boulanger local à environ 600 euros/t.

Cultures associées
Les Wenz consacrent beaucoup de temps à l’expérimentation et au développement de nouvelles techniques. Dans leurs terres inondables, ils subissent parfois des « ratés ». Il arrive qu’une partie des cultures soit inondée au printemps puis envahie de mauvaises herbes, notamment de vulpin. En faisant des essais de semis en direct dans ces couverts spontanés, ils ont obtenu des résultats intéressants notamment pour le pois ou le carthame. Un mélange de tournesol/ sarrasin/trèfle blanc semé l’an dernier s’est développé harmonieusement à l’instar de nos « biomax ». L’objectif était d’occuper tous les espaces avec des plantes « souhaitées » et non des adventices. Les cultures ont pu être récoltées à quelques jours d’intervalle, laissant un sol couvert de trèfle blanc. Le rendement du tournesol s’est élevé à 18 q/ha (pour un contrat alimentaire de 1 000 euros/t), celui du blé noir à 600 kg/ha. Les Wenz ont également, avec leur outil, semé en direct une cameline et une féverole d’hiver dans un chaume de maïs grain. La récolte simultanée des deux cultures en été est possible même si la cameline présente une avance de maturité, car celle-ci ne perd pas ses graines (les gousses restant fermées). Enfin, plusieurs essais sont en cours pour le SD de cultures de printemps dans un couvert de seigle installé à l’automne (soja, tournesol, pois, maïs…). Dans un souci de perfectionner leur système, les Wenz, plutôt que de lutter contre le salissement, se dirigent de plus en plus vers une stratégie d’association de plantes et de cultures, qui, avec une bonne synergie entre elles, occupent bien le terrain.

https://agriculture-...n-positive.html


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#94 FLOYD

FLOYD

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Posté 13 fvrier 2019 - 07:50

Très intéressant, bien que le rôle réparateur des adventices (rhumes, chardon, liseron…) ne me parait pas  évident, mais ce sont des informations sur lesquelles je vais chercher des compléments d'info.

 

 

La caméline ne m'étais pas connu:

 

La cameline est également une excellente plante accompagnatrice elle limite la verse par un effet tuteur et offre une excellente concurrence aux adventices10. C'est également une plante mellifère qui attire une grande quantité d’insectes pollinisateurs.

 

https://fr.wikipedia...Camelina_sativa