Aller au contenu


Photo

Elevages et pollutions


  • Veuillez vous connecter pour répondre
68 réponses à ce sujet

#41 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

  • Membres
  • 14 807 messages
  • Genre: Homme
  • Localisation:LE MANS

Posté 13 dcembre 2009 - 17:25

Les salades aussi doivent être cueillies tôt le matin et comme chacun sait la terre est basse.

Même ceux qui estiment que l'école et les diplômes ne servent à rien, vont préférer un job assis au chaud dans un bureau si possible, plutôt que bosser de leurs mains et par tous les temps.

On voit bien le peu de succès lorsque l'on propose des jobs faciles qui laissent la tête libre, comme venir sarcler et biner les salades, cueillir les pommes, ou même traire des chèvres dès 6h00.
Ce qui est nouveau, c'est que malgré 2 400 000 chomeurs, le problème de la main d'œuvre reste entier.

Le travail posté (3x8) reste la pire des choses.

#42 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7 307 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 14 dcembre 2009 - 11:28

Je ne comprends pas bien pourquoi il faudrait se lever à 3 heures du matin pour tuer, découper et cuisiner le cochon ?
Quand nous étions à la ferme nous faisions cela en cours de journées, avec nos voisins, tout en nous occupant de nos troupeaux respectifs.
Et c'est toujours comme cela que font mes voisins qui vendent en direct, 1 fois par mois à la ferme et sur commande, toute leur production de "Cul-noirs", transformée en partie en rillettes, pâtés, confits et boudins.

#43 jaimecroire

jaimecroire
  • Genre: Femme
  • Localisation:Rhône-Alpes

Posté 14 dcembre 2009 - 12:19

En effet, je ne vois pas non plus pourquoi se lever si tôt.

Mon message plus haut était une réponse à la relocalisation de l'élevage du cochon. Et vendre directement aux familles ne suffira pas à changer la filière.

En résumé, je pense que contrairement aux lapins, volailles, moutons, veaux, boeuf... la filière du porc connait un autre problème : toute la charcuterie est aux mains de grosses multinationales. Le jambon et les saucisses à elles-seules déstabilisent tout. Le français aime manger pas cher de la merde ra..ou, ma...ange, fle...-...chon....

Résultat, un petit producteur ne trouvera pas à vendre autours de chez lui (ou si peu) car le boucher du coin ne lui prendra pas. Les bouchers sont de moins en moins charcutiers et se fournissent en tout prêt chez les multinationales. Peus sont encore abatteurs sur pied et/ou préparateurs.

Modifié par jaimecroire, 14 dcembre 2009 - 12:25 .


#44 forlu45

forlu45

    Bricoleur

  • Bannis
  • 754 messages
  • Genre: Homme
  • Localisation:haute savoie
  • Intérêts:moteur HHO

Posté 14 dcembre 2009 - 13:24

et pourtant le travail posté ,je l'ai fait pendant 15 ans + une autre journée après la première , et j'ai vecu . maintenant faut leur donner du pôgnon sans leur demander un service en echange , au cas ou ils se fassent mal ..........;;

#45 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7 307 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 14 dcembre 2009 - 13:50

Jaimecroire, tous les fermiers que je connais qui parviennent aujourd'hui à gagner leur vie, font de la qualité et se sont réapproprié le bénéfice sur leurs produits, en les transformant si besoin, et surtout en vendant en direct aux consommateurs.
Sinon les paysans ne sont plus maîtres de leurs prix et dépendent complètement des intermédiaires (coopératives, groupements, grossistes, GMS, etc.) qui s'accaparent intégralement la plus-value, quitte à les faire travailler à perte comme on le voit actuellement pour les fermes laitières conventionnelles.

Pour les artisans charcutiers, je suis moins pessimiste que toi car autour de chez moi il y en a 2 qui ne vendent presque que des produits "maison" et dont un des fils ou petits-fils reprennent à leur suite. L'un d'eux fait, entre autres, un jambon sec goûtu à souhait avec juste du sel, du poivre et quelques aromates. L'autre un jambon à l'os à se damner ! :malice:

Mais il est vrai qu'il est très difficile de trouver aujourd'hui de la charcuterie sèche bio. Il y a sûrement là des opportunités pour ceux qui ont le savoir-faire.

Floyd, des jeunes courageux qui veulent s'installer, en maraichage par exemple, il y en a plein. Le problème me semble plutôt l'accès à la terre et/ou l'association avec un fermier déjà installé. Le salariat en agriculture a trop mené à des dérives et exploitations diverses et on le paye actuellement.

#46 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

  • Membres
  • 14 807 messages
  • Genre: Homme
  • Localisation:LE MANS

Posté 14 dcembre 2009 - 15:36

Je sais bien qu'ils sont encore nombreux les jeunes et les moins jeunes à vouloir s'installer en maraichage bio… Souvent fort de beaucoup d'illusions, mais courageux aussi et souvent prompts à prendre un ou deux stagiaires pour aider…

Comme raconte forlu 45, c'est bien souvent deux journées dans une, ce qui fait le quotidien de ces entrepreneurs, artisans, maraichers.

#47 BenK

BenK
  • Localisation:Bretagne

Posté 14 dcembre 2009 - 19:13

Je profite de l'avancée de la discussion pour posée ma petite annonce:

Je cherche un paysans, maraichers, artisan boulangers ou autre dans le domaine de la production alimentaires bio susceptible de pouvoir m'accueillir en tant que stagiaire durant les vacances de noel. (du 20 au 4 maximum). J'ai tenté de demander à l'assoss Aspaaari en Bretagne mais je n'arrive pas à avoir de réponse. Donc si vous êtes ou connaissez un gars du métier vivant en haute Bretagne (ou même aux alentour, la distance m'effraie peu) n'hésiter pas!

Sinon les paysans ne sont plus maîtres de leurs prix et dépendent complètement des intermédiaires (coopératives, groupements, grossistes, GMS, etc.) qui s'accaparent intégralement la plus-value, quitte à les faire travailler à perte comme on le voit actuellement pour les fermes laitières conventionnelles.


Ce qui est flagrant chez les producteurs conventionnel comparé aux producteurs locaux, c'est leurs focalisation sur les prix!

Mes parents sont producteurs de lait conventionnel (OMG), et j'ai remarqué ça de puis un bout de temps, il sont toujours là impuissant, a attendre qu'on leurs impose des prix, pour eux c'est le yoyo, tout dépend des prix fixer par les intermédiaires.
Du coup, il vivent dans l'angoisse et la peur de la chute des prix! surtout ces derniers temps ou ils se sert la ceinture comme ils ne l'ont jamais fait...

L'argent semble de plus en plus illusoire et sans réel valeur aujourd'hui, ce phénomène est curieux.

#48 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7 307 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 14 dcembre 2009 - 20:34

Benk, c'est un peu tard mais tu en trouveras peut-être un dans cette liste qui t'acceptera en stage : http://www.bio35.agr...search&id=stage

Je comprends que tes parents soient anxieux car les prix sont honteusement bas.

#49 BenK

BenK
  • Localisation:Bretagne

Posté 14 dcembre 2009 - 22:25

Merci Tis,
oui c'est tard, mieux vaut tard que jamais!, et puis je peux toujours attendre cet été!, ça n'as rien de scolaire, c'est un choix personnel, plutôt que de remplir mes comptes, je préfère remplir ma tête!

#50 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7 307 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 14 dcembre 2009 - 22:37

Bonne idée ! Mais en lisant ton annonce tout à l'heure je me suis dit que tu ratisses large ! :malice:

Je cherche un paysans, maraichers, artisan boulangers ou autre dans le domaine de la production alimentaires bio

Quelle production aurait ta préférence ?

Si tu ne trouves pas ton bonheur dans la liste, tu peux aussi chercher du côté des autres structures bio bretonnes : http://www.interbiob...teurs-2-22.html

#51 BenK

BenK
  • Localisation:Bretagne

Posté 17 dcembre 2009 - 22:17

Je cherche surtout dans le domaine du maraichage et de l'arboriculture (les bons p'tits fruits et légumes), mais ne t'inquiète pas Tis, tu m'as déjà donné un sacré coup de pouce puisque j'ai trouvé mon "maître de stage" grâce à la précédente liste.

Alrs merci encore :cpasmafaute: , ça n'empêche que je vais jeter un oeil au "structures bio bretonnes", histoire de voir.

#52 crepidule

crepidule
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:centre bretagne

Posté 18 dcembre 2009 - 11:07

Sinon les paysans ne sont plus maîtres de leurs prix et dépendent complètement des intermédiaires (coopératives, groupements, grossistes, GMS, etc.) qui s'accaparent intégralement la plus-value, quitte à les faire travailler à perte comme on le voit actuellement pour les fermes laitières conventionnelles.


Ce qui est flagrant chez les producteurs conventionnel comparé aux producteurs locaux, c'est leurs focalisation sur les prix!

Mes parents sont producteurs de lait conventionnel (OMG), et j'ai remarqué ça de puis un bout de temps, il sont toujours là impuissant, a attendre qu'on leurs impose des prix, pour eux c'est le yoyo, tout dépend des prix fixer par les intermédiaires.
Du coup, il vivent dans l'angoisse et la peur de la chute des prix! surtout ces derniers temps ou ils se sert la ceinture comme ils ne l'ont jamais fait...

L'argent semble de plus en plus illusoire et sans réel valeur aujourd'hui, ce phénomène est curieux.

Oh que oui! Mon patron (ex) est un obsédé du prix du lait, il n'a que ça à la bouche sans vouloir se diversifier ou faire de la vente directe (transformation de produits). Nos relations ont commencé à se dégrader lorsque n'y tenant plus je lui ai dis devant ces collègues qu'il était un obsédé du prix du lait!

Je faisais du bois (pour lui alors que ce n'est pas mon taff) quand il est arrivé avec une quinzaine de collègues et un technicien des eaux. C'était au bord d'un fossé humide et le gars expliquait le biotope, tout le monde était très intéressé, sauf lui. Il "pleurait" sur le prix du lait alors qu'il refuse le syndicalisme et même de participer à l'APLI. C'était pas malin de ma part mais franchement il ne sait pas débrayer de son prix du lait alors qu'il vit grassement des subventions et que le prix de ses denrées rentre dans moins d'un 1/3 de ses revenus. Il part en vacance une semaine au ski et 15 jours en été, pour un français moyen c'est tout de même un sacré avantage!

#53 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

  • Membres
  • 14 807 messages
  • Genre: Homme
  • Localisation:LE MANS

Posté 18 dcembre 2009 - 12:32

"le prix de ses denrées rentre dans moins d'un 1/3 de ses revenus"

Si je comprends bien: le coût des aliments pour son troupeau approche le tiers du chiffre d'affaires…
Paille, foin, matériel et main d'œuvre compris dans ce 1/3 ou pas?

Le salarié moyen fait 35 heures/semaine. Ton ex-patron, crepidule, en fait combien?

#54 crepidule

crepidule
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:centre bretagne

Posté 18 dcembre 2009 - 13:37

Heu non je ne me suis pas bien exprimé, il est subventionné à 70%, le 1/3 restant est son revenu du travail. Quand au nombre d'heure, comme n'importe quel artisan ou chef d'entreprise, ils ne sont pas loin de là les seuls à faire des heures. Quand j'étais artisan ou quand j'étais salarié dans la restauration j'en faisait au moins autant. De plus il se lève à 9h, je ne le voyais pas avant 10H30. Sa femme oui, entre les enfants, la maison, les comptes, la traite et les soins aux veaux, elle elle bosse comme une esclave et n'a que le statut de conjointe... Pas très valorisant pour elle tout ça. Bien sur il y a des temps forts (moisson, vêlage...) mais cela fait partie du métier, si ça ne lui convenait pas il n'avait qu'a pas (ses parents faisaient le même métier).

#55 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

  • Membres
  • 14 807 messages
  • Genre: Homme
  • Localisation:LE MANS

Posté 18 dcembre 2009 - 15:23

Poursuivons…
Certes d'autres que lui font des heures… mais lui, combien à l'année?
J'espère qu'il emmène son épouse et ses enfants en vacances…

Les contraintes du métier (réveil nocturne pour vélage difficile, moisson qui se prolongent après la tombée du jour, soucis de gestion du personnel…) sont subies plutôt que choisies.

L'équilibre financier de cette exploitation laitière repose sur les aides européennes. 70% me parait un chiffre élevé. Les 30% sont donc obtenus par la vente du lait, des veaux mâles, de quelques génisses et des bêtes de réforme.

Il serait intéressant que tu évalues les charges, les dépenses, les salaires qui pèsent sur l'autre coté de cette balance sensible.

On pourra en déduire approximativement le revenu imposable. En divisant ce montant par le nombre d'heures annuel travaillé, on calculera si le "job est bon".

Modifié par FLOYD, 18 dcembre 2009 - 15:26 .


#56 forlu45

forlu45

    Bricoleur

  • Bannis
  • 754 messages
  • Genre: Homme
  • Localisation:haute savoie
  • Intérêts:moteur HHO

Posté 18 dcembre 2009 - 15:57

pourquoi ? les bovins sont bien tués avant d'etre découpés , les artisants bouchers se lèvent de bonne heure et travaillent le dimanche - maintenant leur betes sont abattues dans des centre d'abattage mais il y a peu , ils procedaient eux meme après avoir choisi leur bete .
donc le travail actuel est plus facile , mais il n'y a plus de candidats

#57 crepidule

crepidule
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:centre bretagne

Posté 18 dcembre 2009 - 16:22

Ces revenus sont essentiellement liés aux céréales, les vaches, les dindes c'est un complément. Les charges salariales, jusqu'à sept, un demi smic non chargé alors que je travaillais à temps plein ou presque. Depuis, un polonais en interim, sous contrat polonais, 15 euros ttc/jour. Le travail en dehors des heures "normales" est tout de même assez restreint, oui des vélages de nuit, mais il travaille sur du vivant, le tout programmé sur une période courte (insémination par lui même). Le lait, les veaux sont cherchés la nuit par les entreprises, il ne s'en occupe pas, les dindes ramassées aussi la nuit (3/l'an) par des entreprises aussi. Il partent une semaine au ski et 15j en été. Non vraiment le travail n'est plus ce qu'il était d'ailleurs, il se plein de se fatiguer à monter et descendre du tracteur pour ouvrir fermer les clotures (C'est vrai, c'est sa plainte récurrente avec le prix du lait!). De garde, j'ai fais la traite, les veaux... en plus des dindes, oui seul c'est dur (mais ils sont deux) et incroyable j'ai du apporter mes outils à mains(pelle, racloir...) car il fait tout depuis son tracteur ou manitou (telescopique). J'ai bien plus trimé lorsque je mettais les yaourts en palette dans des frigo à -18 la nuit pour la grande distribution, ou quand j'étais fleuriste, levé à 4h pour chercher les fleurs, puis préparer, faire les bouquets compositions,deuils.... puis ouvrir à 8h30 jusqu'à 20h, sans compter les fêtes ou ont travaillait plusieurs jours en ne dormant que trois heures (mais comme lui je l'avais choisie, je ne l'ai jamais imposé à mes salariés non plus et je ne m'en suis jamais plains).

Il me semble qu'il faille désacraliser le métier d'exploitant agricole, au moins pour ce qui est des agro-pollueurs. Il y a plein d'autres métiers au moins aussi dur (travailleurs sans papier sur les chantiers par ex, femme de ménage dans l'industrie, ouvrier d'abattoir ou dans les surgelés en travail posté...) ou les avantages en nature n'existent pas, ou l'on n'est pas propriétaire et ou l'on gagne réellement le smic!

#58 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

  • Membres
  • 14 807 messages
  • Genre: Homme
  • Localisation:LE MANS

Posté 19 dcembre 2009 - 13:19

Tu le reconnais, crepidule, le métier est physiquement dur. La mécanisation entraîne souvent des troubles musculo-squelettiques et donc des douleurs parfois dès 40/45 ans. Les heures de labours ou de manœuvre pour sortir le fumier sont les plus pénibles. (nb: je connais par la pratique…)

Il n'y a rien de "sacré" dans un métier. Simplement des faits, des contraintes, des conséquences qu'il est bon d'objectiver. Tu nous fais part de ton ressenti et de tes ressentiments, c'est nécessaire. Ce n'est pas, par la force des choses, celui d'un chef d'exploitation et de celui-ci en particulier.

Visiblement il a compris et tire parti d'un système. Le recours à de la main d'œuvre polonaise sous-payée est une honte.
Cependant je ne vois pas en quoi l'externalisation de certaines taches (chargement des volailles, des veaux, le ramassage du lait par le camion laitier) habituelles dans tous les élevages, pourrait lui être reproché.

Gérer et réussir les inséminations demande du temps et un savoir-faire, ce que je trouve être un élément positif du métier d'éleveur, technicité, valeur ajoutée…

Pour terminer sur une note positive, il faut signaler que cet exploitant fait de la "polyculture-élevage". Il valorise ainsi les céréales et les fourrages qu'il produit sur ses terres. J'imagine que les fumiers sont épandus et servent à la fertilisation des parcelles.

#59 crepidule

crepidule
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:centre bretagne

Posté 19 dcembre 2009 - 13:52

"Tu le reconnais, crepidule, le métier est physiquement dur. La mécanisation entraîne souvent des troubles musculo-squelettiques et donc des douleurs parfois dès 40/45 ans. Les heures de labours ou de manuvre pour sortir le fumier sont les plus pénibles. (nb: je connais par la pratique)"

Oui mais pas plus que bon nombre de métier les tms sont présent chez les caissières par exemple et bien avant cet age. De plus l'ergonomie du matériel a bien changé! On a en partie réglé le problème dans les engins du BTP et les transport, il en est de même en agriculture. Ayant moi même cet age et des tms, je peux te dire que jouer du manitou au joy stick c'est de la rigolade! Le tracteur c'est qu'une partie de l'année, de plus il y a de moins en moins de labour ("grâce" au round up d'ailleurs!!!).

Il n'y a pas de fumier dans cette exploitation que du lisier, et donc tout est mécanisé pour le récupérer, l'épandage n'est pas trop dur tout de même!

"Visiblement il a compris et tire parti d'un système. Le recours à de la main d'uvre polonaise sous-payée est une honte. "

Non ce n'est pas une honte, c'est un choix politique que les français ont fait en votant pour les neo-libéraux, c'est le changement du code du travail en juillet 2008, le plombier Polonais n'est pas venu, mais l'ouvrier agricole oui!

"Cependant je ne vois pas en quoi l'externalisation de certaines taches (chargement des volailles, des veaux, le ramassage du lait par le camion laitier) habituelles dans tous les élevages, pourrait lui être reproché."

Ce n'était pas un reproche mais le constat d'un allégement de travail.

"Gérer et réussir les inséminations demande du temps et un savoir-faire, ce que je trouve être un élément positif du métier d'éleveur, technicité, valeur ajoutée"

Oui bien sur, encore qu'il y aurait matière à redire...

"Pour terminer sur une note positive, il faut signaler que cet exploitant fait de la "polyculture-élevage". Il valorise ainsi les céréales et les fourrages qu'il produit sur ses terres. J'imagine que les fumiers sont épandus et servent à la fertilisation des parcelles."

Et un droit à polluer! En terme de fourrage c'est plutôt ensilage et soja brésilien.

Je n'arrive pas à comprendre pourquoi ils font du foin qu'ils laissent pourrir et brulent ensuite, qu'ils enherbe des parcelles puis passent du r-up parce qu'ils n'en ont finalement pas besoin. Ils ramassent la paille et la laisse aussi pourrir ou la brule alors que les bêtes sont sur caillebotis. Ils pourraient comme les bio les laisser broyés au cul de la moissonneuse botteleuse!



#60 FLOYD

FLOYD

    brainstormeur

  • Membres
  • 14 807 messages
  • Genre: Homme
  • Localisation:LE MANS

Posté 19 dcembre 2009 - 14:09

Lisier, round-up, ensilage et soja brésilien… on est donc pas hors sujet… :calin: