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Appel à vivre en villages écologiques


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9 réponses à ce sujet

#1 blanc marron

blanc marron
  • Localisation:Pyrénées
  • Intérêts:écologie<br>peuples autochtones amérindiens<br>rainbow warriors gatherings<br>love and tenderness<br>peace with all plants and animals

Posté 08 mars 2009 - 15:45

Appel à vivre en villages écologiques sur une immense propriété disponible immédiatement et gratuitement.

Contexte = il s'agit ici de la première réponse aux personnes voulant en savoir plus suite à leur lecture, notamment au salon de Marjolaine de Novembre 2008, de l'affichette annonçant qu'une propriété de 2 millions d'ha, soit 100 km sur 200, est disponible pour y créer plusieurs villages écologiques, dans un esprit de simplicité volontaire et de vie communautaire, avec l'espoir de vivre de façon de plus en plus autonome pour tendre vers l'empreinte écologique zéro. Il était à la fin conseillé de prendre assez rapidement la décision de bouleverser son mode de vie pour aller s'y installer, étant donné que l'écroulement du monde moderne est pour bientôt ! Puis l'adresse internet était mentionnée pour entrer en contact = blancimarron@gmail.com
première esquisse de réponse pour le projet Upak Aptao, 18 novembre 2008


Bonjour !

Une première petite réponse :
...finalement pas si petite que ça !
Un terrain disponible aussi immense, c'est impossible en France métropolitaine, et c'est pourquoi je précise qu'il s'agit du département d'outre-mer grand comme le Portugal et à 95% inhabité, recouvert d'une magnifique forêt, la Guyane, où j' ai déjà passé 15 années, et ne rêve que d'y retourner avec beaucoup de monde, car c'est le paradis , et plus on est de fous et de folles, plus on s'amuse, dit le dicton...
La vie écolo, c'est la joie, la satisfaction épanouissante de tous nos besoins fondamentaux, en ne s' activant pour les satisfaire que quelques heures par jour, une fois bien acquis les savoirs-faire, gestes et coups de main des artisans locaux, aborigènes. Nous nous formeront petit à petit pour vivre aussi efficacement que ces gens-là, passés maîtres dans l'art d'un mode de vie qui est en lui-même une œuvre d'art, car toute notion de travail, (tripalium = tourment, torture) avec sa connotation de pénibilité, finit par disparaître.
Mais il faut du courage, de l'opiniâtreté, de la patience et de la tendresse pour tout apprendre les premières années...Ensuite, toute notre vie ne sera qu' un jeu, un passe-temps agréable, un plaisir, la satisfaction simple de tous nos désirs naturels...
Pour nos enfants, ce sera beaucoup plus facile : par exemple, tout en jouant, très vite ils parleront la langue de nos voisins amérindiens...
Un des besoins essentiels à satisfaire, outre la nourriture et la protection contre le intempéries (un toit contre la pluie) : le besoin de familiarité, d' intimité.
Ce besoin n' est satisfait que si l'on vit entouré de personnes que l'on connaît intimement, et d'objets, d'outils, de matières dont on connaît intimement la provenance, car tout est fabriqué sur place avec douceur, tendresse, art et amour, avec des matériaux simples, immédiatement disponibles dans la nature proche, facilement, sans polluer, sans faire de bruit, et uniquement dans le but de joindre l'utile à l' agréable = avoir des objets efficaces et beaux.
La vie harmonieuse et épanouissante nécessite de satisfaire ce besoin fondamental qu' est le besoin d' intimité.
Pour le satisfaire, tout doit être transparent, rien d'inconnu dans une vie où tout se fabrique sous nos yeux, on sait d'où proviennent tous les objets de la vie quotidienne, et on sait les faire nous-mêmes. Donc on n' a pas de problèmes pour les réparer.
Ce mode de vie, à long terme, se passera de tous les objets fabriqués de façon pénible, inique, en usine. Car les objets qui sortent des usines provoquent le contraire de l' intimité : ils ne sont pas transparents, facile à comprendre.
Ils sont à l' inverse OPAQUES. On ne sait d'où ils viennent ni comment ils sont fabriqués. Seul un spécialiste peut les réparer. Les matériaux pour les fabriquer viennent de loin, et sont le fruit d'un travail obscure et pénible, comme extraire des minerais au fond des galeries souterraines, travailler dans la fournaise infernale de la sidérurgie, puis les ateliers-camps de concentration que sont les usines d' assemblage, avec ce travail à la chaîne qui est un esclavage à peine indemnisé par un salaire de misère. Et même si le salaire est plus confortable, à quoi bon perdre sa vie à la gagner, mener une vie imbécile qui vous crétinise et vous transforme en simple rouage de la mégamachine qui ne cesse de produire pour qu' on consomme, avec cette publicité qui nous fait consommer seulement parce que les entrepreneurs sont coincés dans une inextinguible soif de toujours produire plus, esclaves eux-aussi de la course à la compétitivité/rentabilité/productivité, avec au bout le seul plaisir infantile du "paraître" : la frime, se distinguer, faire étalage de ses richesses, jouir de provoquer le désir chez l' autre qui a moins, ou pas encore ceci ou cela.
Matérialisme stérile qui mène au mal-être incoercible et à la toxico-dépendance face au désir psycho-pathologique de consommer.
Consommer = être sommé d' être con !

Etre le jouet de la publicité. Etre éternellement dans la fuite en avant en se voilant la face pour ne pas comprendre la réalité : se droguer aux distractions (=être tracté hors de soi), se droguer aux divertissements (faire "diversion" = faire croire qu' on est ici, alors qu' on est là-bas, en vocabulaire militaire. Une tactique pour tromper l' ennemi) pour ne pas voir et préférer vivre dans la tromperie, l'illusion)...

D' où l' importance de partir loin pour ne plus avoir à faire à nos dealers : les boutiques où ils siègent, les commerces, du petit magasin au super-marché.

Apprendre à ne plus avoir besoin de ces dealers en se passant de tout. Ne plus rien acheter, nous désintoxiquer de cette "société de consommation".
Pour nous donner le maximum de chances de réussir notre cure de désintoxication : partir loin.
Loin pour ne plus être tenté.
Loin, car les vastes espaces de nature vierge, où l' on peut encore vivre facilement DANS et DE la nature, sont loin des Nations industrielles.
Loin, car il est de plus en plus dangereux de rester à côté : pollutions, bruits, hostilité des drogués : les gens normaux qui vous trouvent anormaux et vous jettent des regards de haine qui peuvent se transformer en passage à l' acte violent en cas d'aggravation de la situation économique mondiale, dans les jungles urbaines où la situation est de plus en plus tendue, et les gens de plus en plus nerveux...

Loin pour trouver les vastes espaces encore disponibles pour être nombreux à vivre heureux.
Le bonheur est quelque chose qui se partage.
Et pour nos enfants, il est plus amusant de vivre en groupes pour jouer ensemble.
Donc les adultes doivent s'organiser pour cohabiter agréablement, afin de faciliter les besoins de jeux collectifs des enfants.
Après des années d' expériences alternatives dans les montagnes européennes, j' ai fini par trouver un espace suffisamment isolé et vaste pour qu' il soit vraiment possible de vivre nos envies de vie vraiment écolo, en se donnant le maximum de chances de survivre à l' écroulement dantesque et imminent des sociétés follement industrielles.
Le Titanic coule = nous mettons les chaloupes à la mer pour ne pas être entraîné dans ce naufrage et parce que cela nous fait plaisir de nous destiner à la vie heureuse.
Vive le bonheur.
Vive le bonheur partagé, les rires à plusieurs, dans une vie calme, besogneuse, artistique, où tout est hymne à la beauté, dans tous les actes de la vie quotidienne, même les plus humbles !
Voila pourquoi il nous faut beaucoup de place, dans un endroit sûr à très long terme.
Les enfants de nos enfants connaîtront l' après de feu la société industrielle, qui entre temps se sera écroulée dans une agonie aussi suicidaire qu' horrible, avec des millions de morts ou peut-être même des milliards. Car dans leurs derniers moments, les Etats vont se durcir, raidir, devenir plus policiers et tatillons = fichages, puces RFID, surveillance par nanotechnologies et biométrie, bref, ce cauchemar climatisé prévu par Henry Miller, ou cette modernité-merdonité de Mchel Leiris, ou encore ce "meilleur" des mondes d'Aldous Huxley, ou le Big Brother de George Orwell.
Il ne faut donc pas attendre le dernier moment pour partir.
Partir loin, là où il y a encore beaucoup de place.
Cette place est trouvée. Et gratuite en plus ! Manque plus que les gens !
= assez de place pour des dizaines de villages écologiques tous coordonnés dans le même esprit écolo et communautaire. Dès le début , après un premier temps de visite lente et agréable de cette nature somptueuse, en canoës-pagaies, ces villages, on en construira au moins trois, par exemple, pour nous donner plus de liberté, en ne se sentant pas rivé à un seul lieu, et libre de changer en cas de "froid" avec telle ou telle personne : "ah les histoires d'amour ! cela fait toujours des ... histoires !".

De plus ce projet n' a rien à voir avec une secte, une histoire de hiérarchie ou de gourou. nous fonctionnerons au bâton de parole, à la parole égalitaire assis en cercle, comme dans les rassemblements "rainbow", pour éviter toute prise de pouvoir et respecter la parole de chacune et chacun, en apprenant à nous écouter, particulièrement les plus timides d'entre nous, ou les plus jeunes, les enfants, les ados...
Pas d' élections, pour ne pas frustrer les perdants = on favorisera les prises de décisions au consensus, dans la lenteur des discussions douces, avec beaucoup d'amour et de respect = se parler et écouter avec patience, jusqu'à ce que tout le monde soit d'accord...
Climat agréable, 28° toute l' année, possibilité de vivre dans et de la nature très facilement, nu et pieds-nu, je l' ai expérimenté, en me testant deux années en autonomie totale, seul au milieu de la forêt, après plusieurs années d' apprentissage chez les Indiens Wayampi et Wayana.
Aucun problème avec la faune, pas d' animaux dangereux, ne pas croire aux bêtises que l'on raconte sur les piranhas et les caïmans, les anacondas et les jaguars.
Pas de problèmes non plus avec les moustiques et autres insectes, sinon, j' aurai trouvé pénible de vivre nu et piqué de partout. Mais c'est surtout dans les zones froides de la planète, au début de l'été, au Canada, en Scandinavie, en Sibérie, qu' on est dévoré par les moustiques !
Par contre, en Amazonie, c'est tranquille. Et comme on vivra loin de tout, et surtout dans le cas de la Guyane, loin des zones où les géologues ont détecté la présence d'or, cet or qui rend fou les aventuriers du métal jaune (orpailleurs) et les industriels, cet or qui pollue tout à cause du mercure ou du cyanure qu' ils utilisent, donc dans cette partie sud de la Guyane où il n' y aura JAMAIS de mines d'or ni de n' importe quoi d' autres, comme on vivra là où la forêt est inhabitée, il n'y a même pas de palu, mais cependant on apprendra tout ce qu'il faut pour se prémunir, car on pourra l' attraper lors de nos visites chez nos voisins Wayampi ou Wayana, à 5 ou 10 jours de voyage en canoë-pagaies de nos villages. Par exemple pour se soigner efficacement, on analysera nous-mêmes notre sang pour savoir à quel type de plasmodium on a affaire, car on ne se soigne pas de la même façon selon le type de protozoaire présent, et on boira les tisanes à la citronnelle qui éloignent les moustiques, et on utilisera l' écorce de l'arbre qui est à l' origine de la quinine des pharmaciens...Mon expérience m' a prouvé qu'il ne faut pas se faire une montagne du palu : c'est aussi facile à gérer qu'un classique rhume. En fait, la vie est tellement abondante dans ce milieu que la vie est difficile pour les moustiques : ils ne peuvent pulluler tellement leurs ennemis sont nombreux ; ils sont au menu de pleins d'espèces animales telles que des chauve-souris et des oiseaux. En fait, les précautions à prendre ne concernent pas les gros animaux, ni même les petits, les insectes, ni les reptiles : toute cette nature est inoffensive : on n' est jamais attaqué ... sauf par les animaux invisibles à l'œil nu, les microbes, virus et bactéries.
Une bonne hygiène, se laver entièrement au savon normal deux fois par jour est la clé de la vie agréable dans ce paradis. Au bout d'un an, on acquière la même résistance naturelle aux infections (petites écorchures, etc...) que les gens qui vivent sur place depuis longtemps. Il faut juste être maniaque sur la propreté toute la première année.
Voila pour répondre aux premières objections que l'on me formule toujours au début, tant en Europe nous sommes intoxiqués de rumeurs stupides au sujet de la vie en forêt tropicale, et les récits mensongers des aventuriers de pacotille qui exagèrent tout pour "vendre" leur périple et en jeter plein la vue: que des mensonges !
Sinon je n' inviterai pas des femmes et des enfants à vivre au fond des bois, loin de tout !

A votre tour de me répondre avec par politesse et sympathie au moins autant de lignes et même plus ... si affinités, comme on dit !

Présentez-vous longuement, votre vie, vos rêves, échecs et réussites, expériences et frustrations d' absences d' expériences.
Il me semble qu'il faudra que nous coexistions quelque part en Europe, en groupe, avant de partir là-bas, pour faire connaissance et mieux nous apprécier les un(e)s les autres .
Pour mieux aussi discuter du projet...
Et aussi parce que la plupart d' entre nous sommes des idéalistes et des rêveurs, et que nous avons de ce fait un point faible = le manque d' argent.
Il faudra donc, pourquoi pas, travailler ensemble à quelque chose pour faire des économies Ensemble avant de partir, c' est plus amusant !
Le tout, en continuant à cohabiter, pour , chaque soir au retour du boulot, discuter à bâtons rompus de pourquoi nous mettons de l' argent de côté, et comment on va mettre les chaloupes à la mer, pour échapper au naufrage, et ce qu' on va mettre dans les chaloupes ...

Car on ne devient pas un sauvage dans la forêt du jour au lendemain !
Il faudra se mettre très progressivement à la vie autarcique. Au début, on ne pourra pas vivre de façon totalement indépendante. Donc soyons humbles, ayons l'humilité du compromis. Ne jouons pas au puriste /fondamentaliste ! Avançons doucement, avec prudence et calme. Au début, nous serons encore outillé et équipé de certaines choses que nous ne savons pas (pas encore !) faire nous-mêmes. Donc il nous faudra avoir de l' argent pour acheter ces choses.
Par exemple, pour au début voyager en forêt dans des conditions de confort qui faciliterons nos premiers pas, nous utiliserons des canoës en matières modernes, des canoës de 6 mètres de long pour moins de 20 kg, car dans les rivières, une douzaine, que nous allons tous et toutes ensemble, visiter, il faut souvent porter les embarcations pour franchir les troncs d' arbres tombés en travers de la rivière, ou pour franchir les rapides, les cascades. Ou bien encore, pour passer à travers la montagne pour aller mettre à l' eau nos canoës dans une nouvelle rivière de l' autre côté.
C' est le compromis du début, et ce type de canoë coûte cher = voir le catalogue allemand de Gatz Kanu, Köln par exemple...Cher mais selon mon expérience, cela fait partie des compromis indispensables pour faciliter nos débuts, et garder le moral en ne se rendant pas trop compliqués nos premiers pas . Nous sommes là pour la joie et le plaisir, pas pour nous imposer des trekkings de masochistes des sports d' endurance ! Nous visiterons pendant un an ou deux tout le sud de la Guyane, en naviguant sur une dizaine de rivières, pour prendre plaisir à découvrir cette merveilleuse nature !
Et aussi pour, petit à petit, nous familiariser avec tous les petits gestes quotidiens de la vie rustique des Robinson Crusoë ! Plaisir de découvrir la faune et la flore, découvrir des nouveaux paysages chaque jour, en remontant des rivières, et en en redescendant d' autres.
Plaisir de dresser nos nouveaux campements chaque milieu d' après-midi, puis de repartir aux aurores le lendemain, selon la méthode amérindienne.
Et pourquoi pas, car rien ne presse, parfois décider de rester quelques jours au même endroit, si nous trouvons les lieux féeriques, ou si tout simplement certains d' entre nous se sentent un peu fatigués. A la fin de cette phase d' exploration et d' apprivoisement mutuel, nous ferons un cercle de parole pour décider de façon égalitaire, sans hiérarchie, quels sont les endroits les plus agréables pour y construire nos premiers villages.
Une fois abrités, reposés, nous ouvriront des clairières pour les jardins. Nous apprendront des Indiens la méthode la plus adaptée aux sols tropicaux : l' agriculture itinérante sur brûlis. Nous apprendrons aussi à nous débarrasser de nos bâches en plastique et à tisser nos toitures avec des feuilles de palmiers. Nous filerons le coton de nos jardins. Tous les 10 ans environ, nous déplacerons nos villages, pour laisser la nature en jachère, et avoir le plaisir de découvrir un autre lieu de vie, méthode millénaire habituelle en Amazonie...Au lieu d' importer en Amazonie nos élucubrations d' intellectuels urbains refaisant le monde en chambre à coups de tas de théories à la mode en milieu "développement personnel" ou "new-age" ou encore "baba-cool", nous nous mettront humblement à l' écoute des habitants des lieux : ils ont mis au point un mode de vie parfaitement adapté aux capacités écologiques du milieu, et cela depuis des millénaires. Les archéologues pensent que les Indiens d' Amazonie pratiquent l' agriculture depuis 8000 ans ! Faisons d' abord comme eux, en toute humilité. Laissons de côté nos raisonnements pompeux d' occidentaux. Une fois que nous serons comme eux habiles en chasse, pêche, cueillette et jardinage, comme en poterie, vannerie, filage du coton et utilisation de leur pharmacopée millénaire, comme des pratiques chamaniques aux infinies subtilités, alors peut être que nous nous aventurerons à modifier certaines choses. Mais il faudra savoir être très prudents, et avoir l' honnêteté de reconnaître nos échecs pour vite retourner à leurs habitudes qui ont fait durablement leurs preuves sans rien détruire dans la nature...Les Indiens nous trouvent ... racistes, car eux, - dans leur cosmovision animiste et biocentrique, donc le contraire de notre orgueilleux anthropocentrisme - , mettent sur le même plan tout ce qui vit dans la nature = les plantes comme les animaux. Ils ne placent pas comme beaucoup d' européens les plantes en dessous. Ils respectent les plantes exactement comme les animaux, et de ce fait, ils mangent plantes et animaux avec exactement le même respect, et par respect pour les animaux, refusent de pratiquer l' élevage...Un animal qui vit dans la familiarité des humains est considéré comme faisant partie de la famille, et donc ne peut pas être mis à mort et mangé...Il vous fait confiance : vous n' avez pas le droit de le trahir ! Ne recommençons pas les erreurs des communautés anarchistes naturiennes des années 1900 : ils se sont tous disputés sur la base d' arguties ineptes en termes de soit-disant "meilleur régime alimentaire".
L' important, outre le fait de manger des choses évidemment non contaminées par l' industrie chimique et pharmaceutique, ce n' est pas ce qu' il y a dans l'assiette, mais à côté de qui on mange. Le repas, cela se partage, c'est d' abord un acte social. On digère mieux lorsqu' on a pris plaisir à manger avec des convives agréables, et lorsqu' on a pu prendre plaisir à bavarder ou à échanger des propos qui vous donnent le sentiment de grandir en intelligence, de mieux comprendre, de mieux sentir ce que pense l' autre. De mieux aimer.
Quelle tristesse que de manger seul ! Même si ce qu' il y a dans l' assiette est censé être parfait diététiquement parlant. Ce ne serait que du parfait scientisme, un raisonnement froid et mécanique !

Cela se saura vite, dans les milieux alternatifs et écolos, que des Européens ont réussi à vivre leur rêves au lieu de rêver leur vie, et qu' ils ne perdent plus leur temps à gagner leur vie en travaillant bêtement comme salariés. Je pense que bien vite, plein de gens viendront nous rejoindre. Le plus dur est de commencer. Maintenant. Alors vous venez quand ?
Une fois qu' il y aura les premiers villages, ce sera plus facile. Il faudra peut-être songer à construire chaque année un nouveau village pour les nouveaux arrivants, et peut-être aussi à construire en un lieu un peu plus facile d' accès, en aval, un village spécial d' accueil des écolos qui ne viennent dans un premier temps qu' en "touristes", juste pour voir et expérimenter, avant de se décider vraiment. Ces personnes qui prévoient de revenir en Europe, quitte la prochaine fois à revenir définitivement, seront des hôtes payants qui seront logés couchés nourris. Nous les guideront : visite écologique de la faune et de la flore, jamais des villages Indiens, pour ne pas gêner les habitants aborigènes, initiation aux méthodes de vie autarciques, etc... Normal qu' en échange, ces visiteurs nous indemnisent. Comme au début, nous ne serons pas des sauvages totalement indépendants, fabricant absolument tout nous-mêmes, nous aurons encore besoin d' argent. Il pourra provenir ainsi, en organisant cette forme d'accueil payant à proximité de nos lieux de vie, donc sans nous obliger épisodiquement à nous exiler en ville pour obtenir de l'argent. De plus, il nous faudra des compromis pour rester en contacts avec nos amis restés en Europe. Là aussi, humilité du compromis ! A long terme, on peut imaginer avoir nos propres bateaux à voile !
Trêve de bavardages ! Je vous laisse la parole !
Au plaisir de vous lire...


Blancimarron,

fils d' ouvrier agricole d' élevage, diplomé berger de l'école de Montmorillon, tondeur de moutons, lauréat du Concours général de Géographie et boursier Zellidja, puis élève de Robert Jaulin, Pierre Clastres , Jacques Lizot , Jean Monod et Michel Tibon-Cornillot...et acheteur des chèvres de Pierre Rabhi en 1977...
En Guyane, les personnes d'origine européenne qui redeviennent sauvages en forêt sont dîtes "blanches qui se sauvent, qui marronnent", de l' espagnol "cimarron", se réensauvager (pour un animal domestique qui s'échappe ou pour un esclave d'origine africaine ou non, qui décide de fuire pour recouvrer la liberté, sur les îles des Antilles, en se cachant au milieu de ces îles, dans les montagnes, les "cimes", "cima" en espagnol, d' où le mot "cimarron").

blancimarron@gmail.com[SIZE=7]

P.S. = quand pensez-vous être prêt ou prête pour "cimarronner" ?
que devez-vous faire avant ?
Avez-vous une idée d' un endroit où nous pourrions nous réunir en Europe avant de partir, endroit où nous pourrions aussi rassembler le matériel d' expédition, de navigation, etc ...
Avez-vous une idée pour des travaux que nous pourrions faire ensemble, pour gagner de l' argent, même si s' installer "sauvage en Amazonie" coûte 100 fois moins cher que de s' installer "paysan en Lozère ou en Creuse", cela coûte tout de même un peu, avec cet avantage que dans cette propriété du sud de la Guyane, le problème du foncier est déjà réglé = il n' y a plus besoin d' acheter ! Ordre de grandeur = compter dix fois le prix du billet avion Air-France transatlantique, (Paris-Cayenne), pour avoir tout l' équipement. Au début, un canoë de type Gatz-Kanu de 6 mètres pour 2 personnes suffit.
Ce genre de chance , le foncier déjà réglé, est plutôt rare en France, où les candidats néo-ruraux ont d' énormes problèmes avec les S.a.f.e.r et autres organismes agricoles pour trouver de la terre. Ici au moins, il n' y a plus ce problème.
Bien-sûr, il y en a d' autres, à commencer par le problème humain : bien plus que le problème matériel = avoir assez d' argent pour acheter tout le matériel pour les premières années, la phase d' exploration des rivières et la phase de construction des premiers villages, le problème primordial est celui de la rencontre des autres personnes avec qui on aimerait partir.
Ne pas penser à ce qu' il faut mettre dans le sac à dos : penser surtout avec qui vous voulez partir et vivre des années au milieu de la nature. Donc, d' abord, pensez à contacter des personnes pour déjà constituer un petit groupe d' ami(e)s.
C' est la première urgence, avant le problème des moyens financiers et matériels.

Une autre fois, je vous parlerai de l' autre aspect du projet Upak Aptao = "vivre comme avant", en langue Karib parlée par les Wayana : outre l' aspect

"solution pour les occidentaux qui ont compris que notre civilisation est une impasse",

il y a l' aspect

"solution pour les peuples aborigènes amazoniens qui commettaient l' erreur d'être fascinés par la vie moderne et qui de ce fait étaient entrain de se suicider culturellement en se laissant aller vers le dénigrement d' eux-mêmes et l' ethnocide".

Car l' idée fondamentale de ce projet est de faire d' une pierre deux coups =
1°-
-aider les ethnocidés de la vieille Europe à retrouver le chemin de leurs lointains ancêtres, ceux qui vivaient en petits groupes conviviaux avant la détribalisation et le début des sociétés à Etats ou à Empires, hiérarchisées, début du mythe de la puissance et de la richesse qui charpente depuis des millénaires funestes l' occidentalité...
2°-
-aider les petits peuples encore non détribalisés à redevenir fiers de leur culture, et à tourner le dos à la pente fatale du "développement", en suivant par exemple la démarche de Héléna Norbert-Hodge au Laddakh, pour faire comprendre à ses habitants à quel point la modernité est en trompe-l'oeil. Voir les films qu' elle a réalisé comme "Ancient future", désormais en version française, ou son livre (Fayard) "Quand le développement crée la pauvreté", et les autres travaux de son organisation :l' I.S.E.C = International Society for Ecology and Culture, ou en suivant le raisonnement de Majid Rahnema dans "Quand la misère chasse la pauvreté" et tout récemment dans :"La puissance des pauvres": on doit à ce sage perse l' expression reprise depuis par Paul Ariès et Serge Latouche : "Il faut décoloniser notre imaginaire". On lira aussi de Gilbert Rist "Le développement, histoire d'une croyance occidentale" pour bouleverser notre imaginaire d'occidentaux !
En vivant en "sauvages" à côté de nos voisins amérindiens qui eux sont des sauvages qui à l' inverse tentent tout pour devenir moderne, nous pourrions peut-être enrayer ce processus mortifère. A l'heure où l' on commence à comprendre que la modernité occidentale , au moment même où elle semble triompher en croyant se mondialiser, est entrain de se désagréger en atteignant les limites physiques et psychologiques du supportable, il serait dommage que tous les petits peuples qui échappent encore à la folie industrielle et productiviste se laissent emporter dans la spirale folle du mimétisme.
Nous pourrions être au bon endroit pour entraver ce phénomène que certains pensent inéluctable, en étonnant par nos choix de vie nos voisins aborigènes. Puis réfléchir ensemble, anciens comme nouveaux sauvages, à la façon dont nous pourrions nous entraider pour résister au rouleau compresseur de l' occidentalité.
Avant, on voyait comme inéluctable la disparition des sauvages.
Maintenant, la peur a changé de camp : ce qui est encore plus inéluctable, car adossé sur un mode de vie absolument pas sustentable (une des traductions les meilleures pour le mot "sustainable"), c'est la disparition du mode de vie moderne, l' american way of life... Dans les pays anglo-saxons, de plus en plus de jeunes contestataires se positionnent comme « against civilization » donc de façon beaucoup plus révolutionnaires que ceux qui s'opposent seulement au capitalisme, comme s'il était la cause de tous nos malheurs. Mais c'est bien plus grave que cela ! Marx était loin d'avoir tout compris. Je partage cette vision subversive et estime conservateurs ceux qui veulent encore conserver le monde industriel et urbain. Je suis anti-civilisation : je préfère être pour le foisonnement des multiples « sylvilisations » (du latin SYLVA, qui a donné sauvage et sylvestre), tous ces petits peuples qui savent vivre en harmonie dans les forêts, les déserts, les steppes et les toundras. De même pour vraiment décoloniser mon imaginaire, je ne dis plus « développement », mais « enveloppement », ou art de vivre en occupant peu de place sur cette planète, pour laisser tout l'espace nécessaire à l'épanouissement de la vie sauvage, et voir cette planète refleurir dans le pluriel maximum des langues locales spécifiques. Pour moi la biodiversité est inséparable de l'ethnodiversité. Mais l'odieuse occidentalisation du monde est entrain de faire disparaître des centaines de langues sur cette Terre. Vivement la fin de la plupart des ressources énergétiques (pétrole, gaz, uranium …) et minières, pour que cette occidentalisation s'arrête ! Vive l'écroulement de ce monde criminel, qui tue la diversité de la vie et des cultures, qui tue les sylvilisations. Il faut empêcher la Sixième extinction massive des espèces, qui est entrain de se dérouler sous nos yeux. Nous sommes complices du fait de notre coupable passivité. Nous manquons de courage pour mettre fin à notre toxico-dépendance vis-à-vis de la société de consommation. Notre couardise fait de nous des complices. Quel déshonneur !

Par ce projet, je propose un retour à la dignité.


Eh-bien finalement, comme déjà dit, j' ai été trop bavard !
A votre tour de vous raconter, et comme je l'ai déjà suggéré, j' espère que votre mail sera aussi long que celui-ci !
Amitiés...

#2 bozobozo

bozobozo
  • Localisation:planete terre
  • Intérêts:ecologie-energie renouvelable-nature faune et flore-technologie-experimentation

Posté 19 mars 2009 - 17:21

tout a fait sa l'air bien interessant,génial même!

mais c'est en outre mer,il faut prendre en compte le prix du voyage aller.donc pas mal d'argent déjà

il faut déjà partir avec un minimum...encore de l'argent

une fois sur place il faut savoir ou aller qui aller voir ?

je serais très fortement intéressé ayant aucune attache particulière,si il n'y avait tous ces moyen financier a avoir des le debut.

si quelqu'un a les solution pour partir a moindre cout sans etre obligé de se cacher dans un bagage,ou dans le train d'atterissage au risque de finir je ne sais trop comment.

alors OUI je suis partant de suite.

#3 blanc marron

blanc marron
  • Localisation:Pyrénées
  • Intérêts:écologie<br>peuples autochtones amérindiens<br>rainbow warriors gatherings<br>love and tenderness<br>peace with all plants and animals

Posté 04 avril 2009 - 07:38

Osons l’utopie !

Tel est le thème cette année 2009 du festival de films suivi de débats organisé par « Images mouvementées », à Paris 9e , 101 rue St Lazare, metro St Lazare ou Havre-Caumartin, du 1 au 7 avril…



On le verra ci-dessous, une opportunité exceptionnelle s’offre pour réaliser l’utopie : pour une fois, des utopistes pourraient mettre concrètement leurs idées en pratique.

Soyons réalistes : sans terre, pas de possibilité de démontrer que l’on peut vivre hors de la société industrielle capitaliste ou communiste, mais là, dans ce cas, la terre existe



Deux millions d'hectares sont offerts pour réaliser l'utopie sustentable : un cadeau pour rester optimiste et donner l'exemple de la possibilité concrète de vivre écologiquement !

Grâce à l' aide d'un généreux mécène anglais né en 1928 et qui veut avant sa mort voir vivre un exemple de société écologique viable à long terme et épanouissante pour l'être humain tout en laissant toute la place nécessaire pour l'épanouissement concomitant de toutes les autres espèces sauvages, plantes comme animaux, selon le principe de la biodiversité maximum alliée au maximum d'ethnodiversité,
-ethnodiversité se traduisant par le pluriel linguistico-culturel maximum par retour de la fierté des peuples autochtones décidant de revivre "comme avant" comme le retour des descendants des peuples les plus ethnocidés de la Terre,
- ceux dont les ancêtres tribaux ont été depuis des milliers d'années enrégimentés dans des structures mégalomaniaques qui deviendront hélas des Empires et des Etats, comme par exemple dans la vieille Europe , la Perse, la Mésopotamie ou la Chine ancienne, et les extensions coloniales de cette Europe à l' est de l' Oural ou de l' autre côté de l' Atlantique voire plus loin (Australie notamment)-
retour de ces descendants d'ethnocidés, donc pour la plupart, des personnes issues du monde occidental dit "moderne" , à un mode de vie convivial volontairement simple et sobre, par idéal d' empreinte écologique minimum et goût pour un mode de vie à échelle humaine, hors de cette folie qu' est l'entassement urbain-

... grâce à son aide, nous disposons
(dans une immense forêt classée par le World Ressources Institute comme au top niveau mondial au rang des 7 zones du globe où des Etats ont des forêts qui existerons encore longtemps),
d'une propriété de deux millions d' hectares totalement inhabitée depuis plusieurs siècles, et garantie sans la moindre ressource géologique qui pourrait intéresser un jour des industriels, ni de quoique ce soit d'autre qui serait source de profit !

La première agglomération liée au monde occidental et industriel, monde que nous savons sans avenir, en voie de disparition, est à plus de 200 km de cette propriété.
En habitant dans cet espace de 200 km de long sur 100 km de large d'une façon telle que la cohabitation avec toutes les espèces vivantes qui s'y épanouissent actuellement sera harmonieuse et procurera le bonheur à toutes et tous, humains, plantes et animaux, les écologues ont calculé que le stade climacique (stade d’équilibre) à long terme sera atteint lorsque les êtres humains y menant un mode de vie absolument écologique y vivront très dispersés en petits groupes semi-nomades sans jamais dépasser les 6 000 à 7 000 êtres humains, soit par exemple un peu plus de 120 villages écologiques d' une cinquantaine de personnes chacun.
Assez de place donc pour les enfants de nos enfants, qui y seront protégés au moment de l'effondrement dramatique et inéluctable du monde industriel, partout ailleurs ...
Pour le moment, nous en sommes modestement à la réalisation des trois premiers écovillages, car nous voulons dès le départ que les personnes aient le choix entre plusieurs lieux de vie, donc surtout pas un seul village écologique.

Double objectif :

redonner de l'espoir en démontrant concrètement que la vie écologique, sustentable (traduction la plus exacte du mot "sustainable", pour éviter l'horrible mot "durable" !) est possible y compris de la part d'êtres humains qui ne connaissaient rien ou presque de la vie sauvage au départ, étant toutes et tous d'anciens occidentaux ethnocidés et hélas habitués à la vie moderne et urbaine. Oui, il est possible de devenir des mutants, des renégats renonçant complètement à la vie occidentale pour redevenir des sauvages dans la nature, et ne vivre que des ressources locales, avec modestie et sobriété, et qu' à partir de ce que nous apprendront à fabriquer sur place avec art et amour, puisque nous n'utiliserons que des objets issus de notre artisanat, afin de satisfaire ce besoin fondamental indispensable pour vivre le bonheur : le besoin d'intimité, de transparence, donc tout savoir de ce que nous utilisons dans la vie quotidienne, comprendre intimement comment tout se fabrique et savoir le faire à la main, avec douceur et tendresse, nous-mêmes, au sein de notre communauté. Ce besoin fondamental d'intimité se traduit aussi par la connaissance de tous nos voisins et voisines, la connaissance de toutes les plantes et les animaux de l'écosystème harmonieusement habité, comme la capacité à nommer tout ce qui est à portée de vue, jusqu' aux étoiles de la voûte céleste...
Et bien sûr, le tout sans polluer, l'idéal autarcique étant totalement accompagné du plaisir d'échanger et de commercer comme savent le faire par exemple les Amérindiens Yanomami : les ethnologues ont démontré que la vie en autarcie n'a rien à voir avec le repliement sur soi.

redonner l'espoir à nos voisins de la famille humaine, ces êtres humains si malmenés par la colonisation occidentale des franges de cette immense forêt, ces voisins dont nous vivront loin, pour les laisser tranquilles dans leurs territoires traditionnels de chasse/pêche/cueillette et agriculture nomade sur brûlis ou permaculture parfaitement adaptée aux sols tropicaux extrêmement lessivés et donc à très petite couche d'humus depuis des millions d'années,
leur redonner l' espoir de vivre à nouveau selon leurs traditions millénaires, en quittant le mauvais pli dramatique de l' ethnocide qu' ils étaient entrain de vivre, ce qui se traduit par le désespoir classique des peuples autochtones déstabilisés, fortement perturbés et perdants confiance en eux-mêmes, d'où leur propension à l' alcoolisme et autres drogues...
Nous les étonneront, nous, anciens occidentaux, à vivre à la façon de leurs propres ancêtres, et cet étonnement trouvant son origine dans un colossal quiproquo, base de cette vision erronée qu' ils ont de la modernité car pour eux, mal informés, nous venons de ce qu'ils pensent être le "paradis du mode de vie moderne", et ils seront de ce fait surpris de découvrir notre choix pour un mode de vie volontairement simple. Leur perplexité nous permettra de leur expliquer pourquoi le "monde des blancs" est une folie écologique et une absurdité car il ne mène même pas au bonheur, mais en réalité au mal-être et au malheur.

Nous espérons donc
à la fois leur redonner la fierté de se remettre à vivre comme avant, avant la cruelle colonisation/occidentalisation,
et à la fois redonner le courage à tous le milieu "alternatif" et "écolo" pour passer aux actes et se mettre vraiment à changer notre mode de vie : oui ! OSONS L’UTOPIE !

Toutes les alternatives sont nécessaires et doivent cohabiter dans la diversité, car les gens en sont à des niveaux divers de prise de conscience.
Notre projet est seulement une de ces alternatives, volontairement une des plus radicales, car souhaitant véritablement revenir aux "racines", aux origines de la vie sauvage de nos lointains ancêtres, étant donné que nous savons que cette vie est une vie de bonheur tranquille, de douce sérénité, de vie agréable pour nos enfants.¨
Par exemple Jacques Lizot, qui a vécu 23 années parmi les Yanomami, a calculé que sur une journée et une nuit de 24 heures, ces Indiens bénéficient de 10 heures de sommeil, 10 heures de loisirs et de seulement 4 heures de travail.
Et encore : pour dire "travail" le seul mot disponible dans leur langue signifie "jouer" (même remarque des linguistes chez les Yir Yiron, une tribu d'Australie), et leurs périodes de travail sont extrêmement peu intensives et sans arrêts entrecoupées de pauses festives et de fréquents changements d'activités. Le bonheur et le bien-être sont la résultante de ce mode de vie écologique.
Le vrai progrès en quelque sorte !
Leurs trouvailles techniques sont au sommet du progrès car toujours fabricables de façon écologique et humaine, avec maintien de l'art de ne fabriquer que du beau, donc jamais à la chaîne, jamais en usine.
Tout autre objet, s'il ne peut se fabriquer qu'en usine, provoque le régrès, l' apparition du travail absurde, parcellisé, du travail ailleurs que dans le cadre familial et tribal.
Nous voulons nous aussi vivre en sociétés conviviales égalitaires, sans hiérarchie, sans chefs, et mêmes, dans nos néo-tribus "hippies" ou "néo-rurales" ou mieux, "néo-forestières", améliorer la vie sociale et humaine en introduisant dans nos communautés une parfaite égalité entre hommes et femmes, car si, au niveau des techniques matérielles, nous sommes nuls en Occident, n' inventant que des "technologies" inhumaines et anti-écolo, ainsi qu' antisociale car non fabricables convivialement;
au niveau politique et psychologique, depuis le pionnier Gusto Gräser et ses amis de la communauté de Monte Verita, vers Ascona, dans les années 1900 et des gens comme Freud et surtout Wilhem Reich, nous avons dans les milieux contestataires et révolutionnaires apporté des bouleversements comportementaux qui favorisent le bonheur. Par exemple certains acquis issus de la révolution féministe, pour mettre fin au machisme dégradant et irrespectueux pour les femmes. Ou par exemple ces coutumes de caresses et de contacts des corps dont la tribu des Ongé, des îles Andamans, reste la championne du monde, ou la contestation des pratiques vestimentaires imposées par les monothéistes de Mésopotamie il y a des milliers d'années, cette hérésie unique au monde inventant la diabolisation du corps de la femme et la haine de la nature, avec l'orgueil anthropocentrique biblique cassant les innombrables visions du monde biocentriques qui régnaient jusque là. Pensons par exemple au mouvement féministe T.E.R.A., le Topless Equality Rights Association, qui estime qu'il n' y aura révolution que lorsque les tenues vestimentaires occidentales d'origine judéo-christiano-musulmanes seront abandonnées au profit de la nudité partout où le climat le permet, ou lors des saisons chaudes...
Ceci pour ne pas être accusé de "sombrer dans le mythe du bon sauvage", et apporter comme le fait James Prescott les nuances nécessaires : parfois les coutumes des "sauvages" ne sont pas des modèles et nous autres écolos et alternatifs pouvons apporter des modifications salutaires !

Notre projet est pour certains extrême, et c'est vrai que nous nous adressons aux plus conscientisé(e)s d'entre nous!
Par exemple nous n'avons pas comme objectif d'être seulement des "consommateurs avertis" ou "consomm' acteurs", car pour nous, être un "consommateur" est par définition dégradant, inhumain : "consommer, c'est être sommé d' être con ! " : obéir plus ou moins inconsciemment, à la publicité, ou céder au regard de l'autre pour vivre en se conformant aux us et coutumes du monde occidental, comme le fait de ne pas passer pour un "pauvre" !
Nous voulons donc complètement sortir d'un monde seulement esclave de la production/consommation, et cesser totalement de "perdre notre vie à la gagner". Les riches sont LE problème, pas les pauvres, et ceci depuis au moins les premières conséquences du rêve psycho pathologique d’avoir toujours plus : la mise en place des premiers empires en Perse et en Chine, tyrannie des « parvenus » qui n’en ont jamais assez et veulent de façon insatiable accroître leur domination sur les peuples pour être encore plus puissant (riki en langue francique, qui donnera le mot « riche » ).

Comme l’écrit Majjid Rahnema dans « Quand la misère chasse la pauvreté » et dans « La force des pauvres », la planète sera écologiquement et socialement sauvée que si le mythe du bonheur par la richesse disparaît, remplacé par l’idéal de la pauvreté, qui est un choix philosophique naturel pour toute personne psychiquement équilibrée, exempte de frustrations (entre autre sexuelle) et à l’aise dans l’art de désirer reproduire aussi fidèlement que possible le mode de vie millénaire des ancêtres dont il faut être fiers. Premier effet de l’ethnocide : perdre cette fierté. Ces personnes épanouies n’ont pas besoin de jouer au jeu absurde de la concurrence infantile propre aux riches, ce jeu qui pousse à la frime, à parader pour exhiber ce que l’on possède en croyant que cela provoque l’envie et la jalousie, joie perverse du riche qui doit tromper son mal-être existentiel inscrit au plus profond de lui-même, en accumulant des biens en espérant être le meilleur dans cette course pathologique à la richesse et à la puissance.
Sauver le monde en rendant inutile toute la production industrielle, toute source de pollution et de dégradation des espaces sauvages, car nous voulons apprendre à ne vivre que dans et de la nature, en totale indépendance économique, sans plus rien acheter à l'extérieur !
Nous nous y prendront bien sûr progressivement, et au début, nous utiliserons bien sûr des objets venus des usines !
Par exemple au début, pour notre confort de débutants découvrant notre propriété en circulant sur ses innombrables rivières (il n' y a pas la moindre route ni dedans, ni à l'extérieur, à des centaines de kilomètres à la ronde !), nous utiliserons des canoës très légers et ultra solide, moins de 20 kg les 6 mètres, qui se vendent très chers chez Gatz Kanu à Köln, en Allemagne. Humilité du compromis ! Pas jouer au puriste, ne pas tomber dans l'orgueil des "purs et durs" !
Qui va doucement va sûrement, dit l'adage italien !

Pour le moment, il faut faire connaissance, et le mieux possible, avant d'organiser l'expédition de découverte (en canoës, à la pagaie, à 20 ou 30 personnes, hommes, femmes, enfants, ados, etc...) de ces deux millions d'hectares.
A l'échelle européenne, nous allons nous retrouver en Ukraine, comme décidé au Rainbow Warrior (expression complète des Indiens Hopi d'Arizona) Gathering européen annuel (depuis 1981), cet été 2009, ou mieux, dès avril pour ceux et celles qui disposent
de temps et ont hâte de découvrir à travers une vie dans la nature, dans les montagnes des Carpates ukrainiennes, leurs futurs compagnons et compagnes pour cette utopie que nous voulons réaliser.
En avril, nous voulons aider nos amis ukrainiens et russes à découvrir (Scouting) l'endroit le plus beau, en pleine nature, loin des routes , pour ce rassemblement ou d'habitude 3000 à 6000 jeunes écolos se rassemblent chaque été pendant un mois ou plus.
En mai, nous voulons faire des jardins potagers, préparer les sols, semer (Seed camp).
En juin il nous faudra commencer les constructions, faire les cabanes, dresser les tipis, les yourtes, faire les espaces pour les WC, les douches, les poubelles ; flécher les sentiers depuis le parking loin en bas de la montagne, etc...
Début juillet, nous dresserons à mi-chemin le "Wellcome" pour accueillir les arrivants et les aider à comprendre le sens de ce type de rassemblement autogéré, sans chiens ni drogue ni alcool ni rien de ce qui est moderne : pas d'électricité, pas de camping-gaz, pas de piles, aucun moteurs, pas de portables, pas de plastique, nudité encouragée, body-painting, et autres pratiques tribales de parure des corps, musiciens et arts des cirques bienvenus... Parmi les multiples ateliers proposés en juillet-août lorsque nous formons le cercle autour duquel le repas est distribué, il y aura tous les jours notre « Atelier Vivre sur ces 2 millions d’hectares de forêt »
En septembre, nous resterons encore pour rendre la nature dans son état initial, en nettoyant tout.
Grâce à ces longs mois passés dans la nature, à travailler et jouer ensemble, nous ferons bien connaissance avant d'envisager le Grand Bond = partir peut-être pour toujours pour vivre dans cette propriété exotique de deux millions d'hectares !

Les détails sont sur le site :
www.onpeutlefaire.com/forum
chapitre = Initiatives, témoignages, évènements
rubrique = initiatives et projets
plusieurs articles sont là, tous signés "Blanc Marron"

CONTACT =
blancimarron@gmail.com
téléphone portable (hélas, et que depuis quelques jours !) = 06 69 57 82 20

#4 blanc marron

blanc marron
  • Localisation:Pyrénées
  • Intérêts:écologie<br>peuples autochtones amérindiens<br>rainbow warriors gatherings<br>love and tenderness<br>peace with all plants and animals

Posté 04 avril 2009 - 08:04

on a un catamaran de 15 mètres basé sur une île dans l' Atlantique au sud estuaire de la Loire.
Ce projet n' ai pas fait pour les paresseux incapables de faire des cueillettes agricoles = 3000 euros le mois d'octobre au Danemark par exemple, puis les fleurs en Cornouailles, puis les travaux de peinture en Norvège ou dans les pêcheries des ports de Norvège...
Car il faut du courage pour changer de vie radicalement.
Les mous,les fainéants, cela se comporte en parasites des autres, plus courageux.
Bienvenus donc aux courageux et courageuses§
Et pour rigoler, on bossera ensemble, déjà en tribu, car ainsi c' est plus facile à garder le moral = comme vous, je n' aime pas travailler dans le salariat.
Mais par ailleurs, je suis un hyper énergique actif.
Pas un glandeur baba ... un ... baba mou...
Le bien le plus précieux en soi = la volonté, farouche, invincible, indomptable, fougueuse.
La volonté indéfectible de fuire définitivement Babylone !
Blanc Marron = blancimarron@gmail.com
Autre moyen de naviguer = avec les voiliers des allemands de Migrobirdo, pour Amérique du sud...

#5 Tis

Tis

    Curieuse palmée

  • Membres
  • 7 344 messages
  • Genre: Non spécifié
  • Localisation:Limousin

Posté 04 avril 2009 - 08:18

Blanc Marron, il est d'usage sur ce forum de regrouper tous les messages d'un même thème dans un seul débat pour que celui-ci soit plus intéressant et plus cohérent.

#6 gaucho973

gaucho973
  • Localisation:monde
  • Intérêts:Guyane/Bassin Amazonien

Posté 04 avril 2009 - 09:20

Salut Blanc marron, bonjour tous ceux qui sont là,
J'en suis, et j'espère d'autre se décideront, et à propos, j'ai posté dans le même but, car ma démarche est totalement identique à la tienne, ce qui est logique car nous parlons de la même terre que nous sommes tombé amoureux.
Je cherche aussi les candidats pour la Guyane, je ne sais pas ce que tu faisais là-bas, moi je suis plutôt un "repenti", je travaillais sur les sites d'orpaillage, payé au pourcentage de la production, dès que j'avais de quoi vivre quelques temps, je sortais, j'allais sur le Brésil, côté Belem si tu vois l'endroit, et sur la Guyane, mon pied à terre était en forêt sur des terrains.
La vie dont tu parles est certainement de loin d'une meilleur qualité que celle qu'ont beaucoup de gens malheureux ici, et il faut que ces personnes qui en ont marre, profite de l'opportunité de ne pas être seul pour s'aider à se bousculer et franchir un pas.
Non le billet pour la Guyane n'est pas forcément chèr, car sur certaine période on a le billet pour moins de 800€ Aller/retourd, ce qui permet sur place si ça plait pas de revenir, ou pour ceux qui seront pas certain de vouloir tout plaquer, d'aller sur place, voir, et revenir, soit pour oublier la Guyane, ou pour se débarrasser de leur matériel, de régler les petits soucci administratif, et de revenir très vite voir les amis de Guyane.
Pour la vie sur place, Blanc Marron racconte bien, je vois là un jumeau car un autre passionné, pour ceux qui suivront, vous comprendrez très vite cette passion.
Mais bref, pour la vie sur place, c'est une question d'organisation surtout, car après la préparation du ou des terrains, le reste c'est l'eau qui coule dans la crique!!
Si on est nombreux, il faut se mettre sur plusieurs terrain, sans être les uns sur les autres mais en gardant une certaine proximité. L'entraide fait que rien ne sert d'acheter des tronçonneuse, une seule peu sufir, pour ceux qui connaissent, on utilise le coup-coupe au quotidien, et la hache, la masse le coin, très bon pour tirer les poteaux dans le wapa.
Blanc Marron, voici mon mail: gaucho-973@live.fr
Tu me contacts quand tu veux pour faire le point.
Concernant les terrains, je suis en contact avec l'ONF pour la location, 0,08€ le m², 2000m² minimum et 5000m² maxi, mais je pense que tu connais la formule.
J'attend de tes nouvelles, à très bientôt j'espère
Passes une bonne journée,
Amicalement, Gaucho

#7 kukulkan

kukulkan
  • Localisation:Paris
  • Intérêts:Les rêves, la nature, les découvertes, la beauté, la gentillesse.^_^

Posté 12 avril 2009 - 20:57

Rolallalala ce que ça me donne envie !!! :siffle:

Une vie semi-nomade en plus c'est le top (besoin de changer d'endroits moi ;)).

La vie de con que je mène (appelons un chat un chat) est sérieusement en train de me tuer. Physiquement et psychologiquement !Le métro-boulot-dodo aura raison de moi si je n'agis pas, je pense, dans les 2 ans à venir...

_+ 15 kilos en 2 ans (mon seul plaisir dans la vie : manger - bon et j'avoue qques autres trucs... :o )

_Une vue qui s'effondre à cause d'un travail débile sur PC 10 heures par jour

_Essoufflement au moindre effort (je cours 20 mètres et je crois mourir...a 23 ans !! ;) )et difficulté à faire du sport par manque de temps et de motivation.
Pour moi le sport pour le sport n'a pas de sens, il prend tout son sens lorsqu'il s'inscrit dans un mode de vie, lorsqu'il est NATUREL : longues marches pour trouver de nouveaux endroits pour vivre ou pour chasser, courses lorsqu'on joue au chat et a la souris avec des gosses, mêmes effets que la musculation lorsque l'on porte les matériaux pour construire ses cabanes ou lorsque l'on grimpe aux arbres pour décrocher des fruits ...
Rah je me souviens lorsque j'étais enfant et adolescente : maigre comme un clou tellement je courrais, sautais, bougeais...allait d'un endroit à l'autre à pied même si c'était un peu loin car je vivais en campagne alors que maintenant faire la même chose en plein Paris c'est me prendre la pollution dans la gueule, le bruit et les klaxons insupportables et les millions de gens sur les trottoirs à éviter!!Manger était une perte de temps pour moi à l'époque, je ne mangeais pas plus de nourriture que ce dont mon corps avait besoin, alors qu'elle est devenue ma meilleure amie à présent...Elle m'apaise, me fait oublier... :tss:

_ Une dépression qui s'installe tant je baigne dans un monde qui ne correspond en RIEN à mes valeurs, tant les gens de mon entourage (sauf mon homme) ne comprennent pas et ne cherchent pas à comprendre le monde dans lequel on vit réellement , ou se disent satisfaits de leur vie même si elle repose sur un gros tas de merde. :euh:. Tant je supporte de moins en moins de passer MOI pour la pauv'fille idéaliste et rebelle de merde qu'a rien compris à la vie, que dans la vie c'est FERME TA GUEULE ET TOUT IRA BIEN et que faut jouer le jeu et arrêter de faire chier !!Surtout ne pas remettre en cause les fondements de nos vies (c'est tellement compréhensible...).
Donc pas de vrai partage possible...seulement en surface...heureusement ça n'empêche pas le partage de l'amour...mais l'amour ne suffit pas toujours...

La vie, la vraie pour moi c'est : l'indépendance (subvenir à ses besoins seuls ou, si on ne le fait pas, savoir le faire en tout cas!), l'insoumission, la découverte perpétuelle, avoir chaque jour ou presque (une fois que le gros du travail est fait bien sûr)du temps POUR NE RIEN FAIRE d'autre que de penser, flâner...
J'insiste sur l'insoumission. Je n'accepte pas la hiérarchie, je n'accepte pas qu'un autre humain puisse me demander de lui OBEIR de lui donner mon argent ou mon temps si je n'en ai pas l'envie (oui je parle de l'état et de l'entreprise ;) :roi2: ) ! Qu'il me conseille, qu'il me demande, me propose, m'explique, argumente OUI mais ORDONNE, NON !

Je voudrais parvenir à être pleinement souveraine et responsable de moi-même. Etre un Homme (je suis une femme, je dis Homme dans le sens d'humain;) ) UN VRAI. Pas un mouton dépendant, soumis, peureux, intoxiqué,se croyant libre mais étant totalement manipulé et incapable de subvenir lui-même au moindre de ses besoins (le vrai pouvoir du système est là pour moi)!!

Et la nécessité de la nature ahh la nature !! Comment a-t'on pu s'en éloigner autant?? A qui essaie t'on de faire croire que nous sommes autre chose qu'un élément inhérent à la nature, dépendant d'elle, intimement lié et interdépendant d'elle?? Voulons nous croire que nous sommes autre chose que des être biologiques, voulons nous croire que nous sommes des E.T supers sophistiqués venus de l'espace? Nous sommes des ANIMAUX. Avec un méga cerveau mais des ANIMAUX. Un truc tout con, mais ce délire (parceque qd on y pense vraiment c'est du délire), de s'épiler le corps entier et de vouloir rentrer quoi qu'il arrive dans une taille 36 avec le cheveux lisse et discipliné, n'est ce pas vouloir s'émanciper au maximum de sa nature animale??

Quelle difficile condition que celle de l'humain...Notre méga cerveau est il réellement un cadeau quand on voit ou il nous mène?
Tant de contradictions.

Mais je m'éloigne du sujet peut-être...

LA LIBERTE tout simplement, voilà ce à quoi j'aspire comme tous les membres de ce forum. Me libérer des chaines extérieures...mais aussi intérieures...Et ça c'est peut-être mon gros problème.

Je manque de confiance en moi, vraiment beaucoup beaucoup... Je crois toujours que je n'y arriverai pas, au moindre obstacle j'abandonne me disant que je n'y arriverai pas, je me sens faible, lâche et nulle.

Je pense que mon éducation y est pour beaucoup. On ne m'a pas appris à avoir confiance en moi, dés que je voulais faire qque chose d'un peu fou ou qui ne plaisait pas à papa-maman, on me faisait croire que je n'y arriverai pas ou que c'était mal...

Mais je suis une adulte maintenant, jeune certes mais une adulte...Il va bien falloir que je m'émancipe de cette éducation surprotectrice qui m'a appris à ne pas croire en mes capacités, que j'accepte l'effort, les obstacles, la persévérance...

Ne serais je pas un parasite dans un projet tel que celui de la Guyane?
C'est ce que je redoute...

Pourtant un projet tel que celui-ci ce serait la parfaite adéquation pour mon corps/âme/esprit...
La congruance donc l'équilibre, la sérénité...

Je suis individualiste mais aimante, empathe et sincère, je suis une fille qui aime dans l'instant présent, je suis une infidèle, je suis en perpétuelle évolution, perpétuels tâtonnements.
Mon idéal de liberté : Personne ne me doit rien et je ne dois rien à personne (primordial pour moi). Ce que je fais, je le fais parceque j'en ai envie donc l'autre ne me doit rien en retour et vice verça. C'est ça être responsable. Assumer ses actes tels quels, sans rien demander en retour, mais toujours dans le RESPECT et la SINCERITE bien sûr.
De même personne ne m'appartient et je n'appartiens à personne. Je peux aimer plusieurs hommes à la fois et "mon compagnon" idem.

Malgré mes doutes et mes peurs, quelque part je suis qd même un électron libre (enfin c'est ce que l'on m'a souvent dit face à mes comportements). Si groupe il y a c'est dans une optique de partage et de solidarité mais JAMAIS je ne devrais quoi que ce soit au groupe et jamais il ne me devra quoi que ce soit. Pour ça que j'aime l'idée qu'on puisse passer de village en village...J'aime l'idée que ça tourne un peu, que les gens soient libres d'aller et de venir ou ils veulent (c'est quand meme la base de la liberté :o )
Tout vient naturellement en cas de probleme : l'amour, la solidarité, la générosité...

La guyane.....

Je n'y suis jamais allée mais pourtant elle me tente. Elle m'impressionne d'avance...
La nature vierge, quel homme n'en rêve pas?
Mais j'aimerais qd même quelques précisions sur les animaux.
Il n'y a donc pas jaguars, piranhas, anacondas, serpents, araignées dangereuses, poissons du fleuve qui rentrent dans le zizi des hommes qui font pipi? :siffle:
En quoi ne représentent ils pas un réel danger?
Que mange t'on concrètement dans cette forêt?
Quelle eau boirons nous (nombreuses cascades, sources, rivières claires?)

Il y a autre chose qui me chiffonne... La notion d'argent qui reste...Au début d'accord, mais une fois LIBRES pourquoi le garder? Pourquoi garder cette LOURDE CHAINE que represente l'argent? Car ce n'est pas nous qui possédons l'argent, c'est l'argent qui nous possède...

Pour moi l'argent est un piège. On se dit qu'on n'aura besoin que de "ça", qu'on ne demandera que "ça" comme argent et au final il nous créé de plus en plus de besoins...de FAUX besoins bien sûr...On se dit "ah et ce serait bien qu'on achète ça aussi, pas envie de me prendre la tête pendant une semaine pour le construire!!"...et on perd un peu de sa liberté...
Concrètement à quoi nous servirait cet argent?
J'ai peur que maintenir une place à l'argent, faire payer des gens pour venir, ne fasse "tout foirer"...
L'argent eveille en l'homme ses travers : l'avidité, "l'instinct" de possession et donc a terme de pouvoir...
On vivait très bien avant sans argent, pourquoi en aurait on besoin dans une vie en autarcie??

Je trouve vraiment que le risque est ENORME ...

#8 orpheedulogis

orpheedulogis

Posté 19 fvrier 2011 - 19:28

Rolallalala ce que ça me donne envie !!! :siffle:

Une vie semi-nomade en plus c'est le top (besoin de changer d'endroits moi ;)).

La vie de con que je mène (appelons un chat un chat) est sérieusement en train de me tuer. Physiquement et psychologiquement !Le métro-boulot-dodo aura raison de moi si je n'agis pas, je pense, dans les 2 ans à venir...

_+ 15 kilos en 2 ans (mon seul plaisir dans la vie : manger - bon et j'avoue qques autres trucs... :o )

_Une vue qui s'effondre à cause d'un travail débile sur PC 10 heures par jour

_Essoufflement au moindre effort (je cours 20 mètres et je crois mourir...a 23 ans !! ;) )et difficulté à faire du sport par manque de temps et de motivation.
Pour moi le sport pour le sport n'a pas de sens, il prend tout son sens lorsqu'il s'inscrit dans un mode de vie, lorsqu'il est NATUREL : longues marches pour trouver de nouveaux endroits pour vivre ou pour chasser, courses lorsqu'on joue au chat et a la souris avec des gosses, mêmes effets que la musculation lorsque l'on porte les matériaux pour construire ses cabanes ou lorsque l'on grimpe aux arbres pour décrocher des fruits ...
Rah je me souviens lorsque j'étais enfant et adolescente : maigre comme un clou tellement je courrais, sautais, bougeais...allait d'un endroit à l'autre à pied même si c'était un peu loin car je vivais en campagne alors que maintenant faire la même chose en plein Paris c'est me prendre la pollution dans la gueule, le bruit et les klaxons insupportables et les millions de gens sur les trottoirs à éviter!!Manger était une perte de temps pour moi à l'époque, je ne mangeais pas plus de nourriture que ce dont mon corps avait besoin, alors qu'elle est devenue ma meilleure amie à présent...Elle m'apaise, me fait oublier... :tss:

_ Une dépression qui s'installe tant je baigne dans un monde qui ne correspond en RIEN à mes valeurs, tant les gens de mon entourage (sauf mon homme) ne comprennent pas et ne cherchent pas à comprendre le monde dans lequel on vit réellement , ou se disent satisfaits de leur vie même si elle repose sur un gros tas de merde. :euh:. Tant je supporte de moins en moins de passer MOI pour la pauv'fille idéaliste et rebelle de merde qu'a rien compris à la vie, que dans la vie c'est FERME TA GUEULE ET TOUT IRA BIEN et que faut jouer le jeu et arrêter de faire chier !!Surtout ne pas remettre en cause les fondements de nos vies (c'est tellement compréhensible...).
Donc pas de vrai partage possible...seulement en surface...heureusement ça n'empêche pas le partage de l'amour...mais l'amour ne suffit pas toujours...

La vie, la vraie pour moi c'est : l'indépendance (subvenir à ses besoins seuls ou, si on ne le fait pas, savoir le faire en tout cas!), l'insoumission, la découverte perpétuelle, avoir chaque jour ou presque (une fois que le gros du travail est fait bien sûr)du temps POUR NE RIEN FAIRE d'autre que de penser, flâner...
J'insiste sur l'insoumission. Je n'accepte pas la hiérarchie, je n'accepte pas qu'un autre humain puisse me demander de lui OBEIR de lui donner mon argent ou mon temps si je n'en ai pas l'envie (oui je parle de l'état et de l'entreprise ;) :roi2: ) ! Qu'il me conseille, qu'il me demande, me propose, m'explique, argumente OUI mais ORDONNE, NON !

Je voudrais parvenir à être pleinement souveraine et responsable de moi-même. Etre un Homme (je suis une femme, je dis Homme dans le sens d'humain;) ) UN VRAI. Pas un mouton dépendant, soumis, peureux, intoxiqué,se croyant libre mais étant totalement manipulé et incapable de subvenir lui-même au moindre de ses besoins (le vrai pouvoir du système est là pour moi)!!

Et la nécessité de la nature ahh la nature !! Comment a-t'on pu s'en éloigner autant?? A qui essaie t'on de faire croire que nous sommes autre chose qu'un élément inhérent à la nature, dépendant d'elle, intimement lié et interdépendant d'elle?? Voulons nous croire que nous sommes autre chose que des être biologiques, voulons nous croire que nous sommes des E.T supers sophistiqués venus de l'espace? Nous sommes des ANIMAUX. Avec un méga cerveau mais des ANIMAUX. Un truc tout con, mais ce délire (parceque qd on y pense vraiment c'est du délire), de s'épiler le corps entier et de vouloir rentrer quoi qu'il arrive dans une taille 36 avec le cheveux lisse et discipliné, n'est ce pas vouloir s'émanciper au maximum de sa nature animale??

Quelle difficile condition que celle de l'humain...Notre méga cerveau est il réellement un cadeau quand on voit ou il nous mène?
Tant de contradictions.

Mais je m'éloigne du sujet peut-être...

LA LIBERTE tout simplement, voilà ce à quoi j'aspire comme tous les membres de ce forum. Me libérer des chaines extérieures...mais aussi intérieures...Et ça c'est peut-être mon gros problème.

Je manque de confiance en moi, vraiment beaucoup beaucoup... Je crois toujours que je n'y arriverai pas, au moindre obstacle j'abandonne me disant que je n'y arriverai pas, je me sens faible, lâche et nulle.

Je pense que mon éducation y est pour beaucoup. On ne m'a pas appris à avoir confiance en moi, dés que je voulais faire qque chose d'un peu fou ou qui ne plaisait pas à papa-maman, on me faisait croire que je n'y arriverai pas ou que c'était mal...

Mais je suis une adulte maintenant, jeune certes mais une adulte...Il va bien falloir que je m'émancipe de cette éducation surprotectrice qui m'a appris à ne pas croire en mes capacités, que j'accepte l'effort, les obstacles, la persévérance...

Ne serais je pas un parasite dans un projet tel que celui de la Guyane?
C'est ce que je redoute...

Pourtant un projet tel que celui-ci ce serait la parfaite adéquation pour mon corps/âme/esprit...
La congruance donc l'équilibre, la sérénité...

Je suis individualiste mais aimante, empathe et sincère, je suis une fille qui aime dans l'instant présent, je suis une infidèle, je suis en perpétuelle évolution, perpétuels tâtonnements.
Mon idéal de liberté : Personne ne me doit rien et je ne dois rien à personne (primordial pour moi). Ce que je fais, je le fais parceque j'en ai envie donc l'autre ne me doit rien en retour et vice verça. C'est ça être responsable. Assumer ses actes tels quels, sans rien demander en retour, mais toujours dans le RESPECT et la SINCERITE bien sûr.
De même personne ne m'appartient et je n'appartiens à personne. Je peux aimer plusieurs hommes à la fois et "mon compagnon" idem.

Malgré mes doutes et mes peurs, quelque part je suis qd même un électron libre (enfin c'est ce que l'on m'a souvent dit face à mes comportements). Si groupe il y a c'est dans une optique de partage et de solidarité mais JAMAIS je ne devrais quoi que ce soit au groupe et jamais il ne me devra quoi que ce soit. Pour ça que j'aime l'idée qu'on puisse passer de village en village...J'aime l'idée que ça tourne un peu, que les gens soient libres d'aller et de venir ou ils veulent (c'est quand meme la base de la liberté :o )
Tout vient naturellement en cas de probleme : l'amour, la solidarité, la générosité...

La guyane.....

Je n'y suis jamais allée mais pourtant elle me tente. Elle m'impressionne d'avance...
La nature vierge, quel homme n'en rêve pas?
Mais j'aimerais qd même quelques précisions sur les animaux.
Il n'y a donc pas jaguars, piranhas, anacondas, serpents, araignées dangereuses, poissons du fleuve qui rentrent dans le zizi des hommes qui font pipi? :siffle:
En quoi ne représentent ils pas un réel danger?
Que mange t'on concrètement dans cette forêt?
Quelle eau boirons nous (nombreuses cascades, sources, rivières claires?)

Il y a autre chose qui me chiffonne... La notion d'argent qui reste...Au début d'accord, mais une fois LIBRES pourquoi le garder? Pourquoi garder cette LOURDE CHAINE que represente l'argent? Car ce n'est pas nous qui possédons l'argent, c'est l'argent qui nous possède...

Pour moi l'argent est un piège. On se dit qu'on n'aura besoin que de "ça", qu'on ne demandera que "ça" comme argent et au final il nous créé de plus en plus de besoins...de FAUX besoins bien sûr...On se dit "ah et ce serait bien qu'on achète ça aussi, pas envie de me prendre la tête pendant une semaine pour le construire!!"...et on perd un peu de sa liberté...
Concrètement à quoi nous servirait cet argent?
J'ai peur que maintenir une place à l'argent, faire payer des gens pour venir, ne fasse "tout foirer"...
L'argent eveille en l'homme ses travers : l'avidité, "l'instinct" de possession et donc a terme de pouvoir...
On vivait très bien avant sans argent, pourquoi en aurait on besoin dans une vie en autarcie??

Je trouve vraiment que le risque est ENORME ...


Salut miss kukulkan. Entre parenthèses je n'arrive pas à lire ton message (tu peux m'écrire directement sur orphee-reunion (arobase) hotmail.fr )

La Guyanne j'y ai habité tout jeune quelques années et j'ai des amis qui qui y étaient il y a deux ans environ.
Laisse tomber: immigration clandestine massive, prix exorbitants, aucun avenir, insécurité. C'est un endroit sous perfusion entretenu par le fonctionnariat.
Si tu veux du soleil et du beau temps, l'île de La Réunion : ça vit aussi sous perfusion mais, au moins, il n'y a pas autant de risques et ce qui est très agréable c'est le peu de racisme.

#9 Absurdeouconscient

Absurdeouconscient
  • Genre: Homme
  • Intérêts:https://absurdeouconscient.blogspot.com

Posté 05 novembre 2019 - 16:23

Bonjour, ce topic m'attire beaucoup, c'est exactement ce dont je revais, de ce que j'en ai lu je vous admire veritablement ! Oo

Ayant une severe fatigue chronique, je n'ai pas pu tout lire, c'etait beaucoup trop long, je reprendrai plus tard, mais qu'est ce que ce que vous dites est interessant, cense et reciproque envers moi !
Je n'ai jamais vu des ressentis et propos aussi similaires aux miens, c'est tellement emouvant ^^

Je vais vous ecrire pour prendre contact et discuter en esperant que vous soyez toujours la ... Oo


Il y a long a dire a ce sujet ...
Je ne me suis pas renseigne sur les iles car ce ne sont pas du tout mes objectifs et besoins et que j'ai certaines conditions physiques et psychologiques qui m'empechent d'aller la bas ...

- Mais il existe des pays en europe et en dehors ou vous pouvez vivre ainsi legalement.
- Meme en montrant au monde que l'on peut vivre heureux telle que la planete nous a concu, ca ne changera strictement rien car l'humain aime et joui de son confort, sa facilite, sa domination, sa superficialite, ...
- Et l'idee de rassembler des personnes et d'en discuter afin de bien s'organiser est quelque chose d'excellent, c'est veritablement et profondement triste et affligeant de se rendre compte qu'il n'y a que moi, vous et une dizaine de personnes grand maximum en france qui ressentent, comprennent les choses ainsi et veulent concretement progresser dans cette direction ... :(

Pour l'instant je vis ainsi, mais de maniere nomade tant que ma sante le permet et j'aurais vraiment aime vous rencontrer tant qu'il en est encore temps pour qu'on puisse mutuellement partager nos desires refoules et discrimines ...

Je me demande ce que vous etes devenus a ce jour et si vous avez pu trouver une alternative a votre deception vitale et douloureuse ... Oo

Pour une fois que je me sens inneluctablement proche des propos de quelques personnes, ca me tuerait de savoir que vous avez disparu :(

Je vous souhaite tout le courage et le bien etre possible !

#10 Livy-Dagore

Livy-Dagore
  • Genre: Homme
  • Localisation:France
  • Intérêts:L'écologie,les écovillage,la permaculture,la spiritualité,Le Yoga,et les alternatives éducatives.

Posté 13 novembre 2019 - 16:26

Bonjour blanc Marron vous avez laissé cette discussion dans le forum le 8 mars 2009,et çà fait donc 10 ans.Moi aussi je veux aller vivre dans un village écologique,et plutôt un écovillage.