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le jardin de mes vaches


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98 réponses à ce sujet

#61 Claudius

Claudius
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Posté 06 juin 2009 - 11:48

Uniquement de l'orge germée, le concasseur ne tourne plus depuis longtemps. L'hiver c'est du silo bien préfané et des betteraves fourragères. Je n'ai jamais eu de problèmes d'acidose dans mon troupeau...

#62 FP44

FP44
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Posté 06 juin 2009 - 12:07

perso si je rtouren dans l'ouest ( duc oter de nantes ) pour minstaler je pense que je vaissupromer l'ensilagfe ration hiver foin+ orge germe + paturage et été paturage+ org germer.
je commence a y réfléchir de plus en plus sérieusement.
20 Ha 10-12 vache ( bretone pie noir, ou nantais mais la nantaise a disparue en laitière il faidrai que je la re sélectionne sur les quelque 500 mere qui existe ) production lait 100% transformer et vendu en direct. séchage en grange je me pose la question. peut e^tre pas des le départ en raison du cout mais par la sit il y a des chance. et je crois que je m'insttalerai sans les aide de l'état ( DJA et pret a taux bonifier) car il y a trop de contrainte. et poru les aide pac je ne sais pas trop

#63 Claudius

Claudius
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Posté 06 juin 2009 - 13:52

Encore une chose FP44, si tu t'installes tu dois faire contrôler ton étable au niveau géobiologique !
Chez moi j'avais des animaux qui étaient connu loin à la ronde pour le rendement laitier et chez moi c'était la misère...
La vie m'a amenée quatre personnes en lien avec la géobiologie et la radiesthésie, résultat des courses sous mon étable un croisement tellurique avec rivière... voilà comment on patauge dans la gadoue pendant des années sans savoir pourquoi ! Faut mettre toutes les chances de son côté et un contrôle de ce type n'est pas un luxe si tu constates quelque chose d'anormal. Quand je pense à toutes les bêtes que j'ai vendues parce que j'en étais pas satisfait... triste cette histoire.

#64 FP44

FP44
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Posté 06 juin 2009 - 15:13

je sais bien ici le batiment est entourer d'un file de cuivre enterrer et tout ce qui est en métal et en contacte avec les animaux est relier a la terre. mest oncle on eu a une époque des soucie de mamites il y en avait en permanence 3 ou 4 sur leur cheptel de 70 bete a l'époque. le souci a été régler le jour ou l'agrandissement en structure métalique a été relier directement dans l'étang la au moin il y a vai une bonne masse.

#65 _vibe_

_vibe_

Posté 06 juin 2009 - 21:42

salut, tous. claudius, pas d'amidon dans la ration?? quand à l'ortie les vaches en sont gourmandes une fois séchés ( montbéliardes en tout cas.) sinon je me suis déjà pris des coups de jus en trayant à cause de la terre qui était enterrée dans le remblais du batiment.10 mètres plus loin c'était bon. sinon il y a eu quelques problèmes de patuline avec les céréales germées données à des veaux, retrouvés morts du jours au lendemain. mais je connais un éleveurs de chevaux d'endurance qui nourri ses chevaux avec et aucun problème. quand à refuser les aides, réfléchis bien FP44, cela n'engage finalement qu'à une rentabilité et être agri 10 ans. c'est vite passé ...pour le reste c'est quand même du bon, non? les contraintes PAC et autres , tu les auras de toute façon, aides ou pas. depuis le temps que je tourne en agris , je constate que tout vas mieux pour ceux qui acceptes les aides . surtout avec des animaux. il n'y a guère que des productions à forte image qui peuvent faire autrement et franchement le lait s'en détache de plus en plus. enfin je veux pas décourager, déjà qu'être agri c'est presque un sacerdoce, alors. :D

#66 FLOYD

FLOYD

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Posté 06 juin 2009 - 23:47

Peu de différences entre l'amidon des céréales sinon la longueur des chaines d'amidon.

Il est sans doute bon de rappeler que les ruminants peuvent se suffir de cellulose pour obtenir l'énergie nécessaire à leur métabolisme. Donner de l'amidon c'est déjà du luxe… sinon un gaspillage de ressources alimentaires à usage direct pour l'humain.

Les apports de minéraux par les plantes ne sont pas à négliger. Reste à bien identifier les besoins et les apports. pas simple de trouver les résultats d'analyse pour calculer tout ça.
Pas facile non plus de s'affranchir des fournisseurs de compléments minéraux… je sais bien!

A propos de la race de vache de jersey, je me souviens avoir visité il y a 15 ans, en Cornouailles (Grande Bretagne), un élevage laitier fort bien tenu par la famille Roskilly, avec plusieurs ateliers de transformation: crèmes glacées, caramel…
L'adresse?:
TREGELLAST BARTON
St. Keverne, Helston
Cornwall TR12 6NX
J'imagine que cela doit toujours exister, l'endroit et les gens extras…

#67 Claudius

Claudius
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Posté 07 juin 2009 - 06:34

Salut Vibe :-)

Parfaitement d'accord avec FLOYD en ce qui concerne l'amidon ! Merci pour le conseil de l'ortie séchée pour les vaches, les porcs adorent aussi d'après ce qu'on m'a appris ! Plutôt bizarre l'histoire avec les veaux morts après avoir mangé de la germination, je n'ai jamais eu ce problème chez moi. Bon je n'en donne qu'aux vaches mais les veaux peuvent aussi y avoir accès... en été surtout vu que j'amène l'orge sur le pâturage.

Pour les chevaux par contre, je ne donnerais pas de l'orge germée mais de la luzerne germée ou Alfalfa... c'était d'ailleurs le secret des célèbres chevaux de courses iraniens entre autres... et en passant, aussi de grands sportifs, notamment dans le marathon !

Etre agriculteur c'est bien une vocation, pour moi le plus beau métier du monde :D

#68 FP44

FP44
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Posté 07 juin 2009 - 09:55

pour les aide a l'instaltion moi ces le parcour qui me gène et aussi les contraine qui ne son plus les meme qu'il y a quelque années. mais bon si j'en est besoin j'y passerai. mais sa sera dificile car la SMI ( surface minimal d'instalation ) en vache laitière est bien supérieur a 20ha. et comme il faut une demis SMI mini pour s'instaler je ne suis pas sur de rentré dans les clou. c'est aussi sa le souci des projet atypique. quand au métier d'agricultuer je ne me vois pas fair autre chose. j'ai besoien de travailler avec la natuer c'est la ou je me sent bien

#69 Tis

Tis

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Posté 08 fvrier 2010 - 15:50

Un article récent explique pourquoi il est intéressant d'élever des poules en plein air quand on a des vaches :
http://madeinearth.w...-de-bons-oeufs/
 
Extrait :
 

Reproduire les caractéristiques des écosystèmes naturels
 
La stratégie utilisée par Joel Salatin est de mimer les modèles et les cycles des écosystèmes qui existent dans la nature. Par ce biais, les animaux de sa ferme vivent en exprimant leur nature, leur permettant de retrouver leur alimentation, leurs activités et leurs comportements sociaux résultant du processus évolutif de leur espèce.
 
L’étude des grands herbivores, comme les bisons des plaines américaines, révèle qu’ils se déplacent constamment : après avoir brouté une zone, les herbivores rejoignent une zone plus verte, laissant le temps à la première herbe de se régénérer. Joel Salatin organise sur le même principe une rotation de son troupeau de bœufs sur sa propriété* grâce à des enclos mobiles électrifiés. Se basant sur les travaux de l’agronome français André Voisin (Productivité de l’herbe, éd. France Agricole, 1957) traitant du cycle de croissance de l’herbe, Salatin a élaboré un cycle de rotation de six semaines pour ses prairies, l’herbe a précisément le temps de reconstruire ses racines et de repousser, avant que son développement la rende moins digeste pour le bétail.

 

1469277994.jpg
Poulailler mobile («Eggmobile»)

 

Dans la nature, les oiseaux suivent les troupeaux d’herbivores, car ils se nourrissent des larves des parasites internes nichant dans les bouses. À Polyface, ce sont les poules qui jouent ce rôle. Salatin les déplace, grâce à une remorque appelée « tracteur à poules » (« eggmobile »), trois jours après que le bétail a pâturé sur une zone. Cette durée correspond à la période de croissance maximale de la larve, juste avant qu’elle ne prenne sa forme ailée. Cette connexion entre le bétail et les volailles est bénéfique sur plusieurs plans. Les poules s’autoalimentent de l’herbe tendre fraîchement coupée et des larves, elles réduisent ainsi considérablement le risque de persistance du parasitisme en cassant le cycle des vers, évitant au bétail de retrouver la maladie lors de son prochain passage sur la parcelle. Les poules étalent les bouses sur tout le terrain, en grattant à la recherche des larves, permettant une décomposition plus rapide des excréments, les transformant ainsi plus vite en humus, enfin elles enrichissent le sol de leurs propres déjections, riches en phosphore. L’éleveur n’a plus besoin de vermifuger son bétail et s’économise également la production ou l’achat de grain pour poules.

Cette synergie bétail-volaille n’est pas complète sans l’élément clef de cet écosystème agricole qu’est l’herbe. Joel Salatin se définit d’ailleurs comme un grass farmer («cultivateur de prairie») et s’est spécialisé dans l’étude et le choix des meilleures herbes et plantes fourragères. Lorsque l’herbe est pâturée, elle régule son système racinaire en s’en séparant d’une partie pour équilibrer son ratio racines/feuilles. Les couches successives des racines mortes permettent, suite à leur décomposition en humus, de régénérer la fertilité du sol, qui s’enrichit au fil des années.

L’observation des modèles de la nature a permis à cet éleveur de connecter intelligemment différents systèmes d’élevage. Grâce à ce principe, les bêtes tendent à se rapprocher le plus possible de leur comportement naturel, leur permettant ainsi d’avoir une autonomie alimentaire et une meilleure santé.



#70 FP44

FP44
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Posté 08 fvrier 2010 - 20:30

woua super l'article une mine putain c'est pourtan un truc tout con mais je ne l'avais jamais remarquer.

bon pour le jardin de mes vache je suis sur le point d'acheter 8H de terre en friche depuis plus de 5 ans. un coup de broyeur a été passer mais je vais pas laisser tel quel jusqua aout pour mettre un prairi ou plutot ocobre pour mettre une céréald d'hiver
alors quoi mettre??
pomme de terre bettrave les 2 autre chose il faut pas que sa prenne trop de temps c'est jsute pour éclater le sols

#71 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

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Posté 08 fvrier 2010 - 23:46

Avec mon petit peuple de poules, les populations de tipules, de tiques, de limaces et autres gastéropodes, toutes bestioles pleines de protéines… ont bien diminué dans mon coin de prairie.

Après cinq années de non culture et un apport de quasi Brf, le sol de ces 8 Ha ne peut être véritablement compact. A terme c'est prairie permanente ou culture?
Dans le premier cas, le couvert de graminées spontanées pourrait être le mieux et le plus simple, non?

Que révèlent les profils pédologique et floristique?

#72 FP44

FP44
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Posté 08 fvrier 2010 - 23:54

cette terre alternear céréal et prairie sur une rotation total de 6 a 8 ans avec 3 a 5 ans de prairie consécutive. cest terre on été cultiver en prairie, mais et aussi tournesol

au niveau flore il y a spontanément des genest, des bouleau dans les parti basse . une terre légèremetn acide probablemnt qui se porterai bien a la céréale. terre probablemnt sableuse car en bout et creux de valon elle récuper de ce fait un grand nombre de sédiment ( les fosser qui borde une parti des parcelle son remplis des sable tout les hivers.

l'achat na pas encor ue lieu il y a une visite d'organiser avec le comissair priseur le 27 de ce mois sa permertra dans connaitr un peut plus sur la natur du sol

#73 Tis

Tis

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Posté 09 fvrier 2010 - 17:11

FP44, comme le suggère Floyd, tu pourrais profiter de cette occasion de récupérer une friche pour utiliser une partie de ce terrain en prairie naturelle (ou semi naturelle). Ce qui te permettrait d'offrir à moindre coût une alimentation plus saine et plus variée à tes vaches.

Pour pouvoir t'aider, il faudrait que tu nous en dises un peu plus sur le terrain (en pente, innondable, utilisable X mois/an, etc.), le nombre de parcelles et l'utilisation plus précise que tu envisages (foin sur X Ha, pâturage idem, charge en bétail, type de céréales et leur utilisation, etc.).
Il serait utile aussi de savoir quand le broyeur a été passé.

#74 FP44

FP44
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Posté 09 fvrier 2010 - 19:38

alors les nouvelle
je'ai rencontré la safer ce matin
3 parcel pour un total de 8ha 7511
avec une parcel de plus de 8 ha et une autre dans le mieuleu de 9m² ( c'est un vieu lavoir a priori mai sj'ai pas encor été voir de plus près)

le broyeur a été passer samedi dernier.
actuellement 20 cm de neige fraiche couvre le terrain.
une parti est actuellemtn skouater par un double actif en prairie naturel

après le broyeu et avent la neige avec mes associer on a remarquer que la motte est encor la la rpairie naturel pourai donc réaparaitre asser rapidement.

parcelle en pente avec une évacuation de l'eau par un fosser dans le milieu ( a partir du lavoir). certain coin de la parcelle "craingne le mouiller" en gros c'est des zonne éponge ou avec un soussol en cuvette étanche qui garde l'eau et enpèche le passge d'outille)

utilisation principalement paturage et foin des céréale peuvent être envisager je pense sur sertain parti car les parcelle seron recouper
les céréale cultuver est un mélange de pois hiver avoine hivers et triticale hivers utiliser pour l'alimnetation de notre bétaille

#75 FLOYD

FLOYD

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Posté 09 fvrier 2010 - 20:31

Salut FP44,
Quelle engence les doubles actifs! :oops:

Pas de doute, la présence d'un vieux lavoir indique une arrivée d'eau importante et assez constante. Une zone qui sera impossible à mettre en culture.

A propos, quel type de façon culturale pour ce sol sableux sans doute sensible à l'érosion? Comment se pratiquent les préparations de sols; dans le sens de la pente ou selon les courbes de niveaux?

… et les clôtures, bonnes ou à revoir?

#76 FP44

FP44
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Posté 09 fvrier 2010 - 21:55

on a pas encor creuser de troup pour fair un profil de sol
je dit sableu car les animaux ne le défonce pas meem avec de l'eau dessu et les genest aime bien les sol plutot sec

le travaille du sol en pente se fait sistématiquement paralelle au courbe de niveua ou au moin le plus possible.
sa limite l'érosion et quand on labour on jete sur le haut pour remonter la terre.

pour les cloture elle sont inexiqstant dans la majeur parti des parcelle et HS pour le reste . il faut tout virer et en remettre des neuve

#77 FLOYD

FLOYD

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Posté 09 fvrier 2010 - 22:48

Entre la plante " le genêt " et le nom du village de St Genest, je ne sais pas si on peut faire un lien…

Histoire
Sanctus Genesius Lerpt est écrit dès le XIe siècle. … Genesius  donnera Genès, Genest, Genis, Genys, etc.
Genesius était un évêque lyonnais très révéré pour une vie de sainteté.
L'orthographe Genest n'apparait qu'au XVIIIe siècle. Lerpt, utilisé dès le XIe siècle serait un dérivé de Lerm qui aurait désigné un sol pauvre avec de maigres pâturages et des forêts. Il est possible que Lerpt fut utilisé comme abréviation de "le repentant" (Le Rpt).


source wiki

#78 Tis

Tis

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Posté 07 mars 2011 - 01:57

Après l'action bénéfique des poules voici celle des moutons :
 

Au-delà du gain de productivité végétale, de la diminution des refus, l'association des bovins et des ovins permet de réduire l'impact des parasites gastro-intestinaux. Lorsque les animaux ingèrent les plantes, ils consomment les larves spécifiques de leur espèce mais aussi celles de l'autre espèce d'herbivore. Cette consommation croisée, et la mortalité qu'elle entraîne dans les larves des parasites, provoque une réduction significative du parasitisme dans le pâturage
(Hoste et al., 2002).


Ce passage est tiré des passionnantes réflexions sur le pastoralisme et la qualité biologique des milieux de montagne de Vincent Vignon.


Modifié par Tis, 30 juin 2014 - 17:17 .


#79 Tis

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Posté 30 juin 2011 - 15:06

En cette année de sécheresse où paille et foin atteignent des prix prohibitifs, cet article basque pourrait peut-être s'avérer encore utile :
 

 

C'EST LE MOMENT DE SEMER DU MOHA !

Généralités
Le moha est une graminée fourragère d'été, à larges feuilles, de la famille des sétaires. Elle a un cycle de développement extrêmement rapide : en 60-70 jours, les rendements en matière sèche peuvent atteindre 3-4 tonnes. Elle supporte très bien la sécheresse.
Graminée de fauche productive, elle peut cependant être pâturée à condition de ne pas se laisser surprendre par la vitesse de croissance : les éleveurs qui ont tenté l'expérience ont constaté du gaspillage, se laissant dépasser par la hauteur d'herbe ou ayant rentré les bêtes trop tard sur la parcelle...
Dans nos systèmes, elle a surtout sa place en tant que fourrage de stock.

La mise en culture
Le moha se sème vers le milieu du printemps et jusqu'en début dété. En 2008, un des paysans a semé 3 ha le 9 juillet et les a récolté le 9 septembre, le moha étant déjà arrivé à maturité !
Idéalement, on recherche des semis de juin ; tous les précédents sont possibles : prairie, méteil, autre couvert hivernal. Le moha a donc une place intéressante dans les rotations de type :
- méteil / moha / céréale (ou protéagineux) d'hiver ou prairie,
- prairie ou couvert hivernal / moha / prairie ou céréale (ou protéagineux) d'hiver.
Comme pour un semis de prairie classique et quelle que soit la technique utilisée (semis direct...) un bon tassement sur le semis est primordial.
Aucun désherbage ni apport de fertilisant n'est indiqué : la croissance étant extrêmement rapide, la culture étouffe rapidement les repousses indésirables ; par ailleurs, il laisse un sol « propre » et ne produit pas de repousses.
Le seul écueil est de récolter avant que l'épiaison ne soit trop avancée, afin d'éviter de laisser des graines au sol qui germeraient l'année suivante.
Le moha, dans des conditions normales, trouve tous les éléments fertilisants nécessaires à sa croissance dans le sol et les résidus des précédents. Il valorise les apports d'engrais de ferme effectués en début de printemps.
Aucune maladie ou ravageur significatifs n'ont été trouvés.

En pur ou en mélange
Il est préférable de s'assurer à l'avance auprès de son semencier de la disponibilité en moha, voir le commander !
Le prix actuel est de l'ordre de 2 à 2,5 €/kg.

La culture pure de moha produit un foin d'aspect visuel comparable au foin de fétuque (beaucoup de feuilles, pas beaucoup de tiges), très appétant, apprécié par les vaches et brebis (les éleveurs ont constaté qu'il y avait très peu de refus). Il sèche très vite, il y a peu de gaspillage au sol. En pur, la dose de semis est de 35 Kg/ha, mais par expérience (notamment dans le cas du semis avec épandeur centrifuge), nous conseillons de semer 40 Kg afin de contrebalancer les pertes (la graine est minuscule).

Le moha peut se semer en association avec une légumineuse. En général, on l'associe au trèfle d'Alexandrie, non météorisant et appétant. Ce mélange est théoriquement utilisable en fauche et pâture. Par expérience, le port très dressé de ce trèfle associé à une graminée à croissance explosive en fait un mélange très délicat à faire pâturer.
Pour la fauche, les rendements sont meilleurs qu'en pur et bien sûr, l'apport du trèfle améliore la valeur alimentaire de l'ensemble. Le séchage est un peu plus long qu'en pur.
Les doses de semis en mélange sont de 16-18 Kg moha et 15 Kg trèfle (à augmenter si épandeur centrifuge).

La récolte
Elle a lieu en début d'épiaison, facile à repérer du fait d'un épi de grande dimension. Le fourrage peut alors atteindre 70 à 80 cm. Comme pour un foin classique, il faut éviter les trop nombreux retournements. Le moha peut s'enrubanner.

Source : http://www.ehlgbai.o...ZAR LOREA28.pdf (Mai 2010)


Modifié par Tis, 18 dcembre 2014 - 14:26 .


#80 Tis

Tis

    Curieuse palmée

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Posté 06 novembre 2011 - 11:06

François Pierre, comme tu as évoqué un manque important de fourrage cette année dans un autre débat, je me demande si un sursemis sur sol gelé pourrait améliorer tes prairies compte-tenu de ton climat ?
Une fiche technique ontarienne détaille la méthode et préconise de le faire de préférence avec du lotier corniculé en décembre ou en fin d'hiver :

 

Une façon économique d’améliorer les pâtures ou les prairies de fauche consiste à pratiquer le sursemis sur sol gelé, autrement dit à semer des semences à la volée au début ou à la fin de l’hiver. En effet, à chaque gel ou dégel, le sol s’entrouvre et se referme, ce qui a pour effet d’enfouir les semences. Celles-ci ne seront pas en mesure de germer tant qu’elles ne disposeront pas d’une humidité suffisante, c’est-à-dire pas avant l’arrivée du printemps. Les semences qui se prêtent le mieux à cette méthode sont celles des légumineuses car elles sont en général rondes et denses et, surtout, parce qu’elles peuvent germer à une température relativement basse et donc commencer leur développement tôt au printemps. Les graminées n’ont pas donné d’aussi bons résultats avec cette méthode parce qu’elles sont moins denses et de couleur plus pâle, et qu’elles restent sur la surface du sol, attendant des températures plus chaudes pour commencer leur croissance, ce qui souvent coïncide avec l’arrivée d’un temps plus sec.

 

Les pâtures qui sont épuisées sont des candidates idéales pour le sursemis sur sol gelé. Quand on se promène à travers une pâture et qu’on remarque des taches de sol dénudé de la taille d’une pièce d’un dollar, on sait que ces zones sont autant d’endroits où le sursemis sur sol gelé donnera de bons résultats. On peut conditionner une pâture en vue d’un sursemis sur sol gelé en laissant paître les animaux plus longtemps que la normale de façon qu’au printemps les espèces existantes soient plus lentes à repartir. Ce surpâturage n’est pas indispensable, mais il peut contribuer à améliorer le contact entre les semences et le sol.

 

La suite : http://www.omafra.go...acts/98-072.htm